L’œil d’Apophis – Numéro 9

Commentaires 39 Par défaut

Eye_of_ApophisNeuvième numéro de la série d’articles l’œil d’Apophis (car rien n’échappe à…) ! Je vous en rappelle le principe : il s’agit d’une courte présentation (pas une critique complète) de romans qui, pour une raison ou une autre, sont passés « sous le radar » des amateurs de SFFF, qui sont sortis il y a longtemps et ont été oubliés, qui n’ont pas été régulièrement réédités, ont été sous-estimés, mal promus par leur éditeur, ont été noyés dans une grosse vague de nouveautés, font partie de sous-genres mal-aimés et pas du tout dans l’air du temps, sont connus des lecteurs éclairés mais pas du « grand public », et j’en passe. Chaque numéro vous présente trois romans ou cycles : aujourd’hui, il s’agit d’Accelerando de Charles Stross, de la trilogie Éon de Greg Bear et de L’âge de diamant de Neal Stephenson.

Au passage, sachez que vous pouvez retrouver les anciens numéros de l’œil via ce tag ou bien cette page. Je vous rappelle aussi que les romans présentés ici ne sont pas automatiquement des chefs-d’oeuvre ou ceux recommandés par le site à n’importe quel amateur de SFFF (si c’est ce que vous cherchez, voyez plutôt le tag (Roman) Culte d’Apophis).

Accelerando – Charles Stross

accelerandoCe n’est pas la première fois que je parle de Charles Stross dans L’œil d’Apophis (voir le numéro 6), ce qui, finalement, est un très mauvais signe. Si je suis obligé de remettre en avant cet auteur, pourtant majeur, pour ne pas dire fondamental, en matière de Hard SF et de SF Transhumaniste, c’est qu’il y a un très gros souci de (re)connaissance. Quand je vois, par exemple, le nombre de personnes qui s’extasient sur l' »originalité » des IA-corporations-dieux de Station : la chute d’Al Robertson, je secoue la tête, un air écœuré sur mon visage. Rendons donc à César ce qui lui appartient, c’est Stross qui a inventé le concept de l’IA-corporation des lustres avant Robertson, dans son roman Accelerando, sur lequel j’ai publié une critique il y a quelques années maintenant (et sur l’aspect divinité, on pourrait aussi parler de Frank Herbert -dont l’oeuvre, je ne le martèlerai jamais assez, ne s’arrête certainement pas à Dune– et de David Zindell). Mais bon, vu que vous êtes beaucoup plus nombreux qu’à l’époque, et que tout le monde ne va pas fouiller dans les archives ou sur la page principale du blog (qui est très esthétique, d’ailleurs 😀 ), en remettre une couche ne fera certainement pas de mal.

Qu’on se le dise, donc, si vous avez à cœur de lire les romans les plus importants en matière de Singularité, d’IA et de posthumanité, Accelerando est in-con-tour-na-ble. Mais attention, comme expliqué dans la critique complète, ce n’est pas un bouquin facile, il va se mériter. Mais quel éblouissement, quelle vision d’une envergure rare ! On présente souvent Vernor Vinge comme le pape de la Singularité en SF, mais pour moi, c’est une couronne qu’il doit partager avec Stross.

Trilogie Éon – Greg Bear

éon - bearJe vous ai aussi parlé à plusieurs reprises de Greg Bear dans cette série d’articles (dans les numéros cinq et six), mais pas encore de son cycle phare, Éon, qui, outre le roman éponyme, comprend également Éternité et Héritage. Dans le tome 1, un astéroïde de 290 km de diamètre, surnommé le Caillou, venu d’au-delà du système solaire et présentant une étonnante ressemblance avec Junon, le troisième astéroïde majeur découvert autour du Soleil, passe sur une orbite proche de celle de la Terre. On y envoie une expédition, qui découvre que sept chambres ont été creusées et terraformées le long de son axe central. Deux d’entre elles contiennent des cités minutieusement entretenues par des systèmes automatiques mais vides d’occupants, et la septième, elle, semble… ne pas avoir de fin ! Elle est prolongée par un espace-temps tubulaire surnommé la Voie, potentiellement infini et en contact avec pléthore d’univers parallèles.

éternité_bearÉon montre la lutte entre OTAN et Pacte de Varsovie, au bord de la guerre nucléaire, pour s’approprier les secrets du Caillou, sur fond de conflit entre les vrais possesseurs de ce dernier et de terrifiants ennemis extraterrestres, les Jartes. Éternité continue cet arc, et montre aussi la vie d’une des protagonistes du premier livre, puis d’une de ses descendantes, dans un (excellent) monde parallèle uchronique où Alexandre le Grand a vécu jusqu’à un âge avancé et où son empire ne s’est pas disloqué à sa mort (vous en avez un alléchant aperçu à la toute fin d’Éon, lorsque la protagoniste en question constate que les pyramides de Gizeh sont beaucoup plus nombreuses que dans son souvenir). Héritage, lui, est un prélude au tome 1, qui montre l’exploration d’une planète où les organismes sont… énormes, il n’y a a pas d’autre mot, et où, surtout, l’évolution est Lamarckienne et pas Darwinienne. Un écosystème unique pour un livre passionnant de bout en bout.

héritage_bearCette trilogie est un véritable festival de la SFFF : futurs parallèles et voyage paratemporel, mondes uchroniques, pré- et post-apocalyptique, uploads de personnalités dans des environnements électroniques, réalité simulée et personnalités partielles libres de parcourir le monde ou les réseaux avant de réintégrer la psyché d’origine (on retrouve cela dans Ilium / Olympos de Dan Simmons également), Point Oméga, évolutions du langage, cosmologie appliquée permettant la création d’univers artificiels, mise en pratique d’une théorie de l’évolution autre, transhumanisme, luttes idéologiques (capitalisme / communisme, posthumanistes / sortes d’Amish de l’espace opposés à l’évolution technologique), invasion et commerce extraterrestre et inter-universel, Planet Opera et exobiologie dans le tome 3, et j’en oublie très probablement. L’uchronie du tome 2 est une de celles qui m’a le plus fasciné dans le genre, et Héritage est un Planet Opera absolument unique, qui peut, c’est à signaler, se lire de façon indépendante des deux autres. Bref, je conseille fortement ce cycle d’une ambition et d’une richesse peu commune, même s’il se révélera souvent exigeant, surtout pour le lecteur ou la lectrice peu habitué(e) à ce genre de SF de très haute volée.

L’âge de diamant – Neal Stephenson

age_de_diamantDans son genre, L’âge de diamant, prix Hugo et Locus 1996, est également un vrai festival : à la fois livre de référence du Nanopunk (dérivé du -post-Cyberpunk centré sur les nanotechnologies plus que sur la cybernétique et les réseaux), roman d’apprentissage et (néo-)Victorien, l’ouvrage brasse avec une grande réussite de nombreux thèmes, styles et ambiances. Tout part d’un ingénieur, qui reçoit pour mission de créer un livre interactif, basé sur les nanotechnologies les plus pointues, devant éduquer une jeune fille de bonne famille. L’inventeur va vouloir en créer clandestinement une copie pour sa propre fille, mais cet exemplaire va lui être volé et se retrouver entre les mains d’une gamine défavorisée, dont il va changer la vie… et bien plus encore. L’univers décrit est fascinant, car à la fois proche du nôtre sur certains plans et radicalement différent sur d’autres, dont la façon dont la géopolitique se structure et bien sûr les changements énormes impulsés par une nanotech omniprésente, jusque dans l’air lui-même.

C’est un roman à la fois visionnaire dans son anticipation de certaines technologies, bluffant dans sa façon de mêler des genres très différents ainsi que passé et présent, et passionnant sur l’aspect de l’évolution de la petite Nell, que le Manuel éduque de façon interactive en lui racontant des fables et des contes adaptés à la situation. Si vous voulez lire un des meilleurs livres que le sous-genre Nanopunk a à offrir, ne cherchez plus, vous l’avez trouvé !

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39 réflexions sur “L’œil d’Apophis – Numéro 9

  1. Tiens, j’ai justement choisi d’approcher Stross avec Accelerando (que j’avais d’ailleurs consulté dans tes archives, comme quoi cela arrive et plus que tu ne le pense je crois !)

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    • Je ne suis pas certain qu’Accelerando soit le bouquin idéal pour découvrir Stross (je conseillerais plutôt Palimpseste ou Le bureau des atrocités), mais par contre, que ce soit en premier ou en dernier dans la biblio de Stross, c’est à lire, c’est certain. Sinon, d’après les données dont je dispose, la critique sur Accelerando a été vue à peine 206 fois depuis qu’elle a été publiée. A comparer avec le trio de tête des articles les plus vus, qui se baladent entre 1801 et 2778 vues. Et je ne parle pas du nombre de critiques famélique sur ce bouquin de Stross dans la blogo et sur le net en général.

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  2. J’applaudis à l’évocation de Eon et Eternité qui sont d’excellents souvenirs de lecture (hou que c’est loin tout ça). Je n’ai pas lu la suite car elle n’était pas dispo à l’époque.
    Moins convaincu par ses romans L’Échelle de Darwin et Les Enfants de Darwin, même s’il s’agit de beaux exemples de « hard-biologie » (j’invente).

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  3. Je dois m’avouer étonné de trouver Accelerando sous l’Oeil d’Apophis. Est-ce vrai que ce roman soit passé sous le radar ? Personne ne le lis ? Comment est-ce possible ? Il s’agit là d’un des romans de SF les plus importants de ces 20 dernières années. Pour moi, il s’agit d’un chef-d’oeuvre, même si je comprends que d’autres n’accrochent pas. Mais de là à ce qu’il soit ignoré. C’est choquant !

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    • Oui, moi aussi, jusqu’à il y deux ans environ, j’étais naïf, et je croyais que tout le monde avait lu Hypérion, Vision Aveugle, le cycle de la Culture et les autres fondamentaux. Et puis j’ai bien observé ce qui se passait sur Babelio, ou l’intertextualité telle que faite sur les nouveaux blogs. Et c’est là que je me suis aperçu que l’écrasante majorité des lecteurs de SF n’avaient non seulement jamais lu ce que toi ou moi (ou Gromovar, Cédric Jeanneret, Alias, Nébal, Charybde2, etc) considérons comme des indispensables, mais que pire que ça, ils n’en avaient tout simplement jamais entendu parler (tiens regarde le nombre de gens qui ont découvert Carbone Modifié avec la série, par exemple…). C’est pour ça que le concept de l’oeil d’Apophis a progressivement glissé du petit livre méconnu mais costaud (Suprématie de McAllister, par exemple) au bouquin fondamental inconnu de 90 % du fandom (Vision aveugle, etc). Et encore, il y a des gens, sur le forum / dans les groupes de Babelio qui, en organisant des lectures communes ou des challenges, tentent de populariser ce type de bouquins, sinon la situation serait encore pire que ça. Et c’est bien pour ça que j’ai pris mon bâton de pèlerin depuis deux ans pour faire des articles pédagogiques (on va inaugurer le guide de lecture à la fin du mois ou au tout début du suivant), histoire de mettre fin à cette hérésie, de donner aux gens les clefs de ce qu’il faut lire absolument.

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      • Je te crois sur parole, mais il n’en reste pas moins que ça me paraît difficile à concevoir.

        Quoi? Aimer la SF, le Space-Opera et ne pas connaître Hypérion?
        C’est comme un fan de Cyberpunk ignorant l’existence de Neuromancer (qu’on adhère au style ou pas, ça reste vraiment un fondamental) !

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        • Ah mais c’est très facile à vérifier, il suffit de demander aux blogueurs / internautes qui fréquentent ces lieux combien d’entre eux ont entendu parler pour la première fois d’Hypérion, de Peter Hamilton ou du cycle de la Culture ici, ou à quelqu’un comme BazaR à combien de personnes il a fait découvrir ce genre de romans sur Babelio dans les 2-3 années qui viennent de s’écouler. Certes, les gens qui fréquentent les cercles les plus pointus du fandom (le forum du Belial’, par exemple) ne seront pas concernés, mais ceux-là ne constituent qu’une petite minorité des lecteurs de SF. Pour les autres, un classique de la Science-fiction, c’est Asimov / Clarke (noms tellement connus que même le grand public en a entendu parler) et ce qui a été adapté / créé au cinéma / en série ces quarante dernières années, point. Et vu que les Vision aveugle et autres Accelerando ne le seront probablement jamais, et que la plupart des gens ne cherchent pas activement à compléter leur culture livresque SF, ils ne sont connus que d’une minorité de connaisseurs.

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      • Il faut se méfier des incontournables, aussi. Parfois ils ne le sont que pour un temps. Par exemple la novella de Jason Sanford, « Sublimation angels » n’est pas traduite en français. Pourtant elle enterre complétement Océanique de Greg Egan. Elle aborde le même sujet ( le conflit entre science et religion) mais le fait d’une manière plus subtile et surtout avec un texte bien plus narratif et des personnages plus travaillés.

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  4. J’ai les greg Bear quelque part. Je me demandais vraiment ce que cela valait. J’ai maintenant ma petite idée. Et pour le Stephenson, cela fait un moment que je dois/veux lire ce roman.

    Merci pour cet Oeil , à la mire impeccable!

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  5. Tu as déjà répondu à cette remarque, mais on est sur du fondamental, là. Quand on s’intéresse à la SF, ces oeuvres-là ne peuvent pas être totalement inconnues. J’ai un peu de mal à le concevoir.
    Accelerando, de Charles Stross (sur lequel j’ai un avis mitigé : c’est clairement pas une lecture légère), ça fait partie des fondamentaux. Après, je te rejoins quand tu dis qu’il ne faut pas découvrir Charles Stross avec ce livre. J’ai lu Palimpseste, récemment, et j’ai adoré : je m’étais fait une fausse image de l’auteur, qui m’avait paru particulièrement nerd-pompeux dans Accelerando.

    Idem pour l’Âge de Diamant, qui est un fondamental. Une excellente idée par page, tout simplement. Un roman comme celui-là force le respect.
    Et, à ceux qui lisent mon commentaire, il faut vraiment passer outre la couverture. Moi, j’avoue avoir été sceptique : quoi? Des victoriens, de la nano-technologie? C’est quoi ce mélange des genres dégueulasse?
    Hé bien, pas du tout. C’est franchement réussi. Ce roman est la preuve qu’il ne faut pas juger un livre à sa couverture.

    Quant à Greg Bear, voilà un cycle dont j’ai (souvent) entendu parler sans jamais réussir à trouver le temps de le lire. Ta critique m’a confirmé dans mes regrets : il faut vraiment que je mette la main dessus, à terme.

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      • Charles Stross est manifestement plus connu dans le monde anglo-saxon qu’en France. Il a tout de même reçu plusieurs fois le Locus et le Hugo. Accelerando, notamment, a reçu le Locus du meilleur roman en 2006. Et Palimpsest le Hugo de la meilleure novella en 2010. Pour l’anecdote, Stross est aussi l’auteur de plusieurs monstres qu’on trouve dans le Fiend Folio d’AD&D. Les malheureux joueurs ayant déjà croisé un githyanki peuvent le remercier.

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        • Le problème de Stross, c’est qu’il est très polarisant, et que des bouquins comme Palimpseste ou Le bureau des atrocités se sont mangés des critiques assez négatives sur les plate-formes habituelles (Amazon, Babelio, etc). D’où le fait que ça n’incite pas forcément les gens à aller vers ces bouquins que certains présentent sous un jour très négatif. Certes, tous les bouquins de Stross ne sont pas dignes d’éloges (je pense évidemment à Aube d’acier), mais il n’en reste pas moins vraiment dommage qu’il ne soit pas plus connu chez nous.

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          • Palimpseste a eu des critiques négatives?
            Je l’ai fini il y a une poignée de mois, j’en ai plutôt un bon souvenir, pourtant. J’étais un peu surpris, même : j’avais découvert Stross avec Accelerando, je m’étais préparé à un truc hard-SF ultra-velu : pas du tout. C’était plutôt fluide.

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    • La couverture peut donner une fausse image du bouquin, en faisant croire à une uchronie rétrofuturiste à la « La machine à différences », par exemple. D’un autre côté, elle éveille la curiosité, ce qui n’est jamais mauvais.

      Il y a énormément de bonnes choses chez Bear, notamment en matière de SF orientée biologie.

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  6. Ah j’ai un excellent souvenir du Stephensen, dont on entend rarement parler en effet !
    Je ne connais pas Accelerando (ni son auteur dont je n’ai jamais entendu parler d’ailleurs !), mais ayant adoré Un feu sur l’abîme je note la référence. Et ça fait longtemps que je me dis qu’il faudrait que j’essaie Greg Bear, cet article me le confirme.

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    • Stross est capable d’opérer dans une variété de registres assez hallucinante, de la Hard-SF centrée sur la Singularité au New Space Opera et Time Opera, en passant par le Néo-Lovecraftien, qu’il soit humoristique ou pas du tout (A colder war). Si tu ne connais pas l’auteur, je te conseille cependant de commencer par Palimpseste plutôt que par Accelerando, il sera plus digeste.

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  7. Accelerando me fait de l’oeil depuis quelques temps… ayant apprécier Station : La Chute, je vais surement regarder de plus prés ce bouquin. Surtout voir le prix du fichier numérique 😉

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    • Le fichier numérique étant presque deux fois plus cher que la version poche, tu as plus intérêt à l’acheter en version physique, pour une fois (sauf si, comme moi, tu as un gros souci d’espace de stockage) 😉

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  8. je lis de la SF depuis une cinquantaine d’année et à ma grande honte je ne connais pas Stross. J’ai beaucoup aimé Éon et Éternité. Pas encore le troisième volet. Je dois dire que depuis 25 ans je vis au Québec ou la pauvreté des rayons SF des libraires est décourageante. Le culte d’Apophis que je consulte maintenant est une aide précieuse. Merci à vous.

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      • désolé j’ai doublé le message. Pour la Belle Province, malheureusement si on sort de quelques classiques, des interminables suites de Dune et des séries populaires c’est le désert, il faut commander, attendre et payer beaucoup plus cher. Je profite de voyages en France pour faire le plein. La Fantasy est mieux lotie.

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  9. Tes articles sont fantastiques pour noter des idées de lecture et pour parfaire sa culture SF.
    Faut juste ranger son ego de côté quand on te lit : « le nombre de personnes qui s’extasient sur l’ »originalité » des IA-corporations-dieux de Station : la chute d’Al Robertson, je secoue la tête, un air écœuré sur mon visage ».
    Bien sûr que pour un vieux routard comme toi cela semble risible, mais l’important n’est-il pas de s’émerveiller ? Je suis d’accord que le fait de connaître ses classiques est important. Mais apprécier la SF, ou tout autre genre, peut se faire sans une tonne de références. C’est peut-être pour cela qu’elle reste une littérature de niche, car elle est défendue, parfois, d’une mauvaise manière. Je ne dis pas que tu es un mauvais ambassadeur, je n’en ai surtout pas la prétention, mais l’ouverture est une bonne chose et ne pas imposer aux nouvelles générations de lecteur des tonnes de vieux bouquins peut-être bénéfique. Tout le monde n’a pas envie de devenir thésard en sf, juste prendre du plaisir, s’émerveiller et apprendre.ď

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    • Qu’est-ce que ça a à voir avec l’ego ? Je suis écœuré de constater que Stross ne bénéficie pas de la reconnaissance, en France, qu’il mérite amplement, et me désole que les gens prennent un type comme Robertson, qui n’a pas une seule idée originale dans son bouquin mais les a piquées ailleurs (à Stross, donc, Herbert, Banks, Simmons, etc) pour un génie. Point. Ce sont Herbert, Zindell et Stross qui sont responsables des IA-dieux ou des IA-corporations, en quoi est-ce mal d’attribuer à César ce qui lui appartient ?

      Pour le reste, ton discours est risible quand tu viens m’accuser de manquer d’ouverture, et, entre les lignes, d’être élitiste : je le suis « tellement » que j’ai passé d’innombrables heures à écrire une première série d’articles sur la taxonomie de la SFFF destinée à ceux qui en savaient moins que moi (sachant que je m’estime moi-même assez loin du haut du panier), et que je suis en train d’en écrire une deuxième pour donner des conseils de lecture. Si j’étais aussi élitiste que tu le décris, je ne me fatiguerais pas à coucher sur le papier (ou plutôt l’écran) des sujets que je maîtrise parfaitement et que des FeydRautha, des Gromovar ou des Alfaric maîtrisent également. Je m’adresserais alors exclusivement aux lecteurs expérimentés, au lieu de m’adresser à tout le monde sans mépris comme je le fais. D’ailleurs, tous les profils de lecteurs sont à l’aise chez moi, des centaines de commentaires sur des centaines d’articles ou de critiques le prouvent et viennent démentir ton discours. Maintenant, si tu connais beaucoup d’autres blogueurs soi-disant élitistes qui proposent autant de pédagogie destinée aux gens moins expérimentés qu’eux, je veux bien les noms, ça m’intéresse.

      Bref, si tu veux jouer au donneur de leçons sans avoir la courtoisie d’employer des arguments rationnels dans un discours constructif, tu vas aller le faire ailleurs, parce que m’accuser de façon fallacieuse sur mon propre blog d’actes tellement faux que n’importe quelle personne dotée de deux neurones peut s’apercevoir qu’ils ne correspondent pas à la réalité en lisant le MOINDRE article du Culte, ça va vite me gonfler. Si tu as un problème avec moi, je t’invite à passer ton chemin et à aller voir sur d’autres blogs si le style, la ligne éditoriale ou je ne sais quoi te conviennent plus.

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      • En fait, c’est le mot « écœuré » qui me dérange.
        « Nausée provoquée par quelque chose de désagréable aux sens ; haut-le-cœur. Sentiment de dégoût provoqué par quelque chose d’odieux. »

        Les mots ont un sens et en employant de tel propos tu n’as pas l’impression d’insulter tout ceux ont apprécié ce roman à sa juste valeur (que ce soit celui-ci ou un autre d’ailleurs, je ne défend pas spécialement ce livre). En gros, tu es écœuré par l’émerveillement qu’à pu provoquer ces idées alors que les gens n’en connaissent pas l’origine. Si t’es écœuré par la méconnaissance de Stross, il faut le tourner autrement.
        Dans la culture, tout le monde copie tout le monde, et ce depuis la nuit du temps, les idées se transmettent, se transforment et les gens se les réapproprient.

        Bref, je vais garder mes propos fallacieux et non construit pour moi.

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        • Je te renvoie à la phrase qui précède celle que tu dénonces : « Si je suis obligé de remettre en avant cet auteur, pourtant majeur, pour ne pas dire fondamental, en matière de Hard SF et de SF Transhumaniste, c’est qu’il y a un très gros souci de (re)connaissance ». Il me paraît donc clair que mon paragraphe n’a aucun souci de tournure, mais que par contre tu y vois ce que tu veux y voir.

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