Un premier hors-série proposant une nouvelle de Ken Liu absolument extraordinaire
La collection Une heure-Lumière (UHL), créée par le Belial’, s’est imposée, en à peine trois ans, comme un vrai succès commercial et critique (si j’en juge par le nombre de réimpressions de certains titres et par ce que je vois passer dans la blogosphère ou sur Babelio, par exemple), attirant vers les littératures de l’imaginaire (ou y faisant revenir) des lecteurs qui, jusqu’ici, n’en lisaient pas, ou en tout cas pas des textes du calibre de ceux proposés. Il était temps de tirer un certain bilan, et de récompenser la fidélité des plus acharnés des lecteurs, ceux qui se ruent sur toute nouvelle parution, ce que fait un hors-série de 96 pages. L’ouvrage est distribué gratuitement par les libraires participants, ainsi que sur le site de l’éditeur, pour tout achat de deux UHL, parmi les seize existant actuellement, effectué entre le 6 septembre et le 31 octobre (sauf à la FNAC, où l’opération se termine le 25 septembre). Histoire de vous aider à faire votre choix, si vous voulez pouvoir lire ce numéro collector, je vous propose en fin d’article des liens vers les critiques des UHL que j’ai eu l’occasion de chroniquer.
Le contenu de ces cent pages est divers mais invariablement intéressant. Ce qui fait l’intérêt de ce petit livre est, outre la splendide couverture signée Aurélien Police (ma préférée avec celle de Poumon Vert au sein de la collection), la nouvelle de Ken Liu proposée, qui sera une baffe monumentale pour tout amateur de SF qui se respecte. Continuer à lire « Hors-série 2018 – Une heure-lumière »
Bloody Rose est le deuxième opus (je pense que ce terme, d’habitude employé pour des disques, n’est ici en rien usurpé) du cycle The Band, par Nicholas Eames. C’est la suite du formidable
Brian McClellan est un auteur américain qui a produit le meilleur cycle de la jeune histoire de la Flintlock Fantasy (voir
Robert Jackson Bennett est un auteur américain de SFFF, d’Horreur et de thriller (certains livres mélangeant d’ailleurs plusieurs de ces aspects). Plutôt prolifique (le roman dont je vous parle aujourd’hui est le huitième en autant d’années), il n’avait jusque là été que peu traduit (une seule fois, et par Eclipse -donc autant dire zéro, vu le peu de sérieux en matière de promotion et de suivi de cette maison-), du moins jusqu’à ce qu’Albin Michel Imaginaire décide de faire de son American Elsewhere un de ses trois titres de lancement, en octobre 2018. Il était jusqu’ici connu pour une trilogie de Fantasy, The divine cities.
C’est un aspect de son travail qui a, aujourd’hui, largement été occulté par le succès colossal de son cycle phare de Fantasy, Le trône de fer, mais bien avant d’écrire dans ce registre des littératures de l’imaginaire, George R. R. Martin était un écrivain de Science-Fiction (Chanson pour Lya, Les rois des sables) et d’Horreur (Armageddon Rag, Riverdream) respecté.
A burden shared (« Un fardeau partagé ») est une nouvelle de SF publiée par Jo Walton en 2017. Nous sommes un certain nombre à penser que la forme courte constitue le pinacle de ce que les littératures de l’imaginaire ont à offrir, et ce genre de texte en constitue une magistrale démonstration. En moins de vingt pages, l’auteure galloise bâtit un monde original et soulève tout un tas de questions intéressantes. Cette nouvelle est de celles qui, bien des heures, des jours, voire des années après l’avoir achevée, vous conduira à réfléchir sur ce qui y est traité. Bref, c’est la quintessence de ce que le genre a à offrir. Et outre le fond, tout dans la forme est réussi, de la couverture parfaitement en accord avec l’idée centrale du texte au style plein d’émotion et d’empathie de Jo Walton. Voilà, de plus, une nouvelle qui a tout pour plaire à celui ou celle qui a apprécié l’humanisme de
Ravencry est le second tome du cycle qui s’appelle Raven’s mark en VO et Blackwing en VF, après
Hannu Rajaniemi est un auteur finlandais (vivant désormais en Californie), mathématicien et physicien de haut niveau écrivant également de la SFF (il a déclaré avoir été poussé dans les deux carrières -la scientifique et la littéraire- par la lecture des ouvrages de Jules Verne). Nouvelliste aussi bien que romancier, il est surtout connu pour sa trilogie consacrée à Jean le flambeur, dont seul le premier volume a été traduit chez nous : Le voleur quantique. Son nouveau roman, Summerland, un stand-alone, ne ressemble pourtant en rien (à part peut-être sur les thèmes de la mémoire, de la surveillance ou de la longévité et de ses effets sur la personnalité des gens) à ce dernier et plus généralement au registre Hard SF dans lequel on classe cet écrivain le plus souvent : il s’agit d’une relecture uchronique et rétrofuturiste de la guerre d’Espagne et des luttes entre services secrets de différentes nationalités qui l’entourent, basée sur une sorte de variante assez étonnante du
Robert Forward (1932-2002) était un physicien américain (un pionnier dans la détection des ondes gravitationnelles), dont le travail tout ce qu’il y a de sérieux et réel, pour la NASA, l’US Air Force ou d’autres organismes prestigieux, semble relever de cette science-fiction qu’il finira par écrire en parallèle d’articles scientifiques : il a étudié la possibilité de réaliser concrètement une variante de l’ascenseur spatial, la propulsion par antimatière, le voyage dans le temps, la matière à masse négative, etc. Il a publié onze romans, relevant (logiquement) de la Hard SF, dont le plus connu est L’œuf du dragon, dont je vais vous parler aujourd’hui. Sorti en VO en 1980 (et titulaire du prix Locus – catégorie premier roman- 1981), ce texte a été traduit en France en 1984 puis est sorti en poche en 1990 (notez qu’il existe une suite, Starquake, qui, elle, n’a jamais été traduite). Premier livre de l’auteur (qui devait initialement être co-écrit avec Larry Niven, ce qui n’a au final pas pu se faire. Au passage, Forward remercie aussi Frank Drake, Hans Moravec et Freeman Dyson, excusez du peu !), il se révèle un coup de maître sur le plan du réalisme scientifique, de la construction de l’univers et de la race extraterrestre rencontrée par les humains, et surtout du Sense of wonder, et ceci pour une raison toute simple : les Cheela vivent… à la surface d’une étoile à neutrons !
The freeze-frame revolution est un roman court signé Peter Watts, centré autour de Sunday Ahzmundin, un personnage qui apparaissait déjà dans les trois textes consacrés à l’Eriophora dans