Orcs of Anarchy !
The grey bastards est le troisième roman de l’auteur américain Jonathan French, et le tome inaugural d’un nouveau cycle (qui porte le même nom). A l’origine un titre auto-publié (c’est sous cette forme que je l’ai acquis il y a quelques mois, sans même m’apercevoir, vu la couverture très pro, qu’il s’agissait de cela -et heureusement pour lui, vu que je ne lis pas d’auto-édités, en temps normal-), il a (ainsi que sa future suite) été acheté par Penguin / Random House, et sera disponible dans une nouvelle édition professionnelle sous la bannière de Crown Publishing en 2018 d’après le site de l’auteur. Tout comme Kings of the Wyld de Nicholas Eames, il transpose un élément très « rock’n’roll » du monde réel dans un univers médiéval-fantastique : chez ce dernier, il s’agissait des groupes de hard / rock des années 60-80, alors que chez French, il s’agit de la série Sons of anarchy, consacrée aux bikers US.
Mais ce roman ne s’arrête pas à cette (excellente) idée de départ, car il y ajoute des personnages qui sont tous ou quasiment des demi-orcs, ainsi qu’un univers de Fantasy Historique (variante : dans un monde secondaire mais très inspiré par le nôtre) entre l’Espéragne de Guy Gavriel Kay et l’Al-Andalus envahi par les orcs de Fabien Cerutti. Et plus on avance, plus l’intrigue prend de l’ampleur, et se démarque du simple copier-coller bien bourrin comme on aime de SoA en abordant des thèmes profonds comme l’esclavage, le racisme, le métissage, les expérimentations humaines, la guerre biologique, etc. Continuer à lire « The grey bastards – Jonathan French »
Ce second roman de Gregory Da Rosa fait suite à
Jy Yang est un écrivain singapourien de Fantasy et Science-Fantasy, ancien biologiste moléculaire, auteur pour des comics, des films d’animation et des jeux, journaliste dans un des quotidiens majeurs de Singapour et communicant pour l’agence locale pour la science, la technologie et la recherche. Il se définit lui même comme
Larry Correia est un écrivain californien de SFF, particulièrement connu en France pour son cycle du Grimnoir. Le fils de l’acier noir est le premier tome de la Saga du guerrier oublié (en VO ; en VF c’est juste « Le guerrier oublié »), dont les suites sont prévues en 2017 et 2018. Un mot sur la couverture : d’une part, l’Atalante nous propose quelque chose qui a une tout autre allure que celle de la VO, d’autre part, l’illustration claque au vent de la destruction tel un étendard funeste (ça pète, quoi !), et enfin, ça fait plaisir de voir une bande de passionnés envoyer paître certains prout-prout du sondage Babelio sur les littératures de l’imaginaire, qui traitent les couvertures de SFFF de « puériles » (comme si ces incultes sectaires allaient en acheter plus avec une première de couv’ « neutre » !). Bref, chers amis Nantais, continuez comme ça, les vrais passionnés demandent des couvertures aussi peu neutres que possible !
Max Gladstone est un auteur américain d’Urban Fantasy, d’Arcanepunk, de Fantastique et de SF connu pour son cycle The craft sequence, dont Three parts dead est un des volumes. La particularité de ce roman est que si il s’agit du premier écrit et publié, c’est en revanche le troisième si on tient compte de la chronologie interne de l’univers. En effet, l’auteur avait envisagé dès la conception de la saga que chaque livre ne constituerait pas forcément la continuité du précédent, et pourrait se passer avant (ce qui implique aussi que les lieux de l’action et les protagonistes peuvent être différents -même si, par exemple, nous retrouvons Alt Coulumb et Tara dans le tome 4, et Elayne Kevarian dans le 1-). Il a donc inséré un chiffre dans leurs titres (à part celui du tome 6, qui vient tout juste de sortir), afin de vous donner leur place dans l’ordre chronologique interne. En clair, Three parts dead est le premier publié, mais vu qu’il y a un « three » (trois en anglais) dans son titre, c’est le troisième tome que vous devez lire si vous voulez découvrir l’histoire dans l’ordre chronologique interne à cet univers. Sachez cependant que chaque roman a été conçu également comme un stand-alone, ce qui fait que vous pourriez théoriquement les lire dans n’importe quel ordre (même si certains détails ou références vont vous échapper), voire en lire un seul et pas les autres. Personnellement, j’ai préféré découvrir ces romans dans leur ordre de parution, afin de mieux mesurer l’évolution de l’écriture de l’auteur.
Je réactive (provisoirement), avec cet article, la série destinée à vous aider à mieux comprendre les littératures de l’imaginaire, afin de vous parler de trois sous-genres en pleine émergence ou ré-émergence, le Silkpunk, l’Arcanepunk et la LitRPG. En effet, comme je vous l’ai expliqué lorsque j’ai mis ce concept en pause, de nouvelles subdivisions taxonomiques émergent sans cesse, et certains courants jusque là tout à fait mineurs sont susceptibles de gagner en importance ou en notoriété. Il est donc probable que des hors-séries de ce type vous soient proposés régulièrement, ainsi que des mises à jour des articles existants.
Les griffes et les crocs est la dernière traduction française en date d’un roman signé Jo Walton. Il s’agit en fait d’un des premiers livres de l’auteure Galloise, sorti fin 2003 et titulaire du World Fantasy Award 2004. Si on la connait principalement, dans l’hexagone, pour ses uchronies (dont
Of sand and malice made est une novella maousse costaud (plus de 200 pages) qui constitue un « prélude » aux
Comme de plus en plus d’auteurs anglo-saxons, Bradley P. Beaulieu a complété les romans de son cycle The song of the shattered sands (appelé en français
The crimson campaign est le second tome de la Trilogie des Poudremages, dont seul le premier a été traduit en français (