La Culture de Banks passe du côté obscur !
Je vous ai déjà un peu parlé de Neal Asher dans le tout premier épisode de l’œil d’Apophis, mais cet auteur anglais de science-fiction est si prolifique que je n’ai même pas commencé à aller au-delà de la surface de sa bibliographie. Prolifique, mais très peu traduit : seulement trois romans sur une vingtaine. Outre Voyageurs, qui n’a rien à voir avec le cycle qui nous occupe aujourd’hui, deux autres romans en faisant partie l’ont été par Fleuve Noir : L’écorcheur (le premier tome du sous-cycle Spatterjay) et Drone, un des stand-alone.
Car ce livre, bien qu’il soit le premier d’un cycle, Rise of the Jain, est en fait le seizième (si, si) d’un énorme meta-cycle, Polity (démarré sous forme de nouvelles il y a vingt ans), qui compte trois autres cycles et quatre stand-alone, tous se déroulant dans le même univers.
Vous vous demandez probablement si The soldier est lisible sans avoir lu aucun des quinze autres romans, et la réponse est oui : l’auteur vous fournit tous les éléments pour suivre son histoire même sans rien savoir de la Polity. Qu’on pourrait résumer en une phrase : la Polity, c’est la Culture de Iain M. Banks, mais dans une version sombre, Hard SF, extrêmement militarisée (avec des combats violents et spectaculaires), nerveusement rythmée et conservatrice au lieu de progressiste. Et ça dépote ! Continuer à lire « The soldier – Neal Asher »
Etant donné que j’ai de la demande pour des critiques de Greg Bear, j’ai décidé de vous proposer quelque chose qui sortait des sentiers battus concernant cet auteur (un peu laissé sur le bord de la route par l’édition française ces dernières années, malgré une production assez prolifique -mais à forte orientation militaire, ceci expliquant sans doute cela-) en vous parlant de Hardfought, une de ses novellas, qui a obtenu le prix Nebula dans cette catégorie de textes en 1984. Il s’agit d’un roman court à la fois très ambitieux, très exigeant et prodigieusement intéressant, montrant le combat interminable et absurde dans lequel sont englués les humains et une race extrêmement ancienne. Car aussi ahurissant que cela puisse paraître, les deux civilisations sont en guerre depuis trente ou quarante mille ans, mais n’ont jamais tenté de communiquer entre elles. Un postulat qui rappelle évidemment La guerre éternelle de Joe Haldeman, sauf qu’ici nous sommes sur quelque chose d’encore plus pointu, dystopique et intelligent. Et clairement, ce texte est tellement hardcore qu’il ne se destinera certainement pas à tous les publics. Sans compter une densité, pour une novella, proprement exceptionnelle : j’ai pris autant de notes pour préparer cette critique que je le fais d’habitude pour un roman trois ou quatre fois plus grand !
* La Flotte de la Ligue Solarienne en Position Latérale de Sécurité (position dans laquelle un secouriste vous place si vous êtes inconscient mais que vous respirez).
Le revenant (signalons d’ailleurs que son titre est -doublement- mieux choisi que celui de la VO, Origins, pour des raisons que vous comprendrez mieux en le lisant) est le troisième et dernier roman du cycle Lazare en guerre, par Jamie Sawyer. Toutefois, il ne marque pas la fin de l’exploration de cet univers par l’auteur, puisque ce dernier a lancé un second cycle, The eternity war (qui compte déjà un livre, le second étant attendu dans six mois), qui se déroule dans le même contexte et reprend un personnage que nous connaissons déjà. Espérons d’ailleurs que l’Atalante en assurera la traduction.
L’ennemi dans l’ombre est le second livre du cycle Saganami (il s’agit d’une tétralogie -le quatrième roman, L’ombre de la victoire, étant prévu pour juin-), après
La dernière trouée du Cumberland est le troisième roman du cycle De haut bord. Pour l’anecdote, la fin du tome 2 annonçait que son successeur s’appellerait « Un dernier haut fait », titre tout de même plus évocateur et sonnant mieux mais qui n’a au bout du compte pas été retenu. Curieuse discordance entre l’annonce imprimée et le choix final ! Quoi qu’il en soit, ce livre met un terme (très) provisoire à la saga, puisque l’auteur avait annoncé vouloir écrire des suites et un prélude, ce dont il a été empêché par des problèmes de santé en chaîne (diabète mal équilibré, narcolepsie, infection touchant une jambe, apnée du sommeil, etc) ces deux dernières années. Il annonce toutefois un nouveau roman pour 2018, To stations my lads, ainsi qu’une novella qui voit un jeune Max transporté par les Vaaachs à 14 000 années-lumière de la Terre, dans le bras Croix-Centaure de la galaxie, The hunters of vermin.
Richard Baker est un ancien officier de l’US Navy qui, outre l’écriture de treize romans, est aussi et surtout un acteur de premier plan dans le monde du jeu de rôle, ayant (entre autres) participé, que ce soit pour TSR ou Wizards of the Coast, à l’élaboration d’un très grand nombre de livres liés à D&D (de la seconde à la quatrième édition), principalement dans les gammes Forgotten Realms, Birthright et Dark Sun.
Rédemption est une novella de 117 pages s’inscrivant entre les tomes 2 et 3 du cycle Lazare en guerre de Jamie Sawyer. L’Atalante a d’ailleurs choisi de suivre la numérotation adoptée sur Goodreads, ce qui fait que le dos porte le numéro 2.5, et la couverture la mention « intermède ». Si vous suivez ce blog, vous êtes familier de cette tendance récente des auteurs anglo-saxons à publier des textes courts s’insérant avant ou entre les romans de leurs cycles (pour les livres proprement dits -préludes ou nouveaux tomes s’insérant entre deux tomes existants, parfois écrits des décennies auparavant-, cela se fait depuis longtemps), et permettant soit d’explorer d’autres pans de l’univers, soit de revenir plus en détails sur certains personnages ou événements. C’est dans ce dernier cas que nous sommes ici : Rédemption se déroule quelques heures avant la fin du tome 2 du cycle, et explique son coup de théâtre final.
Dogs of war est le nouveau roman d’Adrian Tchaikovsky, très prolifique auteur de SFF britannique, aussi à l’aise en Fantasy qu’en SF, qui m’avait bluffé avec l’excellent
La forêt sombre est la suite du