Club Uranium n’est pas vraiment la bombe atomique attendue… sauf dans son tout dernier chapitre
Club Uranium est le troisième tome de la Tétralogie des Origines, après La château des millions d’années et Le Marteau de Thor. C’est aussi la traduction d’Uranium Club, version anglaise de Uranverein, le nom du groupe de travail formé par les savants atomistes Nazis. C’est enfin le surnom que s’est choisi, dans le roman, un groupe appartenant au Comité, une officine émanant des cercles financiers, industriels et militaires issus de l’Ivy League, de West Point et d’Annapolis.
La première chose qu’on remarque est bien entendu la couverture signée Aurélien Police : son travail sur les deux premiers tomes était déjà remarquable (esthétique et captant parfaitement l’esprit et les éléments déterminants de l’intrigue des romans en question), mais là, il a clairement atteint de vertigineux sommets. Le résultat est tout simplement époustouflant. Ensuite, on constate que ce tome 3 est nettement plus gros que ses deux prédécesseurs : avec ses annexes, il atteint les 620 pages, contre 368 et 480 pour (respectivement) les tomes 1 et 2. Pour autant, le livre est facile à lire, du fait du style fluide et efficace de l’auteur et grâce à une structure cette fois plus simple et plus linéaire que dans les tomes précédents (du moins dans sa première moitié). Continuer à lire « Club Uranium – Stéphane Przybylski »
Paul McAuley est un auteur de Science-Fiction britannique (qui s’est également essayé à l’uchronie avec Les conjurés de Florence) plutôt orienté Hard-SF (il est botaniste de formation) mais ayant balayé un grand nombre de sous-genres au travers d’une assez prolifique carrière (plus d’une vingtaine de romans) : Space-Operas très ambitieux et situés dans un futur extrêmement lointain (son cycle Confluence, jamais traduit en France) ou centrés sur le système solaire et un futur plus proche (La guerre tranquille), Planet Opera (Sable rouge) ou encore Univers parallèles (Cowboy Angels). Il a aussi publié des novellas (romans courts), dont Le choix récemment traduit par le Belial’.
Frederik Pohl (1919-2013) est typiquement le genre d’auteur dont le grand public qui lit un peu de SFFF n’a jamais entendu parler (il n’a pas l’aura de Tolkien, G.R.R. Martin ou Isaac Asimov), mais qui, pourtant, est fondamental dans le paysage SF. Au cours de sa longue carrière, il a été un éditeur, un agent littéraire et bien entendu un écrivain de premier ordre, lauréat de quatre prix Hugo et de trois Nebula, les plus prestigieux du genre (il est la seule personne a avoir reçu le Hugo à la fois comme auteur et comme éditeur – du magazine If -).
Vandana Singh est une auteure indienne, née à Delhi mais vivant (et enseignant -elle a un doctorat en physique théorique, sa spécialité étant celle des particules-) à Boston, USA. Elle écrit des textes relevant des littératures de l’imaginaire en général, SF, Fantasy ou Fantastique, principalement en anglais mais aussi parfois en Hindi. Elle a publié des textes à destination des enfants (deux romans parus à ce jour), ainsi que des essais (l’un d’eux se trouve dans ce recueil), des nouvelles (une vingtaine, dont dix sont présentes dans Infinités) et un roman court SF, Distances.
Poul Anderson (1926-2001) est un des géants de la science-fiction, romancier et nouvelliste très prolifique (titulaire de sept prix Hugo et de trois Nebula, excusez du peu !), et également excellent auteur de Fantasy : son roman
Paul Di Filippo est un multi-instrumentiste de la littérature SFFF : cet auteur américain écrit dans des genres aussi différents que le biopunk (je vais y revenir en détails) et le steampunk (et aussi bien des romans que des nouvelles), est un critique de SF reconnu, travaillant pour pléthore de magazines US, rédige des scénarios de comics, ainsi que des essais consacrés à la science-fiction ou son écriture, excusez du peu ! Il a par contre été très peu traduit chez nous.
Créée en 2010, l’Association ImaJ’nère s’est donnée pour sacerdoce de promouvoir les littératures de genre, SFFF, horreur et polar. En parallèle avec d’autres activités (comme l’édition de fanzines), elle organise depuis cette date tous les ans en sa bonne ville d’Angers, sur deux jours complets, un salon de la Science-Fiction et du policier (vous trouverez tous les détails utiles sur le
Mike McQuay était un auteur américain de SF, décédé en 1995 d’un infarctus, à l’âge de 45 ans. Il a écrit plusieurs dizaines de romans, dont la novélisation de New York 1997 de John Carpenter, un des deux textes du volume 2 de La Cité des Robots d’Isaac Asimov, ainsi que 10 sur l’échelle de Richter, en collaboration avec Arthur C. Clarke.
Victor Milan est un auteur américain très prolifique et adepte, comme son ami Daniel Hanover, de l’utilisation de pseudonymes. Il a rédigé plus de 100 romans, dont certains situés dans des univers partagés célèbres, comme ceux de Star Trek, des Royaumes Oubliés, Wild Cards (série de livres popularisée par G.R. R. Martin) ou Battletech. Il écrit aussi bien de la science-fiction (orientée cyberpunk) que de la Fantasy. Le roman qui nous occupe aujourd’hui fait partie de ce dernier genre (du moins au premier abord : les choses sont en fait plus complexes) : c’est le premier d’une trilogie qui, à terme, pourrait être étendue à un second cycle de 3 romans, plus des textes courts. La sortie du second tome est prévue (en anglais) en juillet.
Troisième et dernier volume de l’intégrale des aventures de Kane ! Il comprend neuf nouvelles (plus une première version de Lynortis, qui se trouvait dans le