Encore un chef-d’oeuvre !
Dogs of war est le nouveau roman d’Adrian Tchaikovsky, très prolifique auteur de SFF britannique, aussi à l’aise en Fantasy qu’en SF, qui m’avait bluffé avec l’excellent Children of time. S’il s’agit toujours de science-fiction, le contexte est cette fois différent, puisqu’il concerne la Terre d’un futur très proche (une grosse génération, à priori) et s’inscrit dans le sous-genre militaire. Nous suivons un groupe de bioformes expérimentales, des animaux (chien, ours, reptile, abeilles -ah, j’ai capté l’attention de Lutin, là-) transformés par l’ingénierie génétique et la cybernétique, et utilisés pour mener une sale guerre corporatiste au sud du Mexique. Endoctrinées et dotées de puces de Feedback devant les contrôler, les bestioles finissent cependant par penser par elles-mêmes et par s’interroger sur la pertinence des ordres… Cependant, cette partie martiale n’est qu’un (long) prologue pour quelque chose de beaucoup plus profond et ambitieux, en lien avec un thème récurrent chez l’auteur : la coexistence et les relations entre formes de vie différentes, les relations entre une créature et son créateur.
Avec ce titre, nous revitalisons un peu le cycle SF biologique lancé l’année dernière et un peu laissé de côté en 2017. J’en profite aussi pour en lancer un autre, le cycle anticipation militaire, qui se propose de réunir des romans se passant dans un futur très proche et tentant de réfléchir, d’une façon un minimum réaliste, à ce que pourrait être la guerre demain. Continuer à lire « Dogs of war – Adrian Tchaikovsky »
Les feux de Cibola est le quatrième volume du cycle The Expanse, par James S.A Corey (pseudonyme commun de Ty Franck et Daniel Abraham / Hanover). Le septième, Persepolis rising, paraîtra (en VO) dans très exactement un mois (et au passage, Actes Sud est vraiment à la traîne, puisque trois autres pays européens sont à jour dans les traductions des tomes 1-6). Le
Dans ce quatrième épisode de la série des A-Files (des articles de fond consacrés aux grandes thématiques et éléments emblématiques de la SFFF) nous allons reparler d’un sujet déjà abordé plusieurs fois sur ce blog, que ce soit dans
Septième numéro de la série d’articles l’œil d’Apophis (car rien n’échappe à…) ! Je vous en rappelle le principe : il s’agit d’une courte présentation (pas une critique complète) de romans qui, pour une raison ou une autre, sont passés « sous le radar » des amateurs de SFFF, qui sont sortis il y a longtemps et ont été oubliés, qui n’ont pas été régulièrement réédités, ont été sous-estimés, mal promus par leur éditeur, ont été noyés dans une grosse vague de nouveautés, font partie de sous-genres mal-aimés et pas du tout dans l’air du temps, sont connus des lecteurs éclairés mais pas du « grand public », et j’en passe. Chaque numéro vous présente trois romans : aujourd’hui, il s’agit de Kirinyaga de Mike Resnick, de La paille dans l’œil de Dieu de Larry Niven et Jerry Pournelle et de La sphère de Gregory Benford.
Le crépuscule des dieux est le quatrième et ultime tome de la tétralogie Origines. Après l’énorme révélation de la fin du roman précédent, il détaille la lutte entre Saxhäuser et le nouveau patron du Club Uranium, des derniers jours du régime Nazi au crépuscule des années cinquante, le véritable enjeu dépassant les deux hommes pour se révéler être le futur, voire la survie, de l’humanité dans son ensemble.
La forêt sombre est la suite du
La cinquième saison est le premier roman de la trilogie Les livres de la terre fracturée, par Nora K. Jemisin (vous trouverez un point biographique succinct dans cette autre
Kim Stanley Robinson (KSR) est un auteur américain de SF (et de Cli-Fi -fiction climatique-) multi-primé (un World Fantasy Award, 6 prix Locus, 3 Nebula -dont un pour le roman dont je vais vous parler aujourd’hui-, 2 Hugo) considéré comme un des plus importants écrivains (particulièrement de Hard-SF) du genre. Contrairement à la majorité de la SF américaine, ses thèmes de prédilection (anticapitalisme et modèles économiques et politiques alternatifs, écologie, justice sociale) le placent à gauche de la scène politique et dans une niche singulière par rapport à ses petits camarades. Malgré tout, sa fascination pour les nouvelles frontières (représentées ici par la colonisation spatiale) l’inscrit pleinement dans une des thématiques favorites de la science-fiction américaine.