Semiosis – Sue Burke

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Un bon livre, mais qui aurait pu être bien plus

semiosisLe 4 septembre 2019, sortira chez Albin Michel Imaginaire Semiosis de Sue Burke, que j’ai pour ma part lu en VO il y a un an et demi. Vous pouvez lire ma critique complète ici, mais voici, en résumé, ce que j’en avais pensé : cette soft/ethno-SF montre le contact entre des colons humains et des plantes intelligentes sur une planète extrasolaire où elles constituent la forme de vie dominante, et où ce sont elles qui domestiquent les animaux (et les hommes !). Outre le thème de la communication, elle balaye aussi de très nombreuses (et intéressantes) autres thématiques, de l’usage légal de la violence à l’accueil des migrants, du vivre ensemble au militarisme, en passant par la confrontation d’une société utopiste aux dures réalités concrètes. Si le dernier quart est passionnant (à part une fin peu satisfaisante), en revanche il faudra vous accrocher pour en arriver là : il y a nombre de défauts d’écriture qui rendent les trois premiers quarts souvent (mais pas toujours) peu attractifs. Bref, en fonction de votre intérêt pour les extraterrestres végétaux, l’ethno-SF et un petit aspect hard-SF centré autour de la biochimie, ainsi que pour les thématiques sociales développées, à vous de voir si cela vaut le coup de vous lancer dans ce roman ou de le poursuivre jusqu’au bout si vous vous ennuyez. Semiosis reste, pris globalement, un livre intéressant sur tous les aspects que je viens de mentionner, mais est aussi une déception dans le sens où une constance dans le niveau d’écriture et d’intérêt aurait pu faire de lui tellement, tellement plus !

Sachez aussi qu’il s’agit en fait d’un diptyque, et que je vous proposerai la critique d’Interference, le second volet, lorsqu’il sortira en VO en fin octobre.

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Howling Dark – Christopher Ruocchio

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Certains défauts restent présents, mais quelle dramaturgie, quelle intensité, quelle dimension grandiose ! 

howling_darkHowling dark est le second tome de la tétralogie Sun Eater, après Empire of silence (qui devrait paraître chez Bragelonne en 2020). Ce dernier m’avait laissé des sentiments contrastés : sur le plan d’une froide analyse littéraire, cérébrale, je lui ai trouvé des défauts (principalement beaucoup de longueurs et le fait d’être bien trop inspiré par d’autres œuvres), mais par contre, lorsque je me suis contenté de vivre l’histoire, eh bien j’ai adoré. Vraiment. Ce second tome, s’il est toujours trop long et outrageusement inspiré par des auteurs antérieurs sur certains points, réconcilie en revanche mon cerveau et mon cœur, parce qu’il est beaucoup plus profond que son prédécesseur tout en offrant des scènes d’une intensité dramatique prodigieuse et extraordinairement immersives (et une fascinante allégorie de La divine comédie).

Bref, avec lui, le cycle prend une autre dimension, et s’inscrit parmi les sagas les plus intéressantes sorties ces dernières années. Et clairement, ce qu’on devine du futur tome 3, qui s’appellerait By several stars d’après Amazon et Demon in white d’après Goodreads, promet d’être absolument passionnant ! Lire la suite

The ascent to godhood – Jy Yang

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Une nouvelle merveille

ascent_to_godhoodThe ascent to godhood est la quatrième novella du cycle Tensorate, par Jy Yang, après The black tides of HeavenThe red threads of Fortune et The descent of monsters. Rappelons que si Ken Liu est celui qui a formalisé le sous-genre du Silkpunk et son auteur le plus connu, il n’en revendique pas la paternité, et je considère que Yang lui est largement supérieur dans ce registre précis (même si Liu est meilleur dans d’autres domaines des littératures de l’imaginaire). Comme pour les autres romans courts de ce cycle, l’illustration de couverture est une fois de plus une pure oeuvre d’art.

Jy Yang a été nominé à tous les prix prestigieux depuis la sortie de The black tides of Heaven, mais n’a jusqu’ici rien gagné (ce qui, au vu de la faiblesse de certains des textes qui l’ont fait, est proprement sidérant, mais bon, les goûts et les couleurs…). On ose espérer que cette quatrième (et dernière ? J’espère que non !) novella va changer la donne. Car c’est pour moi, des quatre, la seconde meilleure, juste derrière Black tides. J’avais été légèrement déçu par The descent of monsters, mais là par contre, j’ai dévoré ce texte profondément à la fois humain… et inhumain !  Lire la suite

L’œil d’Apophis – Numéro 13

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Eye_of_ApophisTreizième numéro de la série d’articles l’œil d’Apophis (car rien n’échappe à…) ! Je vous en rappelle le principe : il s’agit d’une courte présentation (pas une critique complète) de romans qui, pour une raison ou une autre, sont passés « sous le radar » des amateurs de SFFF, qui sont sortis il y a longtemps et ont été oubliés, qui n’ont pas été régulièrement réédités, ont été sous-estimés, ont été noyés dans une grosse vague de nouveautés, font partie de sous-genres mal-aimés et pas du tout dans l’air du temps, sont connus des lecteurs éclairés mais pas du « grand public », pour lesquels on se dit « il faudra absolument que je le lise… un jour » alors qu’on ne le fait jamais, et j’en passe. Chaque numéro vous présente trois romans ou cycles : aujourd’hui, il s’agit de Black Man de Richard Morgan, L’essence de l’art de Iain M. Banks et du cycle Terremer d’Ursula Le Guin.

Au passage, sachez que vous pouvez retrouver les anciens numéros de l’œil via ce tag ou bien cette page. Je vous rappelle aussi que les romans présentés ici ne sont pas automatiquement des chefs-d’oeuvre ou ceux recommandés par le site à n’importe quel amateur de SFFF (si c’est ce que vous cherchez, voyez plutôt les tags (Roman) Culte d’Apophis ou Guide de lecture SFFF). Lire la suite

ABACAB 1 – Le programme de lecture

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cropped-apophis-ra_symbolDepuis environ un an et demi, on m’a demandé pas mal de conseils relatifs à l’ouverture ou à la tenue d’un blog : que faire, ne pas faire, comment le faire ? Comment être plus attractif, faire plus de vues ? Comment marchent les liens d’affiliation et autres partenariats avec Amazon ou la FNAC ? Quelle est la méthode pour structurer une critique ? Quelle est la recette pour établir un programme de lecture ? J’ai répondu aussi bien et aussi souvent que je le pouvais, dans la mesure de mes connaissances et de mon temps disponible. Et puis je me suis fait la réflexion qu’une réponse donnée en MP sur telle ou telle plate-forme ou par mail pouvait potentiellement profiter à d’autres personnes intéressées par le même sujet. Et que, donc, faire une série d’articles consacrés aux conseils aux blogueurs, le fait que l’expérience accumulée puisse profiter à d’autres, ne serait pas une mauvaise idée.

Comme toute série d’articles de fond sur Le culte d’Apophis, celle-ci devait avoir un nom, de préférence qui pète la classe et / ou humoristique. J’ai eu un éclair de génie, en lien avec une de mes chansons de Genesis préférées : cette nouvelle série d’articles s’appellera donc ABACAB (Apophis fait sa Bonne Action en donnant des Conseils Aux Blogueurs). Et pour l’inaugurer, nous allons nous attaquer à un sujet épineux : le programme de lecture. Générique et c’est parti ! Lire la suite

The border keeper – Kerstin Hall

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Un court roman absolument unique, que ce soit en terme d’atmosphère, de ressemblances (ou plutôt leur absence !) et de worldbuilding

boder_keeperKerstin Hall est une autrice sud-africaine, membre de l’équipe de Beneath Ceaseless Skies, dont la novella The border keeper est le premier roman (et, à peu de choses près, la première publication, si je me fie à Goodreads), mais, à mon humble avis (ou d’après celui de Max Gladstone, qui a encensé ce texte), certainement pas le dernier. Pour ma part, je serais un peu plus mesuré que l’américain, même si comme nous allons le voir, je reconnais à ce bouquin des qualités certaines, à commencer par son atmosphère unique.

Le résumé est faussement simple : on croit y deviner qu’un homme au passé et aux motifs mystérieux (ils mettront d’ailleurs -au moins- les deux tiers de la novella à se dévoiler complètement) demande à la gardienne de la frontière entre le royaume des vivants (Ahri) et celui des morts (Mkalis) de l’aider à retrouver une femme dans cet Enfer très hiérarchisé. On se dit donc que nous avons affaire à une catabase classique, dans la lignée de celle d’Orphée dans la mythologie grecque. Sauf que… on ne peut pas vraiment réduire tout cela à la recherche par le protagoniste de son Eurydice, et que l’inspiration de cet Au-delà n’a rien de grec, pas plus que sa très singulière géographie. Bref, on se gardera de toute idée préconçue, tant le worldbuilding forgé par Hall est tout à fait unique.

Au final, le plus gros reproche (à part une intrigue un poil floue) qu’on puisse faire à ce livre tient à sa brièveté : il aurait vraiment, vraiment fallu un roman de taille standard et pas une simple novella, tant on aurait aimé en voir et en savoir plus. En tout cas, pour une première publication dans le format (semi-)long, la sud-africaine démontre un potentiel certain, et ce sera clairement une autrice à suivre dans les années à venir (par contre, carton rouge pour la couverture, à la fois peu esthétique et donnant, je trouve, une image dangereusement Young Adult, ce que ce bouquin n’est absolument pas).  Lire la suite

Guide de lecture SFFF – Découvrir le (ou progresser en) Planet Opera

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ApophisJe vais un peu anticiper sur la partie « définitions » de cet article, mais dans mon Guide des genres et sous-genres de l’imaginaire, j’ai précisé que dans ma conception, le Planet Opera pouvait aussi concerner quelque chose qui n’était pas une planète mais qui était cependant d’une taille hors-norme, comme dans L’anneau-monde de Larry Niven, par exemple. L’important était que l’action se concentrait sur un lieu et que celui-ci était exotique et présentait des possibilités d’aventure, de découverte, d’exploration, d’étude d’une société autre, etc. J’ai cependant averti qu’on pouvait aussi classer certains de ces romans dans une thématique SF dite à « Big Dumb Objects » (BDO). Dans le cadre de ce guide de lecture, je vais cependant écarter tout roman ou cycle à BDO, afin de ne pas alourdir un article déjà très long et de m’en tenir à la définition « orthodoxe » du Planet Opera (ces guides s’adressant aussi à des gens qui découvrent les littératures de l’imaginaire, rester le plus clair et simple possible me paraît être la meilleure voie à suivre). De même, je vais rester strictement dans le cadre de la conception française de ce sous-genre, les américains mettant sous l’étiquette Planetary Romance une foule de bouquins qui n’ont parfois que peu de points communs entre eux et relèvent de genres ou sous-genres très disparates (Science-Fantasy, Fantasy, etc). Ce qui fait que nous ne parlerons ni de Pern, ni de John Carter ou d’Eric John Stark, qui apparaîtront dans des guides de lecture ultérieurs, et que nous nous concentrerons donc sur les romans de pure SF. Vous remarquerez que certains taxonomistes anglo-saxons vont vraiment très loin : pour eux, tout livre relevant de la Hard SF ne se qualifie pas pour de la Planetary Romance, et ce même s’il satisfait tous les critères que je vais décrire dans la partie suivante de cet article. Je précise que pour ma part, j’ai choisi de ne pas adopter cette conception, ce qui fait que vous retrouverez des livres relevant aussi de la Hard SF dans les conseils de lecture : ces deux sous-genres peuvent, à mon sens, tout à fait se cumuler.

Je vous proposerai tout de même un article sur les BDO dans les mois à venir, mais pas dans la présente série de guides de lecture, plutôt dans le cadre des A-Files. Il y aura, de même, un article sur les astéroïdes aménagés. Je précise également que, sauf exception, ce qui concerne les planètes-océan (comme La face des eaux de Robert Silverberg, Un monde d’azur de Jack Vance ou L’écorcheur de Neal Asher, par exemple) sera traité dans le futur Guide de lecture du Water Opera (dont j’ai d’ores et déjà programmé l’écriture afin qu’il vous accompagne sur les plages à l’été 2020).

Vous pouvez retrouver les autres guides de lecture des différents genres et sous-genres des littératures de l’imaginaire via ce tag ou cet article. Lire la suite

Mission critical – Collectif

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Houston, nous avons un problème ! 

mission_criticalMission Critical est la nouvelle anthologie dirigée par Jonathan Strahan, célèbre pour s’être prêté à l’exercice au cours (notamment) des sept tomes de son projet Infinity (clic). Il déclare d’ailleurs que ce nouveau recueil en est le successeur spirituel, et en explique, dans la préface, la genèse : c’est en voyant le film Seul sur Mars, et en repensant à l’aventure de la mission Apollo 13, qu’il a eu l’idée de montrer ce qui se passe quand la situation vire de la routine au cauchemar, et surtout ce que les personnes prises dans la tourmente vont faire pour s’en sortir. Le tout majoritairement vu selon le prisme de la Hard SF, comme dans ses anthologies précédentes. Et une fois encore, du beau monde a répondu à son appel, aussi bien de très grands noms du genre (Greg Egan, Peter Hamilton, Peter Watts) que des auteurs connus (Aliette de Bodard, Linda Nagata, John Barnes, Tobias S. Buckell, Sean Williams, Yoon Ha Lee), des habitués des productions de Strahan (Kristine Kathryn Rusch) ou des écrivains un peu plus confidentiels, du moins sous nos latitudes.

Contrairement aux anthologies du projet Infinity, qui avaient parfois un champ d’action imposé assez précis (système solaire seulement, cadre militaire, etc), ici, le seul pré-requis est qu’il y ait un problème de nature technique et qu’on montre sa résolution. Point. Nous allons donc voyager dans les mondes extrasolaires, d’autres dimensions, dans notre bon vieux Système Solaire, mais aussi sous la surface des océans. C’est parti pour la balade !  Lire la suite

Aftershocks – Marko Kloos

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Le vieil homme et la guerre

aftershocks_kloosAftershocks est le nouveau roman de Marko Kloos, et le premier d’un cycle inédit, The Palladium wars. J’ai découvert l’auteur il y a deux ans et demi, lorsque j’ai lu Terms of enlistment, tome inaugural de sa saga de SF militaire Frontlines, ainsi que la nouvelle associée Lucky thirteen. J’en avais gardé l’image d’un bouquin très sympathique et à la prose très fluide et efficace, à défaut d’être originale, et m’étais promis de lire la suite. Ce que je n’ai pas encore fait parce que j’ai préféré donner la priorité aux nouveautés et aux grands classiques pas encore lus plutôt qu’à des livres que je percevais comme certes de bonne qualité, mais somme toute mineurs. Et puis est arrivée, en mars, la série Love, Death and robots sur Netflix, dont deux des épisodes (Métamorphes et Lucky 13) sont tirés de textes de Kloos. J’ai donc compris que l’auteur avait pris une dimension que je ne soupçonnais pas, vu que la plupart des autres épisodes de la série sont inspirés par certains des plus grands noms de la SF actuelle, dont John Scalzi, Peter F. Hamilton, Ken Liu ou Alastair Reynolds. De fait, Kloos a rejoint l’écurie Wild Cards de G.R.R. Martin, et a développé une amitié avec Scalzi (sans compter un coup d’éclat anti-Puppies qui lui a acquis la sympathie de nombreux auteurs). Et surtout, désormais, il faut l’appeler MONSIEUR Kloos, parce qu’il a vendu un quart de million d’exemplaires du second tome de Frontlines, Lines of departure (clic).

L’auteur ayant pris une tout autre envergure, et se lançant pour la première fois hors du nid douillet que constituait Frontlines, on peut légitimement attendre de pied ferme sa nouvelle SF militaire, Aftershocks. De fait, l’auteur a voulu surprendre, en inversant totalement un des stéréotypes les plus tenaces du genre : alors que dans beaucoup d’œuvres-phares, on suit un jeune soldat combattant pour le camp des « gentils » (ou du moins qui est persuadé de le faire) au début de la guerre (que son camp est voué à gagner), lui a voulu montrer, tout au contraire, un soldat quadragénaire qui, après le conflit, se retrouve dans le camp des vaincus, des criminels de guerre, des « méchants ». L’auteur vivant aux USA mais étant allemand, les parallèles avec l’Allemagne sont aussi nombreux qu’évidents et pertinents (nous allons en reparler). Au final, c’est donc à une SF militaire plutôt originale à laquelle nous avons affaire, mêle si elle n’est pas dépourvue de défauts parfois agaçants. Lire la suite

The survival of Molly Southbourne – Tade Thompson

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Un roman qui est l’antithèse de son prédécesseur

southbourne_2The survival of Molly Southbourne est une novella signée Tade Thompson, parue en anglais le 9 juillet 2019. C’est le second texte consacré à ce fascinant personnage (enfin, d’une certaine façon…), après Les meurtres de Molly Southbourne, court roman récemment publié, lui, en français. Il commence tout de suite après la fin de ce dernier, mais est structuré très différemment : les Meurtres étaient essentiellement une analepse (un flashback), seul le début et la fin se déroulant dans le présent, tandis que ce nouveau roman court est au contraire à l’écrasante majorité situé dans le présent, seuls quelques courts chapitres intermédiaires formant une sorte d’analepse consacrée à James Dow (l’amant de Molly). De plus, alors que la première novella établissait, expliquait un paradigme, celle-ci va, au contraire, le démolir plusieurs fois, mettant en place de nouvelles règles du jeu de son début jusqu’à sa fin. Préparant ainsi, sans aucun doute, la substance de l’intrigue des romans courts suivants (Thompson détestant les trilogies, il aurait la matière nécessaire pour un total de quatre textes dans ses ébauches de récits).

Au final, sur tous les plans, que ce soit la structure littéraire, le comportement du personnage, les fondamentaux de son monde, etc, The survival of Molly Southbourne est profondément différent de son prédécesseur, d’abord parce qu’il en constitue en grande partie une antithèse (j’y reviendrai) mais aussi parce que ce court roman est sans doute moins prévisible. Au niveau de l’écriture, le style demeure toujours aussi prodigieusement fluide, même si, au moins sur les premiers 40%, il est parfois un peu moins prenant et pas dépourvu de longueurs. Mais la seconde moitié, en gros, rattrape très largement ce départ un peu diesel (and dust^^), et ce second opus se révèle globalement largement aussi prenant que le premier, et se dévore plus qu’il ne se lit (la preuve, il est sorti il y a onze heures au moment où je termine de rédiger ces lignes  😀 ). Bref, monsieur Belial’, tu peux le traduire en UHL, c’est de la bonne ^^

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