Un cantique pour Leibowitz – Walter M. Miller Jr

Requiescat in pace… ou pas ! 

leibowitzWalter M. Miller Jr (1923 – 1996) était un écrivain américain qui, de son vivant, n’a publié qu’un seul livre (en 1959), Un cantique pour Leibowitz, qui est en réalité un fix-up formé de trois novellas sorties en 1955, 1956 et 1957. Ce roman, couronné par le prix Hugo 1961, est un des plus fondamentaux en matière de Science-Fiction post-apocalyptique. Alors qu’il avait publié une grosse trentaine de nouvelles avant cela, après la sortie de son chef-d’oeuvre l’auteur n’a ensuite plus rien sorti de son vivant.

Vivant reclus (y compris vis-à-vis de sa famille et de son agent), il a mis fin à ses jours peu après le décès de son épouse (il souffrait de stress post-traumatique depuis la Seconde Guerre mondiale), alors qu’il avait presque achevé une suite à son unique roman. Ce second livre, L’héritage de Saint Leibowitz (dont nous reparlerons tôt ou tard sur ce blog), sera terminé par un autre écrivain américain, Terry Bisson, et publié en 1997.

Durant la guerre, Miller était mitrailleur de queue et opérateur radio dans un bombardier de l’USAAF (l’ancêtre de l’US Air Force actuelle), et les largages sur l’abbaye de Monte Cassino, lors de la campagne d’Italie, l’ont profondément marqué et traumatisé. Il était donc logique qu’un monastère abritant une précieuse collection de livres joue un rôle central dans son roman.

Vous remarquerez, pour l’édition Folio SF, une couverture parfaitement en accord avec l’atmosphère unique du roman, et signée Aurélien Police. Personnellement, si je publiais un bouquin, je ne voudrais pas d’autre illustrateur ! 

When the world is running down, you make the best of what’s still around *

* The Police, 1980.

Précision préliminaire, ce que je vais vous raconter ne relève pas vraiment du spoiler, vu que l’auteur vous déballe une grosse part de l’historique de son contexte dans le premier chapitre et demi, disons. Un cantique pour Leibowitz est divisé en trois parties, qui correspondent aux trois novellas sur lesquelles ce fix-up est basé. La première, Fiat homo, se passe six siècles après qu’une guerre atomique globale ait ravagé la Terre dans les années 1960. Après l’Holocauste nucléaire, une période appelée la Simplification a suivi : les survivants, rendant responsables les politiciens et les savants de la catastrophe, les ont pourchassés et massacrés. Peu à peu, ce mouvement a dégénéré en une folie meurtrière, où la moindre marque de savoir était impitoyablement éradiquée : livres brûlés, personnes lettrées (de moins en moins nombreuses) exécutées, etc. Quelques scientifiques et techniciens ont trouvé refuge dans des monastères chrétiens, les religieux étant la seule catégorie de détenteurs de la connaissance qui n’était pas l’objet de massacres systématiques. Pire encore, les survivants ont délibérément choisi d’oublier la gloire passée de leur civilisation, ne racontant pas à leurs enfants ce qu’elle était.

L’un de ces techniciens, un nommé Isaac Leibowitz, est entré dans les ordres et s’est donné pour mission de sauvegarder ce qu’il pouvait des connaissances de l’ancienne civilisation. Au péril de sa vie et de celle de ses disciples, il a fait passer en contrebande ou enterré dans des caches des livres, ou bien lui et ses mémorisateurs en ont appris le contenu par cœur. Il a cependant fini sur le bûcher et étranglé. 600 ans plus tard, donc, un novice de l’ordre du Béatifié Leibowitz (sa canonisation est en cours, mais traîne dans les méandres administratifs de la Nouvelle Rome), retrouve, sur la suggestion d’un vieux et mystérieux (comme dirait Perceval) pèlerin, un abri anti-atomique contenant d’inestimables reliques de la femme de Leibowitz.

Arrêtons-nous un instant sur le monde en ce vingt-sixième siècle : livrée à la barbarie (retour à un stade chasse-cueillette-agriculture primitive, présence de cannibalisme, shamans, etc) et à des structures tribales dans lesquelles surnagent quelques vagues poches de « civilisation » (néo-féodale), à l’illettrisme et aux mutations dues aux retombées (un psaume chrétien est d’ailleurs très parlant : « Délivre-nous Seigneur de la pluie de Cobalt, de la pluie de Césium, de la pluie de Strontium »), la Terre n’est plus que faiblement peuplée, la natalité étant tout juste suffisante pour maintenir le niveau de population actuel. Les seules écoles sont monastiques et, de fait, les messagers entre les différentes enclaves chrétiennes dans l’océan de tribalisme forment le seul réseau de communication de la planète. Mais tout cela va changer du tout au tout lors des différentes phases de l’intrigue. Si la première partie, donc, montre la redécouverte de certains documents capitaux, la seconde, Fiat lux, qui fait elle aussi un bond de six siècles, montre la lente ré-émergence de nations néo-féodales (disposant tout de même de mousquets), alors qu’une seconde Renaissance est imminente et va sortir l’Humanité de douze siècles d’obscurantisme. Les documents précieusement conservés dans le Monastère de Saint Leibowitz vont d’ailleurs jouer un rôle essentiel dans ce second avènement d’une ère scientifique, tandis que le Seigneur de la ville de Texarkana (ville bien réelle qui, comme son nom l’indique, est à la frontière du Texas et de l’Arkansas) amorce, lui, un processus dont on sent qu’il conduira, à terme, à celui de nouveaux empires puis superpuissances.

Dans la troisième et dernière partie (signalons que ces trois subdivisions sont à-peu-près d’égale longueur, dans les 165 pages chacune), Fiat voluntas tua, se déroulant une fois encore six siècles après la précédente, la nouvelle civilisation a surpassé l’ancienne. Au moment où le récit de cette époque commence, les deux superpuissances, la Confédération Atlantique (issue de la dynastie Hannegan de Texarkana) et les Asiatiques, ont colonisé le système solaire, puis les étoiles proches, depuis un siècle et demi. Les colonies extrasolaires, toutefois, restent peu peuplées et inhospitalières. Les armes nucléaires ont été redécouvertes mais leur fabrication interdite par traité. Pourtant, les moines de Saint Leibowitz détectent des retombées nucléaires depuis peu (le point culminant de cinquante ans de crise, sous forme de frappes limitées ou d’essais pourtant prohibés), et un « accident » en territoire asiatique pourrait avoir été causé par une frappe atomique orbitale Atlantique. L’abbé responsable de la communauté n’ose cependant croire que les hommes seront assez fous pour déclencher un second Holocauste nucléaire, mais met tout de même en branle un plan devant mettre le monastère sur le devant de la scène une dernière fois…

Le fond *

* Bomber, Motörhead, 1979.

Le propos est très clair, et dénonce la folie des hommes, ainsi que leur attitude paradoxale envers le savoir : lorsqu’ils le possèdent, ils l’exploitent pour faire le Mal, et lorsqu’il faudrait le préserver, parce qu’il pourrait faire le Bien,  ils n’ont de cesse de le faire disparaître. Et lorsque, enfin, ils ré-acquièrent leurs anciennes connaissances, ils retombent dans leurs anciens travers, en un cycle infernal où jamais ils n’acquièrent la sagesse. Bref, ce roman fustige tout à la fois l’ignorance (et la volonté de s’y complaire) et une mauvaise utilisation de la connaissance. 

La description du monde de l’après-catastrophe de la première partie est fascinante, et se démarque du post-apocalyptique plus récent en plaçant le curseur temporel des siècles après la guerre nucléaire. Mais tout aussi intéressantes sont la seconde partie, qui voit la graduelle remontée en puissance de la civilisation (par opposition à un océan de barbarie, d’illettrisme et de tribalisme : le narrateur est très fier du fait que dans le village de Sanly Bowitts -^^- proche du monastère, le pourcentage « fantastique » de… 8 % des habitants sait lire et écrire) et surtout de la science, et la troisième partie, qui place l’Homme devant un choix mettant à l’épreuve sa sagesse. Personnellement, si je devais classer ces trois parties / novellas, je mettrais la dernière loin devant les deux qui la précèdent, et la première devant la seconde, qui est à mon avis la plus faible. En effet, Fiat voluntas tua met fortement en avant de profondes thématiques (science et conscience, nature de la miséricorde, etc) ET s’avère souvent plus digeste ou sobre, dans sa forme, que tout ce qui la précède. Et j’ajoute que son ton, grave et mélancolique, m’a plus frappé que celui, semi-humoristique parfois (dans le registre sarcastique), des deux premières parties. On remarquera aussi, évidemment, que c’est dans cette troisième partie que le traumatisme de la destruction de l’abbaye du Mont Cassin resurgit le plus, ainsi que la peur de l’Holocauste nucléaire commune à nombre de romans de SF des années cinquante, particulièrement dans le registre post-apocalyptique.

Signalons, dans la seconde partie, un passage qui m’a frappé : un savant laïque demande à consulter les memorabilia de l’Ordre, qui sont conservés dans des tonneaux scellés eux-mêmes placés dans des cryptes fermées. Alors que le scientifique fait clairement comprendre au moine archiviste que leur contenu (notamment des fragments de livres de physique) est capital pour la renaissance de la civilisation de leurs ancêtres, le religieux traîne des pieds car pour lui, ce qui est important n’est pas d’utiliser le savoir contenu dans ces inestimables reliques, mais de le conserver à tout prix, et ce alors que le but premier de l’Ordre Leibowitzien était avant tout de fournir une base pour remonter pas à pas l’arbre technologique et théorique. Étrange obsession, donc, de la part du frère archiviste, qui finalement voudrait annihiler tout ce qui fait justement l’intérêt de la préservation de ces livres, à  savoir la mise à disposition de leur contenu !

Donc, si je résume, sur le papier, nous avons une description magistrale de l’après-catastrophe nucléaire (notamment dans la façon dont le monde de ce lointain futur est un étrange miroir, en Amérique, du Moyen-âge européen : Cathares, antipapes, croisades, etc) ET de la façon dont l’Humanité va remonter la pente et rebâtir une civilisation scientifique encore plus grandiose que la précédente. Et je dis bien : sur le papier. Parce que si le fond est extrêmement intéressant (et justifie amplement la très haute réputation de ce roman), la forme est parfois beaucoup plus problématique, à l’extrême minimum pour certains profils de lectrices ou de lecteurs.

Mais avant d’en parler, évoquons l’influence du Cantique sur les œuvres post-apocalyptiques postérieures et ses convergences avec d’autres qui lui sont antérieures : de certains passages de Fondation (mettant également en jeu la religion et des préservateurs du savoir) à l’épisode final de la quatrième saison de Babylon 5, L’effondrement d’un mythe (qui montre des moines très Leibowitziens dans un contexte post-guerre nucléaire), les similitudes sont nombreuses.

La forme *

* Laudate Dominum, Helloween, 1998.

Car voilà, la forme peut poser problème : même si on passe sur le très haut degré de texte en latin et de cérémonial chrétien (il ne faut clairement pas être allergique aux bondieuseries…), certains passages (avec le Juif Errant, le Poète, Madame Grales, l’introduction de la troisième partie -pourtant, et de loin, la meilleure-, etc) sont à la limite du mysticisme et / ou de l’imbuvable, et vous lirez parfois clairement en diagonale. Car si certains passages sont aussi « neutres » que de l’Asimov, par exemple, en termes stylistiques, d’autres, en revanche, sont clairement très marqués par les névroses de l’auteur, sa quête spirituelle ou je ne sais quoi. Et personnellement, je trouve ça dommage, car de la même matière première en terme de monde et d’intrigue, on aurait, à mon sens, pu tirer un roman plus « efficace », même si je ne doute pas que, bien au contraire, certains apprécient cette dimension metaphysique du texte, et qu’en un sens, cette forte emphase sur la spiritualité et la philosophie soit intéressante justement par contraste par rapport aux réalités très terre-à-terre de la survie dans un monde ravagé.

Si je m’en tiens au pur niveau romanesque, le style de certains passages ne sera toutefois pas le seul écueil que pourront rencontrer certains profils de lecteurs : le rythme en est également un, car le roman est parfois assez « contemplatif », surtout dans la seconde partie (et dans une certaine mesure dans la première). En clair, il ne se passe pas grand-chose, beaucoup de points importants sont racontés mais pas montrés (c’est du « tell », pas du « show »), et en gros, des scènes ou interrogations sans grande importance, ou qui auraient pu être raccourcies, sont au contraire dilatées parfois démesurément. Là encore, la troisième partie est nettement plus réussie que les deux autres, même si elle n’est pas exempte de défauts elle non plus (notamment la fin qui risque d’en laisser plus d’un dubitatif).

J’ajouterais que si vous êtes du genre à vous concentrer sur les personnages et que des protagonistes de qualité sont pour vous indispensables en tant que socle pour apprécier un roman, vous ne trouverez pas forcément votre bonheur ici, puisque l’écart de six siècles entre chaque partie fait que le pool de personnages est renouvelé toutes les 165 pages environ. Signalons, ici aussi, que la troisième partie (et dans une moindre mesure la première) est un peu supérieure sur ce plan. Car il ne faut pas vous y tromper : le seul vrai protagoniste de ce livre, c’est l’ordre de Saint Leibowitz, et le seul antagoniste la folie et la bêtise humaine. Signalons un point très amusant : les personnages des parties précédentes sont évoqués sous une forme très déformée, par le prisme du passage du temps, du téléphone arabe et de la religion, dans les parties suivantes.

J’ai aussi trouvé à ce livre un défaut qui, pourtant, ne m’a pas empêché de l’apprécier : la prévisibilité. Si les péripéties dans l’avènement de la Seconde Civilisation sont intéressantes, elles restent totalement sans surprise, ce qui, une fois encore, pourra gêner certains lecteurs.

Et puis bien sûr, reste le problème qui va être le plus polarisant, et ce dès les premières lignes : ce n’est pas du tout un roman feel-good (ce serait même carrément le contraire…), mais au contraire une oeuvre, certes non dénuée de passages d’une beauté mélancolique évoquant un certain paradis perdu, mais avant tout marquée par la peur de la folie des hommes, du feu nucléaire, et par les traumatismes de son auteur. Bref, à vous de voir ce que vous recherchez dans un roman, mais même si un certain côté léger (le Poète, Francis, etc) n’est pas totalement absent, le propos reste grave, l’ambiance majoritairement ultra-noire, et si vous avez le bourdon, ce n’est clairement pas une lecture qui vous fera sauter partout comme un Maki.

Bref, tout cela pour vous dire que si le fond est sans conteste excellent, il est parfois desservi par une forme que je qualifierais d’occasionnellement sujette à polémiques, voire carrément bizarre. De ce point de vue là, le second roman (posthume) est réputé être beaucoup plus carré (et la part prise dans son achèvement par un second auteur n’est d’ailleurs sûrement pas étrangère à cette impression). Je ne le qualifierais pas, pour ma part, de roman Culte d’Apophis, car j’y ai trouvé un peu trop  de points de crispation à mon goût, mais cela ne m’empêchera pas, pourtant, de vous en conseiller la lecture (aux réserves exprimées plus haut près), car ce qui y est bien fait l’est réellement de façon magistrale, et car Un cantique pour Leibowitz reste une lecture incontournable pour qui s’intéresse au post-apo (après l’apocalypse, pas après moi, bande de farceurs !).

En conclusion *

* Tailgunner, Iron Maiden, 1990.

Référence incontournable du post-apocalyptique, Un cantique pour Leibowitz suit, sur dix-huit siècles, la lente remontée de la pente de la civilisation et de la connaissance scientifique d’une Humanité presque détruite par une guerre nucléaire dans les années 1960, puis par un mouvement appelé Simplification farouchement hostile à toute forme de savoir. Au centre de l’intrigue se trouve un ordre monastique, celui de Saint Leibowitz, qui s’est donné pour sacerdoce de préserver ce qu’il pouvait des bribes restantes des connaissances scientifiques de l’ancien monde, un reliquat qui va se révéler capital lors de la Seconde Renaissance. Dans sa dernière partie, le monde, qui en est revenu au stade des superpuissances et des armes nucléaires, devra prouver qu’il possède désormais la sagesse nécessaire pour éviter de renouveler ses erreurs passées… ou pas !

Magistral sur le fond, le roman pâtit parfois d’une forme assez particulière, qui ne sera pas forcément attractive pour tous les profils de lecteurs. Malgré tout, vu l’ampleur de la vision de Miller, la qualité de son intrigue et de son worldbuilding (plus l’impact émotionnel d’une troisième partie nettement plus réussie que les deux autres), cela reste une lecture incontournable pour qui s’intéresse au post-apocalyptique.

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez avoir un deuxième avis sur ce roman, je vous conseille la lecture des critiques suivantes : celle de Brize, celle de Vert,

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30 réflexions sur “Un cantique pour Leibowitz – Walter M. Miller Jr

  1. Ça me fait toujours plaisir de voir ce roman mis en avant. Pour moi, c’est clairement un des piliers du post-apo et je pense que je finirai bien par le relire un jour (tout comme un autre bouquin en trois parties séparées de quelques siècles : Les menhirs de glace de Kim Stanley Robinson). Je n’ai pas le souvenir d’avoir été vraiment gêné par le côté philo/spirituel du bouquin. Mais c’est peut-être dû à un léger intérêt pour la religion chrétienne (et en particulier le catholicisme romain).

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  2. Comme toi si je devais écrire un livre je ne voudrais pas d’autres illustrateurs qu’Aurélien Police. Je suis vraiment fascinée par son style et la justesse des illustrations.
    J’aime beaucoup le post-apo mais je dois avouer que je ne connaissais pas du tout ce livre. Tu m’as vraiment donné l’eau à la bouche, en plus il est en poche !! Très belle chronique comme d’habitude 😉

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  3. Content aussi de voir ce livre mis en avant. Ma lecture remonte à loin mais m’a laissé un bon goût en bouche. Miller développe à fond l’idée formelle de l’Histoire cyclique, cycle induit par un comportement humain invariant et pas pour une raison naturelle (genre les cycles longs de saisons d’Héliconia)

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    • (attention spoiler) Oui, et c’est d’ailleurs ce qui participe, à mon sens, à la prévisibilité du roman, parce qu’on sent assez tôt que c’est une conception que l’auteur veut mettre en avant, ce qui fait qu’on comprend vite qu’une deuxième apocalypse nucléaire est inévitable.

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  4. Celui-ci, c’est un classique de chez classique. Je dois avouer que c’est diffus, car c’était il y a longtemps, mais je n’ai pas souvenir d’avoir été gêné par le côté religieux. Mais je me suis endurci avec le temps et j’aurais sans doute un autre avis aujourd’hui.

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      • Je l’ai lu il y a quelques années et j’avais adoré ce roman. Aucun des défauts que tu cites dans ta critique ne m’avait gêné. Et notamment le côté « mystique », quasi « fantastique », à dû m’apparaître alors comme une grande qualité : c’était une période où je lisais peu de SF, voire pas du tout… Est-ce que ce ne serait pas, finalement, un roman de SF destiné aux lecteurs de fantasy / fantastique plus qu’aux lecteurs de SF purs et durs ?

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        • Moi je ne le vois pas comme ça, mais c’est une conception intéressante. Même si je préfère en retenir le volet purement post-apocalyptique qui, pour moi et pour beaucoup, est un modèle absolu du genre.

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  5. J’ai faillit le lire il y a quelques jours parce que je devais lire un livre avec « pour » dans le titre pour un challenge et que celui ci était l’un des rares de ma PAL a entrer dans la catégorie.
    Je ne l’ai pas pris finalement parce qu’il me faisait un peu peur, premièrement à cause du coté post apo qui n’est pas un genre que j’apprécie particulièrement et par son coté religieux un peu poussé que je savais présent et que je n’aime pas trop en général non plus.

    Bon, vu que j’ai fini par abandonner celui que j’ai choisir qui était d’une nullité affligeante (mais qui était heureusement un emprunt) je commence à douter d’avoir fait le bon choix 😛

    Mais du coup je remonte celui ci dans ma PAL, il faudrait que je tente un jour histoire de sortir un peu de ma zone de confort pour voir si j’arrive à saisir le coté magistral.

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    • Apparemment, tout est de Miller sauf les cinq derniers chapitres, ce qui fait que la contribution de Bisson est relativement mineure. D’après quelques avis lus sur le net, ça reste assez proche du Cantique, en un peu plus « concret », moins marqué par la réflexion philosophique.

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  6. Je fais partie des lecteurs qui ont pu y voir des qualités mais pour qui la forme a fait pencher la balance du côté négatif. Ça et « l’église est la seule voie censée en ce monde »…

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  7. Je te rejoins sur la couverture et l’illustrateur, son travail est toujours magnifique. Pour ce qui est du roman, j’hésite… D’un côté ce que tu dis du fond me tente beaucoup, de l’autre je suis très vite énervée par les « bondieuseries », si bien que j’ai peur que ça me gâche tout le plaisir.

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  8. Je te confirme que ce n’est pas pour tous les lecteurs. J’ai tenté la lecture de ce roman, au moins à 2 reprises, et je ne suis pas parvenue à accrocher au style et à l’auteur. j’ai bien conscience que c’est un « lacune », mais la lecture doit être un plaisir, alors je crois que c’est définitivement clos pour moi. Enfin, j’essaierai de nouveau peut-être dans dix ans….

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  9. J’ai lu « Cantique pour Leibowitz » et j’ai vraiment aimé au point que j’ai cherché ce que l’auteur avait écrit d’autre… et malheureusement j’ai trouvé. 30 ans après ce roman est sortie une sorte de suite (mais qui se passe chronologiquement avant) : « L’héritage de St Leibowitz », et là, douche froide. Je n’aurais pas dû. Cette fausse suite n’apporte rien au volume initial ; pire, on se demande si on a vraiment aimé le « Cantique ». Et pourtant c’est écrit par le même… Vraiment dommage. Alors un conseil (mais vous faites bien ce que vou’l’voul’), si vous avez lu Cantique, restez en là.

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  10. Ping : Anatèm – tome 1 – Neal Stephenson | Le culte d'Apophis

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