Envoûtant, mais…
Abimagique est un des trois romans courts de la collection Une heure-lumière qui doit paraître le 29 août 2019, les deux autres étant Acadie et L’enfance attribuée (ceux d’entre vous qui lisent Bifrost pourront découvrir mes recensions les concernant dans le prochain numéro du magazine ; les autres les liront sur ce blog en 2020. Précisons toutefois que je vous reparlerai de David Marusek dans quelques jours, ce qui en dit long sur l’intérêt que j’ai trouvé à L’enfance attribuée). C’est la deuxième novella publiée en UHL signée Lucius Shepard, après l’excellent Les attracteurs de Rose Street, à mon sens un des meilleurs titres de la collection. J’ai bien peur, cependant, que la réception de ce nouveau titre soit plus mitigée : personnellement, il m’a beaucoup plu, pour des raisons que je vais vous expliquer dans la suite de cet article, mais le fait qu’il s’agisse de Fantastique au sens traditionnel du terme, c’est-à-dire que l’auteur ne donne aucune explication tranchée à la fin (que ce soit sur la réalité des événements ou leur cause), risque d’en décontenancer plus d’un(e). Mais bon, un texte qui cite le groupe Tool peut-il être mauvais, je vous le demande ?
La traduction, comme d’habitude avec lui impeccable, est signée Jean-Daniel Brèque (dont on découvrira que c’est un sectateur nantais au service de sorcières tantriques ^^), et la couverture est l’oeuvre de l’illustrateur attitré de la collection, Aurélien Police. Continuer à lire « Abimagique – Lucius Shepard »
Crowfall est le troisième tome du cycle Blackwing, les deux premiers ayant été traduits en français sous les titres
En complément du
Le 4 septembre 2019, sortira chez Albin Michel Imaginaire Semiosis de Sue Burke, que j’ai pour ma part lu en VO il y a un an et demi. Vous pouvez lire ma critique complète
Howling dark est le second tome de la tétralogie Sun Eater, après
The ascent to godhood est la quatrième novella du cycle Tensorate, par Jy Yang, après
Treizième numéro de la série d’articles l’œil d’Apophis (car rien n’échappe à…) ! Je vous en rappelle le principe : il s’agit d’une courte présentation (pas une critique complète) de romans qui, pour une raison ou une autre, sont passés « sous le radar » des amateurs de SFFF, qui sont sortis il y a longtemps et ont été oubliés, qui n’ont pas été régulièrement réédités, ont été sous-estimés, ont été noyés dans une grosse vague de nouveautés, font partie de sous-genres mal-aimés et pas du tout dans l’air du temps, sont connus des lecteurs éclairés mais pas du « grand public », pour lesquels on se dit « il faudra absolument que je le lise… un jour » alors qu’on ne le fait jamais, et j’en passe. Chaque numéro vous présente trois romans ou cycles : aujourd’hui, il s’agit de Black Man de Richard Morgan, L’essence de l’art de Iain M. Banks et du cycle Terremer d’Ursula Le Guin.
Depuis environ un an et demi, on m’a demandé pas mal de conseils relatifs à l’ouverture ou à la tenue d’un blog : que faire, ne pas faire, comment le faire ? Comment être plus attractif, faire plus de vues ? Comment marchent les liens d’affiliation et autres partenariats avec Amazon ou la FNAC ? Quelle est la méthode pour structurer une critique ? Quelle est la recette pour établir un programme de lecture ? J’ai répondu aussi bien et aussi souvent que je le pouvais, dans la mesure de mes connaissances et de mon temps disponible. Et puis je me suis fait la réflexion qu’une réponse donnée en MP sur telle ou telle plate-forme ou par mail pouvait potentiellement profiter à d’autres personnes intéressées par le même sujet. Et que, donc, faire une série d’articles consacrés aux conseils aux blogueurs, le fait que l’expérience accumulée puisse profiter à d’autres, ne serait pas une mauvaise idée.
Kerstin Hall est une autrice sud-africaine, membre de l’équipe de Beneath Ceaseless Skies, dont la novella The border keeper est le premier roman (et, à peu de choses près, la première publication, si je me fie à Goodreads), mais, à mon humble avis (ou d’après celui de Max Gladstone, qui a encensé ce texte), certainement pas le dernier. Pour ma part, je serais un peu plus mesuré que l’américain, même si comme nous allons le voir, je reconnais à ce bouquin des qualités certaines, à commencer par son atmosphère unique.
Je vais un peu anticiper sur la partie « définitions » de cet article, mais dans mon