1989 : Hypérion – 2020 : The last human !
The last human est le premier roman de Zack Jordan. Il nous arrive précédé d’une curieuse réputation : d’un côté, les louanges d’autres auteurs et de journalistes américains, de l’autre une note d’à peine 3.66 sur Goodreads (bien qu’elle soit à relativiser vu que le livre n’est sorti que depuis six jours au moment où je rédige ces lignes, et que la plate-forme a été victime, ces derniers temps, d’un phénomène consistant à distribuer des notes à 1 étoile… sans même avoir lu le livre concerné), mais avec des critiques très dichotomiques, la moitié, en gros, parlant de chef-d’oeuvre, l’autre disant souvent que la personne n’a même pas réussi à se motiver assez pour finir ce roman Après l’avoir, pour ma part, fini, je peux dire que c’est le genre de bouquin qu’on ne peut pas juger correctement sans l’avoir lu en entier, du fait de sa structure très particulière (dont je vous reparle plus loin).
Ce roman, je l’ai repéré il y a très longtemps (plus d’un an et demi, si je me souviens bien), et j’en ai même parlé (sans succès) à une maison d’édition, en disant « à surveiller de près ». Le postulat de départ (l’héroïne est la seule humaine dans un univers dominé par les extraterrestres), sans être inédit (on pensera à Chanur de C.J. Cherryh ou à Douglas Adams), est tout de même suffisamment inhabituel pour intriguer, tout comme ce qui est mentionné dans les praises. Eh bien vous savez quoi ? Rien de ce que j’ai pu lire avant d’attaquer ce roman ne donne la moindre idée de son intérêt réel, ni la quatrième (que je vous conseille d’ailleurs d’éviter de lire car si elle ne permet pas vraiment de mesurer l’intérêt littéraire de cet univers, elle en dévoile en revanche beaucoup trop sur l’intrigue), ni les louanges des uns ou des autres, ni les critiques que j’ai vu passer. Car ce roman, dans sa dimension « j’ai lu et digéré tout ce qui a été écrit de majeur en SF avant moi, et j’en donne ma propre déclinaison », en rappelle un autre, et pas n’importe lequel : un certain… Hypérion de Dan Simmons (même si ce dernier livre reste supérieur sur le plan des personnages -de façon significative- et de l’écriture -mais pas tant que ça-). Sur le strict plan du « roman-catalogue », le reader’s digest de la phase précédente de l’Histoire de la SF, The last human est donc, en un sens, l’Hypérion des années 2020. C’est en tout cas, pour l’instant, ma meilleure lecture en VO parmi les inédits sortis en 2020. Et même ma meilleure lecture de ce premier trimestre de l’année tout court, et de très loin ! Continuer à lire « The last human – Zack Jordan »
Le 11 mars 2020, décidément un jour riche en sorties d’envergure (c’est aussi à cette date que sortira
Le 11 mars 2020 sortira (entre autres, mais nous en reparlerons bientôt) chez Bragelonne L’empire du silence de Christopher Ruocchio, tome d’ouverture d’un cycle appelé Le dévoreur de soleil. Lorsque je l’ai lu en VO, j’ai trouvé une formule à la fois percutante et qui résumait parfaitement son contenu et son atmosphère (Empire of silence = Le nom du vent + Dune + Gladiator), et je m’en suis servi comme sous-titre de ma critique : il semblerait qu’elle ait séduit l’éditeur, qui l’a reprise sur le bandeau rouge ornant la couverture (merci à lui, au passage).
Le 26 février 2020, sortira en français chez Albin Michel Imaginaire Le magicien quantique de Derek Künsken, premier tome d’un cycle appelé The quantum evolution (mais roman qui se suffit aussi à lui-même et peut tout à fait s’envisager comme un one-shot). Je l’ai, pour ma part, lu en anglais (vous pouvez retrouver ma critique complète
Je vous propose aujourd’hui le premier papier que j’ai rédigé pour Bifrost, lorsque j’ai intégré l’équipe de chroniqueurs du magazine en septembre 2018. Il s’agissait d’un article synthétique portant sur la trilogie Rifteurs de Peter Watts, pour le dossier qui était consacré à l’auteur canadien dans le numéro 93, paru en janvier 2019. Sachez qu’à l’avenir, vous pourrez retrouver toutes les critiques et articles écrits pour le périodique sous le tag
βéhémoth est l’ultime roman de la trilogie Rifteurs, et il présente une particularité plutôt rare : alors que l’édition française a tendance a couper en deux volumes des livres publiés en un seul chez ses confrères anglo-saxons, ici c’est l’inverse qui a eu lieu. En effet, en VO, il a été scindé en deux (βehemoth : β-Max et βehemoth : Seppuku), mais pas en VF, où il se présente sous la forme d’un volume unique. La réception par le lectorat anglo-saxon de Seppuku a été relativement mitigée, les lecteurs reprochant notamment à Watts une fin un peu facile et un côté trop prolixe des scènes de torture. L’auteur en est d’ailleurs conscient, puisqu’en postface d’un de ses autres romans, il prédisait que celui-ci serait probablement sa plus grosse gamelle depuis βéhémoth.
Rifteurs est le second tome du cycle du même nom, après
Comme en 2018, le Belial’ a de nouveau proposé, de début septembre à fin octobre 2019, un hors-série de la collection Une heure-lumière (UHL), offert pour l’achat d’exemplaires physiques de deux autres titres (le but étant de soutenir les libraires). Comme le premier numéro, il est (brillamment) illustré par Aurélien Police, et se divise en trois parties, à savoir un édito d’Olivier Girard (le boss du Belial’), une novelette inédite signée Ian McLeod, Isabel des feuilles mortes, et le catalogue de la collection (plus un aperçu de ce qui est à venir dedans -et dont vous pouvez avoir un compte-rendu partiel dans
Albin Michel Imaginaire (AMI) va publier, au premier semestre 2021, un ouvrage appelé Émissaires des morts, qui comprend la traduction du roman (le premier d’une trilogie) Emissaries from the dead de l’auteur américain Adam-Troy Castro, précédé de quatre textes courts se déroulant avant, dans la chronologie interne de cet univers, à savoir (dans l’ordre) With unclean hands (Avec du sang sur les mains en VF), Tasha’s fail-safe (Une défense infaillible), The coward’s option (Les lâches n’ont pas de secret) et Unseen demons (Démons invisibles). La critique de l’ensemble étant (selon les standards du Culte, du moins) trop longue pour tenir dans un seul article (d’une taille raisonnable), j’ai décidé de la scinder en deux : vous trouverez donc la chronique des nouvelles
Wil McCarthy est un auteur américain de Hard SF, également entrepreneur et ingénieur (il a fondé une société opérant dans le domaine de l’énergie solaire) et chroniqueur pour divers magazines (de SF ou pas) et SyFy Channel. Collapsium est à la fois son seul texte traduit en français et le premier tome d’une tétralogie appelée The queendom of Sol (signalons que les tomes 1 + 2 sont disponibles en un volume unique appelé The monarchs of Sol). Ce roman est formé de trois parties, en fait trois novellas, dont la première avait été publiée auparavant sous le titre Once upon a matter crushed. Les deux autres forment la suite de ce premier texte, reprennent les mêmes personnages, le même univers, poursuivent et mènent à terme une meta-intrigue, ce qui fait que Collapsium peut tout à fait s’envisager comme un one-shot (de toute façon les tomes 2-4 n’ayant pas été traduits, si vous ne lisez pas en anglais, vous n’aurez pas le choix). Signalons, pour être complet, que ce roman sera réédité en VO en avril 2020 par Baen dans une édition particulièrement esthétique (ce qui n’était d’ailleurs absolument pas le cas des éditions anglo-saxonnes précédentes, qui proposaient des couvertures allant de l’immonde au parfaitement banal), dont la couverture est reproduite plus bas dans cet article.