Les jardins de la lune – Steven Erikson

Hors-norme

Malazéen_1

Les jardins de la lune est le premier tome d’une… décalogie signée Steven Erikson, auteur canadien de Fantasy et de SF. Le monde imaginaire dans lequel le cycle prend place a été co-créé avec Ian Cameron Esslemont, qui a publié sa propre série de livres s’y déroulant également (les deux auteurs ont collaboré au scénario de la totalité des livres, ce qui fait que tous sont considérés sur le même plan en terme de canonicité). La publication de la saga principale s’est étendue (en VO) de 1999 à 2011, et le cycle a fait l’objet de trois tentatives de traduction en français, la première en 2007 chez Buchet / Chastel (tome 1), la seconde en 2007-2008 chez Calmann-Lévy (tome 1 + tome 2 -coupé en deux livres-), et enfin la troisième en 2018 chez Leha, qui a l’ambition de faire paraître l’intégralité des dix tomes dans la langue de Molière. Dans cette critique, c’est la traduction Calmann-Lévy que j’examine : tout problème de traduction, de relecture ou autre particularité de l’édition que je signale ne doit donc pas être imputé à celle signée Leha.

Cette saga est totalement hors-normes sur bien des plans, que je vais essayer de dégager dans ce qui suit. Elle est largement reconnue comme une des œuvres majeures de la Fantasy des vingt dernières années, voire de la Fantasy tout court. Ce premier roman va être exigeant pour la majorité des lecteurs en raison de la densité de son intrigue, de son univers et du nombre de personnages, mais vous trouverez difficilement plus ambitieux à lire dans le genre, ou un cycle qui propose un tel impact émotionnel (à ce titre, la fin du tome 2, par exemple, est proprement extraordinaire). Ainsi, je ne saurais trop vous conseiller de lui donner sa chance car sinon, vous allez vraiment rater quelque chose d’unique. 

Le cycle dans son ensemble, conception et particularités

Les jardins de la lune n’est que le premier tome (et aussi incroyable que cela puisse paraître, le plus petit) du cycle dit du Livre Malazéen des glorieux défunts / Livre des martyrs (selon la traduction à laquelle vous avez affaire), qui en compte dix (plus une série dérivée de six tomes écrite par le co-créateur de cet univers).

Cet univers a été créé en tant que monde de jeu de rôle (Advanced Dungeons & Dragons puis GURPS) dix ans avant l’écriture de ce tome 1 (et celui-ci ayant été publié sept ans après son écriture, l’univers a eu encore plus de temps pour se développer entre le tome 1 et les suivants). Sa profondeur, sa cohérence, la taille de son historique (300 000 ans !) mais aussi sa complexité sont exceptionnelles.

Une particularité est que sur l’ensemble du cycle, il y a trois trames narratives qui s’entremêlent, ce qui fait que chaque tome n’est pas forcément la suite directe du précédent et ne règle donc pas les points d’intrigue qui restent non-résolus. La trame de ce tome 1, par exemple, ne sera pas continuée avant les tomes 3 et… 8. Le tome 2, donc, traite d’événements différents (mais connexes, évidemment).

L’univers

L’univers est assez particulier, et se rapproche par certains points de celui de la Compagnie noire de Glen Cook, tout en s’en éloignant sur certains autres aspects. La première particularité est l’absence des races les plus emblématiques de la Fantasy : certes, il y a des dragons, une Liche (ou quelque chose qui y ressemble beaucoup) et des morts-vivants (bien que dans les trois cas, leur traitement soit relativement inhabituel), mais il n’y a ni elfes, ni orcs, ni nains. Attention cependant, cela ne veut pas dire que les humains soient la seule race, bien au contraire : de très nombreuses races (humanoïdes, quoiqu’un gros doute subsiste pour les Moranth, peut-être des hommes-insectes cachés sous leurs armures) existent. Comme chez Lovecraft ou Karl Edward Wagner, l’humain n’est ni le premier, ni le dernier des maîtres du monde, et des races anciennes, disparues ou mourantes, sont décrites. Il existe aussi de nombreuses races en phase ascendante ou au pic de leur puissance à l’époque du récit, qui partagent le monde avec les humains. Alliées, neutres ou ennemies, leurs relations complexes avec diverses nations humaines sont un point important de l’intrigue.

Comme chez G.R.R Martin, les humains se battent aussi entre eux : la plupart des protagonistes du roman sont des militaires ou des officiels de l’Empire Malazéen, une force énorme qui balaye et annexe méthodiquement nations, ligues de cités-Etats et continents. Cependant, un aspect à retenir est qu’un changement brutal à la tête de l’empire, les purges qui en ont résulté et la lassitude de campagnes militaires incessantes (sans parler de la grogne des peuples conquis) font que la rébellion gronde au sein des troupes d’élite Malazéennes, notamment chez les Brûleurs de ponts. Cette unité prestigieuse de la Deuxième Armée a le double tort d’avoir la réputation d’être celle ayant eu la confiance la plus absolue de l’ancien empereur et aussi de comprendre Whiskeyjack, l’ancien général devenu simple sergent car en disgrâce auprès de la nouvelle Impératrice.

Les intrigues, politiques ou autres, ne s’arrêtent pas aux Malazéens, mais s’étendent aussi à leurs prochaines victimes : nous suivons ainsi celles qui agitent la ville de Darujhistan, la prochaine à subir l’ouragan Malazéen. Ses hommes de pouvoir, politique / officiel ou occulte (dans tous les sens du terme), vont ainsi comploter pour obtenir une place de choix dans le Nouvel ordre Malazéen à venir, ou au contraire pour assurer les alliances visant à éviter la conquête.

La magie

La magie est omniprésente dans ce tome 1 : comme dans La compagnie noire, des magiciens sont intégrés dans chaque unité militaire Malazéenne, et nombre de leurs adversaires ou plus généralement des protagonistes ou des personnages secondaires sont des mages, des Grands mages, alchimistes ou enchanteurs.

Sa conception est très particulière, et basée sur la notion de Labyrinthes (Garennes dans la traduction Leha) : il s’agit d’un concept assez complexe (mais aussi un peu flou), quelque chose qui se trouve à la fois à l’intérieur du sorcier (comme un schéma d’énergie) mais qui a aussi une existence propre, une sorte d’espace extra-dimensionnel flottant quelque part à proximité du Chaos. Entrer dans son labyrinthe permet soit de se cacher, soit de parcourir en peu de temps d’énormes distances dans le monde réel (un peu comme le concept bien connu d’Hyper-espace en SF). C’est dangereux, cependant, car on peut y faire de mauvaises rencontres (créatures surnaturelles, mages ennemis, dieux ou leurs serviteurs) ou s’approcher un peu trop du Chaos et s’y brûler les ailes.

Globalement, ce concept de Labyrinthe m’a semblé relativement proche par certains côtés de la Marelle et du Logrus chez Roger Zelazny, dans son cycle des Princes d’ambre (si vous ne connaissez pas cette série de dix romans, jetez-vous dessus, au moins sur les 5 premiers). Cette impression est renforcée par l’importance donnée au Jeu de Dragon, sorte de Tarot divinatoire rappelant également par certains côtés les Atouts d’Ambre.

Il existe de nombreux labyrinthes, chacun portant un nom et donnant accès à une forme particulière de magie : de guérison, de la lumière, de l’ombre, etc. Certains Labyrinthes sont spécifiques à une race donnée, d’autres sont « perdus », et au moins un à un statut semi-légendaire et une existence réelle qui reste à prouver. Le nombre de Labyrinthes maîtrisés (ainsi que le degré de maîtrise) est ce qui définit la puissance d’un sorcier : un mage en maîtrise un, un Grand Mage deux ou trois, un Mage hors-normes encore plus. Parfois, au contraire, la maîtrise d’un seul Labyrinthe, ancien ou exotique, peut donner un énorme avantage sur un mage adverse : la magie Tellann des T’lan Imass, par exemple, étouffe celle des autres Labyrinthes, la rendant inutilisable.

Il existe d’autres pratiques occultes, comme l’invocation de démons, l’alchimie (poudre anti-magie, etc) ou ces sorts de transfert d’âme qui auront une telle importance dans l’histoire.

En plus de sa conception assez inhabituelle, la magie a, dans cet univers, une ampleur quasiment inégalée, à part à la rigueur dans la Fantasy épique la plus débridée : certains des antagonistes sont si puissants qu’ils rasent une colline ou font jaillir un volcan d’un vague geste de la main, au prix d’une dépense infinitésimale de leur monstrueux pouvoir. Ça, cher(e) lecteur / lectrice, c’est de la magie à grand spectacle, à gros budget pourrait-on dire. Les affrontements ou déchaînements magiques d’envergure sont légion dans le récit, et les mages utilisent en permanence un tel arsenal de sorts que cela donne presque un côté super-héroïque à la chose parfois. Songez par exemple aux scènes dans Darujhistan dans lesquelles des sorciers se traquent, protégés par des sorts de chute libre, d’invisibilité et des champs d’énergie, en volant dans les airs et en lançant des éclairs d’énergie magique avec leurs mains !

Dieux & Déesses

Une autre particularité à grand spectacle est l’omniprésence des divinités dans l’intrigue. Que ce soit personnellement, par le biais de serviteurs, de don d’artefacts de pouvoir (épée, pièce de monnaie modifiant les probabilités, etc) ou même en possédant un corps mortel, les interventions divines sont omniprésentes dans le récit. Chaque Ascendant cherche à augmenter, restaurer ou consolider son influence dans le complexe jeu d’intrigues qui l’oppose aux autres êtres de son niveau de puissance.

Il faut l’avouer, une telle débauche d’interventions divines et de magie de très haute puissance n’est pas franchement commune en Fantasy, même celle réputée à grand spectacle comme la High / Epic Fantasy.

Les personnages 

Ils sont très, très, très nombreux. Le Dramatis Personæ fait quatre pages, auxquelles vous pouvez encore en ajouter une, celle des dieux et de leurs serviteurs, puisqu’ils interviennent personnellement dans le récit (du moins certains). Alors soyons clairs, tous n’ont pas la même importance dans l’intrigue : certes, Toc l’Ancien est cité dans les 4 pages, mais à part 2 ou 3 évocations au cours du récit, il n’apparaît pas significativement, en tout cas pas autant que son fils, Toc le Jeune.

Ce roman a d’ailleurs la réputation d’être difficile à lire justement du fait du très grand nombre de personnages, et de la caractérisation faible de certains d’entre eux (j’y reviendrai). Ce n’est que partiellement vrai. D’abord, les personnages sont présentés par « groupes », et font l’objet d’un ou plusieurs chapitres d’affilée ou avec une forte récurrence (=des chapitres qui reviennent après peu de pages / chapitres consacrés à d’autres personnages). Donc, on a le temps d’intégrer la place dans l’intrigue et les particularités d’untel ou d’unetelle.

Mais pour être honnête, ça concerne un très gros tiers du roman. A partir d’un certain point, lorsque l’intrigue commence à se déplacer vers Darujhistan, les nouveaux personnages apparaissent plus rapidement, on a moins de temps pour les intégrer, et surtout les destinées des différents « groupes » de personnages que nous connaissions jusque là commencent à s’entremêler, non plus au niveau du chapitre mais du paragraphe, de plus en plus rapidement jusqu’à la fin.

Au final, il faut rester très concentré, et surtout, c’est mon conseil, lire ce livre aussi vite que possible. En clair, si vous lisez 10 pages tous les soirs, c’est foutu, vous allez avoir du mal à suivre. Il faut vraiment s’y attaquer à un moment où vous disposez de temps pour lire et tenter d’en lire autant que possible à chaque séance de lecture (ce qui n’est pas toujours facile vu la densité et la complexité de l’intrigue). L’idéal est de le lire en 3-4 jours, de façon à avoir tous les éléments d’intrigue / les personnages bien en tête à chaque fois.

Mais bon, pour tout dire, j’ai un peu de mal avec les critiques qui considèrent que c’est très difficile à lire du fait du grand nombre de personnages : dans ce cas là, d’autres cycles de Fantasy réputés, au premier rang desquels se trouve sans le moindre doute le Trône de Fer, sont au moins aussi difficiles à lire (sinon plus), et pourtant ça n’empêche pas des légions de lecteurs de les lire et de les apprécier. Bref, il me semble que le cycle Malazéen n’est pas jugé selon les mêmes critères que d’autres, et ça, ça m’ennuie.

Selon certains, les personnages sont mal caractérisés : j’ai envie de dire que vu leur nombre et étant donné la taille du livre (580 pages), c’était assez inévitable. Pourtant, ce genre d’affirmation me paraît peu nuancé : oui, certains personnages sont transparents ou difficilement discernables d’autres du même genre, mais en même temps, comment rendre marquants les x soldats de base d’une unité militaire ? D’autre part, vu l’ampleur du dramatis personæ, je trouve que l’auteur s’en est plutôt bien tiré, réussissant à donner avec peu de caractéristiques ou de temps d’exposition une identité puissante à certains protagonistes. D’ailleurs, il faut avouer qu’il y a vraiment de l’originalité dans la galerie de personnages, jugez plutôt : Hairlock, le mage-Pinocchio (vous comprendrez en lisant le livre…), Whiskeyjack, le général devenu sergent, Mes Regrets, l’adolescente possédée par un dieu, Kruppe, le pontifiant mage-voleur qui parle de lui à la troisième personne, Tool, le mort-vivant qui a 300 000 ans, Crone, la femelle corbeau géante, génitrice et grande ancienne de sa race, et ainsi de suite.

Intrigue(s), Style, structure, clefs de l’univers

Le style est globalement agréable et évocateur (dans le genre noir / Dark Fantasy), avec quelques passages vraiment très réussis (les dialogues mettant en jeu Kruppe sont les plus intéressants). De même, l’auteur est plutôt à l’aise pour évoquer anciens peuples, civilisations perdues et arcanes mystérieuses de la magie. Les combats sont bien décrits, quoique trop courts à mon goût.

Je l’ai déjà évoqué, mais l’univers / le background a été méticuleusement construit sur une période assez inhabituelle (à part Tolkien ou Kim Stanley Robinson, j’ai un peu de mal à penser à un autre auteur avec une telle « phase préparatoire » à l’écriture), bien avant la mise en chantier du cycle, et particulièrement du tome 2 (lorsqu’il est sorti, l’univers existait déjà depuis… 18 ans !). Si on ajoute à cela le fait qu’en 580 pages, l’auteur doit vous présenter ses innombrables personnages et l’intrigue en plus de l’univers, vous vous doutez bien que l’immersion va être… brutale. Si vous êtes de ceux qui veulent qu’on leur donne dès le début les clefs de compréhension de l’univers, vous allez être déçu. Il y a des tas de références à des peuples, des nations, des civilisations ou des événements qui resteront inconnus ou quasiment du lecteur. Il y a des tas d’éléments de vocabulaire propres à cet univers à assimiler (jetez un coup d’œil à la fin du livre, au fait, ça peut aider, surtout pour les Labyrinthes et les Dieux…). Bref, si vous détestez « ne rien comprendre » (j’exagère volontairement) pendant une bonne partie d’un roman, fuyez, pauvres fous, ce livre n’est pas fait pour vous. En revanche, si vous êtes un vétéran de Dune et d’Hypérion, ça ne vous posera pas de problèmes insurmontables.

La structure est linéaire sur un certain plan, c’est-à-dire qu’il n’y a pas d’alternance flash-back / présent comme on peut en voir parfois. Par contre, comme je l’ai déjà évoqué, plus le roman avance, plus les intrigues à priori séparées jusque là s’entremêlent (comme chez Peter Hamilton par exemple). Est-ce que c’est difficile à lire ? Oui et non. C’est le nombre de personnages et le mal qu’on a à en différencier certains qui posent un certain problème, pas l’entremêlement des intrigues qui est, au contraire, clair et intéressant. Beau sens du rythme d’ailleurs à ce niveau de la part de l’auteur, les révélations et les pièces du puzzle se mettent en place avec un très bon timing.

Sur un plan plus général, le rythme est relativement tranquille au début du roman, puis subit une accélération brutale pour ne plus jamais ralentir.

La fin ne règle pas tout, loin de là, mais rappelez-vous que cette trame narrative se poursuivra dans les tomes 3 et 8, donc ne sortez pas les torches et les fourches tout de suite.

Au final

Au final, on se retrouve avec une sorte de Dark Fantasy épique politico-militaire. Épique non pas par la nette dichotomie bien / mal (complètement brouillée ici), mais par les enjeux, les protagonistes divins et le niveau de magie mis en jeu. Dark pour des raisons évidentes liées à sa parenté avec La compagnie noire. Politique pour sa parenté avec le Trône de fer en matière de luttes externes et internes entre royaumes ou factions, et militaire parce qu’on se retrouve avec un équivalent Fantasy de la SF militaire, encore une fois dans la lignée de l’oeuvre de Glen Cook.

C’est un livre à grand spectacle, très noir, rempli à ras bord de sorcellerie (attention, sorcellerie, pas magie merveilleuse, hein…), mettant en scène les dieux, mais où on suit aussi dans la boue, la crasse et le sang des troufions de base (ou presque).

C’est réputé très difficile (voire pénible, selon certains) à lire, notamment à cause de la multitude des personnages et de l’extrême richesse de l’univers, et honnêtement, on ne peut pas dire que ce soit entièrement faux. D’un autre côté, c’est plus intéressant qu’un nombre faramineux d’autres romans ou cycles de Fantasy, mais du coup, ça va se mériter. Personnellement, je préfère en baver mais avoir un monde et une intrigue riches que lire pépère et avoir oublié un roman au bout d’une semaine.

Bref, selon votre profil de lecteur, ce sera soit un chef-d’oeuvre, soit à fuir impérativement. C’est le genre de roman et de cycle polarisant, qui génère rarement des relations contrastées mais plutôt très dichotomiques : on vénère ou on déteste.

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez un deuxième avis sur ce roman, je vous conseille la lecture des critiques suivantes : celle de Shaya, celle de Nicolas Winter sur Just a word, de Lutin sur Albedo, de Blackwolf sur Blog-o-livre, de C’est pour ma culture, de Boudicca sur le Bibliocosme,

Ce livre est le tome 1 d’un cycle : vous pourriez donc être intéressé par la lecture des critiques du tome 2.0, du tome 2.5

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30 réflexions sur “Les jardins de la lune – Steven Erikson

  1. Ping : Les portes de la maison des morts – Steven Erikson | Le culte d'Apophis

  2. Ping : Les enfermés – John Scalzi | Le culte d'Apophis

  3. Ping : Le dragon ne dort jamais – Glen Cook | Le culte d'Apophis

  4. Ping : La Compagnie Noire – Glen Cook | Le culte d'Apophis

  5. Ping : La voie du dragon – Daniel Hanover | Le culte d'Apophis

  6. Ping : Un coup d’oeil sur Mars 2016 – Albédo

  7. Ping : Mage de guerre – Stephen Aryan | Le culte d'Apophis

  8. Ping : La chaîne des chiens – Steven Erikson | Le culte d'Apophis

  9. Ping : La reine de la folie – Sébastien Thréhout | Le culte d'Apophis

  10. Ping : La rose blanche – Glen Cook | Le culte d'Apophis

  11. Ping : Le château noir – Glen Cook | Le culte d'Apophis

  12. Ping : Qushmarrah : Le prix de la liberté – Glen Cook | Le culte d'Apophis

        • Apophis, non, ca va, le niveau d’amglais est plus que correct, pas besoin d’avoir une license….
          lance toi en anglais, car rien que de lire les noms des persos en francais, ca me pique les yeux…

          Aimé par 1 personne

          • Il se trouve que j’ai eu les retours de Lutin sur le tome 1 (en plus de ceux de blogueurs qui, comme moi, lisent régulièrement en anglais), et qu’ils sont tous unanimes pour dire que nous avons affaire à un niveau costaud, nettement plus que dans le livre US moyen. Donc, certes, il ne faut peut-être pas avoir fait des études universitaires dans cette langue, mais de là à dire que ce n’est pas plus difficile qu’autre chose, il y a un pas que je ne franchirais certainement pas.

            Pour le reste, la critique du tome 3 (de la VO) est prévue cette année, celle des suivants en 2018 et 2019 (voir la page « prochaines critiques »). ,

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  13. Ping : Comprendre les genres et sous-genres des littératures de l’imaginaire : partie 3 – Sous-genres majeurs de la Fantasy | Le culte d'Apophis

  14. Ping : Les Jardins de la Lune – Steven Erikson – Albédo

  15. plus c’est compliqué et obscur plus j’adore, eh ben j’ai pas été déçu sauf d ‘apprendre que les suites ne sont pas traduites hormis La prochaine (scindée en 2 ) , bref je me suis régalé, je craignais un peu au début le côté « magie » mais ça s’amalgame très bien ( on finit par en redemander !!) j’ai également apprécié le niveau d’écriture, qui excelle dans les monologues ou dialogues des personnages avec beaucoup d’humour et très raccord selon les protagonistes. Sinon t’as tout dit, je connais pas encore Glenn Cook mais GRR Martin oui donc niveau « foisonnement »je suis rodé, on a La sueur le sang mais niveau sexe ça reste assez prude, dommage avec toute cette magie c’est du gâchis ! ( je plaisante bien sûr) en tout cas excellent choix de ta liste dont je continue l’exploration.

    Aimé par 1 personne

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  19. Ping : « Les jardins de la Lune » : Kruppe recommande – C'est pour ma culture

  20. Tes critiques sont toujours intéressante, merci.
    ce livre est top, (je n’en suis qu’au chapitre 7 a Darujistan)
    c’est vrai que l’on plonge dans le bain direct, mais quel bien de ne pas se farcir des pages et des pages d’intro et de présentation , Erikson ne justifie pas son univers en nous décrivant son background, non, il nous plonge dedans et c’est a nous de bosser .
    Les (bons) livres où le lecteur n’est pas juste spectateur ne sont pas légion.
    Tu as raison Apophis, ne pas juste essayer de lire ce livre (au moins les 200 premières pages comme le préconise Erikson) serait vraiment dommage a tout lecteur.
    Et ce coté D&D fort présent, que ce soit certains traits de personnages où lle curseur est poussé au max, la magie, les dieu, les scènes d’actions, certaines situations, on sent que l’auteur est unun très bon conteur et c’est pour ça peut être qu’il a eu envie de rendre acteur le lecteur.
    Comme tout bon maitre du jeu, on présente l’univers, on a l’histoire, mais c’est le joueurlecteur qui bosse au final.
    Je trouve aussi les critiques sur les persos étranges. De mon côté des qu’un personnages apparaît dans le texte, il prend vie direct. Alors oui certains ne sont pas fouillé, mais l’auteur leur donne forme avec une économie étonnante. A voir sur la suite du bouquin.

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