Dans ce huitième épisode de la série des A-Files (des articles de fond consacrés aux grandes thématiques et éléments emblématiques de la SFFF), nous allons parler des environnements exotiques (planètes… ou autres) qui jouent un rôle très important dans certains sous-genres de la Science-Fiction. Par exotique, il faut comprendre soit relativement semblable à la biosphère terrienne mais doté en plus de particularités qui le rendent intéressant ou dangereux, soit au contraire radicalement différent de tout ce que nous connaissons. L’exploitation de ce genre d’environnement, qui peut servir aussi bien de simple décor que de cœur de l’intrigue ou de l’univers du roman, étant très courante en Science-Fiction (particulièrement en Space Opera, Planet Opera et Hard SF : si vous ne connaissez pas ces termes ou leur signification, voyez cet article), il est hors de question d’en faire une étude exhaustive : un livre n’y suffirait probablement pas ! J’ai préféré reprendre le format déjà utilisé dans d’autres séries d’articles que je vous propose (L’œil d’Apophis ou le Guide de lecture SFFF), afin de vous donner ces conseils de lecture ciblés dont vous êtes apparemment (si j’en juge par les retours que j’ai) très demandeurs. Cependant, même avec une sélection limitée, le choix était encore trop vaste pour un seul article. Il y en aura donc un deuxième, avec notamment une mise en vedette des étoiles à neutrons et autres environnements astrophysiques extrêmes et de ce qui y vit (Jusqu’au cœur du soleil de David Brin, Exultant de Stephen Baxter, etc).
Vous pouvez retrouver les anciens épisodes de cette série d’articles de fond via cette page ou ce tag. Continuer à lire « The A(pophis)-Files – épisode 8 : La SF à environnements exotiques – morceaux choisis »
* La Flotte de la Ligue Solarienne en Position Latérale de Sécurité (position dans laquelle un secouriste vous place si vous êtes inconscient mais que vous respirez).
Dixième numéro de la série d’articles l’œil d’Apophis (car rien n’échappe à…) ! Je vous en rappelle le principe : il s’agit d’une courte présentation (pas une critique complète) de romans qui, pour une raison ou une autre, sont passés « sous le radar » des amateurs de SFFF, qui sont sortis il y a longtemps et ont été oubliés, qui n’ont pas été régulièrement réédités, ont été sous-estimés, mal promus par leur éditeur, ont été noyés dans une grosse vague de nouveautés, font partie de sous-genres mal-aimés et pas du tout dans l’air du temps, sont connus des lecteurs éclairés mais pas du « grand public », et j’en passe. Chaque numéro vous présente trois romans ou cycles : aujourd’hui, il s’agit de Le grand Vaisseau de Robert Reed, de Chroniques des années noires de Kim Stanley Robinson et de Phénix de Bernard Simonay.
Le revenant (signalons d’ailleurs que son titre est -doublement- mieux choisi que celui de la VO, Origins, pour des raisons que vous comprendrez mieux en le lisant) est le troisième et dernier roman du cycle Lazare en guerre, par Jamie Sawyer. Toutefois, il ne marque pas la fin de l’exploration de cet univers par l’auteur, puisque ce dernier a lancé un second cycle, The eternity war (qui compte déjà un livre, le second étant attendu dans six mois), qui se déroule dans le même contexte et reprend un personnage que nous connaissons déjà. Espérons d’ailleurs que l’Atalante en assurera la traduction.
L’ennemi dans l’ombre est le second livre du cycle Saganami (il s’agit d’une tétralogie -le quatrième roman, L’ombre de la victoire, étant prévu pour juin-), après
Le 12 avril 2018, sort en français Dans la toile du temps d’Adrian Tchaikovsky, roman que j’ai lu en anglais il y a un an et demi. Je ne saurais trop vous conseiller de le lire, car c’est, à mon sens, une des œuvres majeures de la science-fiction sortie ces dernières années (et l’ultime livre sélectionné par Gilles Dumay avant le début de l’ère Godbillon). Si vous voulez en savoir plus à son sujet, je vous invite à vous reporter à ma
Je continue à me bâtir ma propre anthologie (oui, ça y est, j’ai le mega-melon !) idéale des Lovecrafteries du XXIe siècle, en explorant aujourd’hui la nouvelle A colder war, par Charles Stross. Notez que ce texte a été traduit en français dans le cadre du projet
Tom Sweterlitsch est un écrivain américain qui a débuté sa carrière en 2014. Il est peut-être surtout connu pour être le co-auteur des scénarios de trois courts-métrages (Rakka, Firebase et Zygote) avec Neill « District 9 » Blomkamp. C’est d’ailleurs ce dernier qui va réaliser l’adaptation cinématographique du roman qui nous occupe aujourd’hui, The gone world. Celui-ci mélange voyage dans le temps, univers « parallèles » (voir plus loin) (vaguement) uchroniques, post-apocalyptique, le tout lié par l’enquête menée par un agent spécial du désormais célèbre Naval Criminal Investigative Service. Time Opera et NCIS, il n’en fallait pas plus pour me convaincre ! Je pensais tomber sur un thriller temporel dans le genre du Déjà vu de Tony Scott, avec éventuellement un peu de Leroy Jethro Gibbs dedans, mais j’ai en fait eu affaire à quelque chose de beaucoup plus ambitieux, d’une qualité littéraire impressionnante et d’une envergure science-fictive bluffante. Il y a certes quelques vagues zones d’ombre (je vais en reparler), mais certainement pas de quoi impacter négativement l’impression d’ensemble.
L’éclosion des Shoggoths est une nouvelle d’une vingtaine de pages publiée en français dans le numéro 89 de Bifrost. Elle est signée Elizabeth Bear (pseudonyme de Sarah Wishnevsky), l’épouse de Scott « Salauds Gentilshommes » Lynch. Cette auteure est membre d’un « club » très restreint, puisqu’il ne compte que quatre autres membres : celui des écrivains qui ont gagné plusieurs Hugo (dont un pour le texte qui nous occupe aujourd’hui, en 2009) après l’obtention du prix John Campbell du meilleur nouvel écrivain.