Un peu déçu
The infernal battalion est le cinquième et ultime tome du cycle The shadow campaigns, une des deux références absolues de la Flintlock Fantasy. Des cinq romans, c’est celui qui s’éloigne le plus de l’Histoire pour aller vers une pure intrigue Fantasy (rappelons que le tome 1 était un équivalent de la Campagne d’Égypte de Napoléon, le 2 de la Révolution, le 3 de la Terreur et le 4 de la Campagne de Russie). C’est peut-être d’ailleurs ce qui m’a manqué : malgré sa note de 4.4 sur Goodreads, malgré le fait que ce soit un bon roman et qu’il offre une conclusion satisfaisante à cette pentalogie, j’en sors un peu déçu et frustré. J’ai été décontenancé par certaines parties, j’ai trouvé que le côté vraiment épique de la chose arrivait très tard, et globalement, j’ai moins été dans l’émotion qui prend aux tripes que pour la fin des Poudremages (l’autre saga de référence dans ce sous-genre), par exemple. Il n’en reste pas moins que, dans son ensemble, The shadow campaigns reste un cycle hautement recommandable, en Flintlock bien sûr, mais plus généralement en Fantasy.
Toute la question est maintenant de savoir ce que l’auteur va proposer ensuite : un nouvel univers, ou un second cycle dans le même, comme l’a fait McClellan par exemple ? Personnellement, j’ai trouvé que la fin de ce tome 5, si elle concluait tous les arcs scénaristiques de la pentalogie, ouvrait deux perspectives très, très intéressantes pour un éventuel spin-off. J’avoue que j’ai hâte de voir ce que Wexler va publier prochainement ! Continuer à lire « The infernal battalion – Django Wexler »
Depuis que ce blog existe, on me pose souvent la question, en commentaire des critiques, des articles ou par mail, de savoir quels sont les romans que je conseille dans tel ou tel genre ou sous-genre de la SFFF. Il est en réalité très difficile de répondre à une telle question : ce que je considère, moi, comme des romans indispensables sont le reflet de mes goûts et de presque trente-cinq ans d’expérience en SFFF, et nul ne dit que cela va convenir à quelqu’un qui a des attentes ou un bagage de lecture différents. Balancer x livres de référence en vrac et démerdez-vous avec ça me paraît également être hors de question, tant cela renseigne finalement peu le lecteur. L’idéal serait, bien sûr, de prendre un moment pour discuter, via le blog ou par mail, avec chaque personne en recherche de conseils, déterminant ainsi, de façon personnalisée, ce que je vais lui recommander ou pas. Mais malheureusement, une telle manière de procéder est très chronophage, et le temps est quelque chose dont je manque cruellement.
Sue Burke est une auteure américaine ayant longtemps vécu en Espagne (elle réalise d’ailleurs des traductions de l’espagnol vers l’anglais) et exerçant le métier de journaliste. En plus des textes liés à son activité professionnelle, elle a aussi rédigé des essais, de la poésie et des nouvelles. Semiosis est son premier roman à proprement parler. Ecrit en… 2004, il n’est publié que cette année par Tor. Une suite paraîtra en anglais en octobre 2019, ce qui n’est guère étonnant vu la réputation flatteuse qui précède ce livre et sa fin qui est loin de tout régler.
Dans ce septième épisode de la série des A-Files (des articles de fond consacrés aux grandes thématiques et éléments emblématiques de la SFFF), nous allons parler des races imaginaires (elfes, nains, orcs, etc) et de leur place dans la Fantasy, qu’elle soit ancienne ou moderne. Car tel est le premier constat : les espèces non-humaines n’ont pas toujours eu la même importance, d’une part, et d’autre part la nature même de ces races a varié au cours du temps. Et comme souvent en matière de Fantasy, beaucoup de choses s’articulent autour du même écrivain et de la même oeuvre : J.R.R. Tolkien et Le seigneur des anneaux. Que la Fantasy post-SdA s’inscrive dans la lignée de Tolkien ou en opposition à lui, elle a très longtemps été fortement influencée par cet auteur et n’a finalement commencé à s’en détacher que depuis très peu de temps.
Engineering Infinity est une anthologie établie sous la direction de Jonathan Strahan, un australien naturalisé multi-primé dans l’exercice (trois prix Locus) ou en général (un World Fantasy award pour son travail éditorial, dix nominations aux Hugo). Et de fait, l’homme y est rompu : il a dirigé le travail sur… 41 anthologies en tout ! Celles de la série Infinity, dont Engineering Infinity est la première (parution à la toute fin 2010), concernent des textes de
Of gods and men est une nouvelle de 70 pages écrite par Stephen Aryan, constituant un prélude à sa trilogie L’âge des ténèbres mais donnant aussi des éléments relatifs au cycle qui suit cette dernière, The age of dread (dont le premier volume, Mageborn, est pour l’instant inédit en français). Elle met en vedette le personnage le plus mystérieux et fascinant de
Peter Cawdron est un auteur australien de Hard SF vivant à Brisbane. Retrograde est d’abord passé par le circuit de l’auto-édition en 2016 (sous le nom de Mars Endeavour), avant d’être publié par un éditeur traditionnel l’année suivante.
John Gwynne est un auteur britannique vivant dans l’East Sussex. Malice est son premier roman, ainsi que le tome inaugural d’une tétralogie à succès (les romans 2 à 4 se baladent entre 4.37 et… 4.47 sur Goodreads, ce qui situe tout de suite le niveau), The faithful and the fallen, achevée en 2016. Le premier tome d’un nouveau cycle (Of blood and bone) situé dans le même univers vient tout juste de paraître. Je voyais souvent revenir le nom de Gwynne lors de mes recherches de livres de Fantasy de valeur à lire en VO, mais le fait que ce soit apparemment de la
Depuis une vingtaine d’années, Stephen Baxter, un des maîtres de la Hard SF (genre de prédilection de ce blog), s’est lancé le défi de donner une suite à quelques textes majeurs de la Science-Fiction, dont La machine à explorer le temps et La guerre des mondes de H.G. Wells. Il était donc logique qu’Alastair Reynolds, autre pape de ce sous-genre qui a eu envie de rayer le mot « fin » en conclusion de la nouvelle
Sins of Empire est le premier tome d’un nouveau cycle de