L’ennemi dans l’ombre – David Weber

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Les Solariens, enfin ! 

ennemi_ombre_1_weberL’ennemi dans l’ombre est le second livre du cycle Saganami (il s’agit d’une tétralogie -le quatrième roman, L’ombre de la victoire, étant prévu pour juin-), après L’ombre de Saganami. Comme la plupart des ouvrages rattachés à l’univers d’Honor Harrington, il est divisé en deux tomes d’environ 460 pages chacun. Ce livre 2 montre des événements compris entre mars et décembre 1921 Post-Diaspora, soit vingt ans après Mission Basilic et sur une période qui correspond à une partie des événements finaux de L’ombre de Saganami, à Torche de la liberté (et pas Plaies d’honneur, comme le stipule improprement la quatrième de couverture -ce roman se déroulant plusieurs années avant L’ennemi dans l’ombre-), Coûte que coûte et qui donne un aperçu de ce qui va advenir dans En mission. La préface de David Weber est très intéressante : il explique la conception des deux sous-cycles (voir plus loin) et précise qu’ils ne doivent pas être vus comme des sagas séparées se déroulant dans le même univers mais comme une seule et même histoire dont des petits bouts sont insérés dans chacun des trois cycles (le troisième étant celui d’Honor Harrington). Ce qui explique aussi pourquoi certains livres reprennent des scènes déjà vues dans d’autres cycles, en adoptant un point de vue différent. Je suis moyennement convaincu par la pertinence du procédé, personnellement, surtout qu’il finit par coûter cher et est riche en possibilités de spoil (notamment, ici, sur l’opération Baie des huîtres).

Mais bon, je suis sans doute allé un peu vite en besogne : si vous êtes beaucoup plus nombreux à avoir découvert l’Honorverse (du fait de la -re-sortie des premiers tomes des aventures d’Honor en poche -made in l’Atalante et pas J’ai lu, cette fois-) depuis la dernière fois où j’ai publié une critique d’un roman signé ou co-signé David Weber, tout le monde n’a peut-être pas pris conscience de la structure tortueuse du meta-cycle d’HH. Allez hop, c’est parti pour un peu de pédagogie ! 

Le meta-cycle d’Honor Harrington / de l’Honorverse

Au début, en 1992 (je parle de la publication en VO, bien sûr), les choses étaient simples : il n’y avait qu’un seul cycle, celui d’Honor Harrington. A partir de 1998 (à l’époque de la sortie de La disparue de l’enfer), David Weber a commencé à publier d’autres livres s’inscrivant également dans le même univers, mais ne se rattachant pas au cycle initial : celui-ci est alors devenu un élément, certes central, d’un meta-cycle, comprenant d’abord une série d’anthologies de nouvelles (en anglais Worlds of Honor, en français Autour d’Honor : 6 volumes en VO, 4 traduits pour le moment), puis, à partir de 2003 deux (sous-)cycles, La couronne des esclaves (3 tomes, tous traduits) et Saganami (4 tomes, tous traduits à compter de juin 2018), et, à partir de 2011, deux autres cycles se déroulant quatre siècles avant Mission Basilic (tome 1 du cycle principal Honor Harrington), Star Kingdom et Manticore Ascendant (respectivement 3 et 3 tomes, dont aucun n’a été traduit au moment où je tape ces lignes). Ajoutons, pour être tout à fait complet, un (excellent) livre technique, La maison d’acier, qui comprend un roman court, Je bâtirai une maison d’acier, qui est un véritable tome 0 du cycle principal et me paraît personnellement capital. Le tome 14 de ce dernier paraîtra (en VO) en octobre 2018, sous le titre Uncompromising Honor.

Les deux sous-cycles principaux ont des ambiances très différentes : La couronne des esclaves fait la part belle à l’espionnage et aux opération secrètes menées par de petits groupes des forces spéciales, ainsi qu’aux attaques sous faux-pavillon, faux ou vrais attentats et autres manœuvres de barbouzes ou de groupes terroristes, ainsi qu’à la constitution d’une nouvelle nation stellaire, de ses lois, de son gouvernement, etc. Saganami, de son côté, est proche à la fois des débuts du cycle principal d’Honor Harrington, avec une action militaire à petite ou moyenne échelle (au niveau tactique ou opérationnel plutôt que stratégique, à l’échelle d’une bataille ou d’une campagne limitée plutôt que d’un front tout entier dans une guerre de grande envergure et illimitée dans le temps) menée par des officiers ne dépassant pas un certain grade, mais aussi des volumes plus tardifs, avec une mise en avant de l’aspect politique, même s’il est plus digeste que dans les tomes 9+ du cycle principal.

Situation, structure, intrigue

Saganami_2.2Comme le montre la couverture du tome 1 de ce second livre du cycle Saganami, ce dernier met en vedette Michelle « Mike » Henke, cousine de la Reine de Manticore et meilleure amie d’Honor. A ce stade, ceux d’entre vous qui ont lu L’ombre de Saganami se demandent « et Terekhov, Hélène et Abigail, on ne les revoit plus ? » (il faut attendre la page 102 pour que le premier des trois apparaisse, par exemple). Pas de panique ! On les revoit un peu dans le tome 1 (où on a une sorte de flashback entre la fin de la bataille de Monica et leur retour dans le système de Manticore à la toute fin du tome 2 de L’ombre de Saganami), et assez significativement dans le tome 2. Simplement, tout le début du roman met en vedette Michelle, et nous montre ce qui lui est réellement arrivé dans Coûte que coûte. Lorsqu’elle est libérée afin de servir de courrier diplomatique de luxe aux Havriens, une des conditions de sa libération est qu’elle ne doit pas reprendre le combat contre ces derniers. On la place donc à la tête de la 106e escadre de Croiseurs de combat (après une pitite promotion, ça fait toujours plaisir), qui sont expédiés en renfort dans l’amas de Talbot (devenu Quadrant de Talbot après son intégration à ce qui est désormais l’empire Stellaire de Manticore -et non plus seulement le Royaume-), après les événements du roman précédent. Cette formation doit être le noyau de la future Dixième Force Manticorienne, une fois qu’elle aura reçu plus de vaisseaux. Sans surprise, ce personnage apparaissant souvent dans le cycle principal se révèle très sympathique, surtout depuis qu’on ne la voit plus « de l’extérieur » mais plutôt depuis l’intérieur de sa tête. Le combo Henke + Terekhov + Hearns (et + Zilwicki, éventuellement) est ainsi franchement attachant, même s’il ne rivalisera évidemment pas avec Honor elle-même dans le cœur des fans.

Une autre ligne narrative nous montre justement la façon dont les Solariens et surtout les Mesans impliqués dans l’affaire Monica comptent se venger des Manticoriens, les seconds voulant en plus que ces derniers entrent en guerre avec la Ligue Solarienne. Et donc, rebelote : on se trouve un autre pantin, cette fois le système de Nouvelle-Toscane (dont le régime policier et adepte des camps de rééducation n’a pas trouvé sa place dans la nouvelle Constitution démocratique de l’amas), mais au lieu de lui donner des croiseurs de combat Solariens qui seraient maniés par les forces locales, on se débrouille pour mettre en branle deux flottes appartenant à la Ligue (je vais y revenir).

Une troisième ligne nous montre la Reine, son gouvernement ainsi qu’Honor, bien entendu, qui réagissent aux nouvelles venues de Torche, de Talbot ou aux événements de Coûte que coûte.

Une quatrième nous montre le retour d’Aivars Terekhov (lui aussi promu -Commodore- et placé à la tête d’une division de Croiseurs lourds) dans le Quadrant, ainsi que les aventures ultérieures d’Abigail Hearns (personnage qui a définitivement un énorme potentiel pour remplacer Honor si Weber décide de la faire disparaître, nimbée de gloire martiale) et d’Hélène Zilwicki.

Enfin, des lignes narratives mineures nous montrent les points de vue transitoires d’autres personnages ou groupes qui apportent quelque chose à l’intrigue (bien que dans au moins un cas, celui de l’amourette Gwen / Helga, on puisse se poser la question !) .

Ce qu’il est capital de retenir, c’est que ce roman montre un changement de paradigme majeur dans l’univers d’Honor Harrington, à savoir le glissement de l’arc Havrien (où c’est Havre qui est l’adversaire de Manticore) vers un autre où le Royaume… pardon l’Empire Stellaire affronte à la fois les salauds capitalistes et eugénistes de la planète Mesa et la Ligue Solarienne, la plus grosse nation stellaire connue, centrée sur la Terre. Cela faisait déjà quelques tomes du meta-cycle que ce changement d’ennemi était dans l’air, mais cette fois il a lieu pour de bon avec les deux premiers accrochages manticoriens – solariens. Autant dire que le changement d’ambiance est de taille : cela fait tellement de milliers de pages que le lecteur a l’habitude de voir les Havriens dans le rôle de la menace mettant en péril la survie à moyen terme du Royaume que voir une autre nation stellaire les remplacer dans le rôle du croquemitaine fait souffler un certain vent de fraîcheur sur le meta-cycle.

L’univers s’étoffe

Si vous connaissez ne serait-ce qu’un seul roman d’HH, vous savez que l’univers créé par David Weber est incroyablement dense et détaillé. Il peut donc paraître ahurissant qu’au bout d’autant de livres, il puisse continuer à l’étoffer autrement que par petites touches. Et pourtant, c’est bel et bien le contraire qui se passe ici : l’auteur introduit des renseignements ou changements majeurs à la fois dans l’organisation de son univers, mais aussi dans sa technologie de base, le propulseur hyperspatial.

Nous en apprenons plus à la fois sur l’organisation de la Ligue Solarienne (où le pouvoir n’est pas aux mains du gouvernement -qui change en moyenne chaque année- mais de la bureaucratie, les sous-ministres permanents détenant la vraie autorité alors que les ministres proprement dits ne sont que des figures de proue) et, et c’est le point vraiment important, sur celle de sa flotte, ou plutôt de ses flottes : jusqu’ici, nous n’avions vu que celle des frontières, mais cette fois on nous montre explicitement celle de guerre, chargée non pas de faire la police dans les Marges mais d’aller briser un éventuel ennemi.

Au passage, vous en apprendrez aussi bien plus sur la structure du nouvel Empire Manticorien : parlement, organisation fédérale, vices-rois, lois, système fiscal, etc.

La flotte solarienne dans son ensemble (Guerre + Frontières) est réputée être la plus vaste, la plus avancée et la plus puissante de toute la galaxie, mais comme le déclare un des manticoriens du livre, au moins une, sinon deux de ces allégations sont désormais fausses. Car étant donné sa taille (des milliers de supercuirassés) et son niveau théorique de technologie, cela fait des siècles que personne n’ose plus la défier (à part quelques pirates) et que, donc, ses possibilités n’ont pas été testées. L’aptitude au combat de ses équipages n’est que le fruit de simulations informatiques et d’exercices réels, pas celui d’une expérience concrète au feu. Et puis pourquoi rechercher de meilleures technologies lorsque vous êtes déjà persuadé d’avoir les plus redoutables, hein ? (et qu’une partie des crédits de R&D peuvent aller sur quelques comptes bancaires discrets…). Oh, il y a bien des rumeurs abracadabrantes que les belligérants des guerres Havriennes auraient développé des technologies aussi révolutionnaires que meurtrières ces vingt dernières années, mais qui croit à ces élucubrations ? Qui pourrait croire que des micro-nations de néobarbares aient pu améliorer des équipements sur lesquels les innombrables chercheurs solariens se cassent les dents ?

Petit à petit, donc, le lecteur prend conscience, le sourire aux lèvres, que Manticore, et dans une certaine mesure Havre, disposent en fait d’armes et de vaisseaux qui ont des générations d’avance sur ceux des solariens, sans compter une différence monstrueuse en terme d’expérience au combat. Rien de tel que deux décennies de batailles acharnées pour sa survie pour booster la recherche militaire, pas vrai ? Bref, on se prend au jeu et on attend fébrilement le moment où Michelle ou Aivars vont botter les fesses des solariens, particulièrement celles de l’amiral Byng, un idiot fini.

Sauf que… le lecteur qui a lu le cycle principal sait que les choses vont singulièrement se compliquer pour les unités Manticoriennes du Quadrant après l’attaque de qui vous savez sur le système que vous savez, notamment en terme d’espoir de renforts. Et lorsque la première force Solarienne n’est qu’une plaisanterie face à une seconde, qui comprend des dizaines de supercuirassés, le roman se termine sur un double cliffhanger (le second étant lié aux Mesans et à ce qui se passera dans En mission), technique littéraire relativement inhabituelle chez David Weber.

Nous avions eu jusque là, dans l’autre cycle dérivé (La couronne des esclaves) certaines allusions à un matériel révolutionnaire mis au point par les Mesans : cette fois, nous le voyons en action. De vaisseaux d’une rapidité sans pareil à une méthode de translation hyperspatiale furtive en passant par des astronefs qui n’emploient pas des bandes gravitiques, la classe Requin ne ressemble à rien de ce que nous connaissions jusque là.

D’une façon plus classique, comme dans chaque tome se passant dans l’Honorverse, nous avons cependant droit à la présentation de nouvelles classes de vaisseaux ou de types d’armes certes inédits mais plus classiques : croiseur lourd Solarien Nevada, missile Mark 16 Mod G manticorien et ses têtes laser révolutionnaires, système Apollon, contre-torpilleur de classe Roland, leurre solarien Halo, une fois de plus l’aficionado de SF militaire en a pour son argent.

Qualités et défauts

Je le disais à propos de L’ombre de Saganami, ce cycle dérivé de celui d’Honor Harrington proprement dit nous ramène à l’époque lointaine des premiers tomes de ce dernier, avant que leur taille n’enfle démesurément, que les digressions politiques ne deviennent omniprésentes et que l’action diminue de plus en plus en nombre de pages et en intensité. David Weber nous révèle, dans la préface, que ces cycles sont le moyen, pour lui, d’introduire ou de mettre au premier plan des officiers moins gradés qu’Honor et donc d’avoir la possibilité de les envoyer là où ça craint vraiment. D’où Terekhov, Zilwicki et Hearns dans le premier livre du cycle, et Michelle Henke dans celui-ci. Et d’où quelque chose de beaucoup plus nerveux que les tomes 9-10 du cycle principal (près de 2000 pages de franc ennui…).

Alors, L’ennemi dans l’ombre atteint-il le bon équilibre action / politique et le rythme plus nerveux de L’ombre de Saganami ? Oui et non. Il n’y a que deux batailles spatiales, une au début du tome 1 et une dans le dernier tiers du 2. Mais dans les deux cas, elles sont plutôt brèves (surtout la seconde) et pas spécialement trépidantes. On est en tout cas loin de l’intensité de celle menée par Terekhov dans le système de Monica, qui s’étendait sur 70 pages et était franchement prenante. De plus, sans atteindre le niveau catastrophique des tomes 9-10 du cycle principal, ce second livre du cycle Saganami est un poil verbeux ou un peu trop riche en points de vue pas forcément indispensables.

Il y a aussi un défaut que je soulignais déjà dans mes critiques des romans de l’autre cycle dérivé : une lourde tendance à abuser de l’attentat nucléaire sous faux pavillon. Et boum, rebelote. Il faut vraiment que Weber se calme avec ça !

Malgré cela, le bouquin s’avère extrêmement prenant, et se lit à une vitesse folle. L’auteur indique dans la préface qu’à partir de maintenant, ses héros vont en baver, et le lecteur voit tout tourner progressivement à la semi-catastrophe pour eux. Jusqu’ici, dans le cycle, ils s’en sont souvent sortis, mais celui qui a déjà lu / s’est auto-spoilé Coûte que coûte ou En mission sait que les morts ne sont désormais plus une exception mais une réalité tout ce qu’il y a de concret. Voir des personnages présents depuis Mission Basilic pour certains disparaître a d’ailleurs quelque chose de déstabilisant.

Il y a un point, relativement mineur dans le livre, mais qui m’a estomaqué : à un moment, la reine de Manticore est en conférence avec ses principaux ministres et conseillers, dont Honor, évidemment. Alors que la perspective d’avoir à se battre sur deux fronts, Havre et les Solariens, se dessine, le conseil se demande comment vaincre la Ligue, qui dispose d’une énorme capacité industrielle, de pléthore de supercuirassés et d’une profondeur stratégique (à la russe) qui se combinent pour en faire un adversaire réputé impossible à défaire, surtout pour une nation stellaire comme Manticore, qui n’a dépassé le stade mono-système que depuis quelques années. A ce moment là, la Salamandre expose un plan qui fait froid dans le dos : je me suis même demandé si tout d’un coup, Honor n’avait carrément pas viré côté obscur. En gros, on pourrait résumer ça par « sourire de façade, hache de guerre dans le dos ». Ni les personnages, ni même le lecteur ne s’attendant à un plan d’un tel machiavélisme, d’une telle absence de scrupules, l’effet de surprise et de sidération cherché par Weber est ici pleinement atteint. Cette scène montrant un visage inédit d’Honor Harrington est le joyau (certes noir) du livre ! 

Une superbe édition

Un petit mot sur l’édition, comme d’habitude très soignée : superbes dessins et écorchés des nouveaux armements, dramatis personae, et surtout de splendides illustrations de Genkis (première ET quatrième de couverture), rien ne manque et tout est de grande qualité. J’aime vraiment à la fois le style de cet artiste et son intelligence, car il arrive à saisir pleinement l’essence d’un roman dans son dessin. On remarquera l’hélice d’ADN sur la quatrième du tome 2, la belle représentation de Michelle Henke et celle, à la fois sexy et inquiétante, d’Aldona Anisimovna ou d’Isabelle Bardasano (couverture du tome 2 pour la première, quatrième du tome 1 pour la seconde).

En conclusion

Ce second opus du cycle Saganami, qui se déroule en parallèle de celui d’Honor Harrington, reprend les bons éléments du tome 1 ainsi que ses personnages, en y apportant un ajout de poids : Michelle Henke, meilleure amie de la Salamandre et cousine de la reine. Si vous avez aimé L’ombre de Saganami, il y a peu de chances que vous n’appréciez pas ce roman, à part sur le plan des batailles spatiales, réduites à leur portion congrue (mais le bouquin se terminant sur deux gros cliffhangers, il doit plus être vu comme un -gros- prologue à L’ombre de la liberté qu’autre chose), notamment par rapport à celle de Monica dans le livre précédent. Toutefois, l’essentiel n’est pas là : ce roman constitue la charnière entre deux paradigmes, à savoir celui, classique, où c’est Havre l’adversaire, et le nouveau, où l’ennemi est Mesan et Solarien. En tant que tel, sa lecture est donc à mon avis quasiment incontournable pour l’amateur de l’Honorverse.

Pour aller plus loin

Ce roman est le second d’une tétralogie : retrouvez sur Le culte d’Apophis les critiques du tome 1, du tome 3 et du .

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13 réflexions sur “L’ennemi dans l’ombre – David Weber

  1. Pingback: L’ombre de Saganami – David Weber | Le culte d'Apophis

    • Ah, je m’en doutais mais le nombre de pages de la version Kindle ne semblait correspondre qu’à un seul tome. Erreur de la part de l’Amazone, donc. Merci pour la confirmation, je modifie en conséquence.

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  2. Bon sang, je savais même pas qu’il y avait 2 sous-cycles supplémentaires dans l’univers d’Harrington ! Je n’en suis qu’au tome 3 et je surkiff, c’est cool j’ai pas mal de matière encore 🙂
    Merci

    Aimé par 1 personne

  3. Autant je suis très fan du cycle principal HH (mais que l’attente devient longue entre chaque volume) autant j’étais moyennement convaincue par l’idée des sous-cycles (que j’ai tendance à percevoir comme une manoeuvre commerciale)… J’ai quand même testé par acquis de conscience (et car je ne voyais pas d’annonce de parution des prochains tomes) La couronne des esclaves… et je n’ai pas aimé : je l’ai trouvé mal rédigé, avec une histoire téléphonée peu crédible dans ses rebondissements, et des personnages mal travaillés… Je reste donc plutôt sceptique sur l’intérêt de cet « honorverse »… :-/ Mais j’apprécie d’apprendre qu’il y aura un nouveau tome du cycle principal en fin d’année ^^

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    • Le cycle La Couronne des esclaves est théoriquement co-écrit par David Weber et Eric Flint, mais on sent que ce dernier est responsable d’une partie significative du texte, ce qui peut en partie expliquer ton ressenti. De plus, les différents tomes sont assez inégaux : de mon point de vue, le troisième (Les bas-fonds de Mesa) est largement supérieur aux autres, et se rapproche plus du niveau du cycle principal.

      Le cycle Saganami, lui, est exclusivement écrit par Weber, et en terme de qualité et d’ambiance, on est très proche du cycle principal (à vrai dire, je trouve les deux premiers romans de Saganami supérieurs aux tomes 9-10 d’Honor Harrington, c’est tout dire).

      Par contre, il y a un point important à prendre en compte : le cycle principal mentionne les événements qui se passent dans La couronne des esclaves et Saganami (et inversement, d’ailleurs), et même si Weber n’a pas été assez con pour rendre ça totalement incompréhensible si tu ne les a pas lus, c’est tout de même un très gros plus. Parce que si tu te contentes du cycle principal, en gros tu vas avoir l’équivalent d’un film en SD ou juste en HD au lieu du 4K. Ça va être plus ou moins le même film, mais dans une version nettement plus pauvre.

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      • Je testerai Saganami alors, mais le 2e volume du 1er tome de la Couronne des esclaves je l’ai feuilleté tellement je n’ai pas aimé, donc je ne pense retenter l’expérience avec ce cycle.
        Effectivement j’ai vu les liens entre les cycles, dans je ne sais plus quel tome de HH il était question de Torche et je ne voyais pas du tout de quoi il s’agissait… Mais je ne suis pas capable de sacrifier le plaisir de lecture pour avoir la version complète. Et c’est un avis entièrement personnel mais je n’aime pas trop le côté « multivers » dans une saga… comme pour les films Marvel où il faut tous les voir pour réussir à suivre. Je dois fonctionner de façon plutôt linéaire…

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  4. J’avoue que j’ai hésité longtemps car déjà que les tailles sont énormes dans le cycle principal, puis les quelques tomes… Bref, je me demandais si j’allais les lire. Mais tes retours sont très convaincants et donnent franchement envie, surtout quand on aime HH comme moi.
    D’ailleurs, non seulement ils sont moins épais, mais le virage espionnage me plaît vraiment beaucoup…. Vendu!

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    • La plupart sont tout de même coupés en deux tomes, et ne sont pas beaucoup plus petits que les romans du cycle principal (je crois qu’il n’y a que Saganami-3 qui a été publié en un seul livre). Le virage espionnage concerne La couronne des esclaves, Saganami est plus militaire.

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