Apophis Box – Décembre 2023

Jeu des sept familles d’IA, fleuves fabuleux en SF et esprits humains servant d’IA

L’Apophis Box est une série d’articles… n’ayant pas de concept. Enfin presque. Bâtie sur le modèle des « box » cadeau, vous y trouverez à chaque fois trois contenus / sujets en rapport avec la SFFF, qui peuvent être identiques ou différents entre eux, et qui peuvent être identiques ou différents de ceux abordés dans la box du mois précédent. Pas de règle, pas de contraintes, mais l’envie de créer du plaisir, voire un peu d’excitation, à l’idée de découvrir le contenu de la nouvelle Box. Le but étant aussi de me permettre de publier des contenus trop brefs pour faire l’objet d’un des types d’articles habituellement proposés sur ce blog ou dérogeant à sa ligne éditoriale standard, et bien sûr de pouvoir réagir à une actualité, à un débat, sans être contraint par un concept rigide.

Vous pouvez retrouver les Apophis Box précédentes via ce tag.

Au sommaire de cette box de décembre 2023 :

IA : le jeu des sept familles (de tailles)

2001Après un Guide de lectures indispensables et quelques exemples de systèmes de contrôle biologiques en tant qu’alternatives aux IA, poursuivons notre exploration de la thématique de l’Intelligence Artificielle en nous intéressant aux variétés de tailles que ces dernières peuvent présenter en SF. Et elles sont si diverses qu’on peut sans problème classer les IA fictives en sept familles de dimensions croissantes, allant de l’échelle nano-, femto-, voire pico-métrique à quelque chose faisant au minimum des dizaines d’années-lumière de diamètre. Un point est très important à noter : dans certains univers imaginaires, une IA ne peut pas faire moins qu’une certaine taille ou plus d’une autre, en raison de limitations technologiques, tandis que dans d’autres contextes fictifs, la taille de l’IA varie en fonction de sa fonction ou de la puissance de traitement que vous souhaitez lui donner. Notez aussi qu’il ne faut pas forcément assimiler une  simple Intelligence artificielle / des capacités de calcul informatique à une Intelligence-Conscience artificielle, une sorte de « personne » synthétique possédant une personnalité : les deux n’ont rien à voir. Un exemple qui me paraît très significatif de la chose est le Monolithe de 2001 (et ses suites) d’Arthur Clarke, qui est évidemment très intelligent et doté d’énormes capacités technologiques (il peut transformer une planète en étoile, excusez du peu !), mais n’a aucune conscience de lui-même, est dépourvu de toute forme de personnalité. Notez aussi qu’une même IA peut varier en taille au cours d’un récit ou d’une série de nouvelles la mettant en scène : c’est le cas aussi bien avec le légendaire Multivac d’Asimov (clic) qu’avec l’IA au centre de la trilogie Singularité de Robert J. Sawyer.

Ceci étant posé, parlons de la première « famille », celle qui se trouve à l’échelle nano-/ femto-/ pico-métrique : on y trouve bien entendu la nanotechnologie inorganique fréquente en SF de pointe, mais aussi une machinerie de taille moléculaire (dans laquelle peuvent encore être enchâssés des substrats opérant à une échelle inférieure, notamment femtométrique, parfois nanométrique pour les macromélcules) comme pour la technologie Jain (ou celle de l’espèce de la Cliente) dans le vaste cycle Polity de Neal Asher ou pour la protomolécule de The Expanse, romans ou série.

musique_du_sangÀ l’échelle micrométrique à millimétrique, on trouve, dans divers contextes de SF, l’équivalent de plus grande taille des nanomachines artificielles, les micro-machines, l’e-poussière de Iain Banks, etc., mais aussi toute IA de taille cellulaire et de nature biologique / organique, comme celle au centre du magistral La Musique du sang de Greg Bear, ou au moins une partie des systèmes immunitaires artificiels omniprésents en SF Transhumaniste. On remarquera (et c’est également valable pour l’échelle nanométrique / subnanométrique) que ce n’est pas parce qu’un fragment de matière capable de calcul ou doué d’intelligence est petit qu’il n’est pas capable de grandes (^^) choses : la protomolécule de The Expanse ou les lymphocytes génétiquement améliorés du bouquin de Bear en sont une preuve éclatante.

L’échelle métrique est une des plus courantes quand on parle d’IA. La taille exacte de ces machines peut varier entre celle de deux mains jointes, celle d’une valise (dans les deux cas, c’est celle de la majorité des drones dans le cycle de la Culture de Iain M. Banks), celle d’un homme, évidemment (la myriade d’androïdes traversant toute l’histoire de la SF), voire un peu plus grand (le Monolithe de Clarke, par exemple). On remarquera que parfois, la civilisation concernée n’a pas besoin de construire plus grand (alors que chez d’autres auteurs, plus le support est gros, plus l’IA est puissante)  : vous vous doutez bien que si elle est capable de faire des IA à l’échelle subnanométrique, même la plus puissante est capable de tenir dans le volume approximatif d’un cendrier, comme c’est le cas pour Earth Central dans le cycle Polity de Neal Asher.

Viennent ensuite des IA dont le support dépasse la taille humaine mais reste inférieur à quelques dizaines de mètres, disons. La Culture peut construire ce qu’elle appelle un drone, d’une intelligence égale à celle d’un humain, dans le volume d’une valise, mais pour obtenir le plus puissant de ses quatre niveaux d’IA, les Mentaux, il lui faut tout de même la bagatelle d’un cylindre de 15 mètres de long et 10 000 tonnes, et ce rien que dans l’espace réel (sachant qu’à ce niveau de technologie, le gros des opérations ne peut s’effectuer que dans l’hyperespace, une partie des autres composants ne servant que de systèmes de secours). De même, certaines versions de Multivac nécessitent une pièce entière.

latium_1La cinquième échelle est celle d’IA s’étendant sur des centaines de mètres, des kilomètres (ou kilomètres-cube, parfois), voire des dizaines ou une ou deux centaines, sans dépasser cette limite. Une des itérations de Multivac est décrite comme faisant la moitié d’un mille de long (environ 800 mètres) et plusieurs étages de haut. Les Mentaux de la Culture, ou les IA de Latium de Romain Lucazeau, sont enchâssées dans des vaisseaux faisant, selon les univers et les classes, d’environ 80 mètres (classe Éboulis de la Culture) à plus de 200… kilomètres. Enfin, dans The Doors of Eden d’Adrian Tchaikovsky, l’auteur décrit une IA formée d’un colossal volume… de glace (oui, oui !).

La sixième échelle est celle où les IA ont la taille d’une lune, voire parfois d’une planète (y compris des géantes gazeuses de la dimension de Jupiter). On commence à toucher, là, à l’acmé de la SF, des ouvrages tels que Avaleur de mondes de Walter Jon Williams ou le visionnaire et fabuleux Inexistence de David Zindell (où des IA qui feraient probablement passer les Mentaux de la Culture pour des calculatrices Casio de 1985 tournent sur des constellations de nœuds de traitement individuels du diamètre de Jupiter). Comme d’habitude, le projet Orion’s arm va encore bien plus loin, par exemple avec ses Matrioshka Hypernodes, où le support informatique a la forme d’un Essaim de Dyson et la taille d’une étoile.

Enfin, la septième échelle concerne des IA dont la taille dépasse celle d’une grosse planète, pouvant parfois atteindre celle… d’un univers entier, même si celui-ci peut en fait ne mesurer que quelques dizaines d’années-lumière de diamètre. Le stade ultime de l’évolution de Multivac est précisément d’être présent dans l’intégralité d’un cosmos. De même, dans le contexte du projet Orion’s arm (sans nul doute le sommet indépassable de ce que la Hard SF a pu produire, notamment en matière d’IA -très inspirées par celles d’Inexistence, d’ailleurs), existe ce que l’on appelle un Oracle de Tipler, un univers artificiel spécialement conçu par une autre IA pour servir de calculateur et l’aider à répondre, dans un temps infiniment plus court qu’il ne lui aurait fallu à l’aide de ses propres capacités, à une question ou un problème nécessitant une colossale somme de calculs (et le mot est très, très faible). L’univers fils est ensemencé avec des machines et des sous-IA spécialisées capables de fonctionner à des températures inimaginables, connaît une phase d’expansion limitée à quelques décennies-lumière, puis se recontracte, produisant ainsi de colossales quantités d’énergie alimentant le computronium (forme de matière optimisée pour offrir un maximum de puissance de traitement informatique) avancé avec lequel il a été rempli. Avant de mourir, ce cosmos-IA transmet via un Trou de ver (un passage interdimensionnel, dans ce cas, plutôt qu’un conduit reliant deux régions du même espace-temps) le résultat de son calcul à l’univers parent où se trouve l’autre IA, celle qui l’a créé, avant que la liaison ne se referme définitivement à son tour.

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Les fleuves fabuleux en SF

Certains auteurs de Science-Fiction à l’imagination débordante ont créé des fleuves aux dimensions démesurées ou autres caractéristiques extraordinaires, qui ne pourraient pas exister sur Terre. Les trois exemples (très) connus que je vais donner sont tous des créations artificielles, mais sur certaines planètes fictives, des cours d’eau hors-normes mais naturels existent aussi.

monde_fleuve_integrale_farmerLe premier de ces fleuves de SF fabuleux donne son nom à un cycle de romans tout entier écrit par Philip José Farmer, Le Fleuve de l’éternité. Dans Le Monde du fleuve, premier des cinq tomes de cette saga, le prodigieux Richard Francis Burton ressuscite sur les berges d’un puissant cours d’eau, qui ne laisse qu’une mince « vallée » entre des montagnes aussi abruptes qu’infranchissables. Apparemment, toute la population ayant jamais vécu sur Terre (y compris un Homme de Néandertal !) jusqu’à une date bien précise a été ramenée à la vie sur une planète étrangère par une espèce très avancée inconnue, pour des motifs que les protagonistes vont s’efforcer de découvrir. Plus étrange encore, la rumeur dit que le fleuve et les chaînes (ou plutôt murs) de montagnes qui le flanquent seraient infinis : Burton et ses compagnons vont tenter de le découvrir, alors que certains personnages peu recommandables issus de notre Histoire (Göring par exemple) veulent exporter dans ce nouveau monde et cette seconde vie inespérée la violence, les horreurs et les injustices qui caractérisaient la première, sur Terre. Grand cycle de la SF et Planet Opera aux fondamentaux très originaux, la saga du Fleuve de l’éternité va vous projeter dans un monde de mystère et d’aventure, tout en répondant à de profondes questions existentielles (sur la mort et l’immortalité, la divinité, l’âme, la moralité, etc.) et en vous proposant de suivre certains des personnages les plus fameux de notre Histoire (Burton, donc, mais aussi -entre autres- Mark Twain, Cyrano de Bergerac, Mozart ou encore le frère du Baron Rouge !).

hyperion_A&D_1991Le second de ces fleuves fabuleux de SF est le Téthys, dans l’univers du roman Hypérion de Dan Simmons qui, je le précise à ceux qui viennent de débarquer, est au sommet de mon panthéon science-fictif. Dans ce contexte imaginaire, il existe des « Portails Distrans », qui connectent des points distants, dans l’espace-temps normal, de dizaines ou de centaines d’années-lumière, potentiellement. Il est possible d’en construire de grande hauteur, et de les laisser ouverts en permanence, ce qui fait que vous pouvez créer un sentier de randonnée, une galerie marchande ou… un fleuve qui s’étend entre les mondes. Le Téthys est ainsi une mise bout-à-bout de tronçons de cours d’eau, voire de zones d’océans, qui se trouvent sur des dizaines de planètes différentes. Franchir les gouffres interstellaires en faisant une croisière sur une jonque luxueuse ou un voilier de grand standing a tout de même la classe, non ?

sens_du_vent_banksEnfin, terminons ce micro-guide des fleuves inhabituels et majestueux de SF par celui qui est sans doute le plus impressionnant de tous, créé par Iain M. Banks dans son roman Le Sens du vent, un des livres de son indispensable cycle de la Culture. Dans la civilisation qui donne son nom à cette saga, et dans bon nombre d’autres sociétés extraterrestres, on vit moins sur des planètes que sur ce que l’on appelle des Orbitales, sortes de bracelets colossaux de 3 à 4 millions de kilomètres de diamètre et de 10 millions de kilomètres de circonférence, versions miniaturisées mais néanmoins encore colossales de l’Anneau-Monde créé par Larry Niven dans le roman éponyme (un monde artificiel qui fait, lui, 300 millions de kilomètres de diamètre, soit le rayon de l’orbite terrestre). Sur Masaq’, il existe un cours d’eau qui fait tout le tour de l’Orbitale, donc (sans compter ses méandres)… dix millions de kilomètres de long au minimum. Sans compter que Banks y décrit aussi du rafting sur un autre fleuve, de… lave celui-ci !

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Esprits humains servant d’IA

Dans certains univers de SF, une puissante Intelligence Artificielle est nécessaire pour contrôler les nombreux systèmes des vaisseaux de grande taille, ou bien l’un d’entre eux, mais particulièrement complexe (c’est souvent le cas du système de propulsion supraluminique). Il peut toutefois arriver que pour une raison ou une autre, la civilisation / l’espèce concernée ne désire pas en utiliser une, n’en possède pas la capacité technologique, ou bien ne désire pas lui laisser la totalité des commandes, auquel cas une autre solution doit être trouvée. L’une d’elles peut être d’utiliser à la place un système de contrôle biologique, une autre peut être d’employer des esprits humains téléchargés. Sans compter que la cohabitation dans un même substrat processeur d’humains digitalisés et d’IA peut mener à d’étranges hybridations, dans de rares cas. Nous allons donner quelques exemples de tout cela en SF.

dragon_cookDans Le Dragon ne dort jamais de Glen Cook (oui, l’auteur de La Compagnie noire n’écrit donc pas que de la Fantasy !), l’élément emblématique de l’univers est constitué par des Vaisseaux (avec un grand « V ») gigantesques, de plusieurs centaines de kilomètres de long.  Ils possèdent une IA limitée (type Monolithe de Clarke : intelligente, mais pas consciente), mais les humains s’en méfient (on connait un cas où elle s’est quasiment débarrassée de son équipage pour piloter / commander seule, et même dans les situations plus normales, les humains n’aiment pas qu’elle se mêle de leurs affaires sans y avoir été explicitement invitée). L’IA partage donc les mémoires informatiques du Vaisseau avec ce que l’on appelle les Déifiés, des esprits humains téléchargés. Neal Asher décrit quelque chose de connexe dans les premiers temps de la Polity : le commandement des astronefs est partagé entre une IA et un capitaine lourdement cybernétisé, opérant en réalité virtuelle.

sonate_hydrogène_banksDans l’ultime roman du cycle de la Culture, La Sonate Hydrogène, Iain M. Banks introduit les Gziltes, un peuple qui a contribué, une dizaine de millénaires plus tôt, à la formation de ladite Culture mais n’a pas souhaité la rejoindre, continuant sa propre évolution civilisationnelle en parallèle. Contrairement à leurs « cousins » culturiens, les vaisseaux Gziltes ne sont pas contrôlés par un Mental (une IA surpuissante) mais par un équipage composé d’états mentaux (d’esprits / personnalités) humains téléchargés, l’émulation tournant à vitesse très accélérée (pour être compétitive avec des IA ennemies) sur des processeurs rapides. On verra dans ce livre que si cela leur permet effectivement d’être à armes égales avec un astronef alien (il est vrai pris par surprise), ils ne feront pas le poids face à un vaisseau militaire de la Culture, et encore, même pas un à la pointe de sa technologie martiale (pas une classe Abominator, quoi  😀 ).

dans_la_toile_du_tempsEnfin, dans le cycle Dans la toile du temps (du nom du roman éponyme) d’Adrian Tchaikovsky, une scientifique appelée Kern doit, pour continuer à surveiller les progrès de l’expérience d’élévation (au sens donné à ce terme par David Brin, qui a énormément inspiré Tchaikovsky : accession artificielle d’une espèce à l’intelligence-conscience de niveau humain du fait des manipulations génétiques ou autres opérée par une autre espèce) opérée sur une planète extrasolaire, passer par divers états au fur et à mesure que les millénaires passent : d’abord placée en hibernation, elle est forcée de devenir un cyborg quand ses composants organiques défaillent, puis de télécharger son esprit dans les mémoires du vaisseau, avant de finir par devenir une sorte de forme hybride d’IA.

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19 réflexions au sujet de « Apophis Box – Décembre 2023 »

  1. Super Box j’adore ❤
    L'aspect des IA est monstrueux, je suis sur le cycle de la Culture et c'est déjà dément (Excession me semble où on apprend les loisirs des mentaux dans des espaces virtuels), ça me donne bien envie de découvrir le reste !

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  2. Je dois rattraper les autres articles liés aux IA car le sujet me passionne.
    J’ai lu quelques uns de ces titres.
    Dans la Toile du Temps est sans doute mon préféré, ces colonies d’araignées et de fourmis boostées aux amphétamines thermonucléaires sont captivantes.
    Hyperion est celui qui le talonne d’une très courte tête tant l’univers est somptueux et le frisson omniprésent.
    Latium est du grand art et je te rejoins dessus.
    Les Banks font partie de la poignée qui me reste à lire, et le Bear est dans ma PAL depuis un bon moment.
    Je n’ai pas été convaincue par le Farmer, et j’avoue que je suis pas une grande fan de Clarke, j’ai souvent du mal à accrocher à son style.

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    1. Ah les Banks, je viens de relire les dix livres du cycle et j’ai été encore plus impressionné par l’univers de la Culture que lors des précédentes lectures. Il faut dire que tout lire à la suite (ce qui m’a tout de même pris trois mois) permet de relier des points qui ne le sont pas toujours aussi facilement quand on attend parfois des années entre les sorties de deux tomes. Je suis en train d’en écrire une analyse globale et très détaillée qui, d’après mes prévisions (j’en suis à la moitié, en gros), sera aussi grosse que mon livre paru chez Albin Michel. Parution sur le blog à la fin du mois, si tout va bien (pour rendre hommage à Banks dont c’est le dixième anniversaire de la disparition).

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      1. Ca y est, je vais encore une fois tous les relire. Le dernier refresh était pour la Sonate Hydrogène. Dix ans déjà ! Pour corser l’anniversaire je crois que je vais me laisser tenter par la VO cette fois. J’ai trop hâte de lire ton article. Y parleras-tu aussi de la qualité de la traduction française (au demeurant très bonne et constante dans la terminologie spécifique au cycle selon mes souvenirs) ?
        Par ailleurs, je suis très content de retrouver régulièrement tes nouveaux articles après cette longue interruption. Merci et trinquons au Sense of Wonder !

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        1. Merci ! Justement, je vais évoquer les problèmes d’harmonisation (La Bande des temps intéressants qui devient le Gang des époques intéressantes, Substance Grise qui devient Zone Grise, etc.) et certaines insuffisances mineures (le running gag Gravitas qui semble parfois ne pas être compris ou dont la traduction ne donne pas la mesure). Mais sinon oui, les traductions sont de qualité (particulièrement celle d’Excession).

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  3. Le Dragon ne dort jamais m’est tombé des mains.
    Personnellement, j’ai enfin compris ce que les gens que je tente de convertir à la SF n’aime pas : des concepts et des mots dont on a l’impression que l’auteur les agencent dès qu’il est pris d’une nouvelle idée, sans qu’on y comprenne rien.

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    1. Il faut prendre en compte la qualité de la traduction également : des années avant de lire le cycle Polity, j’avais lu Voyageurs de Neal Asher, qui m’avait paru bien obscur jusqu’à ce que je lise plus tard l’auteur en VO et trouve sa prose limpide (alors que c’est de la Hard SF militaire), et que je comprenne que le souci ne venait probablement pas du texte original, mais d’une traduction plus que perfectible.

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