Une lecture incontournable !
Le 18 Mai, sortira en français (pour la troisième fois…), sous la bannière des éditions Leha cette fois, Les jardins de la lune, le premier tome du cycle phare de Steven Erikson (rebaptisé pour l’occasion Le livre des martyrs), une des œuvres majeures de la Fantasy sortie ces vingt dernières années, et très probablement de toute l’histoire du genre. Je ne saurais donc trop vous conseiller de vous y intéresser, et vous propose de (re)découvrir la critique que j’avais écrite il y a quelques années d’une des traductions antérieures (parue à l’époque chez Calmann-Lévy). Si cette recension reste valable sur le fond, je vous ferais cependant remarquer qu’elle ne peut pas se prononcer sur la qualité de la nouvelle traduction (signée Emmanuel Chastellière) qui est présentée par Leha comme très supérieure à celle des deux éditions françaises antérieures, offrant une expérience de lecture largement améliorée. Je ne vous proposerai de critique de la version Leha qu’à partir du tome 3, donc l’année prochaine (si le programme de l’éditeur est mené à bien, chaque tome paraîtra six mois après le précédent).
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Black Helicopters est une novella écrite par Caitlin R. Kiernan, et se passant dans le même univers que
Le revenant (signalons d’ailleurs que son titre est -doublement- mieux choisi que celui de la VO, Origins, pour des raisons que vous comprendrez mieux en le lisant) est le troisième et dernier roman du cycle Lazare en guerre, par Jamie Sawyer. Toutefois, il ne marque pas la fin de l’exploration de cet univers par l’auteur, puisque ce dernier a lancé un second cycle, The eternity war (qui compte déjà un livre, le second étant attendu dans six mois), qui se déroule dans le même contexte et reprend un personnage que nous connaissons déjà. Espérons d’ailleurs que l’Atalante en assurera la traduction.
Emmanuel Chastellière est à la base le co-fondateur, le rédacteur en chef et la figure de proue d’Elbakin (principal forum et site d’information sur la Fantasy en France), et il a petit à petit ajouté d’autres cordes à son arc : il est traducteur depuis 2007, et auteur depuis 2016. Jusqu’ici, ses deux ouvrages n’avaient pas éveillé mon intérêt (en raison des genres explorés, Fantastique et Steampunk), mais pour sa toute dernière production, L’empire du Léopard, c’est en revanche une tout autre histoire. En effet, il s’agit d’une Gunpowder Fantasy mettant en scène des peuplades de type précolombien (pour simplifier : comme nous le verrons, la réalité est plus subtile) dans une allégorie de l’aventure des conquistadors (mais décalée à une époque où les trains et les bateaux à moteur existent !). Bref, cela rassemble à la fois nombre de tendances en vogue dans la Fantasy anglo-saxonne récente et un éloignement des carcans habituels du genre pour lequel je milite depuis que ce blog existe : c’est une Fantasy post-médiévale située dans un cadre non-européen, ce qui ne peut que m’attirer. Et Emmanuel Chastellière qui fait de la Gunpowder, ça ne se refuse pas : le personnage a une vraie légitimité dans ce domaine, vu qu’il est responsable des traductions des
Victor LaValle est un auteur américain qui, en plus de la SFFF, écrit aussi des essais et des critiques de livres. Les problèmes mentaux ainsi que les vies de personnages afro- ou latino-américains dans les décennies passées sont des thèmes récurrents dans son oeuvre. La ballade de Black Tom (son premier texte traduit en français) revisite ainsi
L’ennemi dans l’ombre est le second livre du cycle Saganami (il s’agit d’une tétralogie -le quatrième roman, L’ombre de la victoire, étant prévu pour juin-), après
Il s’agit du premier article du Guide de lecture des littératures de l’imaginaire que je vous propose, après
C’est désormais presque une tradition, pas un mois sans parler d’une nouvelle signée Caitlin R. Kiernan sur ce blog. Et pas un mois non plus sans composer pas à pas ma petite anthologie Apophienne idéale du meilleur de ce que les Lovecrafteries du XXIe siècle ont à nous offrir. Dans ce registre, L’autre modèle de Pickman signé par l’autrice est un représentant de choix, tant il revient avec régularité dans différentes anthologies, qu’elles soient françaises ou anglo-saxonnes (vous trouverez une liste de liens en fin de critique). Comme son nom l’indique, ce texte est basé sur un de ceux du maître, Le modèle de Pickman, ce qui fait que je vous en propose également la critique, « en tandem » pourrait-on dire. Comme avec beaucoup de Lovecrafteries modernes, la nouvelle de Kiernan met en exergue ce qui était laissé dans l’ombre, voire complètement passé sous silence, chez H.P.L (les femmes, l’homosexualité, le sexe et la pornographie), tout en répondant, pour une certaine catégorie de créatures, aux mêmes questions posées dans Le cauchemar d’Innsmouth, par exemple.
Neuvième numéro de la série d’articles l’œil d’Apophis (car rien n’échappe à…) ! Je vous en rappelle le principe : il s’agit d’une courte présentation (pas une critique complète) de romans qui, pour une raison ou une autre, sont passés « sous le radar » des amateurs de SFFF, qui sont sortis il y a longtemps et ont été oubliés, qui n’ont pas été régulièrement réédités, ont été sous-estimés, mal promus par leur éditeur, ont été noyés dans une grosse vague de nouveautés, font partie de sous-genres mal-aimés et pas du tout dans l’air du temps, sont connus des lecteurs éclairés mais pas du « grand public », et j’en passe. Chaque numéro vous présente trois romans ou cycles : aujourd’hui, il s’agit d’Accelerando de Charles Stross, de la trilogie Éon de Greg Bear et de L’âge de diamant de Neal Stephenson.
Le 18 avril 2018 sortira en français Blackwing tome 1 : La marque du corbeau, par Ed McDonald, que j’ai, pour ma part, lu l’année dernière en anglais et trouvé à la fois original et très intéressant, avec un univers qui sort des sentiers battus, une puissante ambiance, un personnage central très travaillé et une excellente intrigue. Je vous invite donc à lire