Chevauche-brumes – Thibaud Latil-Nicolas

Pépite ou pyrite ? 

chevauche_brumesThibaud Latil-Nicolas est un auteur français, dont Chevauche-brumes est le premier roman. Il fait aussi partie des « Pépites de l’imaginaire », initiative d’un collectif d’éditeurs de SFF indépendants (ActuSF / Mnemos / Les Moutons électriques) devant promouvoir ce qu’ils perçoivent être les nouveaux talents hexagonaux dans nos mauvais genres préférés. Sauf que parfois, les blogueurs et autres critiques ne sont pas d’accord. Voyez par exemple la réception fort tiède du récent La forêt des araignées tristes. On comprendra donc que je me sois prudemment tenu à l’écart de la plupart de ces titres, ayant, de toute façon, une affinité très relative pour la Fantasy française, à quelques exceptions près. Oui mais voilà, de très bons retours sur Chevauche-brumes m’ont incité à sortir de ma zone de confort, et ce d’autant plus qu’il s’agit d’une fantasy militaire ET à poudre, thématique qui, vous le savez probablement, m’intéresse beaucoup.

Au final, s’il ne s’agit pas d’un mauvais roman, il souffre toutefois d’un très, très gros manque d’originalité. Mais, comme nous le verrons, ce n’est pas son seul problème, même si il y a aussi des choses fort agréables à souligner. Bilan (très) mitigé, donc.

Genres, influences et ressemblances

Outre la Dark Fantasy, la Fantasy militaire et la Fantasy Historique (variante : dans un monde secondaire), ce roman se positionne aussi dans la Gunpowder Fantasy. Et je dis bien la Fantasy à poudre en général, et pas la Flintlock Fantasy en particulier (si vous ne connaissez pas ces termes, voyez mon livre ou mon article) : ici, on manie des haquebutes (arquebuses), donc des armes à platine à mèche ou à rouet, plus primitives que les platines à silex qu’on croise en Flintlock Fantasy. Une preuve donc de plus, s’il en était besoin, que toute Gunpowder Fantasy n’est pas forcément Napoléonienne ou à mousquets. De plus, autre originalité, liée à la première, le contexte est plus inspiré par la Renaissance (italienne) que par l’époque médiévale, même si sur le plan strictement militaire, il comprend aussi des éléments évoquant l’Antiquité romaine (on vous parle de Légionnaires, de Primipile, de Légat, etc).

Dans une fort éclairante interview donnée au Chroniqueur, critique à l’improbable volume capillaire et au blog qui mérite d’être découvert, l’auteur nous en dit plus sur ses sources d’inspiration. Si l’influence de Jean-Philippe Jaworski est évidente, en revanche le fait que Latil-Nicolas ne connaisse pas la Compagnie Noire de Glen Cook est beaucoup plus étonnant, tant Chevauche-brumes ressemble à l’oeuvre phare de l’américain. Mais bon, après tout, les ptérodactyles, les oiseaux, les insectes et les chauves-souris ont tous inventé l’aile chacun dans leur coin, donc si on y réfléchit bien, ce n’est pas si étonnant, même si ça restera un problème pour certains types de lecteurs (dont votre serviteur). Considérez donc que vous avez affaire à une « Compagnie Noire à arquebuses » (même si, sans vouloir faire injure au livre du français, nous ne sommes pas sur la qualité de cette oeuvre majeure de la Dark Fantasy).

Par contre, un point m’a franchement étonné : l’auteur, dans cette interview, ne cite à aucun moment Stephen King, alors que deux points clefs de la construction de son monde et de son intrigue évoquent très nettement deux œuvres du maître, une dont je ne vais pas parler pour ne pas divulgâcher, l’autre étant Brume (la nouvelle, pas le recueil).  Donc soit c’est un oubli, soit là encore, sans le savoir, Latil-Nicolas a réinventé la roue.

Univers, intrigue

Nous suivons les aventures de la Neuvième (je me suis demandé si l’auteur avait vu l’excellente série Rome, et son Titus Pullo prompt à beugler « TREIZIÈME ! » avant d’aller latter les gens à coups de gladius), une unité qui rentre d’une campagne de pacification de tribus barbares ayant eu l’outrecuidance de mener des raids sur le territoire du Bleu-Royaume. Pas le temps de se reposer, toutefois, car il y a un problème à la frontière nord : depuis, oh, plus que ça, une Tempête Noire, un phénomène surnaturel « permanent » et infranchissable (ayant donc une relative ressemblance avec la Grande Barrière de Star Trek dans sa capacité à ne pas vous permettre d’aller faire le foufou là où vous voulez), y sévit, vomissant parfois des monstres qui, heureusement, semblent s’affaiblir en s’éloignant du phénomène. Et là, c’est le drame : car depuis quelques temps, la fréquence d’apparition des monstres a augmenté, ils semblent faire preuve d’une plus grande capacité à s’éloigner de la barrière, et ils sont encore plus… eh bien monstrueux.

Dans l’urgence, la Neuvième et une autre unité (qui va d’ailleurs très vite disparaître du paysage) sont envoyées enquêter, Saléon, son capitaine provisoire (car sorti du rang -ce type de commandement est réservé à des chevaliers, normalement- et remplaçant le titulaire mort au combat) étant même confirmé à son poste, événement si inhabituel qu’il marque à coup sûr le degré de préoccupation du Régent.

À partir du moment où la Neuvième arrive sur place, la narration va se diviser en deux lignes, une montrant ce qui se passe dans la ville de Crevet, l’autre suivant un groupe mené par Saléon faisant d’abord l’aller-retour vers la capitale pour y faire connaître les découvertes de la mage locale, Isore, avant de revenir avec l’archimage du pays histoire d’aller voir pour la première fois ce qu’il y a dans la brume noire de la tempête, pourquoi la puissance de la magie augmente ces derniers temps en parallèle de la durée de vie des monstres relâchés par le phénomène surnaturel, etc.

De bons points…

Commençons par ce qui fonctionne : l’univers, bien que décrit à grands traits (j’y reviendrai) et très Jaworskien, a « une gueule », une personnalité, remarque que l’on peut étendre aux personnages (qui ont pour beaucoup des surnoms type Compagnie Noire : l’Esquiche, Tirelire, Franc-Caquet, etc). Signalons d’ailleurs que ceux de sexe féminin sont particulièrement soignés et réussis. Les protagonistes, et les relations entre eux, empreintes d’un fort esprit de camaraderie, constituent d’ailleurs un des gros points forts du roman, avec la description très évocatrice des scènes de combat (le début, très Gladiator, est formidable) ou plus généralement clefs / à grand spectacle.

Ensuite, quand l’auteur arrête de singer Jaworski (là aussi, je vais y revenir), il a un style agréable et percutant, notamment dans d’excellents dialogues (la dernière phrase de l’Esquiche est tout simplement formidable, par exemple). Il s’est aussi parfaitement coulé dans les codes d’une Dark Fantasy, genre qui attire les écrivains francophones comme un aimant mais où les (gros) plantages sont largement aussi nombreux que les vraies réussites.

Enfin, il s’est donné la peine de monter un système de magie (ce que beaucoup d’auteurs français ne font pas), même si, honnêtement, je ne le trouve pas très cohérent : il mélange une base qu’on pourrait qualifier de presque « scientifique » (même si on est loin d’Alexis Flamand) avec un côté beaucoup plus chaotique (surtout sur la fin).

… et surtout des mauvais

Les défauts de ce roman sont, à mon sens, nombreux, mais le plus évident est bien entendu son très gros manque d’originalité. Qu’il s’agisse d’un hommage voulu (Jaworski) ou d’une ressemblance fortuite (Glen Cook), il n’en reste pas moins que le lecteur expérimenté a un désagréable sentiment de déjà-vu. Alors attention, ça reste bien fait, hein, ce n’est pas non plus une fan-fiction écrite avec les pieds, mais néanmoins, si l’aspect Renaissance + armes à feu vient en faveur du roman sur le plan de l’originalité, sa trop forte ressemblance avec le Vieux Royaume ou le monde de la Compagnie Noire vient en revanche plus que tempérer ce côté dépaysant qui l’aurait sans cela démarqué des gros bataillons de la Fantasy médiévale.

La conséquence logique de cet hommage (assumé) à Jaworski ne s’arrête pas au worldbuilding, mais s’étend (comme c’était -hélas- prévisible) au style. Alors pour tout dire, de guerre lasse, je me suis désormais résigné au fait que, à part quelques bons élèves (Victor Fleury, Pevel, etc), les auteurs de Fantasy français étaient incapables de ne PAS nous balancer de la dextre, de la senestre et de la lippe tous les deux paragraphes (voire en quasi-permanence, comme le plus imbuvable d’entre tous, Franck Ferric). Toutefois, il y a des limites à ce que je peux supporter, et quand l’ami Latil-Nicolas se met à employer des termes comme rogaton ou clabauder, là, je m’insurge. Faut quand-même arrêter deux minutes avec la masturbation intellectuelle. Alors attention, l’emploi de ce genre de vocabulaire reste occasionnel, le reste demeurant à la fois lisible même pour les réfractaires à ces effets de manche, et, comme je l’ai dit, prenant, épique et agréable. Je signale aussi que les termes militaires, liés aux armes et armures, sont très nombreux : je sais ce qu’est une pertuisane, mais ce n’est probablement pas le cas de tout le monde.

Autre problème lié à l’écriture : si le gros du texte est narré à la troisième personne, le point de vue de Saléon, lui, est écrit à la première personne. Pourquoi ? Quel est l’intérêt ? Aucune idée. Personnellement, ce changement de mode narratif m’a gêné et agacé, même si cela ne sera pas forcément le cas de tout le monde. Dans le même ordre d’idées, on passe aussi de dextre / pertuisane / clabauder à « colle ton derche sur ta mule et on se calte ». C’est le genre de cisaillement en terme de ton / registre de langue où il vaut mieux s’appeler Abercrombie que Latil-Nicolas…

L’auteur a déclaré que pour lui, les pavés de 800 pages typiques de la Fantasy récente, où les 400 premières servent uniquement à dépeindre la toile de fond, sont un « raté ». Vous ne serez donc pas étonné si son roman, plus de deux fois plus court, donne un sentiment d’emballement, puisqu’on ne s’appesantit guère sur la description du monde, des personnages, sur certains événements. Je trouve personnellement que le positionnement de Latil-Nicolas, et plus précisément la longueur de son roman, est mauvais : il y a un côté « brossé à grands traits » (on signalera d’ailleurs que le déballage d’infos du début est assez abrupt, et tout à fait malhabile) qu’on pardonnerait volontiers à une novella, mais qui passe mal dans un roman ; d’un autre côté, il y a des choses (comme le système de magie) qui sont décrites plus en détails, pour être démenties ou pas du tout utilisées par la suite (d’un côté, l’auteur insiste au début sur son côté scientifique, avant de lui donner un aspect de plus en plus chaotique au fur et à mesure qu’on avance. Et puis le fait que chaque mage intercesseur dispose de pouvoirs à la fois différents et très spécifiques fait plus super-héroïque que Fantasy), et qui donc, ne servent pas forcément à grand-chose. Et franchement, si le monde est sympathique, il manque de substance, de ces fameuses 400 pages soi-disant inutiles. Ce qu’on pardonnerait à une novella mais qui laisse sur sa faim dans un roman de plus de 300 pages.

Enfin, scénaristiquement parlant, je n’ai pas vraiment été convaincu par les explications données sur les origines la tempête / brume noire (ou plutôt de ce qu’elle cache), ou par les étonnants allers-retours du chef de la Neuvième. Et je ne vous parle même pas d’une utilisation très approximative de certains termes liés aux armes à feu (fusil est un terme très spécifique qui ne peut pas être employé comme synonyme d’haquebute, d’arquebuse ou de mousquet. Sinon, ce serait comme désigner un avion sous le terme de dirigeable, juste parce que les deux volent), celui m’ayant fait le plus rire (jaune) étant l’emploi à plusieurs reprises de « cordite ». Sachant que celle-ci est une poudre sans fumée inventée à la fin du… XIXe siècle, on est donc, dans l’arbre technologique des armes à feu, très, très loin des haquebutes et de la poudre noire. Alors on va me répondre que 99.9 % des lecteurs ne se rendront même pas compte de l’erreur, mais pour quelqu’un qui s’y connaît, une telle imprécision est très désagréable et n’incite guère à la mansuétude.

Bref, si certains côtés de ce roman le rendent vraiment très, très sympathique, et que l’auteur a du potentiel, j’espère que les romans suivants (apparemment, envisagé plus ou moins comme un stand-alone, Chevauche-brumes pourrait connaître des suites) gommeront certaines maladresses, et que, surtout, en terme d’univers et de style, l’auteur trouvera rapidement sa propre voie (et voix) en se démarquant de Jaworski.

Signalons, pour terminer, une fin très réussie (et très ouverte), une magnifique carte, un index des personnages (à la fin… Il aurait mieux valu le mettre au début), et une relecture typique de chez Mnemos (« Jerod se redressa d’un bon« ).

En conclusion

Avec Chevauche-brumes, le nouveau venu Thibaud Latil-Nicolas, « pépite de l’imaginaire » selon Mnemos, propose une Fantasy qui, si elle est sympathique et originale sur certains plans (à arquebuses et Renaissance-Fantastique), ne l’est en revanche pas du tout sur d’autres, tant on a l’impression de lire une resucée de La compagnie noire écrite par Jean-Philippe Jaworski, avec une intrigue imaginée par Stephen King. L’hommage s’étendant au style d’écriture qui, allant bien plus loin que les « classiques » dextre, senestre ou lippe, nous balance des rogaton et autres clabauder, sans compter de nombreux termes liés à l’armement médiéval ou de la Renaissance (Haquebute, Pertuisane, etc). Si ce livre a ses qualités (personnages, dialogues, écriture très visuelle avec un vrai sens de l’épique), il a aussi beaucoup de défauts (de jeunesse ?), notamment un sentiment de récit rushé, qui ne s’attarde pas assez sur les points importants, un manque d’originalité, dans le ton, le style comme dans l’univers, comme nous l’avons vu, des bizarreries dans le mode de narration (qui alterne entre première et troisième personne), ou encore un scénario parfois assez moyennement convaincant (et une utilisation très approximative des termes liés aux armes à feu).

Bref, bilan mitigé pour ma part : cet auteur a du potentiel, son roman est loin d’être mauvais, mais je n’irais pour autant pas parler de pépite de l’imaginaire pour un roman qui imite autant Jaworski et ressemble (bien qu’apparemment involontairement) à l’oeuvre phare de Glen Cook.

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez avoir un deuxième avis sur ce roman, je vous conseille la lecture des critiques suivantes : celle du Bibliocosme, des Trolls des cavernes, de l’ours inculte, du Chroniqueur, d’Ombrebones, d’Aelinel, de Symphonie,

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43 réflexions sur “Chevauche-brumes – Thibaud Latil-Nicolas

  1. Ping : Chevauche-Brumes, de Thibaud-Latil Nicolas – Les Chroniques du Chroniqueur

  2. Merci pour les deux liens sur l’interview et la chronique, ça fait toujours plaisir ! 🙂 Mon volume capillaire est décidément marquant pour un grand nombre de personnes, même celles qui ne m’ont jamais rencontré IRL ! XD
    Ton article me rappelle vraiment que j’ai un volume non-négligeable de classiques et de monuments de la SFF à rattraper, par contre.
    En tout cas, très bonne chronique, même si (tu t’en doutes) je ne suis pas forcément d’accord avec toi, mais effectivement ça fait plaisir de voir des auteurs français qui créent des systèmes de magie.

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  3. Après le roman de Victor Fleury, ça fait deux lectures de Fantasy française en peu de temps, c’est le hasard ou bien le signe que tu commences à passer outre tes réticences et que tu es en train d’y prendre goût ?

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  4. J’aime bien la punchline sur Mnémos, et merci pour l’info niveau fusils, ça m’évitera d’écrire des conneries.
    Si tu as laissé tomber « Le Chant Mortel du Soleil » juste parce que Frank Ferry a un style imbuvable, ça me rassure : la forme me cassera autant les pieds que toi, mais si le potentiel du fond y est, alors je pense que je vais passer quand même un bon moment.

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  5. Fichtre, on aura rarement été aussi pas d’accord, ça se fête !
    Faut dire, j’ai pas ton aversion pour le vieux français en fantasy donc chez moi c’est passé tout seul.
    C’est peut être aussi la différence de background, j’ai eu moins de sensation de déjà lu, j’ai peut-être moins de bagages, ou une memoire de merde 🙂
    Le parallèle jaworskiesque c’est juste sur le langage ? Je suis pas très sensible la dessus du coup le rapprochement me semble pas évident.

    et bien sur les erreurs techniques sur l’equipement me sont passées largement au dessus.

    Je retiens surtout du fun épique qui m’a fait passer un très bon moment, mais tes critiques sont toujours argumentées et justifiées, comme d’hab.

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  6. Déjà, merci pour le lien 🙂 on a un avis complètement opposé mais on n’a pas la même culture fantasy non plus, je le remarque en te lisant. Ni la même sensibilité. Si t’es allergique au francophone de base, ça n’aide pas ! Puis ça reste le premier roman de l’auteur, c’est à prendre en compte je trouve, t’es vraiment dur :/. En tout cas c’est une chronique de qualité, comme toujours, même si je ne partage pas ton avis 🙂

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    • Non, pas allergique aux auteurs francophones (il y en a un paquet que j’apprécie : Pevel, Gaborit, Cerrutti, Olivier Boile, etc), juste méfiant. Pour le reste, pour moi, le fait qu’il s’agisse d’un premier roman n’est qu’une demi-excuse, surtout quand je vois ce que beaucoup d’auteurs anglo-saxons qui sont dans le même cas arrivent à produire. Cf, par exemple, Blackwing ou, plus fort encore, Kings of the wyld.

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      • Ce n’est pas parce que d’autres réussissent très bien leur premier roman qu’on doit arrêter de tenir compte que c’est un premier roman. Personnellement j’ai trouvé celui ci très prometteur et je continuerai à le défendre. On a tous des affinités et des cultures littéraires différentes, ça permet aussi une certaine richesse. Mais on a tout à fait le droit (encore heureux ;)) de s’y retrouver ou non et de préférer certains styles à d’autres, c’est pour ça que j’aime lire des avis contraires au miens, ça permet de mettre nos propres ressentis en perspective ! Mais voilà je persiste à te trouver dur :p

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  7. Pour ma part je l’ai apprécié, essentiellement pour la brume qui m’a beaucoup fait pensé a King bien sur. J’ai aimé le sentiment de brouillard permanent, y compris quand la troupe était loin de la brume.
    Comme cité par chacun, ta critique est excessivement bien construite comme à chaque fois et je me dis que j’ai du chemin pour avoir cette culture ;). Ce qui est excellent c’est que tu apportes des précisions historiques sur les armes, poudres,etc…Que je ne connaissais pas et ça pousse ma curiosité à aller sur wikipédia.
    Je te rejoins sur la longueur du roman et le côté parfois expéditif. Je ne suis pas pour les romans à 800 pages non plus s’il n’y a rien à dire mais en 400p quand c’est très bien fait, on peut raconter et détailler énormément de chose (King est très fort à mes yeux dans ce domaine).

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    • Oui, c’est clair que les romans de 800 pages qui pourraient être condensés en 200, ce n’est pas non plus l’idéal. D’un autre côté, on vient d’avoir la preuve que ceux de 350 qui auraient dû en faire 500 pour donner plus de substance à l’univers, l’intrigue ou les personnages ne sont pas vraiment plus pertinents. Même si j’ai envie de dire, pour prendre un contre-exemple extrême, qu’on peut faire des choses formidables au format novella. Je pense que c’est un dosage qui ne s’acquiert par l’auteur qu’avec l’expérience.

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  8. Voilà qui confirme un ajout dans ma wish-list 🙂
    J’aime bien ce genre de critique, c’est toujours très bien argumenté, précis, et ça permet de bien se positionner selon ses bagages littéraires et ses goûts.

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  9. je l’avais coché depuis le mois de janvier. Et j’étais plus qu’enthousiaste de le lire surtout en lisant les retours. Tu me coupes un peu le sifflet de l’envie. Toutefois, je pense que je le lirai pour voir ce premier roman.. et j’aime beaucoup la Compagnie Noire.

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  10. Un peu à l’image de Lutin, tu me coupes un peu l’herbe sous le pied. J’étais tellement enthousiaste sur les retours que je voulais me le procurer les yeux fermés. Du coup, j’ai été un peu refroidit et me le suis procuré en numérique pour éviter une déception physique dont je ne me serai pas remise. Les références à Jaworski et la compagnie noire, je ne les ai pas encore lues donc, je ne risque pas d’être pris à contre-pieds sur ces sujets. Je verrai bien à la lecture.
    Belle chronique en tout cas Senseï !

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    • Merci. Après, si tu n’as lu ni Cook ni Jaworski, et que tu n’es pas gêné par le genre de style employé par l’auteur (ce n’est pas ma came, mais je conçois tout à fait qu’on puisse aimer), il n’y a pas de raison pour que tu détestes. Comme je l’explique dans ma critique, il y a aussi de bonnes choses dans ce roman.

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  11. Ping : Chroniques des livres éligibles au Prix Planète-SF 2019 : A à K (par titre) – Planète-SF

  12. Pas lu, mais par contre pour l’absence de référence à Stephen King niveau « Brume » (que ce livre est traumatisant), en m’attardant sur des 4ème de couverture aux Imaginales j’ai quand même eu l’impression que cette idée était venue à pas mal de monde récemment.

    Alors à part La Forêt des Araignées Tristes, que j’ai bien aimé malgré ses défauts et le fait qu’il ne m’ait pas retournée, (mais je suis bon public et indulgente), je ne me souviens plus des titres des autres parce que j’ai une mémoire de ***** donc ça ne va pas aider. Et pas mal, ça doit être 3 ou 4, ce qui n’est déjà effectivement pas mal sur un thème comme « la brume envahit le monde et y’a des monstres pas jolis jolis dedans, bouhou ». Je crois qu’il y en avait de Cindy Van Wilder notamment, que je n’ai jamais lue.

    D’après ce que cette dernière disait lors d’une table ronde sur les systèmes de magie, et d’après beeeen ma lecture de La Forêt, ça a l’air d’être pas mal lié aux problèmes climatiques et à notre capacité à scier la branche sur laquelle on est encore confortablement installé. En mode « on utilise la magie/technologie pour mieux vivre, mais en même temps elle pourrit considérablement notre environnement, donc on utilise de la technologie/magie pour s’en préserver, et c’est pire ». Alors je ne sais pas si dans Chevauche Brume on retrouve du coup de pareilles considérations environnementales ?

    Sinon, autant la plupart des défauts que tu cites n’en sont pas vraiment pour moi, ou sont des éléments par dessus lesquels je peux facilement passer, autant le côté « trop court » et précipité dans l’action me fait sérieusement douter de l’envie de lire ce roman un jour. J’ai été pas mal frustrée depuis quelques mois dans mon envie d’explorer plus avant des univers prometteurs, et de passer plus de temps avec les personnages du coup… mouais. A voir si l’auteur retournera à cet univers !

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  13. Ping : Chevauche-Brumes de Thibaud Latil-Nicolas | La Bibliothèque d'Aelinel

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