Les Experts : Sharakhaï
Comme de plus en plus d’auteurs anglo-saxons, Bradley P. Beaulieu a complété les romans de son cycle The song of the shattered sands (appelé en français Sharakhaï, du nom de la ville au centre de son univers) par des nouvelles et des novellas. Celle dont je vais vous parler aujourd’hui est la seconde en date, sortie le 11 août dernier (je vous présenterai l’autre dans quelques jours). Sachez aussi que Mr Beaulieu va en publier trois autres (déjà apparues dans diverses anthologies), et qu’il a signé pour les livres 4, 5 et 6 du cycle (et non, ce n’est pas une « trilogie en six volumes », il avait toujours envisagé une saga de cette longueur).
In the village where brightwine flows, donc, est une nouvelle de 65 pages (vendue au prix prohibitif de… 2.99 euros !) centrée sur un des personnages secondaires (mais assez marquant) des Douze rois de Sharakhaï, l’apothicaire Dardzada, le père adoptif de Çeda (qui n’est que vaguement mentionnée et n’apparaît pas dans ce texte). Continuer à lire « In the village where brightwine flows – Bradley P. Beaulieu »
Dans ce troisième épisode de la série des A-Files (des articles de fond consacrés aux grandes thématiques et éléments emblématiques de la SFFF) nous allons parler d’un objet qui symbolise pratiquement la Fantasy à lui seul : l’épée. Arme caractéristique de l’époque médiévale (fantastique) majoritaire de façon écrasante dans ce genre littéraire, symbole de prestige ou de virilité pour le personnage qui la porte, artefact de pouvoir parfois capable de détruire des mondes entiers, l’objet ne se réduit pas, la plupart du temps, à un banal instrument martial en bronze, en fer ou en acier. D’un rôle accessoire (dans tous les sens du terme) jusqu’au fait de constituer le cœur de l’univers ou de l’intrigue, sa place est aussi très variée. Il me paraissait donc important d’examiner son rôle dans la Fantasy d’hier, d’aujourd’hui, mais aussi et peut-être surtout de demain.
Cinquième numéro de la série d’articles l’œil d’Apophis (car rien n’échappe à…) ! Je vous en rappelle le principe : il s’agit d’une courte présentation (pas une critique complète) de romans qui, pour une raison ou une autre, sont passés « sous le radar » des amateurs de SFFF, qui sont sortis il y a longtemps et ont été oubliés, qui n’ont pas été régulièrement réédités, ont été sous-estimés, mal promus par leur éditeur, ont été noyés dans une grosse vague de nouveautés, font partie de sous-genres mal-aimés et pas du tout dans l’air du temps, et j’en passe. Chaque numéro vous présente normalement trois romans, sauf qu’aujourd’hui, ce sera cinq 😀 (ben oui, c’est l’inflation ma bonne dame). Enfin presque. Mais bon vous allez comprendre.
24 vues du Mont Fuji, par Hokusai est une novella qui a été couronnée par le prix Hugo du meilleur roman court en 1986. Elle est signée Roger Zelazny, auteur malheureusement décédé en 1995 à l’âge de 58 ans à peine (je me rappelle encore le choc ressenti en apprenant ça dans les pages de Casus Belli…). Certains d’entre vous le connaîtront, au moins de nom, pour son double cycle des Princes d’Ambre, certains autres savent l’importance qu’a eu cet écrivain dans la SFFF, et les autres pourront trouver un peu plus d’infos à ce sujet dans
Geoffrey Alan Landis est un sacré bonhomme, c’est le moins qu’on puisse dire. Scientifique travaillant à la NASA (spécialiste de l’énergie solaire), il est aussi poète et un écrivain de SF très prolifique, spécialisé dans la forme courte. Il a obtenu, pour ses nouvelles et novellas, la bagatelle d’un Nebula, un Locus, deux Hugo et un prix Theodore Sturgeon, ce dernier précisément pour le texte dont je vais vous parler aujourd’hui. Il s’agit d’un roman court d’une centaine de pages (très aérées), présenté sous une superbe couverture (une de plus !) signée par l’impeccable Aurélien Police. Je n’achète plus si souvent mes bouquins sous forme physique (l’e-book coûte moins cher et prend moins de place), mais là…
La légion est le second tome de la trilogie Lazare en guerre, après
The crimson campaign est le second tome de la Trilogie des Poudremages, dont seul le premier a été traduit en français (
Comme annoncé sur la
The price of valour est le troisième roman du cycle The shadow campaigns, par Django Wexler, après
Le nom du vent est le premier roman de l’auteur américain Patrick Rothfuss, ainsi que le tome inaugural d’une trilogie, Chronique du tueur de roi (et pour une fois, on est certain qu’elle ne se transformera pas en « trilogie en cinq volumes », pour des raisons que je vais vous expliquer plus loin). Il s’agit en fait du début de l’autobiographie de Kvothe, un aventurier, magicien et musicien légendaire devenu aubergiste (si, si). Il fait son récit à un scribe surnommé Chroniqueur, sur trois jours, chacune de ces journées correspondant à un des romans de la trilogie (vous comprenez donc pourquoi il est impossible d’étendre le nombre de volumes, comme c’est devenu l’énervante habitude ces derniers temps. Par contre, nous avons déjà eu droit à un spin-off, La musique du silence). Les tomes 1 et 2 sont d’ores et déjà parus (et traduits), tandis que le troisième se fait désirer.