Apophis Box – Mai 2022

apophis_box_1L’Apophis Box est une série d’articles… n’ayant pas de concept. Enfin presque. Bâtie sur le modèle des « box » cadeau, vous y trouverez à chaque fois trois contenus / sujets en rapport avec la SFFF, qui peuvent être identiques ou différents entre eux, et qui peuvent être identiques ou différents de ceux abordés dans la box du mois précédent. Pas de règle, pas de contraintes, mais l’envie de créer du plaisir, voire un peu d’excitation, à l’idée de découvrir le contenu de la nouvelle Box. Celle-ci est dévoilée au mitan du mois. Le but étant aussi de me permettre de publier des contenus trop brefs pour faire l’objet d’un des types d’articles habituellement proposés sur ce blog ou dérogeant à sa ligne éditoriale standard, et bien sûr de pouvoir réagir à une actualité, à un débat, sans être contraint par un concept rigide.

Vous pouvez retrouver les Apophis Box précédentes via ce tag.

Réflexion : voyager dans le futur sans contrevenir aux théories actuelles de la Physique

Admettons que l’intrigue d’un livre nécessite que les personnages franchissent d’un bond des décennies, des siècles, voire des millénaires, mais qu’en même temps, l’auteur souhaite que son univers reste cohérent avec les lois de la Physique telles que nous les comprenons actuellement, même s’il ne s’interdit pas des exploits d’ingénierie qui sont pour l’instant plus théoriques que réalisables. La question est : est-ce possible ? Et la réponse est oui ! À vrai dire, il existe même plusieurs moyens pour franchir un gouffre temporel vers le Futur (pour un voyage vers le Passé, par contre, difficile de ne pas dégainer tout l’arsenal des Trous de ver et autres solutions hautement exotiques, voire complètement impossibles dans le rigide cadre des lois de la Physique).

foret_sombre_liuLe premier est de recourir à une quelconque forme de cryogénie (ou un processus similaire), qui ralentit, voire fige, le métabolisme, permettant ainsi à un humain de rester en vie, en vieillissant extrêmement lentement, pendant des durées conséquentes. Parfois même très conséquentes (même si c’est, dans ce cas, pousser très loin le degré de suspension d’incrédulité demandé au lecteur), comme dans la nouvelle L’épaisseur des montagnes d’Arthur C. Clarke. Deux exemples emblématiques de ce procédé d’ellipse temporelle sont aussi donnés dans le magistral La forêt sombre de Liu Cixin (je vous rappelle que dans nombre de cultures asiatiques, le nom de famille précède le prénom), où plusieurs personnages passent deux siècles en hibernation, ainsi que dans le plus grand cycle de SF de tous les temps (si, si), celui des Cantos d’Hypérion de Dan Simmons, dans lequel un des personnages, Martin Silenus, passe, à plusieurs reprises et pour des motifs divers (la première fois sous l’impulsion de sa mère, qui le met en stase le temps que certains investissements financiers portent leurs fruits, l’autre sous la sienne, pour attendre la venue d’une certaine personne), d’importantes durées en sommeil cryogénique.

Le second moyen de préserver des personnages en leur faisant franchir de vastes gouffres temporels en direction du futur est tout bonnement d’utiliser des effets relativistes : pourquoi tricher avec les lois de la Physique quand vous pouvez les utiliser à votre avantage ? Le principe est simple à comprendre : plus vous vous déplacez vite, plus, par rapport à une horloge immobile ou se déplaçant moins vite, votre propre horloge ralentit. C’est la même chose avec le potentiel gravitationnel : plus il est élevé, plus votre horloge est rapide (au sommet d’une montagne, le temps passe légèrement plus vite qu’au sol). Dans nos conditions de vie ordinaires, sur Terre, l’effet est infinitésimal, mais il a pu être confirmé à plusieurs reprises, par différentes méthodes, grâce à des horloges atomiques extrêmement précises. Toutefois, quand la durée de temps considérée ou bien le potentiel gravitationnel sont plus importants, il peut devenir bien plus visible : on a par exemple calculé que le noyau de notre planète était deux ans et demi plus jeune que sa croute ! Et cet effet de dilatation temporelle devient encore plus spectaculaire si vous vous rapprochez de la vitesse de la lumière ou (sans le franchir) de l’horizon des événements d’un Trou noir.

tau_zeroAucun objet matériel ne peut atteindre 100% de la vitesse de la lumière (c) : même l’approcher d’une infime fraction de pourcentage consomme une inimaginable quantité d’énergie. Imaginons néanmoins que vous disposiez d’un vaisseau capable d’aller à plus de 99% de c : comme vous vous déplacez très rapidement, la durée mesurée par votre horloge est moindre pour vous par rapport à un observateur immobile. Ce qui veut dire que plus l’astronef de vos protagonistes s’approche de c, plus vous pouvez lui faire franchir d’énormes gouffres temporels (voire spatiaux, si vous ne considérez pas qu’ils tournent intentionnellement en rond) sans les faire vieillir de façon significative. Notez que le Facteur de Lorentz (le ratio de changement de l’écoulement du temps) est extrêmement dépendant de votre proximité avec c : même à 86.6% de la vitesse de la lumière, il n’est que de 2. Pour vraiment dilater de façon importante, voire radicale, l’écoulement du temps, il faut être très proche, de façon asymptotique, de c : à 99.995 % de la vitesse de la lumière, le Facteur de Lorentz est de 100, alors qu’à 99.9%, il n’était « que » de 22.

L’effet de dilatation temporelle relativiste est exploité par un très grand nombre d’auteurs de SF : Haldeman, Card, Reynolds, et ainsi de suite, à commencer par ce classique de la Hard SF qu’est Tau Zero de Poul Anderson, qui le pousse jusque dans ses ultimes retranchements. Notez que rien ne vous empêche de combiner cryogénie et dilatation temporelle : dans ce cas, même l’effet du peu d’années qui se sont écoulées pour vous en vitesse relativiste est estompé par celui de la suspension cryogénique, ce qui fait que vous pourriez fort bien traverser les dizaines de millénaires pratiquement sans vieillir !

Pour terminer, il y a un moyen, bien plus exotique mais restant encore dans le cadre des lois de la Physique, de franchir les années, les décennies, voire bien plus : imaginons un dispositif de téléportation, qui, pour vous transférer d’un point A à un point B, prenne de votre corps et de votre configuration mentale une image extrêmement précise, jusqu’au niveau subatomique. En temps normal, cette image ne sert que le temps du transfert, puis est effacée de la mémoire du dispositif. Imaginez maintenant que, de façon tout à fait intentionnelle, vous préserviez ladite photographie aussi longtemps que possible, jusqu’au point où la dégradation des données commencera à devenir dangereuse si on tente de vous reconstituer à partir de ce scanner : vous venez d’inventer une machine à voyager dans le Futur ! Stocké sous forme de données informatiques, vous pouvez franchir de longues durées, puis être reconstitué comme si vous veniez juste de vous téléporter (notez que si on est capable de vous fournir un corps cloné ou artificiel, la même idée marche aussi avec le téléchargement des seules données de votre configuration cérébrale). On trouve un exemplaire spectaculaire de ce procédé dans le quatrième épisode (Reliques) de la sixième saison de Star Trek : The next generation ; en 2294, un vaisseau de la Fédération transportant Monsieur Scott (celui de la série d’origine des années soixante) s’écrase sur une Sphère de Dyson jusqu’ici inconnue. Piégé, l’ingénieur modifie le téléporteur de bord pour qu’il le garde, ainsi qu’un autre membre d’équipage, en animation suspendue dans sa mémoire tampon. Soixante-quinze ans plus tard, le fameux écossais en sera sorti, intact et n’ayant pas vieilli d’un jour, par l’Enterprise-D du capitaine Picard.

Extension des horizons : l’Anti-Fantastique

Vous connaissez tous ce genre littéraire qu’est le Fantastique, qu’on définit de deux façons. La plus ancienne dit que des événements en apparence irrationnels, extraordinaires, impossibles, se déroulent, et qu’il y a deux explications possibles, une rationnelle (le narrateur de ces événements ment, il est fou, il a été abusé, etc.) et une qui ne l’est pas (tout est vrai). La particularité du Fantastique old school est QU’EN AUCUN CAS, l’auteur ne doit trancher entre les deux, et vous laisser dans l’expectative ou vous faire votre propre opinion. Si jamais un roman opte clairement pour une des deux explications, CE N’EST PAS du Fantastique, mais, selon la nature de l’explication, cela relève d’un autre genre.

Il existe toutefois une seconde définition du Fantastique, plus récente (et impliquant beaucoup plus de livres, aujourd’hui) : dans ce cas, les phénomènes surnaturels, impossibles, sont réels (il n’y a absolument aucun doute sur la chose), et ce sont cette fois les conséquences (peur, folie, révulsion, chaos, etc.) de leur irruption dans un cadre jusqu’ici banal, cartésien, rationnel, qui sont examinées.

Il existe certains romans ou plus généralement univers de SFFF (j’inclus ici certains contextes de Jeu de rôle) pouvant relever de ce que j’appellerais, pris d’un nouvel accès de folie Taxonomiste (ça m’arrive de temps en temps…), de l’Anti-Fantastique. Après tout, si l’Irréel peut s’introduire dans le Réel, l’Irrationnel dans le Rationnel, pourquoi le processus inverse ne serait pas possible ? Et figurez-vous qu’il existe plusieurs types d’exemples à l’appui de cette possible nouvelle subdivision taxonomique. On ne le rappellera jamais assez, le cycle de Terremer d’Ursula Le Guin est une lecture tout à fait essentielle en Fantasy, et ce pour de nombreuses raisons que je ne vais pas développer ici. Dans son troisième tome, L’Ultime Rivage, la magie et la connaissance du langage de la Création qui la catalyse disparaît peu à peu. En clair, un univers de Fantasy où le surnaturel est omniprésent, fondamental, se transforme, d’une certaine façon, en contexte médiéval « banal ». On peut donc analyser la chose comme un procédé Anti-Fantastique : au lieu d’une intrusion, choquante, génératrice d’un changement de paradigme, du surnaturel dans un contexte jusqu’ici cartésien, on a ici le phénomène inverse, quand le paradigme magique de l’univers de Terremer se met, au moins sur certains plans, à devenir cartésien.

Dans le cas de L’Ultime Rivage, la disparition de la magie est due à l’action délibérée d’un sorcier en quête d’immortalité. Mais dans d’autres univers, cela peut être un phénomène non seulement naturel, mais encore plus intéressant, cyclique. Sur la Terre uchronique du Jeu de rôle (JdR) Shadowrun, la magie réapparaît au XXIe siècle, après avoir disparu pendant tellement de temps que le phénomène, ou les créatures surnaturelles, n’étaient plus tenus que pour des superstitions. Un corollaire intéressant est que si elle réapparaît, c’est qu’elle a disparu un jour. Ce qui veut dire qu’à ce moment là, le Rationnel s’est infiltré dans un monde surnaturel, et a imposé son propre paradigme. Notez qu’un autre JdR, Earthdawn, est supposé représenter le très lointain passé du monde de Shadowrun :  dans ce précurseur de la Fantasy (et je dis bien : Fantasy) post-apocalyptique, on découvre que non seulement la magie peut disparaître / réapparaître, mais que sa présence n’est pas totalement binaire, puisque son intensité peut aussi varier même quand elle constitue le paradigme dominant. Un « pic » de magie a, ainsi, permis à d’abominables et surpuissantes créatures surnaturelles, les bien nommées Horreurs, de dévaster le monde, qui se remet à peine de cet événement. Ainsi, via ces cycles intensité / présence / absence de magie, un même univers peut passer de l’Anti-Fantastique (quand le rationnel devient le paradigme dominant) à du Fantastique (dans sa définition la plus récente) quand l’irrationnel reprend ses droits.

waldoOn peut, enfin, parler de ces contextes qui semblent être des univers de Fantasy tout à fait banals, jusqu’à ce qu’une révélation remette complètement en cause le paradigme irrationnel qui constituait pour leurs habitants (et le lecteur) le système expliquant les particularités de leur monde. Un très bel exemple de la chose étant, bien sûr, constitué par le cycle Shannara de Terry Brooks. Il y a aussi des cas où ce que les habitants d’un monde secondaire (imaginaire) appellent « magie » n’en est pas : il peut, par exemple, s’agir d’une technologie oubliée ou extraterrestre. Il y a même des cas où une certaine forme de « vraie » magie cohabite avec des reliques avancées perçues comme une autre forme de sorcellerie (Skyrealms of Jorune). Enfin, dans certains contextes, comme la planète Tékumel de M.A.R. Barker, le monde des deux Warhammer ou même la Terre de Waldo de Robert Heinlein, ce qu’on appelle « magie » peut n’être que l’effet, scientifiquement explicable, de l’exposition à des énergies venues d’autres univers parallèles, d’autres dimensions ou « Plans d’existence ». Dès lors, on peut imaginer une intrigue commençant dans un monde de Fantasy ayant l’air d’être tout à fait banal, qui se révèle être en réalité une planète extrasolaire lointaine, sur laquelle débarquent un jour des extraterrestres, ou d’autres humains, mais technologiquement avancés, ceux là, qui vont expliquer que le phénomène n’est dû qu’au fait que le système stellaire en question se trouve à la frontière de deux univers, le nôtre et celui d’énergies « ultraplanaires » que l’Homme peut canaliser pour créer des effets semblant surnaturels, mais explicables, pourtant, par la science. Là aussi, le rationnel peut apparaître brusquement dans un paradigme jusqu’ici irrationnel, ce qui relève de mon hypothétique « Anti-Fantastique ».

Taxonomie SFFF : Les sous-genres de la Hard SF (si, si !)

Vous vous imaginez que la Hard SF est monolithique ? Vous vous trompez ! On peut y définir des sous-sous-genres (quel terme horrible…), ou disons plutôt des subdivisions, dont chacune possède ses livres ou auteurs emblématiques. Mais d’abord, rappelons, parce que d’après ce que je constate, on ne le martèlera jamais assez, que le « Hard » du nom de ce sous-genre ne se rapporte pas, ne s’est jamais rapporté, à un degré de difficulté de lecture, mais de cohérence avec les lois scientifiques telles que démontrées au moment de la rédaction du roman concerné. Hard doit se comprendre dans le sens anglais « solide » (la cohérence du livre est solide sur le plan de la science et de la technique), pas « difficile ».

Ceci étant posé, commençons par parler de la Dark Hard SF, dont le nom est aisé à expliquer : c’est une science-fiction à la fois solide sur le plan scientifique ET à l’ambiance sombre, tirant parfois sur l’horreur, qu’elle soit banale ou cosmique (à la Lovecraft, mais sans dieux extradimensionnels). On peut ranger dans cette subdivision aussi bien La forêt sombre de Liu Cixin dont je parlais plus haut qu’à-peu-près tout ce qu’a écrit le jovial Peter Watts, à commencer par son chef-d’œuvre absolu (et second meilleur roman de SF de l’Apophisme), Vision Aveugle.

C’est un registre littéraire que j’aime, personnellement beaucoup, et que j’aimerais bien voir se développer.

Parlons ensuite de la Hard SF poétique, qui prouve que ce sous-genre de la Science-Fiction, réputé (souvent à raison) stylistiquement aride peut parfaitement s’accommoder d’envolées lyriques et d’une grande élégance dans l’usage de la langue. Dans cette subdivision, on peut ranger un nombre finalement surprenant de textes, qu’il s’agisse de romans, comme l’excellent La Nuit du Faune de Romain Lucazeau, ou de nouvelles, telles que Cosmic spring de Ken Liu ou, bien évidemment, hein, le formidable Le serveur et la dragonne signé Hannu Rajaniemi, traduit par votre serviteur et publié dans le numéro 101 de Bifrost (faisant de ce dernier le second livre sacré de l’Apophisme, après, bien sûr, l’Aponomicon, officiellement connu sous le nom de Guide des genres et sous-genres de l’imaginaire, qui ressort chez Albin Michel Imaginaire dans une édition révisée et augmentée de 13% de contenu supplémentaire le 30 septembre 2022).

warship_asherEt enfin, si on prend en compte le fait qu’on peut aussi définir la Hard SF comme une science-fiction mettant une large emphase sur les détails techniques, même ceux d’une ingénierie / théorie scientifique partiellement fictionnelle, il existe une troisième subdivision possible, la Hard SF militaire : outre David Weber et son cycle Honor Harrington, où l’écrivain américain donne d’amples détails sur la façon dont la propulsion supraluminique, les armes, défenses ou moteurs fonctionnent, il faut évidemment citer, dans ce registre littéraire, Neal Asher et son cycle Polity. Dans cet équivalent très militarisé et bien plus axé ingénierie de la Culture de Iain Banks, l’auteur britannique donne des détails d’une précision sidérante sur le fonctionnement des équipements de son univers. Il faut dire que le bonhomme suit avec une grande attention l’actualité scientifique et technique, et qu’il peut donc entrer dans le genre de détails très pointus qui laisseraient 99% des auteurs anglo-saxons et 161% des francophones sur le bord de la route. Je plaisante, hein, mais à peine. Si vous aimez la Hard SF, la SF militaire et la science-fiction à grand spectacle et bourrée d’action et d’ambition, la saga Polity est une lecture IN-CON-TOUR-NA-BLE. D’ailleurs, comme chaque printemps, je vous reparlerai très bientôt de l’auteur puisque son nouveau roman, Weaponized, paraîtra le 26 Mai et que c’est probablement la sortie que j’attends avec la plus sincère impatience cette année.

***

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10 réflexions sur “Apophis Box – Mai 2022

  1. Salut, toujours aussi intéressant 🙂

    je rebondis sur le mot saga pour Asher, j’avoue être un peu paumé en VF pour lire les livres dispo. Je pense que je ne vais pas me prendre la tête et les lire dans l’ordre mais je ne sais pas si cela se suit . J’attends justement ta future critique avec impatience, cela me permettrait d’ y voir plus clair et savoir si je les attaque prochainement, ne lisant qu’une fois le cycle fini en VF .

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    • Je les lis non pas dans l’ordre de publication, mais dans celui de la chronologie interne de l’univers, pour ma part, donc :

      Prador moon –> Shadow of the scorpion –> Gridlinked –> The line of polity –> Brass man –> Polity agent –> Line war –> The technician –> Dark intelligence –> War factory –> Infinity engine –> The soldier –> The warship –> The human –> The skinner –> The voyage of sable keech –> Orbus –> Hilldiggers.

      Après, certains d’entre eux sont des standalones (Jack Four, par exemple), d’autres intégrés à des sous-cycles (hop : https://fr.wikipedia.org/wiki/Neal_Asher). Moi j’ai commencé par The soldier et la trilogie dont il fait partie, et j’ai repris du début avec Prador Moon.
      Le nouveau roman (Weaponized) est, d’après ce que j’ai compris, un standalone se passant à l’époque de la guerre contre les Prador.

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      • Merci pour le lien de wikipédia , tendance à l’oublier celui là pour la littérature. Par contre, au vu de qui existe en VO, pas prêt de découvrir cet auteur quand je vois que les bouquins traduits correspondent à Shadow of the scorpion et the Skinner !!
        Reste voyageurs en one shot mais pas dans ce cycle….

        Bref on devra malheureusement s’en passer

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        • C’est clair qu’à moins que Leha s’y intéresse, on peut définitivement abandonner tout espoir de traduction du reste de Polity en France, dans un avenir prévisible, du moins.

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  2. Bonjour, comme beaucoup je suis fasciné par le voyage temporel. Le livre de Jack Finney, le voyage de Simon Morley m’a offert une vision très poétique de ce thème car le voyage se fait uniquement par un conditionnement mental et physique. C’est peut-être un peu hors sujet mais c’est ma petite brique sur ce type de voyage.
    Comme toujours, merci pour ton partage.
    Jacky

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    • Bonjour ! Il y a tout un écosystème de romans qui montrent un voyage dans le temps sans lourde machinerie technologique employant des concepts exotiques, et qui emploient seulement des techniques mentales, de remémoration d’une mémoire génétique ou au pire une simple drogue. Personnellement, je suis moyennement fan, appréciant particulièrement la quincaillerie ultra-tech, mais ce registre a tout de même accouché de quelques romans fort intéressants, comme Mémoire de Mike McQuay, par exemple.

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  3. En termes de voyage dans le temps, tu connais la série Dark, sur Netflix ? Probablement le meilleur traitement du voyage dans le temps que j’ai vu en audiovisuel et la meilleure série de la plateforme, je te la conseille (accroche-toi bien par contre).
    Pour tes romans favoris, d’après ce que j’ai compris, c’est Hypérion en 1 et Vision aveugle en 2. Je sais que tu n’aimes pas les classements, mais c’est quoi les suivants ?

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    • Je connais Dark, ne l’ai pas vue, et j’ai résilié mon abonnement à Netflix, mais si j’en reprends un mois pour voir autre chose (la nouvelle saison de Love, death & robots, par exemple), j’avais prévu d’y jeter un coup d’œil, parce que j’ai effectivement vu de très bons avis passer chez pas mal de monde. Merci du conseil, en tout cas.

      Concernant le « palmarès », ce serait Inexistence de David Zindell en 3, ex aequo La nuit du Faune de Romain Lucazeau et Diaspora de Greg Egan en 4, le cycle de la Culture de Iain Banks (Excession en particulier) en 5, House of suns et le cycle des Inhibiteurs d’Alastair Reynolds en 6, Un feu sur l’abîme de Vernor Vinge en 7, La trilogie martienne de Kim Stanley Robinson en 8, tous les cycles / romans de la grande époque de Peter Hamilton en 9 (Aube de la nuit, Pandore, etc), l’Honorverse de David Weber en 10, le cycle Polity de Neal Asher en 11, la trilogie Eon / Eternité / Héritage de Greg Bear en 12 (surtout Eternité, que j’adore), ex aequo 2001 / 2010 de Clarke et le cycle Fondation d’Asimov en 13, Dans la toile du temps / Dans les profondeurs du temps d’Adrian Tchaikovsky en 14, Aurora de KSR en 15, Mémoire de Mike McQuay en 16 et le cycle de l’élévation de David Brin en 17. Ce sont les romans / cycles de SF qui me viennent le plus spontanément à l’esprit (j’espère ne rien avoir oublié). Après, pour le reste, tout ce qui est estampillé SF et se trouve sous les deux tags suivants :
      https://lecultedapophis.com/tag/pantheon-apophien/
      https://lecultedapophis.com/tag/roman-culte-dapophis/

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