J’étais moyennement convaincu, et puis la fin est arrivée, et là…
Fran Wilde est une autrice américaine qui, entre autres (nombreuses) activités, à été l’assistante d’un joaillier. Ce qui, comme nous allons le voir, n’a rien d’anecdotique mais a au contraire une importance certaine. Elle va publier dans quelques semaines son quatrième roman, Riverland, mais c’est d’abord dans le registre court qu’elle a attiré l’attention. De fait, la novelette (texte de longueur intermédiaire entre une nouvelle et une novella / un roman court) dont je vais vous parler aujourd’hui, The jewel and her lapidary, a été finaliste du prix Locus 2017 et nominée au Hugo et au Nebula la même année. On remarquera aussi les éloges de Ken Liu sur la première de couverture.
Histoire de vous raconter ma vie deux minutes (vous conviendrez que je ne me prête pas souvent à l’exercice…), ce texte végétait tranquillement dans ma liste de bouquins « à lire un jour (lointain) » depuis, oh, plus que ça, et y serait probablement resté un gros moment si Tor n’avait pas annoncé la sortie d’une novella (208 pages), The fire opal mechanism, située dans le même univers (dit « Gemworld », qui est également le nom du cycle) le 4 juin 2019. Là, je me suis fait la réflexion qu’il était temps de me bouger un peu, et donc, de fait, voici ma critique. Au final, j’en sors très convaincu sur certains points, pas du tout sur d’autres, mais ça ne m’empêchera pas de lire la « suite ». Parce que la fin a tout de la (petite) claque et excuse, au moins partiellement, les points négatifs. Continuer à lire « The jewel and her lapidary – Fran Wilde »
P. Djèli Clark est un auteur américain né à New York mais ayant passé sa jeunesse dans le pays d’origine de ses parents, Trinité-et-Tobago, avant de revenir s’installer aux U$A. Exerçant dans la forme courte, il a publié sa prose dans divers magazines et anthologies, et surtout via Tor, que ce soit sous forme de novella (The black god’s drums) ou de nouvelle (A dead djinn in Cairo, dont je vous reparlerai dès demain). La novella dont je vous parle aujourd’hui s’inscrit d’ailleurs dans le même univers que ce dernier texte, uchronique tout comme l’était celui de The black god’s drums (mais la nature de la divergence est différente). En effet, le contexte de A dead djinn in Cairo s’est révélé si populaire que l’auteur a reçu une forte demande pour y revenir, dont acte. Il faut dire qu’il a un charme fou : le Caire d’un 1912 parallèle, où magie et technologie cohabitent tout comme le font Djinns et humains.
Lucius Shepard (1943 – 2014) était un écrivain américain, grand voyageur (ce qui a eu une influence sur son oeuvre, surtout à ses débuts, où elle était vraiment axée sur l’Amérique centrale), ayant exercé mille métiers, parmi lesquels l’écriture n’est venue que très tardivement, alors qu’il avait déjà la quarantaine. Il a gagné un prix Hugo, un Nebula, un Locus et deux World Fantasy Award. Il est particulièrement connu pour son roman La vie en temps de guerre et pour sa saga du Dragon Griaule, lignée de textes courts de Fantasy mettant en scène un dragon jadis pétrifié par un magicien mais si grand que les hommes l’ont de tout temps pris… pour une chaîne de montagnes, et si maléfique que même à l’état de monolithe, il continue à exercer son influence corruptrice sur les environs. Il est éminemment renommé pour la qualité de son style.
On ne présente plus sur ce blog Stephen Baxter, membre de ma, hum, Sainte Trinité de la Hard SF, avec Greg Egan et Peter Watts. Retour sur Titan est une novella signée par le britannique et qui s’inscrit, comme le signale la deuxième de couverture, dans le fameux (meta-)cycle des Xeelees de l’auteur (pour en apprendre plus à son sujet, je vous conseille fortement l’excellent article du camarade Perchoc sur
Brian McClellan est un auteur américain qui a produit le meilleur cycle de la jeune histoire de la Flintlock Fantasy (voir
C’est un aspect de son travail qui a, aujourd’hui, largement été occulté par le succès colossal de son cycle phare de Fantasy, Le trône de fer, mais bien avant d’écrire dans ce registre des littératures de l’imaginaire, George R. R. Martin était un écrivain de Science-Fiction (Chanson pour Lya, Les rois des sables) et d’Horreur (Armageddon Rag, Riverdream) respecté.
Le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont un pistolet chargé, et ceux qui creusent. Ah non, mince, ce n’est pas cette citation là. Je disais donc que le monde se divise en deux catégories : ceux qui vont découvrir le Silkpunk avec la sortie française prochaine de La grâce des rois de Ken Liu, et ceux qui lisent le Culte d’Apophis, et qui ont donc probablement lu
The expert system’s brother est une novella signée par Adrian Tchaikovsky, que les lecteurs francophones ont récemment pu découvrir avec
The citadel of weeping pearls est une deuxième novella faisant partie du vaste cycle de textes courts s’inscrivant dans l’univers Xuya, dont je vous parlais il y a peu dans
Aliette de Bodard est une autrice française ayant comme particularité d’écrire… en anglais. Se décrivant elle-même comme la reine des anglicismes et ayant plus l’impression de réécrire ses propres textes que de les retranscrire dans la langue de Molière (voir l’interview accordée au camarade