Je réactive (provisoirement), avec cet article, la série destinée à vous aider à mieux comprendre les littératures de l’imaginaire, afin de vous parler de trois sous-genres en pleine émergence ou ré-émergence, le Silkpunk, l’Arcanepunk et la LitRPG. En effet, comme je vous l’ai expliqué lorsque j’ai mis ce concept en pause, de nouvelles subdivisions taxonomiques émergent sans cesse, et certains courants jusque là tout à fait mineurs sont susceptibles de gagner en importance ou en notoriété. Il est donc probable que des hors-séries de ce type vous soient proposés régulièrement, ainsi que des mises à jour des articles existants.
Les trois sous-genres dont je vais vous parler aujourd’hui sont extrêmement différents : deux d’entre eux rassemblent des œuvres novatrices et / ou émanant d’écrivains au statut ou au potentiel reconnu, tandis que le troisième subit un nombre faramineux de critiques; deux sont d’émergence récente, tandis que le troisième n’est qu’une demi-nouveauté; enfin, si l’un est, à mon avis, appelé à se développer, un autre va vivoter (sauf grosse surprise), tandis que le dernier va, à mon sens, rapidement devenir encore plus anecdotique qu’il ne l’est déjà. Continuer à lire « Comprendre les genres et sous-genres des littératures de l’imaginaire : hors-série n°3 – Silkpunk, Arcanepunk et LitRPG »
Les griffes et les crocs est la dernière traduction française en date d’un roman signé Jo Walton. Il s’agit en fait d’un des premiers livres de l’auteure Galloise, sorti fin 2003 et titulaire du World Fantasy Award 2004. Si on la connait principalement, dans l’hexagone, pour ses uchronies (dont
Clark Ashton Smith (1893-1961) était un écrivain et poète (et pas nécessairement dans cet ordre, d’ailleurs) américain, un des piliers du légendaire Weird Tales avec Robert E. Howard et H.P. Lovecraft, grand admirateur de son oeuvre qui a essayé sans relâche de la faire connaître, de 1922 à sa mort, en 1937. Avec le premier, Smith partage un mépris pour la civilisation et la modernité, ainsi qu’une fascination pour la « barbarie », tandis qu’il est en accord avec le second sur le fait que l’homme n’a aucune place ou importance spéciale dans l’ordre cosmique, qu’il est insignifiant à l’échelle de l’univers. Smith est connu pour son écriture particulièrement riche et raffinée, qui, pourtant, était taillée pour la Fantasy « populaire » publiée par les pulps comme Weird Tales et qui, donc, n’est pas pédante ou convolutée, mais au contraire puissamment évocatrice et musicale.
La cinquième saison est le premier roman de la trilogie Les livres de la terre fracturée, par Nora K. Jemisin (vous trouverez un point biographique succinct dans cette autre
Kim Stanley Robinson (KSR) est un auteur américain de SF (et de Cli-Fi -fiction climatique-) multi-primé (un World Fantasy Award, 6 prix Locus, 3 Nebula -dont un pour le roman dont je vais vous parler aujourd’hui-, 2 Hugo) considéré comme un des plus importants écrivains (particulièrement de Hard-SF) du genre. Contrairement à la majorité de la SF américaine, ses thèmes de prédilection (anticapitalisme et modèles économiques et politiques alternatifs, écologie, justice sociale) le placent à gauche de la scène politique et dans une niche singulière par rapport à ses petits camarades. Malgré tout, sa fascination pour les nouvelles frontières (représentées ici par la colonisation spatiale) l’inscrit pleinement dans une des thématiques favorites de la science-fiction américaine.
Of sand and malice made est une novella maousse costaud (plus de 200 pages) qui constitue un « prélude » aux
Comme de plus en plus d’auteurs anglo-saxons, Bradley P. Beaulieu a complété les romans de son cycle The song of the shattered sands (appelé en français
Dans ce troisième épisode de la série des A-Files (des articles de fond consacrés aux grandes thématiques et éléments emblématiques de la SFFF) nous allons parler d’un objet qui symbolise pratiquement la Fantasy à lui seul : l’épée. Arme caractéristique de l’époque médiévale (fantastique) majoritaire de façon écrasante dans ce genre littéraire, symbole de prestige ou de virilité pour le personnage qui la porte, artefact de pouvoir parfois capable de détruire des mondes entiers, l’objet ne se réduit pas, la plupart du temps, à un banal instrument martial en bronze, en fer ou en acier. D’un rôle accessoire (dans tous les sens du terme) jusqu’au fait de constituer le cœur de l’univers ou de l’intrigue, sa place est aussi très variée. Il me paraissait donc important d’examiner son rôle dans la Fantasy d’hier, d’aujourd’hui, mais aussi et peut-être surtout de demain.
Cinquième numéro de la série d’articles l’œil d’Apophis (car rien n’échappe à…) ! Je vous en rappelle le principe : il s’agit d’une courte présentation (pas une critique complète) de romans qui, pour une raison ou une autre, sont passés « sous le radar » des amateurs de SFFF, qui sont sortis il y a longtemps et ont été oubliés, qui n’ont pas été régulièrement réédités, ont été sous-estimés, mal promus par leur éditeur, ont été noyés dans une grosse vague de nouveautés, font partie de sous-genres mal-aimés et pas du tout dans l’air du temps, et j’en passe. Chaque numéro vous présente normalement trois romans, sauf qu’aujourd’hui, ce sera cinq 😀 (ben oui, c’est l’inflation ma bonne dame). Enfin presque. Mais bon vous allez comprendre.