Encore une réussite !
The citadel of weeping pearls est une deuxième novella faisant partie du vaste cycle de textes courts s’inscrivant dans l’univers Xuya, dont je vous parlais il y a peu dans cette critique. Et une fois encore, une enquête est au centre du récit, menée par un trio constitué par deux humains et un Mindship (je vous invite, pour l’ensemble de la critique, à vous référer à celle mise en lien plus haut pour avoir la signification / explication de certains termes spécifiques à ce contexte). Alors que le Dai Viet est sous la menace d’une invasion, la scientifique qui aurait pu lui donner les moyens de se défendre a brusquement disparu. Un Général, ancien amant de l’impératrice, sera chargé de la retrouver. Sauf qu’en fait, la source des armes recherchées par la disparue était en fait la Citadelle où s’était retranchée la fille aînée rebelle de la souveraine, une installation spatiale qui s’est évanouie il y a trente ans. Et le retour potentiel de l’héritière du trône ne semble pas plaire à tout le monde, ce qui fait que les suspects sont nombreux !
Deuxième novella dans l’univers de Xuya pour moi, et nouveau très bon moment de lecture, à vrai dire encore plus que la première fois ! Bref, c’est un cycle auquel je reviendrai avec plaisir à l’avenir. Surveillez aussi l’excellent blog de l’ami FeydRautha, il chronique également pas mal de textes de l’auteure ! Continuer à lire « The citadel of weeping pearls – Aliette de Bodard »
Christopher Ruocchio, dont Empire of silence est le premier roman (et le tome inaugural d’une tétralogie appelée Sun Eater), n’est pourtant pas tout à fait un néophyte dans le monde de l’édition : il exerce en effet l’activité d’assistant editor chez Baen Books. Ce livre nous arrive précédé d’une énorme réputation, créée par les lecteurs anglo-saxons ayant bénéficié de SP, servi de Beta-lecteurs ou ayant lu l’ouvrage en avance pour le compte de telle ou telle maison d’édition : l’évocation d’un mélange du
Aliette de Bodard est une autrice française ayant comme particularité d’écrire… en anglais. Se décrivant elle-même comme la reine des anglicismes et ayant plus l’impression de réécrire ses propres textes que de les retranscrire dans la langue de Molière (voir l’interview accordée au camarade
Prador Moon est un des seize romans (publiés au moment où je rédige ces lignes) de l’énorme cycle Polity, par Neal Asher. S’il est loin d’être le premier livre de la saga si on se réfère à l’ordre de parution, en revanche, dans la chronologie interne de cet univers, il doit théoriquement être lu en premier. Toutefois, étant donné que les sous-cycles ou stand-alone ont la réputation de pouvoir se lire indépendamment, j’ai personnellement commencé par… le seizième et dernier en date, à savoir
The freeze-frame revolution est un roman court signé Peter Watts, centré autour de Sunday Ahzmundin, un personnage qui apparaissait déjà dans les trois textes consacrés à l’Eriophora dans
Jason Sanford est un auteur américain assez prolifique en matière de nouvelles de SF, qu’il publie via différents magazines, dont Interzone. Sublimation angels est en revanche une novella (roman court), et la postface nous apprend qu’il ne s’agit que de la première devant décrire ce qui se place sur la planète Eur. La précision est d’importance, puisque comme l’auteur l’explique, le fait qu’il ne s’agisse pas tout à fait d’une histoire isolée peut expliquer le sentiment de trous dans l’intrigue ou le worldbuilding que certains peuvent ressentir (*lève la main*). Au passage, Goodreads n’indique pas d’autre novella appartenant au même cycle, donc il est possible que le projet de l’auteur ne se soit finalement pas concrétisé. Le texte semble pourtant avoir été apprécié, puisqu’il a été finaliste pour le Nebula 2009 dans sa catégorie.
Je vous ai déjà un peu parlé de Neal Asher dans
Srinivasan Breed Divya a un background d’ingénieur, avec vingt ans de carrière derrière elle. Runtime est sa première novella de SF, finaliste dans cette catégorie de textes pour le prix Nebula 2016. L’auteure a aussi écrit de nombreuses nouvelles, pour des magazines ou des sites comme Tor.com. Elle est, enfin, la co-éditrice du podcast hebdomadaire Escape pod (considéré comme un des meilleurs, sinon LE meilleur podcast de SF du monde) avec Mur « Six Wakes » Lafferty.
Etant donné que j’ai de la demande pour des critiques de Greg Bear, j’ai décidé de vous proposer quelque chose qui sortait des sentiers battus concernant cet auteur (un peu laissé sur le bord de la route par l’édition française ces dernières années, malgré une production assez prolifique -mais à forte orientation militaire, ceci expliquant sans doute cela-) en vous parlant de Hardfought, une de ses novellas, qui a obtenu le prix Nebula dans cette catégorie de textes en 1984. Il s’agit d’un roman court à la fois très ambitieux, très exigeant et prodigieusement intéressant, montrant le combat interminable et absurde dans lequel sont englués les humains et une race extrêmement ancienne. Car aussi ahurissant que cela puisse paraître, les deux civilisations sont en guerre depuis trente ou quarante mille ans, mais n’ont jamais tenté de communiquer entre elles. Un postulat qui rappelle évidemment La guerre éternelle de Joe Haldeman, sauf qu’ici nous sommes sur quelque chose d’encore plus pointu, dystopique et intelligent. Et clairement, ce texte est tellement hardcore qu’il ne se destinera certainement pas à tous les publics. Sans compter une densité, pour une novella, proprement exceptionnelle : j’ai pris autant de notes pour préparer cette critique que je le fais d’habitude pour un roman trois ou quatre fois plus grand !
Strata est une novella de science-fiction co-écrite par Bradley Beaulieu et Stephen Gaskell (ce dernier apportant probablement son expertise en matière de SF, un domaine dans lequel Beaulieu n’exerce pas). Ce texte Postcyberpunk se déroule au milieu du XXIIe siècle, une période où toutes les ressources énergétiques de la Terre sont épuisées depuis longtemps (chose amusante, ni l’époque, ni cette précision ne sont dévoilées où que ce soit dans ce roman court, à part sur la quatrième de couverture). Pour régler ce problème, on a bâti neuf énormes plates-formes, qui puisent de la puissance à la surface du soleil (et, autant le dire tout de suite, l’amateur de Hard SF qui espérerait une explication un minimum élaborée va carrément rester sur sa faim…) et la transmettent par rayonnement à la planète-mère. L’action se passe sur l’une d’elles, Exx-Pac, où la révolte contre la stratification sociale (d’où le titre, Strata, au passage) et les conditions / contrats de travail gronde depuis longtemps et où une course est sur le point, littéralement, de mettre le feu non pas aux poudres, mais au Soleil !