Huit sagas de Fantasy à lire pour… la qualité / l’originalité de leur aspect Historique

J’ai, assez récemment, relu un de mes livres hors-SFFF préférés, le monumental (dans tous les sens du terme : 1200 pages au compteur en version poche !) Azteca de Gary Jennings, une référence du roman historique, à l’érudition folle, fruit d’une douzaine d’années de recherches au Mexique. Et cela m’a clairement donné envie de vous parler de Fantasy Historique même si, pour le moment, y consacrer un de mes guides de lecture par sous-genre est hors de question : cela représente trop de boulot, et je n’ai ni le temps, ni la santé pour ça pour l’instant. Je vous propose donc à la place (pour patienter en attendant le guide complet de la Fantasy Historique) une liste de lecture, donc huit livres, cycles ou auteurs se distinguant par la qualité / vraisemblance, la puissance évocatrice ou encore par l’originalité de leur aspect historique, avec, en plus, une emphase particulière sur les œuvres émanant d’auteurs français. Rappelez-vous toutefois que ce style de liste n’est pas bâti sur les mêmes critères que mes guides de lecture plus complets, qui tendent vers l’exhaustivité autant qu’il est possible de le faire sans consacrer un essai au sujet, et dans le cadre, donc, d’un « simple » article, et qui, de plus, comprennent des romans qui font consensus au niveau mondial en ce qui concerne leur importance dans le registre SFFF concerné. Une liste est donc forcément plus limitée et surtout plus subjective (j’anticipe les réactions en commentaires, mais oui, on aurait pu / dû parler de Machin ou de Bidule, et ce sera très probablement fait dans un futur guide en bonne et due forme), mais a au moins le mérite de vous fournir tout de suite des pistes de lecture.

Au passage, on vous rappellera que le terme / registre littéraire « Fantasy Historique » admet plusieurs définitions (c’est même probablement le genre ou sous-genre qui en admet le plus, avec la Science-Fantasy), mais que pour résumer et simplifier, on peut essentiellement distinguer d’un côté ce qui est centré sur la vraie Histoire, se déroule sur Terre et emploie en plus quelques éléments surnaturels, et de l’autre côté ce qui se déroule dans un monde imaginaire mais très inspiré par une période historique réelle, voire une civilisation bien précise, et comprend des degrés divers d’éléments fantastiques.

Guy Gavriel Kay

Comment parler de Fantasy Historique sans évoquer Guy Gavriel Kay, tant le canadien s’est sans conteste possible imposé comme l’auteur de référence dans ce domaine ? D’ailleurs, à part une poignée d’œuvres n’en relevant pas, l’écrasante majorité de sa bibliographie s’y inscrit désormais, dont une bonne partie se déroule dans un monde (secondaire / imaginaire) commun, en gros centré sur le pourtour méditerranéen, même s’il y a eu quelques escapades dans des contrées plus exotiques comme la Chine. Si vous n’avez qu’un seul auteur à lire dans cette sélection, que ce soit clairement celui-là ! Si vous souhaitez en savoir plus, vous trouverez des critiques de ses romans signées de ma main soit dans Bifrost, soit sur ce blog (n’hésitez pas à consulter l’index des auteurs) : on vous recommandera plus particulièrement la lecture du fabuleux Les Lions d’Al-Rassan ou du diptyque La Mosaïque Sarantine. Les deux démontrent à merveille deux des principales qualités de l’écriture de Kay : celle des personnages, qu’il s’agisse des principaux, des secondaires ou même des « figurants », qui, tous, ont une « âme », ainsi que la puissance émotionnelle et / ou dramatique hors-normes que l’auteur est capable de convoquer. On ajoutera que la reconstitution historique est particulièrement réussie et réaliste, fruit des vastes recherches entreprises à chaque fois par le canadien.

Himilce – Emmanuel Chastellière

Emmanuel Chastellière, auteur (et traducteur) de SFFF désormais bien installé dans le paysage éditorial français, a récemment livré avec son dernier roman en date, Himilce, une œuvre parvenant à se hisser aux hauteurs cyclopéennes où réside Guy Gavriel Kay, sans pour autant faire « du sous-Kay », en gardant une touche bien à lui. Sérieux dans ses recherches préparatoires et pertinent dans le réalisme du résultat final, original dans le choix de la période historique (la Carthage antique) et, surtout, dans celui du protagoniste (non pas Hannibal, comme on aurait pu s’y attendre, mais son épouse), subtil et agréable dans son écriture, Chastellière s’impose, avec ce livre où l’aspect Fantasy est si discret qu’on pourrait tout aussi bien le qualifier de roman Historique tout court, comme un des écrivains à suivre dans un registre où, pourtant, autrices et auteurs français de premier plan abondent (tellement que je n’ai évidemment pas pu toutes et tous les citer dans cette courte liste). Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à vous référer à ma critique très détaillée de cette œuvre, qui fera date en Fantasy Historique française.

La Voie du sabre – Thomas Day

Avant d’être, sous son vrai nom, Gilles Dumay, l’éditeur de renom que l’on connaît bien, Thomas Day était un auteur unique dans le paysage français (on aimerait bien qu’il sorte de sa stase, d’ailleurs), et reste un des trublions les plus emblématiques de Bifrost, magazine SFFF de référence en France, auquel j’ai l’insigne honneur de participer. Incontestable chef-d’œuvre de Thomas Day, riche d’une documentation rendant les détails de la vie quotidienne d’une admirable authenticité, et surtout de l’amour de l’auteur pour l’Asie (qui transparaît dans une bonne partie de son œuvre),  La Voie du sabre est LE livre à lire dans sa bibliographie. Il s’y approprie un cadre et un personnage historique (Miyamoto Musashi) et le « réenchante », ajoutant des éléments magiques, s’éloignant des faits avérés pour donner à ce personnage une stature légendaire. Si le Japon de Day n’est pas tout à fait celui de nos livres d’Histoire, l’impact de ce conte initiatique cruel et violent, la qualité de son style et de son aspect moral et philosophique (surtout compte tenu de la taille assez réduite de l’ouvrage) lui donne sa place de plein droit dans la présente sélection. Signalons, pour les amateurs de BD parmi vous, que le roman a été (très bien) adapté en BD, en trois tomes.

Gagner la guerre – Jean-Philippe Jaworski

gagner_la_guerre_jaworskiOn ne présente plus Jean-Philippe Jaworski, un des plus prestigieux auteurs français de Fantasy, qui, dans la plus grosse partie de son œuvre, mêle surnaturel et Histoire, monde réel et imaginaire. Tout y est (très) recommandable, mais je me concentrerai, dans le cadre de cette liste, sur son premier roman, Gagner la guerre. Si je suis moins enthousiaste que d’autres au sujet de Jaworski, appréciant plus le style direct « à l’anglo-saxonne », force est de reconnaître que ce roman (s’inscrivant dans l’univers dit du Vieux Royaume ; l’auteur propose aussi une Fantasy celtique, le cycle Rois du monde, de très haute tenue), inspiré par ceux de cape et d’épée et par la Renaissance Italienne, est, sur certains plans (notamment ses personnages et son intrigue -dans tous les sens du terme-), tout à fait prodigieux, pour ne pas dire inoubliable. On vous le recommandera donc vivement, bien qu’avec quelques réserves (expliquées dans la critique mise en lien plus haut) et en ayant conscience que malgré le raffinement de l’écriture, nous sommes clairement sur une Dark Fantasy Historique, histoire de vous éviter les déconvenues subies par certains lecteurs dans le passé.

L’Épée brisée – Poul Anderson

broken_swordRoman de Fantasy bénéficiant d’une énorme aura dans le monde anglo-saxon, L’Épée brisée a dû attendre soixante ans pour être traduit par le Bélial’, un des rares éditeurs qui met la qualité littéraire devant l’idéologie, celle de l’auteur ou la sienne. Et quel roman, nom de moi-même… Imaginez l’Europe du début du deuxième millénaire, avant la conquête normande de l’Angleterre, mais où, invisibles et cachés aux yeux des mortels, existent, sur les mêmes terres que les royaumes humains, ceux des créatures de Faërie, aux noms tout droit issus des mythologies nordique et celte. L’intrigue suit essentiellement la guerre longtemps différée entre le Trollheim et l’Alfheim, les pays des trolls et des elfes. Elle suit également l’histoire tragique d’une famille danoise d’Angleterre, descendante de Ragnar Lodbrok, maudite par une sorcière Saxonne, manipulée par Odin et par les elfes. Il ne s’agit pas d’une Fantasy Historique à la Guy Gavriel Kay : le surnaturel est en effet omniprésent dans le livre, que ce soit sous la forme de sortilèges, de créatures féeriques, de l’intervention des dieux ou de la présence d’artefacts de pouvoir, à commencer par cette fameuse épée brisée qui a visiblement beaucoup inspiré un certain Michael Moorcock. Bref, pourquoi lire ce livre ? Mais parce qu’il y a des elfes naviguant sur des Drakkars, des nains, des Trolls, des Sidhe, les Tuatha de Danaan, Odin et Tyr, le petit peuple, des vampires, des démons du Baïkal et des démons chinois, des héros dignes des sagas nordiques et des épopées grecques, une dimension tragique et shakespearienne, des berserkers, parce que c’est superbement bien écrit, magnifiquement traduit, d’une puissance évocatrice colossale, parce qu’il y a des batailles épiques et une romance puissante, parce qu’il y a des femmes elfes sournoises et pas avares du tout de leurs charmes, parce qu’on ne s’ennuie pas un instant et que ça ne fait pas 1500 pages, etc. Quoi, vous ne l’avez pas encore acheté ?

Nadejda – Olivier Boile

nadejdaSi Olivier Boile n’est pas aussi connu que les auteurs précédents, il n’en a pas moins écrit, avec Nadejda, une superbe Fantasy (à cadre) Historique se déroulant dans notre monde, en l’an 1015, dans ce que l’on appelait à l’époque la Russie (et qui correspondrait plutôt à l’Ukraine d’aujourd’hui : Moscou ne prendra de l’importance qu’un siècle et demi plus tard), un temps où les anciens cultes sont en train de laisser sa place au Christianisme, un cadre plus totalement dans le monde fantastique et païen ancien et pas encore tout à fait dans l’univers cartésien et chrétien. Fantasy également éminemment héroïque et politique, quelque part entre Guy Gavriel Kay, David Gemmell ou L’Épée brisée dont nous venons justement de parler, narrée dans un style fluide, musical, souvent poétique, et surtout au puissant pouvoir évocateur, combinant de façon très habile et plaisante éléments familiers, historiques (ayant bénéficié d’une vaste recherche bibliographique) et éléments fantastiques, à l’intrigue solide et aux personnages très réussis, Nadejda est un roman bourré de qualités et injustement méconnu.

La Prêtresse esclave – Victor Fleury

pretresse_esclave_fleuryOlivier Boile n’est pas le seul à avoir voulu s’écarter du cadre médiéval-fantastique et d’inspiration gréco-romano-celto-nordique (ouf !) qui semble obséder un nombre effrayant d’auteurs de Fantasy depuis maintenant des décennies. Même si, heureusement, de plus en plus d’écrivains tentent de proposer autre chose. Victor Fleury, jusque là plus connu pour son « Voltapunk » (une variante de Steampunk), a été de leur nombre en publiant La prêtresse esclave, premier tome d’un cycle « à la Guy Gavriel Kay » (monde imaginaire mais très inspiré par une partie / époque du nôtre) dont l’univers ressemble fortement à la Mésopotamie de l’âge du bronze. La première partie de l’ouvrage évoque aussi une version relativement fantastique de ce qu’aurait pu écrire Christian Jacq s’il s’était intéressé à la Mésopotamie plus qu’à sa chère Égypte, même si la suite est bien plus sombre et fantastique. Le roman conte l’histoire de Nisaba, prêtresse et esclave, qui partage grâce à un lien mystique toutes les sensations tactiles de son maître, l’héritier du trône. Elle va se retrouver entraînée à sa suite dans la croisade que mène son peuple contre la corruption propagée par le dieu du mal, qui se double d’une bonne vieille conquête, bien terrestre celle-là. Défiant le stéréotype de l’héroïne courageuse, Nisaba est un personnage complexe et fascinant. Style impeccable, univers de Fantasy sortant des sentiers battus, système de magie élaboré et intéressant, intrigue passionnante, protagoniste convaincant, La Prêtresse esclave vaut vraiment le détour !

Aube de fer – Matthew Woodring Stover

aube_de_ferSi les œuvres précitées ont eu des fortunes commerciales diverses, il parait raisonnable de déclarer qu’au moins à l’échelle de leurs éditeurs respectifs, elles ont été des succès au minimum honorables (et souvent bien plus que ça), et quoi qu’il en soit, toutes restent facilement disponibles. Aucune de ces assertions n’est, en revanche, vraie pour Aube de fer de Matthew Woodring Stover, dont un des directeurs de collection de l’Atalante m’a confié qu’il n’avait malheureusement pas trouvé son public, et qui ne reste disponible qu’à de rares exemplaires, quasiment tous d’occasion. Pourtant, la politique de ce blog est aussi (et presque surtout) de remettre en avant des romans injustement méconnus pour, qui sait, inciter la maison d’édition possédant les droits (voire une autre, n’est-ce pas) à leur donner une deuxième chance. Après tout, on se souviendra avec intérêt du nombre de romans de Fantasy qui se sont plantés misérablement une, voire deux fois, avant de connaître un succès parfois considérable à la tentative suivante. Dans cette autre Fantasy Historique s’inscrivant dans l’âge du bronze (mais sur Terre et pas dans un monde secondaire, cette fois), à la fin du long règne de Ramsès II, quelques années après la conclusion du siège de Troie, nous suivons un trio de mercenaires, sorte de « Le Bon, la Brute et le Truand » antique mené par une princesse guerrière Picte particulièrement féroce, maniant la hache avec une mortelle dextérité. L’intrigue, qui cherche à déterminer pour qui travaille le vil sorcier qui essaye de couler les cinq Maisons Marchandes possédant le vrai pouvoir dans la grande cité de Tyr, se balade entre polar, complot à ramifications politiques, magie et action. Les protagonistes sont fort sympathiques, l’aspect enquête rondement mené, les combats très explicites, le rythme impeccable, bref cet improbable mélange entre Sergio Leone, Glen Cook et Christian Jacq fait passer un moment franchement agréable, sans prise de tête. Et voilà un cocktail d’influences que vous ne lirez certainement pas tous les jours !

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23 réflexions au sujet de « Huit sagas de Fantasy à lire pour… la qualité / l’originalité de leur aspect Historique »

  1. J’ai été bien emballé dernièrement par The children of gods and fighting men de Shauna Lawless et Celle qui devint le soleil de Shelley Parker-Chan. Et pour remonter plus loin je garde un très bon souvenir de la reine celte de Manda Scott.

    Accessoirement, le contexte historique de Widjigo d’Estelle Faye m’a beaucoup plu même si le cœur du récit n’est pas trop sur l’aspect histo.

    Pfiou j’ai pas mal de GGKay en retard ! XD

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    1. Si j’étais paranoïaque (ou sur Bluesky), je dirais que tu cherches « subtilement » à souligner une absence d’autrices dans la liste… Alors précisons (les 112 autres fois n’ont visiblement pas suffi) que le genre des écrivains, j’en ai RIEN A FOUTRE, je ne respecte pas de quotas, je parle de livres intéressants, point. Je me contrefiche de savoir si celui / celle qui les a écrits est homme, femme, non-binaire, blanc, noir, de droite, de gauche, etc. Rien à péter. Un bon livre, c’est un bon livre, point. Il n’y a pas de femmes dans cette liste ? Il n’y aura peut-être que de ça dans la prochaine, ou celle d’après, ou celle encore après, si les meilleurs livres de la thématique concernée ont été écrits par des femmes. C’est si difficile que ça à saisir ?

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      1. Salut,

        J’ai bien remarqué qu’il n’y avait que des hommes dans ta liste et ça m’a fait mécaniquement penser aux autrices qui m’ont marquées dernièrement donc j’en ai fait la suggestion.

        Une personne a souligné sur les réseaux sociaux qu’il n’y avait que des auteurs et je lui ai signalé que j’avais « subtilement » fait des suggestions d’autrices en complément en com.

        Dans les deux cas je ne voulais pas que ça apparaisse comme un reproche à ta liste, c’était pas l’intention, désolé si tu l’as pris comme tel. Tu as bien dit que c’était subjectif et non exhaustif, je l’ai pas pris pour autre chose.

        Mon commentaire visais juste à te faire (et a tes lecteurs peut-être) des suggestions complémentaires.

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  2. Mince, moi aussi me voici (à nouveau !) doté d’une bonne liste de livres supplémentaires à lire. Comment vous remercier pour tout ce travail et vos conseils judicieux et aiguisés ? J’oserais ajouter aux suggestions, pour ma part, la tétralogie du Livre de Cendres, de Mary Gentle. Encore merci à vous…

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    1. Taxonomiquement parlant, Le Livre de cendres relève de bien d’autres choses (Uchronie, Histoire secrète, des tropes SF), ce qui fait qu’il ne me paraissait pas avoir sa place dans une liste de romans de Fantasy Historique.

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  3. Pour avoir lu la moitié de cette liste, et vue l’amour (oui oui je voue un véritable amour à des œuvres comme le lion d’al Rassan et surtout l’épée brisée) que je leur porte, je vais m’attacher à lire ceux que je n’ai pas lu 🙂
    Je reviens sur l’épée brisée : quelle œuvre incroyable en un nombre de page minime proportionnellement à tout ce qui s’y passe ! Je n’ai jamais retrouvé un livre aussi dense…sur 300 pages ! Il aurait mérité d’être aussi connu que le seigneur des anneaux

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    1. J’ai le meme état d’esprit. L’epée brisée a ete une claque,Encore merci à toi. J’ai lu gagner la guerre en 3 jours. Je suis plutôt branché SF, mais tes guides me donne envie de varier les plaisirs. Je pars explorer M. Kay, completement inconnu pour moi. Par contre, grand amateur de BDs, l’adaptation de la voie du sabre ne m’a pas convaincu. Le graphisme n’est pas à la hauteur du scénario. Parfois la qualité de l’ecriture et l’imagination du lecteur sont difficilement dépassables. J’ai refermé la BD en me disant que j’aurai du lire le livre.
      Les gouts et les couleurs…. que penses tu des adaptations d’Elric? je n’ai jamais lu les romans.

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  4. Au vu de la qualité des titres cités, je me dois de revenir sur mon jugement hâtif de la Prêtresse esclave et de l’ajouter à mon wishlist. Je pensais à tort que c’était encore un Y.A déguisé. Comme quoi ^^!
    Merci pour ce post hautement utile 😀

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      1. Argh !
        Selon Wikipedia, Apophis est « est un dieu de la mythologie égyptienne des forces mauvaises et de la nuit, personnification du chaos, du mal, de l’obscurité, cherchant à anéantir la création divine. »
        On ne peut donc que le maudire 😏

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