The library at Mount Char – Scott Hawkins

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Un roman de Fantastique Lovecraftien / Strossien vraiment, mais alors vraiment pas comme les autres, qui met les bibliothécaires au pouvoir

mount_char(depuis la parution de cette critique, ce livre a été traduit sous le nom de La bibliothèque de Mount Char).

Scott Hawkins est un écrivain américain de 45 ans, qui vit dans la banlieue d’Atlanta. The library at Mount Char est son premier roman (mais un autre est déjà en cours d’écriture). Dans la vie de tous les jours, il est programmeur informatique.

Ce livre raconte l’histoire d’une bande d’enfants américains qui, dans leur enfance, ont été enlevés par un mystérieux personnage, appelé Père, qui les a conduits dans sa bibliothèque (ou plutôt la Bibliothèque) pour les élever selon les anciennes traditions et leur apprendre son savoir. Et lorsqu’on sait que le savoir en question permet de faire revenir les morts à la vie, voir le futur et les réalités parallèles ou encore d’obscurcir le soleil, on comprend que Père est peut-être Dieu… ou du moins un dieu. Et puis un jour, il disparaît, et aucun pouvoir n’est capable de le retrouver. Est-il mort, juste caché ? Ses « enfants » (désormais trentenaires) ne le savent pas. Mais en tout cas, il y a une opportunité à saisir, et ils vont commencer à s’opposer pour le contrôle de la bibliothèque… et donc du pouvoir suprême sur toute la Création, jusqu’à la Réalité même. Sauf que leurs pouvoirs, strictement compartimentés et spécialisés par Père lors de leur éducation, ne sont pas égaux. Carolyn, qui a reçu celui de comprendre et parler toutes les langues, part avec un fort désavantage par rapport à certains de ses camarades. Mais c’est sans compter son ingéniosité…

Ce livre bénéficie (surtout pour un premier roman) d’une grosse réputation, notamment sur Goodreads (4.05 étoiles / 5 sur 10792 notes) et Amazon US (4.5 étoiles / 5 sur 403 commentaires). Est-elle justifiée ? En bonne partie, oui, même si l’ouvrage est critiquable sur certains points. 

Univers, influences, genre

Imaginez un peu des gosses initiés aux plus noirs, terrifiants et surpuissants secrets de l’univers par un avatar de Nyarlathotep dans une bibliothèque dont chaque livre ferait passer le Necronomicon pour Picsou Magazine, et vous commencerez à avoir une vague idée du genre d’éducation qui leur a été prodigué. Ainsi que du genre de tarés qu’elle peut engendrer après des années à un régime strict autant qu’intensif (d’autant plus que le temps ne s’écoule pas de la même façon dans la bibliothèque : par rapport au monde extérieur, il semble « dilaté », ce qui veut dire que de très longues périodes d’étude peuvent ne représenter qu’un temps comparativement beaucoup plus court pour un habitant traditionnel de l’Amérique). Car, d’une part, Père ne rigole pas avec la discipline (le châtiment étant une mort horrible suivie d’une résurrection, surtout si vous outrepassez l’interdit suprême, à savoir étudier autre chose que le domaine qui vous a été alloué -voir plus loin-), et car, d’autre part, son disciple / enfant favori, David, dont le domaine est le meurtre et la guerre, tient sous sa poigne de fer ses petits camarades, allant jusqu’à les violer et les tuer…

L’ombre sinistre de Lovecraft plane sur tout le panthéon de Père, qui est loin, mais alors très loin, d’être la seule entité dans son genre (il a usurpé le pouvoir d’une entité plus ancienne, a des alliés, des serviteurs et des ennemis -dont le Duc, un machin horrible qui, s’il parvient à se régénérer, sera capable de se nourrir, ce qui consumera toute vie sur Terre en 5 à 10 ans-). Si vous êtes un connaisseur de l’oeuvre du Maître de Providence, vous saurez reconnaître l’inspiration derrière tel ou tel dieu : Père ressemble à Nyarlathotep (qui aurait chipé le pouvoir à Azathoth -dans cet univers, c’est l’Empereur-), Q-33 Nord (le glacier qui marche) à Ithaqua, Barry O’Shea à Cthulhu ou Yog-Sothoth, le Dieu de la Forêt à une version masculine de Shub-Niggurath, et ainsi de suite.

La description de certains actes entrepris, avec un naturel effarant, par les enfants de Père est totalement glaçante. C’est un effet transgressif bien connu dans les mécanismes psychologiques des œuvres relevant de l’Horreur, mais il est ici employé avec brio. Songez par exemple à Rachel, dont le domaine est la prédiction et la manipulation des futurs possibles, que ce soit via les maths ou la lecture de présages dans les nuages. Les agents qu’elle envoie dans ces myriades de mondes potentiels sont… les fantômes de ses enfants, qu’elle étrangle à l’âge de neuf mois. De même, certains éléments sont volontairement de nature décalée, non pas pour donner un côté loufoque (absent) mais pour créer un contraste violent entre l’apparence de certains personnages et leur nature destructrice : songez par exemple que le très meurtrier David se balade… en tutu. C’est exactement le même processus qui consiste à faire de choses belles, inoffensives et mignonnes des monstres sanguinaires (les poupées, par exemple).

On pourra aussi penser à Charles Stross, via l’étrange mélange entre vocabulaire occulte traditionnel et sciences tout ce qu’il y a de moderne (ces passages rappelant aussi ceux où Lovecraft mêle Relativité et maths modernes à des pratiques, une esthétique ou un vocabulaire relevant de l’occultisme et de la magie noire) ou du fait des accords de non-ingérence passés entre le gouvernement américain et Père. Enfin, le livre a une parenté tout à fait évidente avec American Gods, qu’on ne présente plus.

La mention de plans d’existence assez particuliers fait aussi penser, au rôliste que je suis, à ceux de D&D.

Ce qu’il faut souligner, c’est que ce roman relève autant du Fantastique (les gens « normaux » n’ont aucune connaissance de l’existence de Père, de son panthéon ou de ses pouvoirs, seuls les plus hauts responsables politiques et militaires ont ces informations mais les cachent soigneusement au grand public, et ce depuis la présidence Carter) que de l’horreur, avec un côté gore et glauque. C’est aussi un thriller d’une efficacité assez redoutable. Il possède, enfin, un petit aspect uchronique, que je vous laisse découvrir par vous-même.

Ce qu’il faut retenir également est que, bien que souvent très noir, il réserve une fin très… surprenante, à laquelle je ne m’attendais pas vraiment.

I’ve got the power

La Bibliothèque est en apparence une maison modeste située à proximité d’un lotissement. Des protections (qui ne sont pas magiques mais relèvent d’une forme bizarre ou incompréhensible de science) l’entourent, et font que les gens normaux ont du mal à lui prêter attention ou à s’en souvenir. Si cela ne suffisait pas, les maisons les plus proches sont en fait remplies de morts-vivants au service de Père : ils peuvent passer, dans l’apparence et le comportement, pour des humains normaux, mais se transforment en êtres assoiffés de sang et avides de chair si quelqu’un résiste au périmètre de défense (ou si quelqu’un pénètre dans leurs maisons, où il est facile de voir que quelque chose ne va pas du tout). Enfin, des animaux (dont un tigre), ainsi que des créatures venues du futur, patrouillent les bois aux alentours.

En réalité, ce bâtiment d’apparence anodine n’est qu’une porte dimensionnelle, qui mène à la vraie bibliothèque. Ne comptez pas sur moi pour spoiler, mais sachez que vous allez être impressionné par l’apparence et la nature du lieu, ainsi que par l’imagination et l’ambition de l’auteur, vous pouvez me croire !

A l’intérieur de la Bibliothèque, il y a des étages identifiés par différentes couleurs (jade par exemple), chacune correspondant à un domaine d’étude et donc à un des enfants de Père bien précis. Les autres n’ont en aucun cas le droit d’étudier les livres et autres parchemins qui ne portent pas, sur la tranche, la couleur qui leur a été attribuée (blanc pour la médecine et la résurrection, par exemple).

Les domaines d’étude (en anglais, catalogs) sont au nombre de douze : langues (des hommes, des bêtes, des tempêtes, etc) pour Carolyn, médecine / résurrection pour Jennifer, meurtre et guerre pour le terrible David, futurs possibles / mondes parallèles pour Alicia, Maths pour Peter, animaux pour le gentil Michael, morts et Au-delà pour Margaret, futur (de notre ligne temporelle / monde), ingénierie, etc. Les livres (ou parchemins, papyrus, etc) ont tous été écrits par Père, ce qui ne veut cependant pas dire que certains de ses disciples ne sont pas capables d’atteindre, voire de dépasser son niveau de maîtrise (il est sous-entendu par exemple que Jennifer maîtrise encore mieux les arts de la guérison et de la résurrection que lui). Le savoir contenu n’est PAS de nature magique, mais relève plutôt de l’exploitation des propriétés d’un espace-temps à 17 dimensions via une physique si incompréhensible pour les mortels qu’elle semble relever du domaine occulte.

Personnages

Outre Père (évidemment), les personnages principaux sont « ses » enfants, trentenaires au moment où démarre le récit : sur les douze, David, Margaret, Jennifer, Michael et Carolyn se taillent la part du lion, tandis que certains des autres sont à peine évoqués une ou deux fois.

Outre les bibliothécaires, l’histoire met en scène Erwin, ex-Béret Vert, ancien héros de guerre devenu Agent Spécial au sein de la Sécurité Intérieure, qui s’intéresse de près à une attaque de banque impliquant Carolyn, ainsi que Steve, un plombier, ancien cambrioleur, qui va également participer (bien involontairement) aux plans de cette dernière. Sans compter, bien sûr, les deux lions. Car oui, ce livre n’est vraiment pas comme les autres : certains personnages secondaires sont des animaux !

Les principaux protagonistes (ainsi que Père) sont solidement établis, particulièrement grâce aux interludes entre les différentes parties. Il s’agit de flash-backs qui nous en disent plus sur les rouages de l’intrigue, les motivations des personnages ou leurs plans futurs ou passés.

Style, technique littéraire

Sur le pur plan de la technique littéraire, je trouve que l’auteur s’en est pas mal tiré pour un premier roman. Je le disais, les personnages sont solides, les flash-backs intéressants, il y a du rythme, les codes du thriller sont parfaitement maîtrisés, c’est horrifique et gore, certes, mais pas gratuitement, les scènes hard servent à établir le world- et character-building (elles ne sont donc pas gratuites, pour choquer et faire vendre), l’ambiance est prenante, Scott Hawkins fait preuve d’une énorme imagination (c’est vraiment larger than life, comme disent les américains), et n’est pas avare en scènes à grand spectacle.

Mais… moi j’ai eu un problème avec le style, particulièrement celui des dialogues, et tout spécialement ceux impliquant Erwin. Ce n’est pas que l’écriture soit mauvaise, mais elle est sur courant alternatif, je trouve : parfois bonne (sans être excellente), parfois assez basique. Bref, je trouve que les idées de départ du livre étaient, elles, excellentes, que c’est dans l’ensemble un roman qui mérite d’être lu (surtout que le très bon fantastique ne court plus vraiment les rues, hein), mais qu’entre les mains d’un auteur plus expérimenté ou au style plus abouti, on aurait vraiment pu avoir droit à un chef-d’oeuvre.

Un autre problème que j’ai eu est le contraste entre la « magie » (même s’il est explicitement dit que cette dernière n’existe pas en tant que force surnaturelle, ce n’est qu’une interprétation humaine erronée de manipulations de l’espace-temps, des dimensions et des plans d’existence), qui, telle qu’elle était expliquée, pouvait suspendre mon incrédulité, et les scènes avec les deux « soleils » (je ne vais pas en dire plus pour vous éviter deux énormes spoilers), où là j’ai eu beaucoup plus de mal. De même, tout l’arc avec les lions me laisse un sentiment mitigé, alors que sur l’ensemble du livre, ce n’est pas le cas.

Mon dernier problème, enfin, est un souci de cohérence : un passage laisse entendre que Carolyn a été enlevée à une époque où on s’éclaire à la lampe à huile et la bougie, et qu’elle ne connaît pas la télévision, alors qu’un autre explique clairement qu’elle a été enlevée… en 1977. De même, l’action démarre 23 ans après ça, ce qui la placerait donc en 2000. Il est donc étrange qu’on mentionne le troisième tour de service d’Erwin en Afghanistan, non ? La seule explication que je puisse trouver à cela réside dans les manipulations de la ligne temporelle effectuées par Père, que je vous laisse découvrir à la lecture du livre.

L’ensemble de ces éléments m’inspire la réflexion suivante : c’est typiquement le genre de livre dont une lecture partielle (abandonnée en cours de route) donnera une impression très distordue par rapport à sa qualité réelle et à son message final / global (bien moins noir que le gros de l’ouvrage pouvait le laisser penser).

En conclusion

Ce livre de Fantastique, inspiré autant par Lovecraft que par Stross, est vraiment très particulier, dans son ambition et son sense of wonder (une expression qui n’est d’habitude employée qu’en science-fiction mais qui, ici, n’est en rien galvaudée), mais aussi dans le côté horrifique, gore et malsain de certaines scènes. Ce n’est tout de même pas si souvent qu’on voit le maître de la Réalité et de toutes choses à l’oeuvre, formant douze disciples comme autant d’apôtres dévoyés, chacun maîtrisant une partie du pouvoir suprême, chacun étant tour à tour horriblement torturé s’il ne se soumet pas aux volontés de Père. Ces anciens petits américains ont été arrachés, à huit-dix ans, au monde normal, pour être conduits dans la Bibliothèque, celle qui renferme tous les secrets de l’univers (ou presque).

Malgré des scènes très cruelles, un ton souvent très noir, la fin du livre vous réservera bien des surprises (sans compter qu’elle appelle de toute évidence une suite, que je lirai avec plaisir si elle paraît). Les nombreux twists de l’intrigue, les révélations dans les flash-backs,  le rythme bien maîtrisé et les cliffhangers typiques des codes du thriller et savamment employés sauront vous tenir en haleine. Globalement, c’est donc un livre recommandable, sachant qu’il ne faut tout de même pas être trop sensible vu l’horreur et le côté glauque et transgressif de certaines scènes. De plus, on peut déplorer un certain manque d’originalité, vu que c’est tout de même extrêmement inspiré par Lovecraft et peut-être surtout Stross.

Toutefois, si ce livre avait un énorme potentiel sur le papier, celui-ci est un peu gâché par un style parfois sur courant alternatif (la scène où Erwin est dans le Bureau Ovale, par exemple, est franchement mauvaise), par de vagues problèmes de cohérence, et par un auteur qui, à quelques reprises, en terme de suspension d’incrédulité, nous en demande beaucoup (on doit toutefois nuancer ces critiques en tenant compte du fait qu’il ne s’agit après tout que d’un premier roman). En revanche, c’est prenant, on lit avec plaisir, il y a de l’imagination, bref c’est assez contrasté, en fait. J’ai envie de dire que si vous avez aimé le volet Lovecraftien de l’oeuvre de Stross, vous pouvez y aller, sachant que les qualités d’écriture ne sont pas les mêmes.

Tout compte fait, je vais suivre de près la carrière de Scott Hawkins, car je me dis qu’avec plus d’expérience, il a clairement le potentiel pour nous offrir du Fantastique de très grande qualité.

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez avoir un deuxième avis sur ce roman, je vous conseille la lecture des critiques suivantes : celle de Lutin sur Albedo, de Samuel Ziterman sur Lecture 42, de Cuné, de Blackwolf sur Blog-o-livre,

 

24 réflexions sur “The library at Mount Char – Scott Hawkins

  1. Excellent avis, comme toujours, qui atteint son but… en me détournant sans aucun regret de cette lecture !
    Je ne supporte pas (à la fois par sensibilité, moralité et sens littéraire), les romans qui usent du moteur des abus (maltraitance des enfants, viol, tortures) pour faire de l’effet. On me répondra que c’est nécessaire à l’intrigue, mouais, peut-être… Il me semble que laisser entendre devrait suffire, que des descriptions malsaines ne s’imposent pas, à moins de compter sur le sadisme refoulé de ses lecteurs.
    Je pensais justement à ce point hier, en rédigeant un commentaire sur un roman que j’ai beaucoup aimé, tout autant que son précédent : « A Closed and Common Orbit » (le premier est « The Long Way to a Small, Angry Planet »). Une des caractéristiques que j’apprécie chez l’auteur, Becky Chambers, est de rester positive, en mettant en scène des personnages décents, assez normaux finalement (je dis « assez » parce que c’est de la SF et que les personnages sont pour certains non humains !).
    Pourtant, dans ce deuxième tome, elle dévoile, en mode flash-back, un monde dystopique, celui dans lequel est née et a grandi un des personnages (je ne spoile pas, ce fait est établi dès le premier tome), absolument horrible et inique. Et bien qu’il n’y ait aucune scène intolérable, c’est certainement l’un des récits les plus percutants que j’ai pu lire dans le genre. Tout simplement remarquable !
    Ce qui prouve à mon sens qu’un auteur de talent ne devrait pas avoir recours à la grande artillerie pour faire passer son message. Ou alors c’est pour nous offrir du voyeurisme et alors… thanks but non thanks :/

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    • Je ne peux pas spoiler sur la dernière partie (qui se déroule dans la bibliothèque proprement dite), sur le dernier flash-back et sur la fin, mais je te dirais ceci : en fait, l’auteur a patiemment construit tout un édifice d’horreurs pour mieux te surprendre sur la fin, notamment via tout ce qui tourne autour de l’équilibre mental des protagonistes et la couleur émotionnelle globale du livre (et les agissements de Père, bien entendu). Ça me rappelle Mémoire de Mike McQuay : extrêmement noir et glauque tout le long, mais avec une dernière phrase d’un optimisme absolument incroyable, et une morale magnifique. Nous ne sommes pas sur cette intensité là dans ce cas précis, mais un certain changement de paradigme reste intéressant.

      Après, je peux tout à fait comprendre que des centaines de pages d’horreurs heurtent ta sensibilité, c’est d’ailleurs pour ça que j’ai bien pris garde d’avertir le lecteur / la lectrice potentiel(le) du côté brut de décoffrage de la chose.

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      • C’est le propre d’un bon avis ! D’essayer de guider le lecteur potentiel selon ses goûts propres.
        J’ai été rebutée par des classiques pour cette raison, comme « Le moineau de Dieu » que je n’ai pas fini. Si j’avais su je n’aurais pas perdu du temps à essayer de le lire !

        Après ce qui me gêne n’est pas tant l’existence de ces tourments, le récit peut l’exiger. Mais la manière dont certains auteurs les présentent, avec des descriptions exhaustives, me paraît souvent gratuite. Étant affligée d’une imagination hypertrophiée, la moindre allusion me donne déjà l’impression d’y être, alors les détails…

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  2. Lu et adoré, en dépit d’un ventre mou au milieu du livre (les tigres, justement). Mais dans l’ensemble, je partage ton avis, Apophis (mais j’ai beaucoup aimé la fin). Tu seras sûrement heureux de savoir (si tu ne le sais pas déjà) que le livre paraîtra en français l’an prochain.
    Les prochains bouquins de Hawkins ont l’air passablement étranges eux aussi : http://www.shawkins.net/index-8.html

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    • J’ai beaucoup aimé la fin moi aussi. Je ne savais pas pour la parution française, même si, vu le succès du roman aux USA, elle est complètement logique. J’espère qu’il trouvera son public.
      Oui, j’ai vu le résumé des projets en cours en préparant la bio de l’auteur pour ma critique, effectivement c’est plutôt étrange, mais si la qualité reste la même, pourquoi pas 😀

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  3. J’arrive tard… (Pour cause formation de 4 jours : initiateur tennis, comme cela j’ai la possibilité de rêver d’avoir entre mes mains le futur Federer!…. En rêve, et bien épuisée).
    Sur le résumé du sujet, ce livre m’a fait immédiatement penser à The giver (un film) qui est plus « gentil ».
    Une question me vient à l’esprit, les maltraitances sont-elles vraiment nécessaires (scènes de brutalité, viol, …) je n’en suis pas très friande – et non gratuites ?
    Car là tu « proposes » un livre qui relève partiellement du fantastique avec des passages « glaçants », je ne suis pas une grande fan du fantastique comme tu le sais – ni de l’horreur (je fais des cauchemars, le crois ?…. pfff quelle tournure de cerveau!)

    Et le point ou tu signales que la fin t’a surpris, fait que j’ai très envie d’un livre qui parvient à réaliser cette prouesse.

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  6. Alors que je m’extasiais sur la superbe couverture de la vf par Aurélien Police, pour les éditions Lunes d’encre, et que j’allais faire un tour sur Goodreads pour regarder la vo, la présentation de celle-ci, et les souvenirs qu’elle évoqua, me ramenèrent jusqu’ici ! ^-^
    Je vais peut-être me laisser tenter… 🙂

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  7. Bonne critique, j’aime les liens que tu fais avec l’univers de Lovecraft que je n’ai pas relevé plus que ça, du moins ça ne m’a pas sauté aux yeux. Mais tu as entièrement raison. Les défauts que tu soulignes sont très pertinents, eux aussi. Pour les incohérences sur le passé de Carolyn j’ai mis ça sur le compte des distorsions temporelles opérées par le Père, peut-être par facilité, mais ça ne m’a pas choqué.
    Contrairement à Erwann le milieu du récit ne m’a pas paru mou, j’ai adoré la parenthèse avec les tigres et les lions. L’interlude avec Dresde et le rappeur est excellente. Une bonne satire, simple, des dérives de notre époque.

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    • Merci Samuel !

      Oui, les manipulations effectuées sur la ligne temporelle par Père semblent être l’explication la plus logique. Mais effectivement, même si incohérences il y a, cela n’impacte en rien l’intérêt et la qualité globale du roman.

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