En décembre 2018 et 2020, j’ai publié des articles mettant en lumière le fait que certains cycles ou romans mériteraient soit une traduction, soit une réédition. Douze mois de plus se sont écoulés, et si le cas de certains de ces livres est réglé (leur traduction a été annoncée, par exemple), celui de la plupart des autres reste identique. Il était d’autant plus temps de faire un point sur la situation que dans l’intervalle, d’autres livres de grande envergure se sont ajoutés à la liste. Enfin, dans cette édition 2021, je vais aussi dire un mot de livres qui ont été annoncés, parfois depuis longtemps, voire très longtemps… et que nous attendons toujours. Sans parler du fait qu’annoncer, puis publier effectivement, c’est bien, mais qu’il faut ensuite que la qualité de traduction et de correction suive. Et c’est loin d’être toujours le cas !
Alors certes, le Covid et les confinements sont passés par là, certes, il y a une incontestable surproduction, certes, les éditeurs ne peuvent pas tout traduire, certes, il y a parfois des questions épineuses de droits, oui, certaines fois le directeur de collection veut mais son supérieur ne veut pas, oui, certains livres sont peut-être dans les tuyaux mais les annonces n’ont pas été faites (pas à votre serviteur, en tout cas), certes, une partie de ces livres est toujours disponible d’occasion, certes, pour quelques-uns d’entre eux, le public (ou le libraire…) ne suivra peut-être pas, et certes, mes goûts (ou ceux des blogueuses et blogueurs sur la même longueur d’onde que moi) ne sont clairement pas ceux de nombre de maisons françaises, et si la qualité de certains cycles n’est mise en cause par personne, leur coût de traduction serait apparemment « prohibitif dans l’état actuel du lectorat SFFF ».
Certes. D’un autre côté, quand on voit ce que publient certaines des personnes nous sortant ce genre d’excuses, on est en droit de se dire que ça va, merci, il y a bien assez de Young Adult / de Fantasy initiatique / de Big Commercial Fantasy / de dystopies – post-apo / de SFFF militante / de SF « éblouichiante » (copyright Ours Inculte) pour que DE TEMPS EN TEMPS, on insère AUSSI dans le programme de parution un truc choisi pour ses qualités littéraires (oui, je sais, quelle drôle d’idée, hein) et pas parce qu’il coche les bonnes cases, qu’elles soient marketing ou autres. Continuer à lire « L’œil d’Apophis – HS 5 – Toujours pas traduit, toujours pas réédité, que fait l’édition française ? »
Sur ce blog, certains romans sont distingués par un tag prestigieux (si, si) : (roman) culte d’Apophis, qui représente une combinaison de coup de cœur hautement subjectif et surtout de ce que je pense être, objectivement, le meilleur de ce que les littératures de l’imaginaire ont à offrir. À la base, le tag a été attribué aux livres lus après la fondation du Culte, le 5 janvier 2016. Mais au fil des années, certains aponautes m’ont posé la question : et donc, quels sont les (romans) cultes d’Apophis lus avant cette date ? Eh bien la série dont fait partie le présent article, Panthéon Apophien, a précisément pour but de vous parler des cultes avant le Culte, entre 1985 et fin 2015. Chaque article vous présentera trois romans ou cycles, retraçant également en parallèle de façon plus ou moins chronologique (c’est loin, tout ça…) ce qu’a été mon parcours personnel de lecteur de SFFF et mon état d’esprit de l’époque.
L’information est apparemment passée assez inaperçue, mais Albin Michel Imaginaire (AMI) a sorti hier un texte, format novella (mais voyez plus loin tout de même), sous forme numérique et qui, surtout, est gratuit (vous pouvez le télécharger
L’Apophis Box est une série d’articles… n’ayant pas de concept. Enfin presque. Bâtie sur le modèle des « box » cadeau, vous y trouverez à chaque fois trois contenus / sujets en rapport avec la SFFF, qui peuvent être identiques ou différents entre eux, et qui peuvent être identiques ou différents de ceux abordés dans la box du mois précédent. Pas de règle, pas de contraintes, mais l’envie de créer du plaisir, voire un peu d’excitation, à l’idée de découvrir le contenu de la nouvelle Box. Celle-ci est dévoilée au mitan du mois. Le but étant aussi de me permettre de publier des contenus trop brefs pour faire l’objet d’un des types d’articles habituellement proposés sur ce blog ou dérogeant à sa ligne éditoriale standard, et bien sûr de pouvoir réagir à une actualité, à un débat, sans être contraint par un concept rigide.
Cette année, comme lors des deux précédentes, je sépare, pour lui donner plus de visibilité, l’attribution de mes « Prix Apophis » (mon top lectures) du bilan statistique 2021, qui sera publié, lui, le premier janvier 2022. Et vu qu’il ne me reste qu’une poignée de lectures en décembre et qu’il me paraît peu probable qu’elles s’imposent, dans leur catégorie, comme un prix Apophis, autant publier cette liste de coups de cœur tout de suite, sans attendre la fin décembre. Vous saurez quoi mettre sur vos listes de Noël, comme ça !
L’homme qui voulait tuer l’empereur (qui résulte de l’expansion d’une novella antérieure) est présenté comme le second tome de La voie du sabre, mais s’il partage le même univers (trente-trois ans après) que le
En 2002-2003, Thomas Day collabore avec Ugo Bellagamba afin d’écrire à quatre mains deux romans, un long, Le double corps du roi, et un court, L’école des assassins. Ce dernier, visiblement très inspiré par les références manga, cinématographiques ou autres des deux auteurs (dont certaines sont d’ailleurs nommément citées dans le texte), est une œuvre post-cyberpunk où en 2047, de quasi-super-vilains créés par génie génétique, nanotechnologie, manipulation quantique, voire par un entraînement tiré des enseignements de ce même Miyamoto Musashi au centre de
Si vous fréquentez ce blog depuis assez longtemps, vous savez que je suis l’auteur du Guide des genres et sous-genres de l’imaginaire, un essai visant à vulgariser la (ou plus précisément une) taxonomie de la SFFF. Publié en septembre 2018, au lancement du département éditorial Albin Michel Imaginaire, ce livre électronique (il y a eu une édition papier limitée à quelques centaines d’exemplaires, essentiellement à usage interne ou promotionnel) bénéficiera, en 2022, d’une édition mise à jour et améliorée, toujours sous forme électronique. De plus, cette seconde édition sera disponible, cette fois, sur un plus long terme, c’est-à-dire la totalité des années 2020 et une partie des 2030. Ça, c’est la bonne nouvelle.
* The sorcerer of Rhiannon, Leigh Brackett, 1942.