The A(pophis)-Files – épisode 11 : Au-delà de la Voie Lactée

afiles_3Je vous propose un troisième mini-guide annexe en complément du Guide de lecture du Planet Opera, après ceux de l’Universe Opera et de la SF centrée sur les astéroïdes. Nous allons parler aujourd’hui de quelque chose qui est de plus en plus rarement abordé dans la Science-Fiction d’aujourd’hui (mais qui était beaucoup plus fréquent lors de l’âge d’or du genre), à savoir tout ce qui est situé en-dehors de la Voie Lactée, qu’il s’agisse de ses satellites (voir plus loin), d’autres galaxies ou encore des systèmes stellaires se trouvant dans l’espace intergalactique. Si vous n’êtes pas féru d’astronomie, pas de panique, je vais vous proposer (sans basculer dans le cours magistral non plus !) une vue d’ensemble rapide et quelques définitions, histoire de vous permettre de suivre aisément.

Vous pouvez retrouver les anciens épisodes de cette série d’articles de fond via cette page ou ce tag.

Anatomie d’un groupe de galaxies

Les étoiles sont des soleils « comme le nôtre » (c’est plus compliqué que ça, mais dans le cadre de cet article, on s’en contentera). Jusqu’à la toute fin du siècle dernier, on pensait qu’elles étaient toutes (ou quasiment) groupées en structures appelées Galaxies, comme notre Voie Lactée, contenant des centaines de milliards d’étoiles, de 3000 à 300 000 années-lumière (A.L.) de diamètre, et séparées entre elles par plusieurs millions de parsecs (1 parsec = 3.26 A.L.). Des découvertes récentes montrent qu’en fait, entre 10 et 50 % des étoiles de l’univers pourraient se trouver entre les galaxies (je vais en reparler).

Chacune de ces dernières est, de toute façon, entourée par des groupements d’étoiles plus modestes, en orbite autour de son centre, que ce soit des amas stellaires (quelques centaines à quelques millions d’étoiles, réunies dans des régions compactes -quelques dizaines d’années-lumière à peine- ; une galaxie comme la notre maintient son emprise gravitationnelle sur environ 150-200 d’entre eux, tandis qu’une galaxie géante peut en avoir un bon millier, voire plus) ou même des galaxies satellites. On a longtemps été persuadé que notre Voie Lactée n’en avait que deux (les Nuages de Magellan, visibles dans l’hémisphère sud, mais dont certaines mesures datant de 2006 laissent à penser qu’ils ont en fait une vitesse trop élevée pour être en orbite, et qu’ils arriveraient en fait à peine dans les parages), mais on sait désormais qu’en réalité, elle en possède plusieurs dizaines. Et depuis le début de la décennie, les découvertes s’enchaînent ! Ces galaxies satellites font plusieurs milliers d’années-lumière de diamètre et contiennent des milliards de masses solaires.

95 % des galaxies sont réunies en groupes (le nôtre s’appelle tout simplement le Groupe Local), eux-mêmes réunis en superamas (nous appartenons à celui de la Vierge), qui ne sont qu’une composante de structures encore plus grandes (la nôtre s’appelle Laniakea). Les 5 autres % sont des galaxies isolées au sein des zones de vide géantes (en forme de bulles) qui séparent les filaments et les feuilles (composés de superamas de galaxies) qui forment la structure à grande échelle de l’univers. Le Groupe Local est dominé (en ordre de taille) par la galaxie M31 d’Andromède, puis la Voie Lactée et M33 du Triangle.

Les auteurs de SF et l’environnement extragalactique

Les auteurs de SF ont, à certaines époques, été peu enclins, voire carrément frileux, à l’idée de faire dépasser à leurs contextes l’ampleur d’une zone relativement modeste autour du Système Solaire. Lorsqu’on sait que ceux qui mettent en jeu une partie significative de la Voie Lactée ne sont parfois (selon l’époque ou le sous-genre) pas légion, on comprend aisément que dépasser carrément les frontières de celle-ci relève en moyenne, dans l’ensemble de l’Histoire de la SF, de l’exception plutôt que de la règle.

Les raisons de cette frilosité sont multiples, la principale étant, à mon sens, la volonté de ne pas trop en demander en terme de suspension d’incrédulité au lecteur en raison des énormes distances impliquées (même en admettant que votre technologie soit si avancée qu’en mode supraluminique, vous puissiez aller d’un bout à l’autre de la Voie Lactée -100 000 années-lumière- en à peine un an, il vous faudrait toujours un quart de siècle pour rallier Andromède). Même s’il peut exister des astuces pour contourner le problème, dans le genre des « portes des étoiles » laissées par une mystérieuse race extraterrestre ancienne (on se rappellera que la série Stargate Atlantis se déroule dans une galaxie naine satellite de celle d’Andromède, à 2.5 millions d’années-lumière de la Terre), ou des Trous de ver (des raccourcis dans l’espace-temps) naturels menant d’un bout à l’autre du Groupe Local, comme chez David Brin, par exemple. De plus, élargir l’horizon d’une oeuvre au-delà de la galaxie est une tendance plutôt associée à la Hard SF, à la SF de l’âge d’or (notamment à des gens comme John W. Campbell ou E.E. « Doc » Smith) ou aux plus vertigineux des New Space Opera : or, sachant que depuis les années 60, la Soft SF sociale, plus préoccupée d’établir, via un contexte futuriste, une allégorie de la Terre d’aujourd’hui que d’aller explorer l’univers, est nettement montée en puissance (surtout en France, où, qu’on parle de traductions ou pas, elle est majoritaire, alors qu’elle reste minoritaire dans l’édition anglo-saxonne, même si là aussi, elle est en progression depuis quelques années), on comprend qu’on reste bien tranquillement dans le Système Solaire ou ses environs immédiats. De même, le Cyberpunk (et ses dérivés) reste, dans la vaste majorité des cas (même s’il existe des contre-exemples, comme BIOS de Robert Charles Wilson), lui aussi confiné à l’espace limité par l’orbite de Neptune.

Il faut aussi évoquer un autre facteur : on sait maintenant qu’il existe des dizaines de milliards de planètes potentiellement habitables (et là, je parle uniquement d’une forme de vie semblable à la nôtre : des gens comme Clarke, Reynolds, Baxter, Brin, Banks ou Kevin J. Anderson se sont penchés sur ce qui pouvait vivre sous les nuages des Géantes Gazeuses) dans notre seule galaxie. Même en appliquant l’équation de Drake d’une façon relativement pessimiste, cela laisse des milliers, voire des millions de civilisations extraterrestres intelligentes à découvrir dans notre seule galaxie. Dès lors, peut se poser la question de savoir en quoi il serait pertinent de franchir les gouffres intergalactiques alors que beaucoup plus près, existent des voisins à rencontrer (ou que cela n’apporte rien à l’histoire d’un roman : si celui-ci est centré sur la société et la culture d’un espèce alien, peu importe qu’elle vienne de l’étoile la plus proche ou d’une galaxie à dix millions d’années-lumière ; si, par contre, le but est d’isoler les personnages le plus loin possible de la civilisation, recourir à une autre galaxie peut au contraire être une excellente stratégie). Sauf bien entendu si votre coin de Voie Lactée est menacé par lesdits voisins, que rien ne peut les stopper, et que, donc, la fuite vers Andromède (ou ailleurs) est votre seule solution. Vous pouvez aussi appliquer les hypothèses les plus pessimistes à l’équation de Drake, et faire de l’Humanité la seule espèce intelligente de sa galaxie ; dans ce cas, il peut être intéressant pour elle d’aller voir ailleurs dans le Groupe Local, surtout si un signal (ou une quelconque autre preuve de l’existence d’autres êtres avancés) est capté.

Je ne peux toutefois pas m’empêcher de remarquer que très souvent, les petits tours au-delà de la Voie Lactée sont le fait des plus grands noms de l’Histoire de la SF : en ce domaine comme dans d’autres, qui ose gagne !

Un petit tour au-delà des frontières de la Voie Lactée

Commençons dès à présent notre petit tour au-delà des limites de notre galaxie et voyons ce que nos auteurs de SF ont proposé dans ce domaine, en partant du plus proche pour aller vers le plus lointain. Sachez que j’ai choisi de mentionner les œuvres qui me paraissaient les plus significatives (et / ou les moins obscures), sans volonté aucune d’exhaustivité.

SF et amas stellaires

alastorL’exemple le plus évident, quand on parle de SF centrée sur un amas d’étoiles, est bien entendu celui d’Alastor, qui sert de cadre à trois romans de Jack Vance, Trullion : Alastor 2262, Marune : Alastor 933 et Wyst : Alastor 1716 (signalons que ce cycle informel a fait l’objet d’une intégrale, comme le prouve l’image ci-contre). Notez qu’un quatrième était prévu (Pharism : Alastor 458) mais n’a finalement jamais été écrit. L’auteur décrit cet amas comme un groupement de 30 000 étoiles entassées dans un diamètre d’environ 25 années-lumière. Une étoile sur dix a été colonisée par les humains, mais ces mondes, qui ont peu de choses en commun (les romans le montrent bien : Trullion est pacifiste, Marune corrompue et Wyst utopiste), s’ils sont liés (finalement vaguement) par un gouvernement commun, sont en fait en grande partie indépendants. Le plus intéressant des trois romans est, sur le plan du Planet Opera, probablement Marune, la planète du même nom orbitant autour de… quatre soleils !

Dans le très sous-estimé Suprématie de Laurent McAllister (pseudonyme commun -un peu à la manière de James S.A. Corey- de Yves Meynard et Jean-Louis Trudel), la Voie Lactée est dominée par ladite Suprématie, une dictature. Cependant, dans un amas d’étoiles, la dernière Nef de Guerre (un vaisseau géant) du secteur va tenter de mettre un terme, au moins local, au moins temporaire, à son règne.

Dans le jeu vidéo Mass Effect – Andromeda, une expédition de colonisation en provenance de la Voie Lactée arrive dans l’amas stellaire Héléus de la galaxie d’Andromède, après un voyage de plus de six siècles. Ce qui est donc la preuve que situer son histoire dans un amas n’équivaut pas forcément à ce qu’il orbite autour de notre galaxie !

SF et galaxies satellites

player_of_gamesLe meilleur exemple littéraire de voyage vers une des galaxies satellites de la Voie Lactée est probablement L’homme des jeux de Iain M. Banks. Le protagoniste, Jernau Gurgeh, voyage vers le Petit Nuage de Magellan (galaxie naine de 7000 années-lumière -A.L.- de diamètre contenant plusieurs centaines de millions d’étoiles), qui se trouve tout de même à 200 000 A.L. ! C’est via ce genre de roman que l’on se rend compte des gouffres que constituent les distances intergalactiques (et donc de la suspension d’incrédulité demandée au lecteur) : même une civilisation aussi avancée que la Culture met deux ans pour traverser ce qui ne constitue qu’un douzième de la distance séparant la Voie Lactée d’Andromède…

Dans Les nuages de Magellan d’Estelle Faye, un New Space Opera Young Adult (mais avec un fond thématique plutôt solide), toute la galaxie a été colonisée, et les deux satellites principaux de la Voie Lactée sont la Nouvelle Frontière. Malheureusement, les Compagnies (des méga-corporations rapaces) ont mis l’espace exploré en coupe réglée, et l’humain n’est plus qu’une nouvelle forme de serf dans ce régime autoritaire et ultra-capitaliste.

Dans ce que j’aime à appeler le « classique des classiques » de la SF, Créateur d’étoiles d’Olaf Stapledon (qu’on aimerait bien voir réédité en français, hein), une culture symbiotique mêlant des êtres arachnides et d’autres ressemblant à des baleines, originaire du Grand Nuage de Magellan, est la plus sage et la plus technologiquement avancée de la Voie Lactée et de ses satellites. Elle fait d’ailleurs entrer les civilisations locales dans un âge d’or pacifique après une ère où divers impérialismes se sont violemment affrontés. Dans d’autres médias, cependant, cette même galaxie est au contraire le siège de grands empires, comme celui des Kree dans les comics Marvel, ou bien le lieu d’où provient la race antagoniste, comme par exemple les Floods de la série de jeux vidéo Halo.

Dans sa nouvelle Beyond the Aquila Rift (présente dans le recueil du même nom et qui a été adaptée sous forme de court métrage d’animation dans le cadre de la série Love, Death & Robots), un incident frappant un astronef en déplacement supraluminique le projette à 150 000 années-lumière de sa destination, jusque dans le Grand Nuage.

SF et étoiles extragalactiques

On a longtemps cru qu’un pourcentage écrasant (au moins 90%) de toutes les étoiles de l’univers était regroupé dans les galaxies. Des découvertes récentes incitent cependant fortement à penser qu’il n’en est rien : le pourcentage réel serait en fait de 50 %. À tel point que certains évoquent même le fait que ces étoiles extragalactiques pourraient expliquer au moins un certain pourcentage de la masse manquante attribuée à la mystérieuse matière noire !

Une étoile peut se retrouver loin de toute galaxie du fait de différents mécanismes : elle peut être éjectée de celle dont elle est originaire parce qu’elle frôle de près son Trou Noir central (qui la catapulte ainsi à une vitesse démentielle, largement suffisante pour échapper au puits de gravité galactique) sans pour autant être capturée par ce dernier, elle peut résulter du fait que la galaxie dont elle est originaire est « cannibalisée » par une autre plus grosse et que des miettes du « repas » sont abandonnées derrière la galaxie composite résultante (on a découvert l’existence de véritables « rivières d’étoiles » se dirigeant vers le centre des galaxies massives, comme la nôtre), ou bien le nouveau soleil peut être créé quand une galaxie, en route vers le grand attracteur (la plus grosse masse) de son bassin versant gravitationnel, crée une onde de choc qui déclenche la contraction d’un nuage d’hydrogène intergalactique. Et là, je viens juste de vous présenter les mécanismes issus de la science réelle : comme nous sommes sur le point de le voir, les auteurs de SF ont parfois eu des idées encore plus extrêmes !

plage_de_verre_banksDans La plage de verre, Iain M. Banks place l’action au sein d’un système stellaire, Thrial, complètement isolé dans l’espace intergalactique, puisque quelle que soit la direction, aucune autre étoile n’est à moins d’un million d’années-lumière de lui (le titre original de ce roman rend d’ailleurs bien mieux compte de ce fait : Against a dark background). Peter F. Hamilton va encore plus loin (mais attention, ce qui va suivre est un spoiler majeur de la fin du premier tome d’un diptyque : si vous continuez votre lecture de ce paragraphe, c’est à vos risques et périls) : dans le bien mieux nommé en VF Une nuit sans étoiles (A night without stars en VO), un système solaire entier est téléporté à 23 millions d’années-lumière de la Voie Lactée et à une grande distance de toute autre galaxie en général !

Dans le court roman World without stars de Poul Anderson, un équipage humain se crashe sur une planète située au-delà de la Voie Lactée, qui, avec la faible naine rouge qui sert de soleil à ce monde, est le seul objet présent dans ses cieux nocturnes (d’où le nom du livre, encore une fois). Alors qu’une des deux espèces locales est hostile, que le niveau de technologie est médiéval et que les métaux brillent par leur absence, nos intrépides astronautes devront accomplir un miracle pour rentrer chez eux. Plus encore que chez Peter Hamilton, on pousse ici le concept de l’île déserte sur laquelle on s’échoue après un naufrage dans ses derniers retranchements (rappelons que le Space Opera de l’âge d’or -par opposition au New Space Opera- a été très influencé par la littérature navale -entre autres-).

SF et autres galaxies

Dans la SF littéraire post-années 50, le fait d’élargir l’horizon de son roman à un autre univers-île (comme on disait joliment jadis) que le nôtre ou ses satellites est devenu de plus en plus rare, même s’il existe des exceptions. Dans Un feu sur l’abîme, Vernor Vinge mentionne le fait que les civilisations de la périphérie de la Voie Lactée sont en contact avec celles de la Galaxie du Sculpteur, qui se trouve à environ 10.8 millions d’années-lumière et appartient carrément à un autre groupe de galaxies que le nôtre ! Dans l’excellent contexte multi-auteurs de Hard SF Orion’s arm (en partie inspiré par le fabuleux Inexistence de David Zindell), les civilisations de la Voie Lactée reçoivent, en 5845, un message de leurs homologues de la Galaxie du Triangle, qui les avertissent qu’un objet indubitablement artificiel de 10 années-lumière de long, d’une masse équivalent à 100 milliards de fois celle du soleil, approche du Groupe Local à quasiment la moitié de la vitesse de la lumière.

Dans l’univers du cycle de l’Élévation de David Brin (clic), les civilisations respirant de l’oxygène de cinq galaxies du Groupe Local (dont la Voie Lactée) sont liées entre elles par l’équivalent de trous de ver. De très anciennes archives indiquent même que dans le passé, treize (voire, selon certaines rumeurs, dix-sept) galaxies étaient reliées par de tels raccourcis dans l’espace-temps, dont le réseau se modifie sans arrêt du fait de l’expansion de l’univers ou des propriétés de l’Hyper-espace. Plus récemment, dans le diptyque Les naufragés du Commonwealth, Peter F. Hamilton mentionne la colonisation de la galaxie d’Andromède par Nigel Sheldon, un de ses héros récurrents. Dans la série Andromeda, la République galactique s’étend à la fois sur la Voie Lactée, M31 et la galaxie du Triangle, la troisième plus grosse du Groupe Local. De même, la colossale saga de Perry Rhodan implique plusieurs galaxies (dont la nôtre et celle d’Andromède), y compris M87, une des plus grosses galaxies connues (pour vous donner une idée du monstre, on estime que 12 000 amas d’étoiles orbitent autour, à comparer avec les… 200 de la Voie Lactée), qui est située bien au-delà des frontières du Groupe Local, à 53 millions d’années-lumière de la Terre.

vineaLes aventures en BD de Yoko Tsuno sont divisées en différents sous-cycles, dont l’un la met en contact avec une espèce appelée les Vinéens, qui s’est réfugiée sous terre après la destruction de sa planète, Vinéa, située dans la galaxie M33 (autre nom de celle du Triangle). On découvrira cependant que la mort de ce monde a été très exagérée, et la japonaise et ses amis extraterrestres vivront de nombreuses aventures à 2 millions d’années-lumière de la Terre ! Dans La faune de l’espace d’A.E. Van Vogt, le vaisseau Fureteur se rend dans la Galaxie d’Andromède (et non pas M33, comme c’est incorrectement précisé dans la VO et la VF du livre), où il découvrira qu’une « terraformation » massive a lieu, pour les indicibles besoins d’une créature d’une inimaginable dimension.

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7 réflexions sur “The A(pophis)-Files – épisode 11 : Au-delà de la Voie Lactée

  1. Comment font les étoiles en-dehors des galaxies pour être si nombreuses alors qu’il n’y a sans doute pas ou très peu de nuages de gaz ?
    Sinon, je pense qu’écrire sur les autres galaxies plutôt que la notre aurait effectivement un intérêt si on exploitait leurs propriétés physiques (la proximité des étoiles comme c’est apparemment le cas pour Alastor, mais aussi la forme, la vitesse de rotation, la présence ou non de trou noir central…).

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        • Dans les superamas de galaxies, il y a des concentrations de gaz inhabituellement importantes dans le milieu intergalactique situé près du centre du supermamas. De toute façon, l’espace intergalactique (hors des « bulles » de vide géantes entre les filaments et murs de superamas de galaxies) est jusqu’à 200 fois plus dense que la moyenne dans l’univers (dans l’espace interstellaire, par exemple).

          Il suffit d’une perturbation et l’équilibre d’une partie du nuage est rompu : sa densité augmente, attirant de plus en plus de gaz, ce qui finit par conduire à un effondrement gravitationnel et donc à la formation d’une étoile.

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