ABACAB 1 – Le programme de lecture

cropped-apophis-ra_symbolDepuis environ un an et demi, on m’a demandé pas mal de conseils relatifs à l’ouverture ou à la tenue d’un blog : que faire, ne pas faire, comment le faire ? Comment être plus attractif, faire plus de vues ? Comment marchent les liens d’affiliation et autres partenariats avec Amazon ou la FNAC ? Quelle est la méthode pour structurer une critique ? Quelle est la recette pour établir un programme de lecture ? J’ai répondu aussi bien et aussi souvent que je le pouvais, dans la mesure de mes connaissances et de mon temps disponible. Et puis je me suis fait la réflexion qu’une réponse donnée en MP sur telle ou telle plate-forme ou par mail pouvait potentiellement profiter à d’autres personnes intéressées par le même sujet. Et que, donc, faire une série d’articles consacrés aux conseils aux blogueurs, le fait que l’expérience accumulée puisse profiter à d’autres, ne serait pas une mauvaise idée.

Comme toute série d’articles de fond sur Le culte d’Apophis, celle-ci devait avoir un nom, de préférence qui pète la classe et / ou humoristique. J’ai eu un éclair de génie, en lien avec une de mes chansons de Genesis préférées : cette nouvelle série d’articles s’appellera donc ABACAB (Apophis fait sa Bonne Action en donnant des Conseils Aux Blogueurs). Et pour l’inaugurer, nous allons nous attaquer à un sujet épineux : le programme de lecture. Générique et c’est parti !

Qu’est-ce qu’un programme de lecture ? 

Un programme de lecture est une sorte d’agenda disant qu’à telle période, le blogueur lira tel ou tel livre. La « période » concernée peut aller du très vague (« En 2020, je lirai ça ») au plus précis (« En mars 2020, je lirai ça »), voire au très précis (« Le 13 mars 2020, je commencerai ça »). Le programme de lecture peut être suivi à la lettre, suivi mais en laissant de la place aux changements de dernière minute, suivi à la lettre pour certains livres mais pas pour d’autres (nous allons en reparler) ou bien ne servir que de vague guide et être régulièrement ignoré. Dans ce tout dernier cas, je dirais que vous avez tout intérêt à la garder pour vous, car annoncer un programme que vous ne suivrez majoritairement pas peut être déstabilisant, voire énervant pour certains membres de votre communauté.

Suis-je obligé d’établir un programme de lecture ? Pourquoi en faire un ?

Sur le papier, non. En pratique, à partir du moment où vous commencez à bénéficier de SP (services de presse), ou à concourir à des opérations comme Masse Critique sur Babelio, oui. Je m’explique : si un auteur / une maison d’édition vous fait confiance en vous confiant un SP, la moindre des choses est de publier une critique dans un délai raisonnable (au passage, j’ai déjà vu des blogueurs recevoir des exemplaires du tome n d’un cycle et ne publier leur critique -quand ils le font…- que lors de la sortie du tome n+1-2, soit un ou deux ans après). Vous devez donc planifier vos lectures afin d’être en mesure de le faire en temps et en heure. Et donc organiser un minimum ce que vous allez lire et à quel moment / dans quel ordre. C’est la même chose pour Masse Critique (par exemple), où vous gagnez un exemplaire gratuit d’un livre à la seule condition d’écrire une critique dessus ET de la publier moins d’un mois après la réception dudit livre. Et c’est encore plus sensible si une maison d’édition vous fait bénéficier d’une grosse exclusivité en vous confiant à l’avance des épreuves d’un livre qui n’est pas encore sorti et en vous permettant de publier votre critique avant la date fatidique : dans ce cas, il est évident que vous n’allez pas rater une telle opportunité et que vous devez donc vous organiser pour lire le bouquin concerné avant sa sortie officielle !

Un programme de lecture peut aussi être très utile si vous cherchez à surfer sur l’actualité : on ne va pas se mentir, les blogs qui publient leurs critiques au plus près de la sortie d’un roman (en VF, voire en VO) seront automatiquement plus suivis que ceux qui ne sortent leurs recensions que des mois après (et je ne connais aucun blogueur -qui n’est pas dans une posture, du moins- qui bosse des heures chaque semaine sur son blog pour faire moins de 500 vues par mois et stagner à ce niveau pendant des années : un blog est extrêmement chronophage, et personne ne sacrifie ses autres loisirs ou sa vie sociale pour ne pas être lu, il faut être honnête). Même si ce n’est pas toujours vrai : par exemple, mon avis sur Gagner la guerre de Jaworski était apparemment très attendu, alors qu’à la base, quand j’ai mis en ligne ma critique, tout le monde ou presque avait lu ce bouquin depuis longtemps. De même, j’ai beaucoup de demandes pour des critiques sur du Gemmell, alors que là aussi, tout le monde ou presque a déjà lu ces livres. J’ai envie de dire que tout dépend de ce que vous proposez dans vos critiques : si elles sont plus fouillées que celles qui existent, si la manière dont vous les tournez fait vivre l’histoire du livre à vos lecteurs, ou leur rappelle leurs bons souvenirs de lecture, vous pouvez être aussi pertinent, sur un plan bassement matériel et comptable (en terme de nombre de vues) en proposant une critique de vieux bouquin que celle d’une nouveauté. Sans compter qu’à mon avis, remettre en avant certains chefs-d’oeuvre oubliés est plus pertinent que de chroniquer à tout prix une nouveauté fadasse.

Enfin, un programme de lecture peut également vous aider à ne pas vous concentrer que sur les nouveautés ou les achats coup de cœur, et vous « forcer » (voir plus loin) à vider votre PAL (pile à lire : les livres que vous possédez et non-lus), faute de quoi elle va finir par prendre des proportions démesurées, dans une fuite en avant irrépressible.

Construire un programme de lecture

Comment faire pour établir le programme ? En fait, c’est très simple, il y a une « recette », et si vous la suivez, il ne vous posera aucune difficulté (mais voir plus loin quand-même  😀 ). Il vous faut tout d’abord établir le nombre de pages que vous êtes capable de lire chaque jour, que ce soit chez vous (le soir si vous travaillez, toute la journée si ce n’est pas le cas -vacances, week-ends, jours de récupération, congé maternité, arrêt de travail, chômage, télétravail, etc-), dans les transports en commun si vous les empruntez, voire… au boulot (pause de midi, voire dans la journée si c’est vous le boss). Une fois que c’est fait, vous savez combien de temps vous prendra la lecture d’un livre donné, et donc quelle quantité de romans vous pouvez caser dans un mois de lecture. Je vais prendre un exemple : je sais que je suis capable de lire 100 pages / jour, jusqu’à 200 si j’ai assez de temps (ce qui est rare) et d’énergie (ce qui est encore plus rare) pour ça. Je vais donc partir sur la base de 100 p / jour, ce qui fait que je sais que la lecture d’un livre qui en fait 500 me prendra 5 jours.

Attention à ne pas être trop rigide dans vos programmes, et à ne pas essayer de bourrer au maximum celui d’un mois donné : rappelez-vous par exemple qu’après avoir fini un roman, vous êtes supposé en écrire la critique, et que si vous faites partie des blogueurs qui en rédigent de longues et détaillées (Nébal, Lutin, Évasion Imaginaire, Les chroniques du Chroniqueur, La bibliothèque d’Aelinel, Le Bibliocosme, etc), cela peut prendre autant de temps qu’une partie, voire la totalité, du temps de lecture attribué à un jour donné. Donc, à moins que vous ne bénéficiez d’assez de temps et d’énergie pour lire votre quota journalier de pages ET écrire votre recension, prévoyez un jour de plus pour chaque livre, qui sera uniquement consacré à l’écriture de sa critique. De même, à moins que vous ne soyez bilingue en anglais, je vous conseille d’arrondir le nombre de jours nécessaires vers le haut pour les bouquins en VO : si un bouquin fait 540 pages en VF, je prévois 5j de lecture, alors qu’en VO, j’en compte 6, car on lit fatalement moins vite en anglais (même avec de l’expérience) et car on a tendance à plus vite saturer.

Attention aussi à ne pas tomber dans un piège insidieux : il ne s’agit pas d’une moyenne sur la semaine mais bel et bien de ce que vous pouvez lire de façon réaliste chaque jour. Admettons qu’entre les trajets en train / RER et ce que vous lisez à la pause de midi / avant de vous coucher, vous puissiez avancer de 75 pages par jour en semaine, mais que le week-end, vous ayez assez de temps pour en lire 125 : le chiffre à retenir pour le programme  de lecture n’est PAS de (5×75) + (2×125) / 7… mais 75. Si vous êtes capable de faire plus certains jours, c’est bien, mais le programme de lecture doit être établi de façon à ce que (surtout pour un SP ou une Masse Critique Babelio) vous soyez capable de le tenir même dans le « pire des cas » (les jours où vous avez le moins de possibilités pour lire -ou lire dans de bonnes conditions, ce qui est encore un autre problème-, typiquement la semaine par opposition au week-end). Il faut toutefois dire que selon la mise en page, la taille de la police utilisée, le fait qu’il s’agisse d’un poche ou d’un grand format, d’un auteur au style fluide ou pas, etc, 125 pages d’un roman donné peuvent être plus faciles à lire que 50 pages d’un autre…

Une fois que vous avez votre nombre de pages / jour, établir le programme devient beaucoup plus facile. Je vais continuer sur mon propre exemple, donc 100p / jour. Je vais donc commencer par placer dans le programme de chaque mois ce que je considère comme prioritaire, à savoir, dans mon cas, les SP, les bouquins gagnés sur Masse Critique, ceux confiés directement par l’auteur, et les nouveautés, que ce soit en VO ou en VF. Rien que cela me donne déjà deux indications : 1/ le nombre de pages que cela représente et 2/ à quelle date je dois commencer ou finir tel ou tel roman. Au passage, j’en profite pour dire que personnellement, je m’arrange pour que, sauf catastrophe, le programme du mois précédent ne déborde JAMAIS sur le suivant, et que celui du mois en cours ne déborde JAMAIS sur celui du mois qui le suit. Ce qui peut poser des soucis pour boucher certains trous. Mais je vais y revenir.

Je vais prendre un exemple, celui du mois d’octobre 2019, qui compte 31 jours, soit l’équivalent de 3100 pages à mon rythme de lecture personnel de 100 pages / jour : il y a quatre nouveautés qui sortent ce mois-ci et que je veux lire, à savoir Trop semblable à l’éclair d’Ada Palmer, The quantum garden de Derek Künsken, Interference de Sue Burke et The true bastards de Jonathan French. J’ai calculé qu’à 100 pages / jour, il me faudra environ 16 jours pour lire ces quatre là. Donc, rien qu’en plaçant les nouveautés que je veux lire absolument au plus près de leur sortie, j’ai déjà rempli 16 des 31 jours de mon programme de lecture d’octobre 2019. Ce qui me laisse donc 15 autres jours à remplir. Comment fait-on cela ? Il y a différentes possibilités : insérer des livres de la PAL pour la vider, des titres de la wish-list (livres non possédés mais qu’on a envie de lire), des livres qui sont encore de relatives nouveautés mais que, pour diverses raisons (notamment le fait que les différents éditeurs aient tendance à sortir leurs grosses nouveautés du mois le même jour…), vous n’avez pas encore pu lire, ou encore des livres que vous avez besoin de lire pour préparer la future lecture d’une nouveauté, un article de fond, etc.

Je reprends mon exemple de mon programme du mois d’octobre 2019 : je n’ai pas encore pris le temps de lire le tome 6 de The Expanse, alors que le 7 sort début novembre. Je vais donc faire coup double en me remettant à jour tout en vidant ma PAL d’une unité en programmant Les cendres de Babylone en octobre. Ce qui porte mon total à 22 jours sur 31. Je vois aussi que Spaceside de Michael Mammay sera sorti depuis le 22 août, et que je ne pourrais pas le lire en septembre. Je le programme donc en octobre, histoire de ne pas le lire trop loin de sa sortie. Le total est donc de 25 j. Reste 6j, donc : parce que je veux finir le cycle principal de l’Honorverse, je programme les deux tomes d’En mission de David Weber pour boucler le mois (sachant que je lis cet auteur plus facilement, sans saturer, que n’importe quel autre, et que je serai donc capable de lire les 800 pages des deux tomes en 6j sans problème). Le compte est donc bon : 31j.

Reste maintenant à déterminer dans quel ordre je vais lire ces romans : pour ma part, je tente toujours de commencer une nouveauté le jour de sa sortie, le jour suivant au pire, donc je vais utiliser ce qui n’est pas prioritaire (En mission) pour boucher les trous, quitte à morceler ma lecture. Si vous en avez la possibilité, vous pouvez aussi lire des novellas ou des romans de moins de 300 pages pour boucher les trous entre vos lectures prioritaires tout en évitant de morceler vos lectures. C’est ce que je fais quand je le peux. Une autre solution est l’anthologie de nouvelles, qui peut être lue de façon dispersée sans aucun problème, puis chroniquée en un bloc.

Au final, l’ordre et programme de lecture sera le suivant en octobre 2019 :

  • Les cendres de Babylone – James S.A. Corey
  • The true bastards – Jonathan French
  • En mission – tome 1 – David Weber
  • The quantum garden – Derek Künsken
  • En mission – tome 2 – David Weber
  • Interference – Sue Burke
  • Trop semblable à l’éclair – Ada Palmer
  • Spaceside – Michael Mammay

Équilibrer un programme de lecture… ou pas ? 

Une autre question épineuse est de savoir ce que vous devez mettre dans votre programme de lecture. Pour celles qui sont prioritaires (SP, nouveautés, etc), la question ne se pose pas, mais en revanche, on doit à mon avis clairement se la poser pour celles qui servent à »boucher les trous ». La communauté d’un blog est rarement monolithique (sauf si le blog lui-même l’est : si vous proposez 90 % de lectures relevant du même genre / sous-genre, 75 % de VO et seulement ce qui vous paraît être la crème de la crème de la SFF, votre communauté sera très différente de celle d’un blog comme le mien), et les attentes de ses diverses composantes peuvent être très hétérogènes. Ceux qui ne lisent pas en anglais peuvent trouver que les lectures en VO sont trop présentes dans votre programme (ce à quoi je réponds toujours : certaines de mes lectures en VO d’aujourd’hui seront sans doute vos lectures en VF d’après-demain  😉 ), d’autres qu’il y a trop de Hard SF, ou pas assez d’uchronie, ou encore le lectorat féminin (une partie, du moins) peut ne pas être intéressé par la SF militaire alors que par contre, de la Fantasy of Manners le séduira plus (l’inverse est aussi possible, on connaît nos déesses de la guerre, Boudicca et Lutin  😉 ).

Je ne vous dirai jamais de lire un bouquin juste pour faire plus de vues / visiteurs, ou parce que vous savez que ça va plaire à la majorité de votre communauté. Je ne l’ai jamais fait et ne le ferai jamais. Vous devez d’abord lire pour vous, et pour personne d’autre, donc ce que VOUS avez envie de lire. Certaines fois, vous aurez l’impression de vous tirer une balle dans le pied, alors que les résultats vous surprendront. Quand, au cours de la 2e année du blog, j’ai décidé d’une énorme montée en puissance de la lecture en VO, je pensais que ma fréquentation allait s’effondrer, et c’est exactement le contraire qui s’est passé : elle a explosé. Toutefois, à partir de la liste de bouquins que vous voulez lire, je vous conseille d’essayer de maintenir, dans la mesure du possible, un certain équilibre, afin que chaque facette de votre communauté ait quelque chose qu’elle apprécie au moins de temps en temps. Donc de lire un peu de Fantastique, d’uchronie, puis de VO, suivie par de la VF, de Fantasy, puis un peu de SF, etc. Donc, toujours dans ce que vous comptiez de toute façon lire, d’alterner, de varier. C’est, pour moi, le secret d’un programme optimal. Même si l’expérience me prouve tous les jours qu’un programme non optimisé marche presque aussi bien, en tout cas dans mon cas personnel.

Faut-il suivre le programme de lecture à la lettre… ou pas ? 

La réponse est : oui et non. Oui, vous devez impérativement suivre le programme des lectures qui sont prioritaires. Je vais vous donner un exemple : je dois lire en août, pour le compte de Bifrost, deux des trois prochains Une-heure lumière, à savoir L’enfance attribuée de David Marusek et Acadie de Dave Hutchinson, plus Aurora de Kim Stanley Robinson qui sort chez Bragelonne. Puisque c’est pour Bifrost, c’est à la fois ultra-prioritaire (on m’a fait confiance en m’intégrant à un groupe de critiques de très grande qualité, je ne compte pas décevoir cette confiance) ET il y a une deadline. Donc quoi qu’il m’arrive (sauf énorme catastrophe du genre accident, décès, etc), je vais 1/ lire ces romans et 2/ avant la deadline. De plus, j’ai aussi besoin de lire un Joe Abercrombie pour préparer la sortie du très attendu premier tome de sa seconde trilogie dans le monde de La première loi, donc de mon point de vue, c’est presque aussi prioritaire. Enfin, trois nouveautés en VO m’intéressent aussi beaucoup ce mois-là, donc je vais essayer, dans la mesure du possible, de les lire comme prévu.

Cependant, comme nous l’avons vu, chaque mois (sauf énorme concentration de SP / de nouveautés / lectures prioritaires), vous allez aussi programmer des lectures « de remplissage ». En plus de servir de bouche-trou, elles vont aussi être vos variables d’ajustement. Admettons par exemple que vous découvriez l’existence d’un bouquin, sur le point de sortir ou déjà sorti, et que vous ayez une GROSSE envie de lire. Vous pouvez très bien repousser la lecture d’une de vos variables d’ajustement à un mois ultérieur et intégrer votre découverte à la place (restera la question épineuse de la taille : si votre coup de cœur fait 600 pages et que votre variable d’ajustement en fait 400, vous allez soit devoir repousser deux livres pour en caser un seul, soit vous mettre en « mode turbo » pour lire un livre de 600 pages dans la période que vous prenez habituellement… pour en lire 400. Migraine et stress en perspective !).

La philosophie est donc qu’en-dehors des ultra-priorités (Bifrost / masse critique / SP pour moi, par exemple), TOUT LE RESTE doit être ajustable, y compris les nouveautés, même si dans leur cas, c’est toujours mieux pour l’audience du blog de respecter à la lettre la partie du programme qui les concerne. Moi-même, je me suis rigidement tenu à mon programme pendant les premières années du blog, jusqu’à ce que différents facteurs me conduisent à adopter à son égard une attitude plus saine, je pense. La lecture doit rester un plaisir, et un blog n’est pas (sauf si on s’appelle EnjoyPhoenix) un boulot. Donc si à l’instant T, vous avez envie de lire le bouquin B, qui n’était pas prévu (ou pas prévu ce mois-ci, etc), à la place de A, ET que cela ne remet pas en cause vos engagements (question de respect envers les maisons d’édition qui vous font confiance), eh bien faites ce que vous avez envie de faire, point. Moi-même, je déplace souvent certaines lectures « de remplissage » (telles que définies plus haut) pour placer un truc que je viens juste de découvrir et que je suis impatient de lire. Ou parce que l’éditeur machin a annoncé la parution du tome 4 de la saga truc pour dans trois mois, et que vu que je n’ai pas lu le tome 3, ça devient urgent, là.

Attention toutefois à ne pas tomber dans l’excès inverse, à savoir établir un programme et ne pratiquement jamais le respecter : d’une part, établir ledit programme peut prendre du temps, surtout si vous cherchez à proposer beaucoup de critiques de nouveautés (dans ce cas, vous devrez rechercher en aval ce qui sort, et quand, ce qui ne sera pas très difficile pour la VO mais nettement plus pour la VF, les maisons d’édition françaises étant cachottières et offrant rarement plus de 3 à 6 mois de visibilité réelle -j’ai même vu une fois un bouquin majeur qui n’a été annoncé que quelques jours avant sa mise en vente au public-), donc faire tout ce boulot pour rien n’est pas franchement très malin ; d’autre part, si vous annoncez un programme et que vous ne le respectez jamais, vous n’allez pas donner une image très sérieuse, et potentiellement perdre certains membres de votre communauté ; enfin, si vous êtes supposé lire un SP, un roman gagné dans le cadre de Masse Critique ou équivalent, etc, et que vous ne le faites pas, vous risquez fortement de ne plus rien recevoir si on vous catalogue indigne de confiance. Un cas de force majeure, ça arrive à tout le monde de temps en temps, mais par contre, si vous faites exprès de ne pas tenir vos engagements, eh bien à terme, vous ne recevrez tout simplement plus rien.

Si jamais vous ressentez une lassitude envers la lecture / l’écriture de chroniques, et que la « panne » est proche, le programme deviendra évidemment caduque. Dans ce cas, mon conseil est de ne surtout pas vous arrêter complètement de lire ou d’écrire pour votre blog, mais d’alléger la planification : moi-même, je ne suis, en ce moment, en partie à cause de la chaleur et en partie à cause d’autres facteurs, pas en capacité de tenir mes 100 pages / jour. J’ai donc éliminé un roman du programme de juillet (je l’ai transféré à un mois ultérieur), et ne lirai que 50 pages / jour jusqu’à la fin du mois.

Pour terminer, sachez qu’il existe des tas d’outils pour se tenir au courant des sorties à venir : réseaux sociaux, catalogues papier et blogs des éditeurs, programme de parution de Noosfere ou équivalent, sites marchands, forums ou sites spécialisés (Belial’, Elbakin, etc), blogs des auteurs, etc.

Rendre son programme de lecture public… ou pas ?

L’expérience m’a appris que rendre le programme visible sur le long terme (des mois, voire des années -le mien est établi jusqu’en 2023-) était une mauvaise idée, et vu que le but de cet article est de vous faire un RETEX (retour d’expérience -comme dirait l’Araignée Verte-), autant vous le dire franchement. Le programme du Culte a été public pendant des années, et m’a amené tout un tas de remarques dont, toujours aussi franchement, je me serais bien passé, dans le genre « J’ai vu que vous ne lisiez rien le 7 juin 2053, puis-je vous proposer mon livre ? », « Vous étiez supposé lire Machin de Bidule en juin 2018, vous ne l’avez pas fait, c’est un scandale, je me désabonne ! », ou encore « Salu Apofisse, jé vu ke tu ne lisé rien an mars 2023, tu devré lir se boukain d’Urban Fantasy Young Adult, je sui sûre que tu va adorai laule xD xtrptdr !!! ».

D’un autre côté, dévoiler le programme à l’échelle de quelques semaines me paraît normal : à condition de bien préciser que l’ordre de lecture et certains bouquins dans la liste sont susceptibles de changer / disparaître / être repoussés, cela donne à votre communauté un aperçu de ce qui est à venir pendant cette période sur votre blog. Certains autres blogueurs, ou des personnes qui vous suivent, peuvent attendre votre avis avant d’investir de l’argent dans un livre, surtout si vous êtes réactif sur les nouveautés. Leur annoncer que vous allez chroniquer ledit livre (et au plus près de sa sortie), et vous y tenir, évidemment, est une marque de respect envers eux, l’assurance de dire « je pense que tu comptes sur moi, je ne te décevrai pas ». Une personne qui vous découvre peut aussi voir, via le programme, si vous allez proposer d’autres livres dans le genre de celui que vous venez de critiquer, et donc voir si cela vaut la peine de s’abonner / s’intéresser à votre futur travail… ou pas.

***

J’espère que ce nouveau concept d’article de fond vous aura plu. Si c’est le cas, je vous en proposerai d’autres du même genre dans les mois à venir (la construction d’une critique, notamment). Si vous avez des demandes, des questions que vous vous posez et que vous aimeriez bien voir traitées, n’hésitez pas à vous exprimer en commentaires.

***

Retour à la page d’accueil

30 réflexions sur “ABACAB 1 – Le programme de lecture

  1. Très bonne idée de série.
    Pour ma.part, je tiens aucun programme, je me contente de piocher le livre qui me fait envie apres en avoir termine un autre.
    Évidemment, en cas de SP, le bouquin grille la priorité. A tout le monde.

    J’avais fais une liste PAL sur senscritique mais je m’y suis tellement pas tenu qu’elle pourrit dans son coin… Je crois que j’ai pas la discipline 😀

    La seule visibilité que mon lectorat aura c’est la couv de ma lecture en cours sur le site

    Aimé par 1 personne

  2. Tu as réalisé un super boulot sur ce billet. Alors autant je n’ai pas le souhait de faire un blog, autant je trouve génial de découvrir comment tu agences tout ça. Chapeau !
    (Mince, en octobre sera essentiellement de la SF…Hahahahaha ;D )

    Aimé par 1 personne

    • Merci ! En plus de donner des conseils, ça me permet aussi d’expliquer, effectivement, comment fonctionne le Culte.

      Oui, c’est vrai. Mais comme je l’explique dans l’article, je ne cherche plus tellement à équilibrer exprès les différents genres. Je me suis aperçu que sur une année, ça s’équilibrait tout seul entre SF et Fantasy, même si certains mois ce sera en effet nettement SF et d’autres beaucoup plus Fantasy.

      J'aime

  3. J’ai un vague programme mais entre les multiples tentations (livres, séries, films, sorties, jeux…) je n’arrive pas à le tenir, et j’ai depuis longtemps cessé de m’en inquiéter.
    Donc respect si toi tu y arrives et que ça te convient, l’essentiel est de se faire plaisir, pas de se mettre la pression ou de s’enfermer dans un système trop rigide.
    é t’m pa l’urbane fantaisi ioung adult, toi ? Wesh wesh !

    Aimé par 1 personne

    • J’ai lâché beaucoup de lest sur le respect du programme depuis un peu moins d’un an. Parce que effectivement, je m’étais enfermé dans un système trop rigide. Il y a des lectures que j’essaye encore de faire en temps et en heure, mais pour le reste, si ça se fait en 8j au lieu de 6, ou deux mois après, eh bien ce n’est pas grave.
      (jeu sui ainpraisioner pahr ta métrize du langaj kikoolol LAWL. Sa sen leu papa d’hadolésans MDR).

      Aimé par 1 personne

  4. C’est rigolo ton article. Merci de faire partager ta façon de fonctionner mais il me semble qu’elle ne soit pas représentative des bloggers. Ca fait un peu « pro » et je me demande si le plaisir ne se noie pas dans le programme. Mais le résultat est là, tu as de nombreux visiteurs et commentaires donc ta méthode est bonne pour toi. 😉

    Sinon, j’ai une remarque qui va bouleverser ton calcul. Le nombre de pages est un paramètre trop aléatoire : 100 pages d’Amelie Nothomb ce n’est pas pareil que 100 pages de Kim Stanley Robinson. IL vaut mieux calculer en nombre de mots ou de signes, non ? (Ok, c’est moins facile à trouver comme info !) lol

    Bref j’attends la suite des articles avec curiosité… c’est pour quand ? Il faut que je mette à jour mon programme de lectures des blogopotes. :-p

    J'aime

    • Concernant le fait qu’un nombre de pages n’est pas vraiment transposable d’un auteur à l’autre, d’une mise en page à l’autre, etc, j’en dis un mot dans l’article. Toutefois, ça reste, et de très loin, le mode de calcul le plus simple. Je ne me vois pas m’amuser à aller chercher le nombre de mots / signes à chaque fois alors que le nombre de pages se voit en un coup d’œil, que ce soit sur le livre physique ou sur la page du marchand chez qui tu as acheté la version électronique.

      Concernant le prochain article, ce sera pour 2020. J’ai des choses plus prioritaires à écrire en matière d’articles de fond : SF & astéroïdes (en cours d’écriture, publication en août), Big Dumb Objects, plus deux guides de lecture (qui concerneront des sous-genres de la Fantasy) avant la fin 2019.

      J'aime

      • C’était une boutade. 😉

        Comme le dit le chien c’est sympa de voir comment tu fonctionnes et je trouve que c’est plus intéressant dans ce sens que comme premier conseil pour bloguer. Mais ce n’est que mon avis et je le partage.

        J'aime

  5. Je suis content que cette méthode marche pour toi, mais franchement je suis curieux : tu trouves encore du plaisir à lire ? Non parce que là cela ressemble à une organisation digne d’un travail.

    Alors oui plaisir et travail ne sont pas incompatibles, et oui tenir un blog peut demander du travail. Mais si tu vois ton blogue comme du travail (même qui fait plaisir) tu en retires quoi toi : de la reconnaissance d’une communauté ou d’un milieu professionnel, de l’argent (et là est-ce que cela permet de gagner sa vie, car là j’ai comme un doute, et si tu me réponds oui j’aimerai alors bien que tu parles chiffres, et par chiffres j’entend : argent).

    Après je suis sans doute un blogueur raté, mais à la question comment bloguer ma réponse à moi serait : fais comme tu le sens, l’important c’est de se faire plaisir le reste c’est accessoire car de toute façon tu n’as quasiment aucune chance de pouvoir en vivre.

    J'aime

    • Je suis étonné par tes questions, vu que précisément, les remarques que tu soulèves sont abordées dans l’article. J’y explique qu’un blog n’est pas un travail, que le plaisir doit primer avant tout, etc. Je vais donc mettre ça sur le compte de la chaleur 😉

      Pour le reste, il s’agit avant tout d’organiser l’ordre / le moment où je vais lire les romans que j’ai envie de lire. Je ne vois pas en quoi plaisir et organisation seraient, donc, incompatibles, ni en quoi un peu d’organisation transformerait soudain un blog en « travail », à condition que le programme ne devienne pas un carcan. Et quand j’ai eu le sentiment qu’il en devenait un, je me suis mis à l’alléger, puis à ne le suivre à la lettre que pour ce qui me paraissait indispensable (tel que c’est expliqué dans l’article : SP, etc).

      Enfin, non, aucun blogueur littéraire n’a de chance de vivre de son blog (contrairement à un blog beauté ou DIY), mais je vois très mal ce que cela vient faire dans la conversation. L’article parle de la façon d’organiser un programme de lecture si on a envie / besoin de le faire, pas de la façon de faire du pognon avec son blog et encore moins d’en vivre.

      J'aime

  6. Bravo pour cet article et merci beaucoup pour les conseils ! 🙂 Et merci aussi d’avoir cité mon blog dans la catégorie chroniques détaillées 🙂 .
    J’essaie d’avoir et de maintenir un programme de lecture, mais ça reste souvent assez vague et ça ne concerne que les SP ou presque (je compte les lectures utiles pour la fac dans le presque), et en général j’arrive à m’y tenir, sauf période d’exams ou de finition de travaux (j’avais très mal calculé le temps que je mettrais pour le terminer et le corriger, et résultat des courses j’ai pris du retard);
    Mais en tout cas, je suis complètement d’accord, quand tu reçois des SP, la moindre des choses c’est de les chroniquer en priorité !

    Aimé par 1 personne

  7. J’aime bien ce concept d’articles, connaitre l’arrière cuisine des autres blogueurs. Je m’étais toujours demandé comment tu faisais pour établir un tel programme de lecture (lorsqu’il était public), j’ai désormais ma réponse.
    Cependant, je pense qu’un tel programme est surtout utile pour les blogs qui reçoivent régulièrement des SP et autres, cela permettant de ne pas se noyer dans les lectures obligatoires (même si le blogueur choisit aussi les SP qu’il a envie de lire).
    Pour ma part, ne recevant/choisissant que très peu de SP, je n’ai aucun mal à gérer ces cas particuliers.
    D’où un prochain article qui pourrait plaire à de nombreux blogueur : comment faire pour en recevoir ? Mais je pense que ta série de billets répondra parfaitement à cette question.

    J'aime

    • Eh bien tu vas sans doute être étonné, mais à part les bouquins que je dois lire pour Bifrost, je ne reçois que rarement des SP. Et ce pour deux raisons : je refuse 95% de ce qu’on me propose spontanément, et je n’en demande quasiment jamais.

      J'aime

  8. Franchement, merci pour ton article ! Le coté coulisse de ton blog me plait beaucoup et me fait réfléchir sur ma manière de gérer moi-même mes SP. Je ne fais pas parti des blogueurs qui font des chroniques très détaillées mais je sais que dans ma journée soit je lis soit je chronique, pas la place de faire les deux d’où un besoin même minime de prévoir la lecture et la chronique des SP… et d’arriver tout de même à me faire plaisir avec des lectures impromptues 😉
    Le retour sur les chroniques VO qui ont pris plus de place sur ton blog est aussi très intéressant… j’aurais pensé le contraire, comme quoi 😉

    Aimé par 1 personne

    • Merci ! Pour te donner plus de détails, les chroniques en VO, c’était 6 romans en 2016, 25 romans (plus 5 novellas et 8 nouvelles) en 2017, et 35 romans (plus 14 novellas et 17 nouvelles) en 2018. Dans le même temps, la fréquentation est passée de de 26813 vues en 2016 à 145 311 en 2017 et 261 453 en 2018. Et probablement 300 – 320 000 cette année. Moralité : la lecture en VO n’est PAS néfaste pour la fréquentation d’un blog. Et j’en suis d’autant plus sûr que d’autres ont eu la même démarche que moi et m’ont fait des retours similaires : nous pensions tous voir la fréquentation baisser, voire s’effondrer, or elle a, au contraire, augmenté.

      J'aime

  9. « et je ne connais aucun blogueur -qui n’est pas dans une posture, du moins- qui bosse des heures chaque semaine sur son blog pour faire moins de 500 vues par mois et stagner à ce niveau pendant des années : un blog est extrêmement chronophage, et personne ne sacrifie ses autres loisirs ou sa vie sociale pour ne pas être lu, il faut être honnête »

    Bah moi, j’en connais au moins un ^^
    C’est logique que tu n’en connaisses aucun puisque par définition, ce type de blogueur ne fais aucune pub 😉

    J'aime

  10. Perso, cela dépend tellement du moment et notamment des vacances scolaires que prévoir sur tant de temps n’est pas possible (alors que j’adore tout planifier habituellement).
    Je note quand même que tu as bien progressé sur la souplesse de ton programme, ça me rassure. ^^

    Aimé par 1 personne

  11. Une planification de lectures jusqu’en 2023?? C’est pire que pour le lancement de la nouvelle voiture hybride de chez BMWPSANIS ^^
    C’est possible à si longue échéance? Avec toutes les nouveautés qui vous foncent dessus chaque année?
    Perso j’essaie de planifier à deux mois, à la louche, les yeux plus gros que le ventre, et tout est toujours chamboulé par une lecture commune intempestive. Pff

    J'aime

    • C’est une excellente question. Il est possible de planifier les lectures VO les plus attendues sur un an, parce que les éditeurs anglo-saxons sont bien moins frileux en matière de communication que les nôtres, à part quelques rares exemples vertueux (le Belial’ ou AMI, notamment). Pour les éditeurs français, le tour de table que fait Elbakin chaque début d’année sert de base, mais il est parfois assez imprécis, vu qu’on a plus des périodes de sortie (« cet automne », « cette année », etc) que des dates. Après, reste le problème épineux du petit bouquin qui n’a pas éveillé mes antennes ou celles des sites anglo-saxons spécialisés, que tu découvres à la dernière minute, et que tu as envie de lire parce que tu sens que tu tiens un gros truc que personne n’a vu venir. C’est là que les lectures « variables d’ajustement » dont je parlais dans l’article prennent toute leur importance.

      Je dirais donc que le programme jusqu’à fin 2019 est fiable à 95%, celui jusqu’à fin 2020 à 50 % au moment où je rédige ces lignes, et ceux de 2021-2023 sont plus une planification de vidage de PAL qu’autre chose à ce stade, puisque nous ne connaissons qu’une poignée de titres prévus sur cette période (je sais, par exemple, que les trois suites de The rage of dragons sortiront à l’été 2020-2021-2022). Ce qui fait que le programme est un chantier permanent, il faut réévaluer, modifier, corriger, etc. Je ne me suis jamais amusé à compter combien d’heures de travail cela représente (avec les recherches et la veille sur ce qui doit sortir et quand), mais c’est conséquent.

      J'aime

  12. LOL! J’aime cet humour assez décalé. Le titre de la rubrique est abracadabrantesque….

    Absolument, même le lectorat féminin peut adorer la SF militaire!!

    Je reste admirative de ta rigueur, et j’apprécie ton article d’autant plus que tu partages à la fois tes petites recettes, et une des forces de ton blog. Chapeau!

    J’ai bien essayé de suivre un programme de manière rigoueurse. ET si ce que tu dis sur les engagements liés à des SP ou à Masse Critique obligent à respecter un programme, tenir sur la durée semble moins évident. Je ne parviens pas à suivre un « projet » initial, tant mes envies varient, les finances ne suivent pas, pas de disponibilité en occasion, ect… Même si je suis entièrement d’accord sur le fait que l’on souhaite être lu, se fixer l’actualité littéraire comme base unique ne me convient pas.
    Bref, je tiens 50% de ce que je prévois, guère plus….

    Très bel article, et encore une fois : Chapeau, M Apophis!! 🙂

    Aimé par 1 personne

  13. Ah, cher Senseï, je suis toujours admiratif de ce genre d’article où vous prodiguez vos prodigieux conseils et leurs bienfaits à l’ensemble de la populace ! Pour ma part, les derniers SP que j’ai reçus j’ai d’office dis qu’il y aurait chronique avant la fin de l’année mais sans date précise. Je ne prends d’ailleurs plus de SP, ces derniers m’ayant tenus éloignés trop longtemps des lectures que je voulais attaquer cette année (plus de la moitié de mes lectures cette année sont des SP alors j’en ai un peu raz-la-casquette). Pour Babelio, c’est évident qu’il faut sortir la chronique dans le mois, c’est le contrat et s’organiser en conséquence. Après, ,’étant pas un Hard-Reader, je ne mets pas de programme en place. Je l’ai fait l’année passée et pris au piège par de trop nombreux imprévus j’ai lâché l’affaire et me laisse porter par mes envies. J’ai suffisamment de livres dans ma liseuse ou dans la biblio pour me laisser aller. Et suivre l’actualité littéraire n’est pas ma priorité même si je sais qu’elle pourrait m’aider en termes de vues, mais je remarque que chroniquer des grands classiques marche pas mal également. Donc plus de prise de tête. Mais je garde à l’esprit l’un ou l’autre conseil de cet article 🙂
    Merci !

    J'aime

  14. Ping : Juillet 2019 : Sun, rest and bees – Albédo

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s