La nef des fous – Richard Paul Russo

À la fois très prenant… et très frustrant !

nef_des_fous_russoRichard Paul Russo est un écrivain américain de SF, pas franchement prolifique (sept romans de 1988 à 2005, et quasiment rien -seulement deux nouvelles- depuis, d’après isfdb). La nef des fous est son livre le plus fameux, qui combine deux tropes bien connus du genre (voir plus loin) dans une perspective horrifique et laissant une large place à la foi religieuse, ainsi qu’une réflexion sur le libre-arbitre. C’est en préparant, il y a un peu plus de deux ans, mon article sur les arches stellaires que je me suis fait la réflexion qu’il y avait encore quelques classiques ou livres réputés relevant de ce domaine que je n’avais pas eu l’occasion de lire, et cette critique vise à commencer à combler ces quelques lacunes.

Ce roman m’a laissé une impression très paradoxale : d’une part, je l’ai lu à une vitesse rare chez moi, et à part dans la longue séquence « finale » (la dernière centaine de pages, en très gros), j’ai pris beaucoup de plaisir à ma lecture. Mais d’un autre côté, je pense que l’auteur a voulu trop en faire, lançant des tas de bouts d’intrigue qu’il ne résout jamais, ne laissant pas, dans les tropes explorés, une impression aussi marquante que d’autres auteurs (à commencer par le récent et magistral Aurora de Kim Stanley Robinson -au passage, cette critique Bifrostienne est signée par votre serviteur-), et surtout prenant le risque de décevoir ses lecteurs (certains, du moins) via une fin relativement peu satisfaisante. Clairement, si vous êtes du genre à vouloir toutes les réponses à la fin d’un bouquin, évitez celui-ci, sinon vous en sortirez forcément frustré. Mais… il n’en reste pas moins que La nef des fous a aussi (et sans doute surtout) d’immenses qualités, que ce soit sa narration, son ambiance, ses personnages ou certaines des réflexions catalysées (sur le libre-arbitre, la foi et la religion, principalement). Le bilan est donc (très) contrasté, mais certainement pas négatif. Continuer à lire « La nef des fous – Richard Paul Russo »

Le saint des lames – Conn Iggulden

Les six mercenaires

saint_des_lames_igguldenLe saint des lames est le dernier tome de la trilogie entamée avec Darien et poursuivie avec Shiang. L’éditeur a donc proposé en français 1/ l’ensemble du cycle et 2/ en moins d’un an, ce dernier point étant à saluer car il est bien agréable d’entamer le tome n en ayant encore en tête les éléments du tome n-1, au lieu d’avoir lu ce dernier x années auparavant.

J’anticipe un peu sur ma conclusion, mais si ce tome 3 reste toujours aussi agréable à lire, il montre tout de même quelques défauts du cycle, dont un worldbuilding flou et assez léger, une répétitivité des mécanismes utilisés pour l’intrigue, ainsi que des fins de romans un peu abruptes (et c’est tout spécialement le cas pour celui-ci). La trilogie reste parfaitement recommandable (et une incursion incontestablement réussie dans le domaine de la Fantasy pour Conn Iggulden, une des stars du roman Historique en Angleterre), mais il n’en reste pas moins que cela reste perfectible sur certains points.

On notera la beauté de la couverture, qui fait que pour une fois, je regrette presque d’avoir acheté ce livre, pour des raisons d’économie et de manque d’espace de rangement, en version électronique. On notera aussi que j’ai du mal à comprendre le titre. La traduction n’est pas en cause, puisque c’est strictement celle du titre de la VO, mais elle tendrait à prouver qu’Hondo est au centre du propos, alors que ce n’est pas vraiment le cas (et ce même si c’est un des deux personnages les plus sympathiques du livre). Il aurait été plus pertinent, à mon sens, d’appeler ce roman « Tellius » (vous comprendrez pourquoi si vous le lisez). Mais bon, j’ergote. Continuer à lire « Le saint des lames – Conn Iggulden »

David Weber – Honorverse – Guide de lecture

cropped-apophis-ra_symbolAprès le guide de lecture consacré à Peter Hamilton, je vous en propose un second, cette fois consacré à David Weber, même si cette fois, je n’explorerai pas la totalité de sa vaste bibliographie, mais seulement celle qui s’inscrit dans l’univers d’Honor Harrington (son héroïne la plus connue), un contexte connu en anglais sous le nom d’Honorverse. En revanche, comme pour Hamilton, je vais me restreindre à ce qui est paru en français, vu que l’écrasante majorité d’entre vous ne lit pas en VO.

Un guide de lecture est plus qu’utile, car l’Honorverse est loin de se limiter aux quatorze romans qui forment l’histoire d’Honor Harrington elle-même : il existe en effet deux cycles dérivés (traduits : il y en a plus en VO), plus un ensemble de nouvelles plus ou moins longues, dont certaines peuvent apporter un vrai plus au lecteur désireux de mieux comprendre certains événements ou la psychologie de certains personnages. Sans compter que les trois cycles de romans (le principal + les deux dérivés), dont les événements se déroulent initialement en parallèle, finissent par virtuellement fusionner à partir d’un certain stade, ce qui fait que la lecture de La couronne des esclaves et de Saganami, d’optionnelle, devient indispensable passé un certain stade du cycle principal. Bref, il y a beaucoup d’éléments à intégrer et de parcours de lecture possibles, plus qu’on ne pourrait le croire de prime abord. D’où l’existence de ce guide.

Afin d’alléger cet article, je vais partir du principe que vous savez un minimum de quoi parle cette saga et pourquoi elle est une référence absolue en matière de cycles de SF militaire. Si ce n’est pas le cas, vous en trouverez une présentation succincte dans mon Guide de lecture de la SF militaire. Continuer à lire « David Weber – Honorverse – Guide de lecture »

Le septième fils – Orson Scott Card

Seventh son of a seventh son, seventh son of a seventh soooon oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh

alvin_card_1En cette fin d’hiver 2020, l’Atalante a décidé d’entamer la réédition d’une des plus célèbres œuvres d’Orson Scott Card (avec le cycle d’Ender), à savoir les Chroniques d’Alvin le Faiseur, dont Le septième fils est le premier des sept (évidemment…) tomes prévus (six sont parus, le dernier se faisant attendre depuis… 2003). Et d’après ce que j’ai vu passer sur les sites marchands, le rythme de cette réédition va être très vigoureux : le tome 2 est annoncé pour le 16 avril 2020 et le 3 pour le 28 mai. On peut d’ailleurs se demander si il ne faudrait pas plutôt parler de réimpression avec « simple » changement de couverture que d’autre chose (illustration, au passage, à la fois esthétique, parfaitement dans l’esprit de l’époque représentée dans le livre et montrant une de ses scènes les plus importantes), puisqu’il n’y a ni changement dans la traduction, ni ajout de paratexte (à l’exception d’un petit mot de Card saluant la qualité de la traduction), etc. Paru en 1987 en anglais et en 1991 en VF, ce roman est titulaire du prix Locus 1988.

Ce cycle est le plus souvent incorrectement classé en Fantasy, alors qu’il s’agit en réalité d’une Uchronie de Fantasy, nuance (j’y reviendrai plus loin), et même d’un des représentants les plus emblématiques de ce sous-genre. Vu que j’ai eu pas mal de demandes pour plus de critiques de classiques sur ce blog, je profite de sa réédition pour vous en proposer une chronique.

Notez que pratiquement toute l’illustration musicale de cet article (et son sous-titre !) est issue de l’album Seventh son of a seventh son d’Iron Maiden (un opus largement sous-estimé, à mon avis), dont les paroles ont été inspirées par ce livre. Continuer à lire « Le septième fils – Orson Scott Card »

Blood Tally – Brian McClellan

Une fin jouissive

blood_tallyBlood Tally est la deuxième novella d’Urban Fantasy écrite par Brian McClellan qui s’inscrit dans le cycle Valkyrie Collections. Contrairement aux autres livres de l’auteur, publiés dans le circuit traditionnel, les romans courts de cette série sont, eux, auto-édités et financés par crowdfunding (les personnes ayant participé à ce dernier étant d’ailleurs remerciées dans la dernière vingtaine de pages de l’ouvrage).

Petit rappel des fondamentaux pour celles et ceux qui n’auraient pas lu ma critique du tome précédent, Uncanny Collateral : il s’agit de notre bonne vieille Terre, de nos jours, mais où le surnaturel existe. Le protagoniste, Alek, bosse pour (ou plutôt : est littéralement esclave de) la société Valkyrie Collections, qui, dans la région de Cleveland (Ohio), collecte tous les « impayés » en rapport avec l’occulte : âmes promises mais non données, grimoires magiques empruntés mais pas rendus à la bibliothèque, etc. Notre héros est 1/8e troll (ce qui lui donne quelques capacités bien sympathiques) et porte au doigt un anneau, mon précieux, contenant une djinn, Maggie, qui lui confère d’autres pouvoirs tout aussi utiles dans son métier (même si, comme le diraient mes jeunes cousines, dans leur prose qui fleure bon le langage SMS / Twitter, « D FOI C UN PEU ABUSAY LAWL »). Dans la novella précédente, il bossait pour le compte de la Mort et des Seigneurs de l’Enfer (dont une certaine Lucy-fer-). Tandis qu’ici, il va avoir affaire à un autre pan de l’aristocratie des Autres (les créatures surnaturelles non-humaines), à savoir les Seigneurs Vampires.

J’ai à nouveau passé un excellent moment avec ce (pas si) petit bouquin, moins ambitieux ou novateur que les autres œuvres de l’auteur mais qui fait partie d’un univers vraiment extrêmement sympathique. On sent que McClellan prend beaucoup de plaisir à écrire ces novellae, et son enthousiasme est communicatif. Je l’aurais placé un poil en-dessous d’Uncanny Collateral sans le combat final que j’ai a-do-ré. Une très bonne lecture, donc (bien meilleure que la plupart de mes lectures Bifrost du mois, à l’exception de La piste des cendres), et j’ai vraiment hâte de lire le troisième tome, surtout vu la fin et le fait qu’Alek y gagne de nouveaux compagnons d’armes. Continuer à lire « Blood Tally – Brian McClellan »

Thin Air (VF) – Richard Morgan

Le percutant retour de Richard « Altered Carbon » Morgan

thin_air_VFLe 11 mars 2020, décidément un jour riche en sorties d’envergure (c’est aussi à cette date que sortira L’empire du silence), sera publiée chez Bragelonne la version française de Thin Air de Richard Morgan, l’auteur d’Altered Carbon / Carbone modifié (dont une récente série a été tirée). J’ai, pour ma part, lu ce nouveau roman, le premier écrit par l’auteur depuis plusieurs années, à sa publication en VO, et je peux donc vous assurer que ce retour est une réussite, et que vous ne perdrez pas votre temps avec ce livre.

Vous pouvez lire ma critique détaillée de la VO sur cette page, mais en résumé, mon sentiment était le suivant : Dans Thin air, situé dans le même univers que Black Man / Thirteen mais qui peut se lire sans problème de façon tout à fait indépendante, Morgan fait certes du Morgan (Veil n’est qu’une troisième itération de l’ex-supersoldat badass, après Kovacs et Marsalis), mais il le fait en mode 2.0 : meilleurs personnages secondaires, intrigue d’une richesse impressionnante, worldbuilding au top, style toujours aussi rentre-dedans et efficace. Bref, que vous aimiez déjà ce que propose l’auteur ou pas, vous auriez tout intérêt à jeter un coup d’œil sur ce livre, qui mêle roman noir, biopunk et western de l’espace en un mélange harmonieux, sur une planète Mars où la corruption, les corporations, les biotechnologies et le concept de « Nouvelle frontière » règnent en maîtres.

Si vous décidez d’acquérir ce roman, que vous êtes client d’Amazon et souhaitez soutenir le Culte, passez par un des liens affiliés suivants, cela n’entraînera aucun frais supplémentaire pour vous !

Acheter en version papierAcheter en version Kindle

***

Retour à la page d’accueil

L’empire du silence – Christopher Ruocchio

L’empire du silence = Le nom du vent + Dune + Gladiator !

empire_of_apophisLe 11 mars 2020 sortira (entre autres, mais nous en reparlerons bientôt) chez Bragelonne L’empire du silence de Christopher Ruocchio, tome d’ouverture d’un cycle appelé Le dévoreur de soleil. Lorsque je l’ai lu en VO, j’ai trouvé une formule à la fois percutante et qui résumait parfaitement son contenu et son atmosphère (Empire of silence = Le nom du vent + Dune + Gladiator), et je m’en suis servi comme sous-titre de ma critique : il semblerait qu’elle ait séduit l’éditeur, qui l’a reprise sur le bandeau rouge ornant la couverture (merci à lui, au passage).

J’ai consacré un très, très long article (même par rapport aux standards habituels de ce blog) à ce roman, car il y a beaucoup à en dire. Vous pouvez le découvrir sur cette page, mais pour ceux qui n’auraient pas le temps ou l’envie de lire une critique aussi détaillée, voici ce qu’on peut dire, en résumé, de ce livre : L’empire du silence est le récit fait, alors qu’il croupit en prison, 1500 ans plus tard, de ses premiers pas en tant qu’adulte d’Hadrian Marlowe, à la fois adulé et honni parce que pour gagner une guerre, il a fait sauter un soleil, tuant au passage son empereur et quatre milliards de ses concitoyens, et gagnant le redoutable surnom de Dévoreur de soleil. Dans un univers très influencé par les gréco-romains (alors qu’il ne s’agit pas d’une uchronie) et Frank Herbert, où l’empire Sollan règne sur un quart de milliard de mondes et où la religion est toute-puissante, où les Hoplites ont des lances à plasma et les chevaliers des épées en matière exotique, il va faire son Conan / Kvothe, passant d’une existence privilégiée à l’état de vagabond, puis de gladiateur, de tuteur, de traducteur, avant de finir mercenaire (si, si). Le tout sur fond de guerre contre des extraterrestres remettant certains dogmes religieux en question, les Cielcin.

Le style de l’auteur est franchement bon, les personnages principaux attachants et l’univers a « de la gueule » et de l’ambition, mais ce tome 1 a certains défauts qui peuvent gêner certaines catégories de lecteurs : roman très verbeux (mais tout en restant prenant et marquant), trop inspiré par des auteurs antérieurs, mélange des genres qui peut gêner, livre sans doute trop soft-SF pour certains, trop (science-)Fantasy pour les uns, trop Science-Fiction pour les autres, trop commercial pour beaucoup et peut-être trop noir dans certains cas. Pourtant, même si ces défauts sont réels (ou au moins, je le répète, pour certains profils de lecteurs), il n’en reste pas moins qu’une fois refermé, L’empire du silence laisse une bonne impression globale, et surtout que certains de ces problèmes ont été corrigés dans le tome 2 (dont je vous propose d’ores et déjà la critique de la VO, et qui a clairement installé cette saga parmi les sorties récentes les plus marquantes en matière de Space Opera d’envergure), qui est un roman vraiment impressionnant aussi bien sur le fond que sur la forme. Bref, c’est, très sincèrement, un cycle à découvrir, qui, clairement, ne prendra toute sa dimension qu’à partir du tome 2, à mon sens.

Si vous décidez d’acquérir ce roman, que vous êtes client d’Amazon et souhaitez soutenir le Culte, passez par un des liens affiliés suivants, cela n’entraînera aucun frais supplémentaire pour vous !

 Acheter en version papierversion Kindle

***

Retour à la page d’accueil

Dans la boucle temporelle – itération 2 : février 2016

Lorsqu’un blog dépasse un certain nombre d’années d’existence et / ou d’articles, et à la condition que de nouveaux abonnés rejoignent sans cesse les rangs de sa communauté, il devient de moins en moins probable que les critiques et articles les plus anciens soient lus. Tout le monde n’a malheureusement pas le temps, ou l’envie, de se replonger dans les archives, sans compter qu’il peut être décourageant de débarquer sur un site qui compte des centaines de posts et de ne pas savoir par quelle voie attaquer cette montagne. Dans la boucle temporelle est une série d’articles conçue pour guider les nouveaux venus dans la masse de chroniques et autres articles de fond du blog, leur indiquant ce qu’ils devraient lire en priorité, remettant en lumière des posts oubliés mais potentiellement intéressants. Charge aux aponautes, ensuite, d’explorer les différents menus du blog pour lire le reste. Mais pour faire court, c’est bel et bien d’une sorte de résumé, en forme de best of, de ce qui s’est déroulé de plus marquant dans les précédentes « saisons » (comme on dirait si le blog était une série télévisée) de l’histoire du Culte.

Le concept étant lancé dans le sillage du quatrième anniversaire du blog, en janvier 2020, chacun des « épisodes », appelés itérations, de cette série d’articles remonte de quatre ans en arrière, mettant en lumière en moyenne trois articles du mois concerné (si un mois a été exceptionnellement prolifique et qu’un autre n’est pas spécialement riche en chroniques à remettre absolument en avant, la règle « 4 ans en arrière, mois à mois » peut éventuellement être outrepassée). Ainsi, en ce mois de février 2020, nous allons nous re-pencher sur ceux de février 2016. La présentation des articles s’accompagnera aussi d’un petit commentaire replaçant, parfois, ces posts dans le cadre plus général de l’histoire du blog.

Vous pouvez retrouver toutes les itérations sur cette page ou via ce tag. Continuer à lire « Dans la boucle temporelle – itération 2 : février 2016 »

Olangar – Clément Bouhélier

Une excellente Fantasy post-médiévale

olangar_1Cette recension est initialement parue dans le numéro 93 du magazine Bifrost

Voici donc la première des recensions que j’ai écrites pour le cahier critique du magazine Bifrost (par opposition au dossier thématique qui est compris dans pratiquement chacun de ses numéros), celle des deux volumes d’Olangar de Clément Bouhélier. À l’époque de sa rédaction, je n’ai malheureusement pas eu le temps d’en écrire une « version longue » plus conforme aux chroniques publiées sur le Culte (et je ne l’ai hélas pas non plus cette semaine), mais j’ai conservé mes nombreuses notes et je n’exclus pas de « remastériser » (comme on dit dans l’industrie musicale) cet article un jour. Je signale d’ailleurs que certains autres livres lus pour Bifrost seront dans le même cas, tandis que pour d’autres, j’ai eu de meilleures disponibilités, et j’ai donc pu écrire deux versions de la critique, la « courte » pour le magazine et la « longue » pour le Culte (sachant que la version magazine entraîne ses propres contraintes ou difficultés et est donc bien plus longue à écrire que sa taille réduite ne pourrait le laisser penser : il faut, après tout, fournir une vision la plus pertinente possible du livre concerné en à peine quelques milliers de signes). Je précise aussi que Critic est devenu un des leaders (avec Bragelonne) en matière de Fantasy (à monde secondaire) post-médiévale, avec les parutions ultérieures à celle d’Olangar de (entre autres) L’empire du léopard ou de La piste des cendres (que je suis également en train de terminer pour Bifrost, et dont vous pourrez retrouver la recension dans le numéro 98 du périodique).

Sachez aussi qu’une suite, Une cité en flammes, paraîtra le 7 mai 2020 toujours chez Critic. Mais place maintenant à la Critic… euh la critique ! Continuer à lire « Olangar – Clément Bouhélier »

Le magicien quantique – Derek Künsken

Ocean’s Eleven revu par Greg Egan

magicien_quantiqueLe 26 février 2020, sortira en français chez Albin Michel Imaginaire Le magicien quantique de Derek Künsken, premier tome d’un cycle appelé The quantum evolution (mais roman qui se suffit aussi à lui-même et peut tout à fait s’envisager comme un one-shot). Je l’ai, pour ma part, lu en anglais (vous pouvez retrouver ma critique complète sur cette page), et à vrai dire, j’ai même lu… sa suite. Sur Le culte d’Apophis, vous trouverez donc tous les éléments vous permettant de savoir si Le magicien quantique peut vous intéresser, que ce soit tout court, en tant que one-shot ou que début de cycle !

Pour celles et ceux qui ne voudraient pas lire ma critique complète, on peut résumer simplement ce livre par la formule suivante : c’est Ocean’s Eleven revu par Greg Egan (le bouquin relève en effet de cette SFF « de casse » qui a été particulièrement à la mode ces dernières années). Non, non, ne fuyez pas à la mention de « Hard SF » ou de Greg Egan, ce livre n’est ni aussi exigeant, ni aussi aride (l’humour y est très présent) que ceux de l’australien, et il est donc accessible (avec un peu de bonne volonté) à chacun d’entre vous, tout en étant capable de satisfaire le vrai aficionado de ce genre littéraire : un vrai tour de force ! Il propose une intrigue passionnante, servie par une écriture fluide, agréable et efficace, des personnages complexes et crédibles, un humour occasionnel mais ravageur, un univers d’une richesse surprenante (principalement sur le plan de la description de plusieurs variantes de l’humain de base créées par génie génétique) pour un aussi petit ouvrage (moins de 400 pages en VO), ainsi qu’une réflexion d’une grande profondeur, qui là aussi, étonne dans un bouquin de petite taille. Bref, pour son premier roman, Derek Künsken, jusqu’ici spécialisé et reconnu dans la forme courte, signe un véritable coup de maître, que je ne saurais trop vous conseiller de découvrir.

Si vous décidez d’acheter ce livre, que vous êtes client d’Amazon et souhaitez soutenir le Culte, passez par un des liens affiliés suivants, cela n’entraînera aucun frais supplémentaire pour vous !

Acheter en version papierAcheter en version Kindle

***

Retour à la page d’accueil