Délicieusement dégueulasse !
Après avoir lu Meat and salt and sparks du très prolifique Rich Larson, j’ai clairement eu envie de découvrir plus de nouvelles signées par l’auteur (et il y en a beaucoup). L’un des aponautes ayant eu la gentillesse de me diriger vers les textes les plus marquants, j’ai donc décidé de commencer par The ghost ship Anastasia, qu’il m’avait décrit comme dans la même veine que Les étoiles sont légion de Kameron Hurley, roman qui m’avait beaucoup déçu du fait d’un aspect strictement science-fictif très maigre (qui n’était d’ailleurs qu’un problème parmi d’autres, mais passons). Rien de tel ici : je suis venu pour voir de la SF à vaisseaux vivants, et je n’ai pas perdu mon temps ! Car tout ce que le bouquin de Hurley avait de percutant (le côté « salement organique »), la nouvelle de Larson le fait mieux, et tout ce qui était bancal dans Les étoiles sont légion (l’intrigue, le worldbuilding, etc) est ici magistralement traité. Outre la longueur, la différence essentielle entre les deux textes étant que Larson laisse de côté l’aspect féministe / social qui est au centre du roman d’Hurley.
Bref, vous risquez de voir pas mal de critiques de Rich Larson sur ce blog dans les mois à venir, car quel que soit le registre émotionnel dans lequel l’auteur opère, il fait preuve d’une impressionnante maîtrise et offre des nouvelles de grande qualité. Si vous voulez lire, vous aussi (en anglais), The ghost ship Anastasia, vous pouvez le faire gratuitement sur cette page du site de Clarkesworld (elle est parue dans le numéro 124 du magazine, en janvier 2017). Continuer à lire « The ghost ship Anastasia – Rich Larson »
Ancestral night est le premier roman d’un nouveau diptyque de science-fiction, White space, signé Elizabeth Bear. J’ai déjà eu l’occasion de découvrir la Fantasy de l’auteure, ainsi que le volet Lovecraftien de son oeuvre, et dans les deux cas j’ai vraiment apprécié la balade. C’est donc en toute confiance que j’ai abordé ce livre, et, de fait, le début était relativement prometteur. Sauf que voilà, la baudruche se dégonfle très rapidement, et, entre autres défauts, ce bouquin réussit l’exploit assez extraordinaire de balancer au lecteur tout un tas d’éléments qui devraient, en temps normal, générer un énorme sense of wonder et qui, ici, ne provoquent qu’un ennui profond et persistant. Car, en gros, Bear a systématiquement fait les mauvais choix, de l’univers à la narration en passant par les personnages, le rythme, l’intrigue, l’antagoniste, et j’en passe.
The line of Polity est le deuxième tome du cycle Agent Cormac, lui-même un sous-cycle de l’énorme saga Polity, dont le dix-septième roman, The warship, paraîtra le 2 Mai (c’est, et de très loin, la parution que j’attends avec le plus d’impatience en 2019). C’est aussi le troisième livre publié par Neal Asher, qui, après
Alex Irvine est un écrivain américain plutôt éclectique, puisqu’il publie aussi bien de la littérature de genre que de la fiction Historique, des textes liés à des univers de comics, de films ou de jeu de rôle, ou bien s’inscrivant dans ceux créés par d’autres écrivains (Isaac Asimov, Tom Clancy -ce dernier point expliquant probablement une solide connaissance des armes à feu-). La nouvelle dont je m’apprête à vous parler, Black friday, est disponible gratuitement (en anglais) sur
Rich Larson est un grand voyageur, mais il est actuellement basé en Alberta. Spécialisé dans les nouvelles de SF, cet auteur est extrêmement prolifique (c’est le recordman du nombre de publications dans ce domaine en 2015), mais très peu traduit en français (deux seulement, dont une cette année). Celle dont je vais vous parler aujourd’hui est disponible gratuitement (en anglais) sur
Fleet of knives est le second tome de la trilogie Embers of war, après le
On ne présente plus, je pense, Robert Jackson Bennett au public SFFF français (du moins celui qui suit un minimum l’actualité), vu qu’il vient d’être publié chez AMI (
Edge of Infinity est la seconde des sept anthologies de Hard SF du projet Infinity, mis en place par Jonathan Strahan, un maître dans l’exercice. Cette fois, les nouvelles concernées tournent autour d’un thème commun, à savoir la conquête du système solaire.
Si, dans la chronologie interne de l’univers, Gridlinked est le troisième livre de la saga Polity à lire (après
Michael Mammay est un auteur de SF et de Fantasy qui, de son propre aveu, met le plus souvent en vedette des personnages militaires (et son propre passé dans l’Armée -c’est un vétéran de la première guerre du Golfe, de la Somalie, de l’Irak et de l’Afghanistan- n’y est sûrement pas étranger). Son roman Planetside, le premier d’un cycle (le second, Spaceside, sort fin août 2019), ne déroge pas à la règle, puisqu’on y suit le Colonel Carl Butler, envoyé sur une lointaine planète, où les humains affrontent des insurgés indigènes, pour y retrouver le fils d’un gros ponte, dont on a perdu la trace. Ou comment mélanger Avatar (mais avec un gros twist…) avec les classiques de l’enquête militaire, que ce soit au cinéma (Presidio, Des hommes d’honneur, Le déshonneur d’Elisabeth Campbell, A l’épreuve du feu, etc) ou à la télévision (JAG, NCIS, etc), plus un petit bout de Au coeur des ténèbres (ou d’Apocalypse Now, c’est la même chose).