Panthéon Apophien – épisode 6

cropped-apophis-ra_symbolSur ce blog, certains romans sont distingués par un tag prestigieux (si, si) : (roman) culte d’Apophis, qui représente une combinaison de coup de cœur hautement subjectif et surtout de ce que je pense être, objectivement, le meilleur de ce que les littératures de l’imaginaire ont à offrir. À la base, le tag a été attribué aux livres lus après la fondation du Culte, le 5 janvier 2016. Mais au fil des années, certains aponautes m’ont posé la question : et donc, quels sont les (romans) cultes d’Apophis lus avant cette date ? Eh bien la série dont fait partie le présent article, Panthéon Apophien, a précisément pour but de vous parler des cultes avant le Culte, entre 1985 et fin 2015. Chaque article vous présentera trois romans ou cycles, retraçant également en parallèle de façon plus ou moins chronologique (c’est loin, tout ça…) ce qu’a été mon parcours personnel de lecteur de SFFF et mon état d’esprit de l’époque.

Vous pouvez retrouver tous les autres articles de cette série sous ce tag ou sur cette page. Les romans cultes d’Apophis, pré- ou post-2016, sont listés sous cet autre tag.

Un peu d’histoire

Je vais aujourd’hui vous parler de la période 1999-2002, sur laquelle je reviendrai en partie également dans l’épisode suivant. Je crois qu’à part celle où j’ai enchaîné, en trois-quatre ans, L’usage des armes / Hypérion / Un feu sur l’abîme, cela a peut-être été, dans ma vie de lecteur, celle où se sont succédées les lectures les plus marquantes dans un court laps de temps.

Je décide aussi à cette époque de donner une « structure » à mon exploration de la SFFF : comme beaucoup de lectrices et de lecteurs à cette époque, j’achète le guide de lecture La science-fiction de Lorris Murail (récemment décédé au moment où je rédige ces lignes), qui va tracer ma route entre les classiques à lire et ceux qui ont peu de chances de me convenir. Ce qui ne m’empêche pas de continuer à lire les grosses nouveautés, ni à me laisser guider par mon propre instinct, comme nous sommes sur le point de le voir. Nul doute que sans l’assistance de ce guide, mon parcours de lecteur aurait été très différent, bien plus chaotique, plus fécond en déceptions et moins efficace. Ce qu’à fait monsieur Murail, j’ai tenté de le faire avec le Culte : guider les néophytes ou ceux qui veulent aller plus loin dans leur découverte de la SFFF, en leur conseillant ce qui aurait une vraie chance de leur plaire plutôt qu’en choisissant leurs lectures au petit bonheur.

L’aube de la nuit – Peter Hamilton

Malgré le fait que les anglo-saxons parlent de Night’s dawn trilogy, et qu’en VF, L’aube de la nuit soit disponible en 6 (édition grand format) ou 7 (édition poche) volumes, ne vous y trompez pas, il s’agit en fait d’un seul et unique roman. Si cette déclaration vous laisse perplexe, repensez au Seigneur des anneaux : ce n’est pas parce qu’il est découpé en trois livres ayant chacun un nom distinct qu’il s’agit pour autant d’un cycle ; c’est bel et bien un unique roman découpé en trois volumes, tomes ou appelez-ça comme vous voulez. Et c’est la même chose ici.

J’entame le volet inaugural de ce roman à l’occasion de son retirage (quatre mois seulement après le premier). Chose amusante, je suis même capable de dire très exactement quand je l’ai découvert, acheté et commencé : le matin du lundi 3 janvier 2000. Je dois, en début d’après-midi, commencer mon ultime stage professionnel de six mois, et le matin, pour décompresser, je vais dans ma librairie favorite pour voir les nouveautés ou sorties récentes, dont celle-ci. De retour chez moi, je commence le premier volet, Rupture dans le réel : émergence, et littéralement dès la première page, je suis happé  (il y a des « Guêpes de combat » propulsées par antimatière à des accélérations folles de dizaines de G) et je comprends que j’ai en face de moi un univers du calibre de ceux de Simmons, Vinge ou Banks. La suite prouvera que je ne me trompe pas, et je guetterai avec grande impatience la sortie des cinq volumes suivants dans la prestigieuse collection Ailleurs & Demain jusqu’en novembre 2002, date où paraît Le Dieu nu : Révélation, qui conclut cette saga hors-normes s’étendant sur des milliers de pages.

Comme il l’a fait dans le cycle Greg Mandel avant cela et comme il le refera plus tard dans l’univers du Vide, Peter Hamilton mélange genres, sous-genres et codes, puisque dans un contexte structuré un peu comme celui de La Schismatrice de Bruce Sterling (entre une civilisation à la technologie classique et une autre d’astronefs et de stations spatiales vivantes pouvant communiquer via une « Bande d’affinité » -comprendre une forme de télépathie obtenue par génie génétique-), un accident lié aux capacités interdimensionnelles d’un extraterrestre permet aux âmes des morts de revenir de l’Au-delà pour posséder le corps des vivants. Et quand, parmi elles, se trouve un certain Al Capone, et que vous le lâchez dans un univers qui possède des armes nucléaires, je vous laisse imaginer le carnage ! Comme souvent chez Hamilton, cette menace venue d’Ailleurs va se répandre peu à peu avant de (presque) tout submerger et d’être vaincue. Sachez toutefois que cette trame, que l’on pourrait qualifier de principale, n’est que l’une de celles exploitée par le britannique, et que bien d’autres lignes narratives, personnages, sous-intrigues et histoires sont présents. Si vous n’aimez pas ce genre de complexité, cette œuvre ne sera donc probablement pas pour vous. En revanche, mêler aspects Hard SF et morts-vivants (en un sens), vaisseaux organiques télépathes et bombes à neutronium, quelle audace, quel génie ! Hamilton est connu pour l’extrême qualité de son worldbuilding, et cela n’a jamais été aussi vrai que dans L’aube de la nuit.

Évidemment, ces lignes lues, nombre d’entre vous vont vouloir acquérir au moins le premier bouquin pour se faire leur propre idée. Et évidemment, l’édition française étant ce qu’elle est, ça fait longtemps (dix – quinze ans, selon le volume) que L’aube de la nuit n’est plus rééditée. Il en faut certes pour tous les goûts, mais on aurait, peut-être, hein, pu sacrifier 2-3 bouquins de fantasy young-adult ou de SF donneuse de leçons pour assurer la réédition continue d’une œuvre unique dans l’histoire de la SF. On espère donc que chez Bragelonne (éditeur français principal d’Hamilton) ou Ailleurs & Demain (éditeur d’origine de L’aube de la nuit), ça va se bouger le fondement et tant qu’on y est, offrir à cette saga magistrale un écrin digne des années 2020 (c’est-à-dire sans couvertures Paternoster, merci !).

Au tréfonds du ciel – Vernor Vinge

tréfonds_du_cielAu tréfonds du ciel est en quelque sorte un « prélude » à Un feu sur l’abîme, dans le sens où l’action se déroule dans le même univers, 20 000 ans auparavant, qu’il met en scène une flotte du Qeng Ho et Pham Nuwen (sous un pseudonyme). Cependant, ces liens sont finalement lâches, et en réalité ce roman peut se lire de façon tout à fait indépendante de son « successeur », dont il est d’ailleurs très différent en terme d’ambiance et de thématiques.

L’intrigue est centrée sur une étrange étoile, surnommée Marche-Arrêt car elle fonctionne normalement pendant 35 ans avant d’entrer dans un état « d’hibernation » de 215 ans (dans lequel elle n’émet quasiment plus d’énergie) puis de recommencer un nouveau cycle. Une seule planète orbite autour de ce soleil très inhabituel, Arachnia. Elle abrite, comme son nom le suggère, une race d’arachnoïdes géants intelligents qui, malgré le fait qu’ils sont forcés d’entrer en hibernation, comme leur soleil, tous les 35 ans, ont réussi à développer une civilisation technologique proche de celle de la Terre du tout début du XXe siècle. Ce sont ses signaux radio qui, outre le comportement peu habituel de l’étoile, ont attiré l’attention du Qeng Ho : en effet, malgré des millénaires de voyage spatial, il n’a rencontré qu’une seule autre espèce extraterrestre, ce qui fait que cette planète offre des possibilités (commerciales, technologiques, culturelles) inégalées. Une flotte est donc expédiée, mais à son arrivée, elle s’aperçoit qu’elle vient de se faire doubler par une autre expédition humaine, celle des Émergents, des types peu sympathiques qui ont développé une méthode qui permet de « focaliser » quelqu’un sur une tâche ou une idée / doctrine, le rendant littéralement obsédé (et évidemment hyper-productif) par celle-ci. Une attaque-surprise a lieu, et les deux flottes sont tellement endommagées que leur seul espoir de réparer réside dans le développement technologique des indigènes (y compris en l’aidant et le guidant en secret) et dans une coopération d’autant plus malaisée que certains membres du Qeng Ho ont été « focalisés » de force. Des indigènes qui, sous la conduite de quelques penseurs radicaux et progressistes, sont en train de faire bouger les lignes.

Le livre est un vrai pavé, mais il est clairement passionnant, notamment dans ses thématiques : la construction et le maintien du commerce et d’une civilisation interstellaire lorsqu’on ne dispose ni du déplacement, ni de communications supraluminiques, la surveillance et l’endoctrinement de masse dans les sociétés modernes, la culture du résultat et du rendement, l’humain qui est ici le visiteur qui surveille en cachette une civilisation alien plus primitive (cette inversion de la thématique archi-vue du premier contact est d’ailleurs très intéressante), la science et ses relations parfois malaisées avec l’éthique, l’opposition frontale entre conservatisme et progressisme, etc. On suit, en parallèle, les manipulations de la flotte combinée sur le développement technologique et les relations politiques des Araignées (avec la mise en place d’une course aux armements nucléaires et d’une guerre froide entre deux blocs antagonistes qui rappelle évidemment celle qui a eu lieu chez nous), les rapides changements de paradigme chez les indigènes et la lutte d’une partie du Qeng Ho pour se libérer des Émergents. Le moment le plus intéressant étant bien sûr celui où les Araignées découvrent ce qui se passe en orbite ! On appréciera, au passage, une fois de plus, la capacité extraordinaire de l’auteur à nous faire voir le monde par des yeux qui ne sont pas humains, comme il l’avait fait avec les Dards dans Un feu sur l’abîme. Et cette fois encore, ce sont ces extraterrestres qui se révèlent être les personnages les plus attachants.

Bref, voilà une lecture SF très, très recommandable, qui n’a certainement pas volé son prix Hugo. Roman dense mais jamais verbeux, remarquablement écrit et construit, Au tréfonds du ciel est, si j’en juge par le peu de personnes qui le mentionnent ou le critiquent, un des livres majeurs les plus méconnus par le lecteur de SF lambda en 2021.

Inexistence – David Zindell

Au printemps 2002, je tombe sur un livre à la couverture assez kitsch (dont, chose amusante, l’illustration est utilisée pour au moins un AUTRE roman), émanant d’un obscur éditeur (Florent Massot présente) qui ne publiera d’ailleurs qu’une dizaine de romans avant de disparaître deux ans plus tard. Il s’agit en fait de la réédition d’un titre paru chez J’ai Lu en 1989, en VO l’année précédente, et issu d’une nouvelle datant de 1985. Et la précision est loin d’être anecdotique, puisque comme nous allons le voir, Inexistence était INCROYABLEMENT en avance sur son temps. Mais revenons à 2002 : malgré le fait que l’éditeur et l’auteur soient inconnus au bataillon, je décide de prendre un risque en achetant et en lisant ce bouquin. Et je me prends une énorme, monstrueuse claque. Moralité : suivre les guides de lecture des uns ou des autres sur les classiques ou les livres à lire absolument, c’est bien ; guetter les nouveautés qui font le buzz, c’est bien aussi ; mais se fier à son instinct, prendre un risque en lisant un obscur bouquin dont personne ne parle, ça peut parfois être très payant aussi, même si ça implique forcément une plus grosse part de déceptions, de temps et d’euros perdus en lectures stériles.

Je ne vais pas entrer dans les détails de l’intrigue ou des ressemblances et divergences avec Dune (vous pouvez lire ma vieille critique pour ça), mais plutôt essayer de vous faire saisir la Singularité (ah, ah !) de ce roman (dont -et je n’arrive moi-même pas à comprendre pourquoi-, je n’ai jamais lu les suites, ni en VO, ni en VF…), à quel point il était visionnaire. Alors qu’à la même époque, le Cyberpunk met en scène de l’informatique qui est déjà rendue ringarde, voire antédiluvienne par les progrès foudroyants du domaine dans le monde réel, Zindell fait, bien avant Vinge, de la Singularité (concept théorisé dans les années 50-60) une des trois pierres angulaires de son univers (avec une navigation supraluminique comme on n’en a jamais vu en SF, ni avant, ni depuis, et un trans- et post-humanisme omniprésent), ou plutôt des Singularités (au pluriel), puisque le phénomène n’est pas unique, pas un seuil avant / après, pas binaire oui / non, mais plutôt une succession d’étapes, de niveaux de conscience, de QI, de structuration de l’intellect, de supports physiques de celui-ci, et ainsi de suite. C’est un concept qui sera réutilisé par Vinge dans Un feu sur l’abîme (la Perversion n’est qu’une IA ayant franchi plus de niveaux de Singularité que les autres) ou par Charles Stross dans Accelerando, et surtout énormément développé par le projet Orion’s arm (vous savez, l’univers à côté duquel ceux des Egan, Rajaniemi et autres Baxter ou Watts a l’air d’un gribouillis d’enfant face à un tableau de maître…). Quand la Science-Fiction de l’âge d’or décrivait des ordinateurs d’une taille de plus en plus grande, quand celle, moderne, d’un Neal Asher décrit des processeurs picométriques qui font que la plus puissante IA de la Polity fait la taille d’un cendrier, Zindell combine les deux approches : le substrat de calcul est minuscule, mais les sous-unités physiques qui forment une IA font la taille de Jupiter, sont parfois séparées par des années-lumière et reliées par des liaisons de données s’affranchissant des contraintes de l’espace-temps normal.

Inexistence est, comme dans un genre très différent, Hypérion, de ces romans, de ces univers, qui marquent un avant et un après dans votre conception de la SFFF : difficile de s’enthousiasmer, une fois que vous les avez lus, pour des bouquins en comparaison beaucoup plus simples, conventionnels, moins bien écrits, moins ambitieux. J’ai coutume de dire que dans mon panthéon personnel de la SF, le chef-d’œuvre de Dan Simmons vient en premier, suivi par Vision aveugle de Peter Watts, mais si je devais choisir le livre qui complèterais le podium, nul doute qu’Inexistence serait bien placé, avec Diaspora de Greg Egan. Je sais que deux directeurs de collection passionnés de Hard SF ont lu et apprécié, ces dernières années, Inexistence : j’espère qu’ils auront la bonne idée de le rééditer, puisqu’ils en ont le pouvoir. Je n’ai, pour ma part, que celui de leur rappeler qu’il y a bien des joyaux qui mériteraient d’être portés à la connaissance d’un plus large (et moderne) public.

***

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22 réflexions sur “Panthéon Apophien – épisode 6

  1. Inexistence appartient à la catégorie des livres univers. C’est quand même étonnant qu’il soit passé inaperçu. Les livres univers c’est bien et c’est dommage que les auteurs français s’y illustrent peu.
    D’ailleurs les 80’S c’est un peu la décennie des livres univers ( Radix d’Attanasio, le Chant de la terre de Coney, Héliconia de Aldiss et surtout Hypérion de Simmons et quelques romans non traduits chez nous aussi qui semble faire référence chez les anglophones comme les Starbridge Chronicles de Paul Park – que personne semble vouloir traduire chez nous)

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    • C’est même ahurissant qu’il soit passé inaperçu deux fois, puisqu’il y avait déjà eu une édition chez J’ai lu quelques années avant. Je pense qu’il était trop en avance sur son temps.

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  2. les 2 premiers (L’aube de la nuit et au tréfonds du ciel) sont dans mon panthéon avec Dune entre autre et semble indélogeables pour un moment mais je ne connais pas Inexistence…je vais essayer de le trouver. Merci de contribuer à l’augmentation de ma PAL.

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    • Vu qu’il y a un certain nombre (pour ne pas dire un nombre certain) de convergences entre Dune et Inexistence (mais aussi de vastes différences), je doute que tu sois déçu. J’espère que tu arriveras à mettre la main dessus, n’hésite pas à repasser pour nous dire ce que tu en as pensé, si c’est le cas 😉

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  3. Vous cela a été le guide de lecture La science-fiction de Lorris Murail (que je ne connais pas, moi c’est le Catalogue des âmes et cycles de Stan Barets. Ce livre a été une mine d’or pour moi en découvertes. Et puis les éditions temps Futur avec Moorcock et Burroughs… Un grand ce monsieur.

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    • Oui, pour beaucoup de lectrices et lecteurs de SFFF, l’ouvrage guidant la lecture a été soit le Murail, soit le Barets, soit les deux. Personnellement, j’ai également puisé beaucoup d’idées de (vieilles) lectures dans Images de la Science-Fiction de Steven Eisler qui, comme son nom ne l’indique pas forcément, retrace aussi l’histoire de nombre de grandes thématiques SF.

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  4. J’ai aussi beaucoup apprécié ces 3 romans. A propos de Vinge sais-tu si la suite d’Un Feu sur l’abyme et des Enfants du ciel paraitra un jour ?
    J’ai acquis récemment d’accasion Danlo et le Dieu brisé de Zindell, sais-tu si ces suites sont à la hauteur? et s’il y a une fin à ces tomes alors qu’en anglais il y a aussi The Wild et War in Heaven ?
    Merci d’avance

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    • Je ne sais pas pour une suite des Enfants du ciel, mais vu la « productivité » de l’auteur et le fait qu’il a 76 ans, je ne parierai pas dessus, personnellement.
      En fait, Danlo et Le Dieu brisé sont la traduction en français (coupée en deux tomes, donc) d’une seule des suites, The broken god. Les deux autres, The wild et War in heaven, n’ont en effet jamais été traduites. Pour les deux que tu as acquises, d’après ce que j’en sais, elles sont légèrement moins bonnes qu’Inexistence (mais vu le niveau de ce dernier, ça reste tout de même très recommandable), et le principal reproche qui leur a été fait est de rester sur la même formule que ce dernier (mais vu qu’elle est gagnante, pourquoi pas ?). J’espère qu’un éditeur français (un qui tient la route, si possible…) va reprendre la publication et la traduction, parce que c’est ahurissant qu’un cycle pareil ne soit pas disponible en entier, tant en matière de sense of wonder / post-humanisme / singularité, c’est un modèle absolu du genre.

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  5. Tu es pour moi ce que Murail fut pour toi, je tenais à te le dire 🙂 la lecture de ton blog m’a fait régulièrement sortir de ma zone de confort et élargit mes horizons.
    Passionnant article, comme chaque fois pour ce panthéon. J’espère que tu es attentivement lu par beaucoup d’éditeurices détenant le pouvoir de suivre tes conseils.

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  6. J’ai beaucoup aimé ‘Au tréfonds du ciel’ !
    L’absence de technologie supraluminique apporte un SOW très sympa: les distances ne plaisantent pas, les décades et les siècles défilent; les araignées sont bien brossées (ha ha) et leur marche vers la modernité est convainquante; les humains à l’affût ne manquent pas d’épaisseur et leurs défis sont de taille.
    Une chose me chagrine cependant, et je me demande si je suis le seul.
    Quand on voit le détail et le temps que Vinge met pour décrire l’émergence (techno + politique) des araignées et les intrigues humaines en orbite, on aimerait qu’il nous raconte la prise de contact effective et la révélation humains / araignées (dernière partie du livre) autrement que par des ellipses et des faits accomplis. Non ?
    Qu’en penses-tu ? A bientôt !

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