Fish-tre, c’est noir, mais c’est bien !
On ne présente plus, sur ce blog, Peter Watts, mais précisons tout de même que le canadien est biologiste marin de formation, ce qui, comme nous allons le voir, a fortement influé sur le roman dont nous allons parler aujourd’hui. Premier livre publié par Watts (en VO ; en VF, il n’est sorti qu’après Vision Aveugle), Starfish est basé sur une nouvelle datant de 1990, Une niche (qui est d’ailleurs reprise en intégralité après le prologue, avec quelques modifications). C’est le tome inaugural d’une trilogie appelée Rifteurs (le tome 3 ayant été coupé en deux en VO mais existant sous forme unique en VF).
Starfish substitue aux profondeurs de l’espace celles de l’océan, et propose un huis-clos à l’atmosphère oppressante, et pas seulement en raison de l’endroit où l’intrigue se déroule : en effet, ses personnages vraiment très particuliers achèvent d’en faire une expérience assez unique pour le lecteur. De plus, le roman est construit comme un jeu de miroirs, et l’un d’eux consiste à brouiller les cartes avant que le vrai enjeu de l’intrigue se développe. Au final, Starfish est une lecture d’une très grande qualité (finalement pas si loin que ça de Vision aveugle, mais en plus accessible), même si sa noirceur extrême ne le destinera manifestement pas à tous les publics. Continuer à lire « Starfish – Peter Watts »
David Marusek est un écrivain américain, auteur de quatre romans et d’une douzaine de textes courts, dont L’enfance attribuée, qui sort le 29 août dans la collection Une heure-lumière du Belial’. Cette novella a été intégrée (en tant que première partie -13% du livre-), sous une forme révisée, au roman Un paradis d’enfer (le seul de Marusek à avoir été traduit -par les Presses de la cité-), qui est le sujet de cet article. Je ne vais pas vous parler en détails de cette première phase du bouquin, vu que j’ai lu sa version UHL pour Bifrost (vous pourrez découvrir ma recension dans le prochain numéro du magazine, aux côtés de celle d’Acadie de Dave Hutchinson, autre sortie du 29 août dans la collection). Je vous dirais simplement que si j’ai enchaîné aussi tôt que possible avec la « suite », c’est-à-dire avec Un paradis d’enfer, c’est que je lui ai trouvé un intérêt que vous pouvez facilement imaginer important. Hélas, les 87 autres % ne se sont pas vraiment révélés être du même tonneau, comme je vais bientôt vous l’expliquer. Attention, toutefois, de se garder de tout jugement hâtif : en effet, l’auteur a sorti, quatre ans après ce roman, un autre, qui, loin d’en être simplement une « suite », doit vraiment en être considéré comme la seconde partie, qui boucle les nombreux arcs narratifs laissés ouverts. On a ainsi affaire à un diptyque plus qu’à une suite, un peu comme pour La chute d’Hypérion de Dan Simmons, qui résout la majorité de ce qui avait été laissé en suspens par Hypérion, et doit donc vraiment en être considéré comme la seconde moitié et pas comme le tome 2 d’un cycle.
Le 4 septembre 2019, sortira chez Albin Michel Imaginaire Semiosis de Sue Burke, que j’ai pour ma part lu en VO il y a un an et demi. Vous pouvez lire ma critique complète
Howling dark est le second tome de la tétralogie Sun Eater, après
Les lecteurs non-anglophones ont pu découvrir Kameron Hurley avec la publication en fin octobre 2018 de son roman
On ne présente plus, je pense, Robert Jackson Bennett au public SFFF français (du moins celui qui suit un minimum l’actualité), vu qu’il vient d’être publié chez AMI (
Mark S. Geston est un auteur américain, dont Lords of the starship est le premier roman (court ; 154 pages, parfois très aérées), écrit alors qu’il était encore étudiant. Il a été publié pour la première fois en 1967. Trois autres romans, à l’aura moindre, s’inscrivent également dans le même univers. Il a été traduit en français en 1980 par Opta sous le nom Les seigneurs du navire-étoile, mais je l’ai acheté en VO, la disponibilité, la couverture et surtout le prix étant plus attractifs.
Complainte pour ceux qui sont tombés est le premier roman de Gavin Chait. Sa particularité est qu’il a été écrit sur une période de trente ans : commencé lorsque l’auteur avait douze ans, il n’a été publié qu’en 2016. De plus, il s’est nourri d’ambiances, de personnages, d’histoires, d’anecdotes et de tranches de vie constatées personnellement par Chait lors de sa vie en Afrique.
Voici donc la suite d’
Je vous ai