The grey bastards – Jonathan French

Orcs of Anarchy ! 

grey_bastards_frenchThe grey bastards est le troisième roman de l’auteur américain Jonathan French, et le tome inaugural d’un nouveau cycle (qui porte le même nom). A l’origine un titre auto-publié (c’est sous cette forme que je l’ai acquis il y a quelques mois, sans même m’apercevoir, vu la couverture très pro, qu’il s’agissait de cela -et heureusement pour lui, vu que je ne lis pas d’auto-édités, en temps normal-), il a (ainsi que sa future suite) été acheté par Penguin / Random House, et sera disponible dans une nouvelle édition professionnelle sous la bannière de Crown Publishing en 2018 d’après le site de l’auteur. Tout comme Kings of the Wyld de Nicholas Eames, il transpose un élément très « rock’n’roll » du monde réel dans un univers médiéval-fantastique : chez ce dernier, il s’agissait des groupes de hard / rock des années 60-80, alors que chez French, il s’agit de la série Sons of anarchy, consacrée aux bikers US.

Mais ce roman ne s’arrête pas à cette (excellente) idée de départ, car il y ajoute des personnages qui sont tous ou quasiment des demi-orcs, ainsi qu’un univers de Fantasy Historique (variante : dans un monde secondaire mais très inspiré par le nôtre) entre l’Espéragne de Guy Gavriel Kay et l’Al-Andalus envahi par les orcs de Fabien Cerutti. Et plus on avance, plus l’intrigue prend de l’ampleur, et se démarque du simple copier-coller bien bourrin comme on aime de SoA en abordant des thèmes profonds comme l’esclavage, le racisme, le métissage, les expérimentations humaines, la guerre biologique, etc. 

Inspiration *

Brotherhood of man, Motörhead, 2010.

Si vous lisez ce livre (ou cette critique, d’ailleurs), soit vous connaissez SoA et vous allez immédiatement comprendre le truc (et l’apprécier), soit vous ne connaissez pas cette série et vous allez avoir un poil plus de mal. Partons pour l’instant de la première hypothèse : si vous êtes fan, vous allez instantanément saisir que les Grey Bastards sont un équivalent monté sur sangliers géants (un détail très « Warhammer », au passage) au lieu de motos des Sons (même si le nom lui-même fait plutôt penser aux Grim Bastards du show, le gang de bikers afro-américains allié à SAMCRO), et que quasiment chacun des personnages principaux de la série a sa contrepartie dans le roman. C’est même visible, dans plusieurs cas, au simple niveau de leur nom : ainsi, il est évident que le Claymaster est Clay (par contre, cette analogie va se perdre à la traduction, forcément), que Jackal est Jax ou que Béryl est Gemma (même si dans son cas, c’est un poil plus compliqué que ça). Pour d’autres personnages, il faut lire un peu plus le roman pour faire les parallèles qui s’imposent, mais d’autres analogies sont finalement quasiment aussi nettes : Oats est Opie, Grocer est Chibs, Polecat correspond à Tig, Hoodwink à Happy, Warbler à Piney, Biro à Mi-couille (^^) le prospect et Ignacio à Unser. Pour d’autres encore, la correspondance est un poil plus floue, mais je pense que Hobnail est Bobby Elvis tandis que Fetch correspondrait plus ou moins à un mélange de Juice (à moins que cela ne soit le cas de Mead ?) et d’une Tara qui ferait partie du Club.

Mais sinon, pour le connaisseur de la série, tout est là : l’ambiance, le vocabulaire (la table, équivalent des prospects, nomades, etc), le cuir qu’on porte obligatoirement, les luttes de pouvoir pour diriger le club mais aussi l’amitié indéfectible, les intrigues à multiples niveaux où on ne sait plus qui trafique avec qui, etc. Donc, si vous aimez le show, il est très probable que vous adoriez ce livre. Sachez cependant que l’auteur a été suffisamment intelligent pour introduire quelques différences, pour éviter un peu trop de prévisibilité déjà, et pour apporter un peu de nouveautés également. L’exemple le plus emblématique est bien entendu Fetch, la cavalière (bikeuse), alors qu’aucune femme n’est membre du club dans SoA.

Si vous ne connaissez pas SoA, justement, sachez que la série est consacrée au monde des clubs de bikers américains, dans une véritable transposition située aux temps modernes d’un drame Shakespearien, où la Harley remplace le cheval mais où l’essentiel est là. Ces clubs, et particulièrement celui qui donne son nom à la série, sont caractérisés par une combinaison très étrange d’anarchie (le côté hors-la-loi, liberté du motard qui roule cheveux au vent, violence, trafics, etc) et d’ordre / de « lois » / traditions au poids écrasant, avec parfois un comportement quasi-militaire. Ils sont aussi marqués par, là aussi, une fusion entre une profonde et sincère amitié entre leurs membres (qui s’appellent « frères » entre eux, c’est tout dire) et par des luttes de pouvoir sans merci, notamment pour siéger en tête de la table à laquelle se passent les votes. Enfin, la série montre un véritable pouvoir féodal, dans lequel les Clubs prélèvent une « dîme » sur certaines activités qui se déroulent dans leur secteur (voire les interdisent purement et simplement si elles ne correspondent pas à leurs valeurs : les Sons empêchent violemment tout trafic de drogue dans leur bonne ville de Charming, par exemple), comme la prostitution par exemple, et protègent parfois certaines activités, légales (dans la bonne vieille tradition du « chantage à la protection » pratiqué par toutes les mafias ou équivalent du monde) ou non, en échange d’un paiement (voire même ont leurs propres activités illégales, comme la contrebande d’armes pour les Sons, par exemple).

Au final, si vous n’avez jamais vu SoA, vous pourrez tout à fait comprendre le livre, mais simplement tout un tas de clins d’œil vont complètement vous échapper. 

La série montre la lutte d’influence, au fil des saisons, entre Jax, jeune loup ambitieux mais qui veut bien faire, et le président historique du Club, Clay Morrow. Une partie du roman de Jonathan French fait de même, mais ne s’arrête pas là. Car après sa première idée géniale (transposer SoA dans un contexte Fantasy), il en a eu une deuxième, puis une troisième ! La seconde est d’avoir fait de ses gangs de cavaliers montés sur sangliers géants non pas des humains… mais des demi-orcs ! Alors si les romans consacrés aux peaux-vertes (ici plutôt grises pour leurs bâtards) existent déjà (on peut citer les deux trilogies écrites par Stan Nicholls, par exemple), en revanche ce type de Fantasy ne court pas spécialement les rues, surtout pas avec une emphase sur les demi-orcs et évidemment pas combiné avec SoA ! Et Jonathan French est allé très, très loin dans la réflexion autour de ces hybrides : comment ils naissent, sont-ils fertiles, que donne le croisement d’un demi-orc et d’un orc, d’un orc et d’une elfe, et ainsi de suite.

Mais ce qui achève de faire de The grey bastards un livre intéressant est son univers, à la fois sur l’aspect géopolitique, historique et sur celui des races qui le peuplent.

Univers

Jonathan French s’est inspiré de l’Espagne médiévale en la rebaptisant Hispartha, et en transformant l’envahisseur musulman en conquérant orc, venu du continent de déserts et de jungles situé au sud (et que seul un détroit de quelques kilomètres de large sépare des terres des hommes), Dhar’gest. Une trentaine d’années auparavant, les peaux-vertes ont lancé une Incursion (avec un grand « i »), des milliers d’entre elles s’abattant sur les provinces sud du royaume, une contrée principalement aride mais aussi pourvue de marais près de la côte. La guerre tournait mal pour les humains et leurs alliés elfes (issus de la submersion de leurs propres terres d’origine -une allégorie de l’Atlantide, probablement-), lorsqu’un groupe d’esclaves demi-orcs s’est retrouvé abandonné par ses maîtres humains, a pris leurs armes, est monté sur les bêtes de somme (des sangliers géants) tirant les chariots de ravitaillement et a infligé une défaite sanglante aux invincibles orcs, bien plus forts, agiles et rapides qu’un homme. Certains de ces esclaves ont alors obtenu d’être libérés des mines, des arènes et de la servitude en général où ils étaient confinés s’ils acceptaient de combattre la menace verte. Les Hoofs (je traduirais ça, personnellement, par Hardes ; c’est l’équivalent des clubs de Bikers de SOA) étaient nés.

La guerre a pris fin lorsqu’une épidémie a décimé les rangs des deux camps, menant à une trêve qui dure depuis. Les provinces sud étant de toute façon des badlands (mauvaises terres), soit arides, soit gorgées d’eau selon l’endroit, et les humains d’Hispartha souhaitant créer une zone tampon entre eux et les raids de moindre envergure qui ne manqueraient pas de suivre, ils ont divisé le territoire en Lots (c’est désormais son nom : Lots Lands, ou Ul-wundula -remarquez la convergence avec Al-Andalus-), se sont attribués les meilleurs, et ont donné les autres aux neuf Hoofs demi-orcs (il n’en reste que huit aujourd’hui ; ceux qui ont pensé aux First 9 de SoA n’ont rien gagné, c’était trop facile), plus un aux elfes (qui ont leur propre Hoof, monté sur des Cerfs -comme dans Le Hobbit !-), ainsi que la prise en compte des terres Centaures (des gros tarés sanguinaires, dans cet univers) et Hobbits pré-existantes. Les Hardes règnent sur leur Lot en seigneurs féodaux, ayant pour seule responsabilité d’éviter que les orcs ne poussent au nord et de veiller sur les habitants (demi-orcs, mais aussi humains : ce n’est d’ailleurs pas courant en Fantasy de voir des humains se placer sous la protection de demi-orcs) qui ont choisi de vivre sur leurs terres.

Sur le plan de la construction de l’univers, ce système de Lots est un moyen facile à la fois d’introduire un grand nombre de races dans un espace géographique réduit et de créer un équivalent des différents gangs ou MCs (Motorcycle clubs) de SoA.

Comme vous le voyez, le « bestiaire » est riche : orcs et demi-orcs, elfes (mais pas de nains), humains, centaures et halflings / semi-hommes / Hobbits, il y a de quoi faire. Attention toutefois, car cette dernière race, notamment, défie tous les stéréotypes : ce sont de quasi-fanatiques religieux au grand pouvoir occulte vivant sous la protection (et en symbiose avec) d’hommes ressemblant à des cavaliers mongols. Et de plus, ces Halflings sont noirs ! On pourrait aussi parler des Sludges, des sortes de masses de protoplasme noir issues de l’affrontement entre les colossales énergies des sorcelleries elfes et orcs lors de la guerre, des sortes d’équivalents de mutants radioactifs dans un contexte de SF croisés avec des Shoggoths ou les Vases d’AD&D.

Je ne vais pas spoiler, évidemment, mais sachez que tout n’est pas aussi simple que ce que je viens de vous présenter, comme la seconde partie du roman nous l’enseignera peu à peu.

Au passage, la vie quotidienne des Hoofs montre très bien un aspect présent en filigrane dans SoA : entraînements, patrouilles, « runs » de protection, formation des prospects (aspirants), châtiments impitoyables, c’est d’une discipline quasi-militaire dont il s’agit et pas de l’anarchie à laquelle on aurait pu s’attendre.

Quoi qu’il en soit, le livre prend des éléments déjà vus ailleurs (demi-orcs, Reconquista, Halflings, etc) et introduit des twists pour en faire quelque chose de neuf. De plus, il a le gros mérite de s’intéresser à des races fantastiques en général peu utilisées ou très stéréotypées. Et c’est bluffant et enthousiasmant ! Le seul point qui m’a fait tiquer est l’absence de tout magicbuilding, l’auteur nous proposant une variante du légendaire « ta gueule, c’est magique » via le dialogue suivant : « How ? », « In terms you would understand ? It’s fucking magic. »

Intrigue, personnages

L’intrigue commence sur la lutte d’influence entre Jackal, la jeune superstar des Grey Bastards, et le Claymaster (le potier -c’était son métier lorsqu’il était encore un esclave, au début de l’Incursion-), le chef historique de la Harde. Elle prend de l’ampleur lorsque Jackal couvre Fetch, son amie d’enfance, qui a tué un Hisparthan de noble naissance qui avait insulté le club, et lorsque le Sludge Man, un mystérieux personnage allié des Bastards, ne fait pas disparaître le cheval du mort, qui rentre au Castile (château) humain, ce qui soulève des questions car cela ne concorde pas avec la version donnée de la mort de Garcia par Ignacio, l’ami du Club chez les Caveleros. Tout va encore se compliquer avec l’arrivée au Kiln (Four, du nom de son système de défense très particulier), le QG des Bastards, d’un puissant sorcier demi-orc, surnommé Crafty (tous les membres du club ou aspirants ont un surnom ou nom de guerre : par exemple, le vrai patronyme de Fetch est Isabet) et l’introduction d’une elfe, Starling.

Je le disais, mais dans la seconde partie du roman, l’intrigue va pas mal se démarquer de SoA, prendre beaucoup de profondeur, et surtout le lecteur, particulièrement dans le dernier quart, va connecter des bouts d’intrigue jusqu’ici largement séparés et parfois peu logiques de prime abord. Sauf que l’auteur a méticuleusement bâti son édifice, parfois pour mieux en démolir une partie au service de son histoire. Il ne faut donc pas vous inquiéter si, durant une partie de votre lecture, vous vous demandez « mais à quoi sert cet élément ? », vous finirez par tout comprendre à la fin. Malgré tout, cette intrigue n’est pas exempte de défauts : si certains rebondissements sont assez imprévisibles (particulièrement la fin), en revanche certains autres le sont un peu trop (par exemple par rapport à Fetch).

Les personnages sont plutôt bons dans leur ensemble (avec un solide historique pour les principaux), avec une mention spéciale à Jackal : tout comme Jax dans SoA, c’est le pivot autour duquel tourne l’histoire, et tout comme lui également, c’est le personnage le plus soigné sur le plan de la psychologie. En tout cas, solides ou pas, un grand nombre de personnages se révèlent particulièrement attachants, du trio Jackal – Oats – Fetch à Polecat en passant par Crafty, et ce surtout… pour des demi-orcs !

Style, écriture, thématiques

Point très positif, l’auteur a parfaitement su transcrire l’atmosphère et l’esprit de SoA dans un contexte fantastique, et les combats sont très bien décrits. Point plus contestable, par contre, son écriture est parfois un poil faible, notamment sur les scènes dans les marais ou celle avec le sorcier fou dans sa tour. Mais bon, dans l’ensemble, ça reste solide, surtout pour un roman qui fut à la base auto-édité.

Le style est certes parfois ordurier (je ne compte plus les cunt-cock-balls !), mais d’un autre côté, entre l’inspiration SoA et le choix d’avoir fait des protagonistes des demi-orcs, il était difficile de faire dans l’ampoulé. Bref, rien de complètement rédhibitoire à mon sens, bien que certains lecteurs français, si traduction il y a (et on l’espère !), pourraient ne pas être d’accord avec moi.

Ce qu’il faut retenir est que, s’il y a certes quelques petits défauts d’écriture, l’ensemble sait ménager de vrais moments de tension dramatique (LE vote), épiques (les combats contre les centaures ou les orcs), d’émotion (Hearth et Jackal dans le tunnel, à la fin) et surtout a formidablement su transposer les bikers de Sons of Anarchy dans un contexte fantastique inspiré par la Reconquista. 

Alors qu’à priori, on se croit parti dans une Heroic Fantasy (ou plutôt, je dirais, vu le côté assez dark / explicite parfois, dans une Sword & Sorcery) bourrine à demi-orcs « bikers », la seconde partie du roman (principalement) développe, mine de rien, des thèmes plus profonds qu’un simple « BEUAAAARRRR, TUER ! ». Le racisme et le métissage, bien sûr, mais aussi les expérimentations humaines et la guerre bactériologique (je n’en dis pas plus pour ne rien spoiler), l’esclavage, l’apartheid, la traite des blanches (elfes !) et j’en passe. Il y a aussi une vraie réflexion sur la place des demi-orcs dans une société majoritairement humaine, alors que clairement, à côté des elfes, demi-elfes ou nains, c’est une race complètement délaissée en Fantasy (romans ; le cas du jeu de rôle ou de la BD est, comme souvent, différent). Bref, je n’irais évidemment pas comparer cela à un vrai poids lourd comme The traitor Baru Cormorant, par exemple, mais c’est clairement nettement moins basique qu’on aurait pu le croire.

Maintenant, dans le genre « transposition d’un élément du monde réel dans un contexte Fantasy », je placerais tout de même ce livre assez nettement en-dessous de Kings of the Wyld, personnellement.

La fin est vraiment réussie, à la fois relativement imprévisible et riche de promesses pour la suite.

En conclusion : Live in the saddle, die on the hog ! *

Hey, hey, my, my, Neil Young, 1979 (ici reprise de Battleme).

Dans un premier trait de génie, Jonathan French a transposé l’excellent Sons of Anarchy dans un contexte médiéval-fantastique inspiré par l’Espagne de la Reconquista autant que par Warhammer, où, au lieu de motos, on chevauche des sangliers géants, d’anciennes bêtes de somme armées de redoutables défenses et mieux adaptées aux arides et accidentés terrains des Badlands locaux que les chevaux. Mais attention, il ne s’est pas arrêté là : dans un second trait de génie, il a fait des cavaliers en question non pas des humains mais… des demi-orcs ! C’est donc l’occasion d’en apprendre beaucoup sur cette race trop souvent délaissée dans les univers Fantasy. Et en plus, demi-orcs et « bikers » se marient à merveille ! Enfin, dans un troisième éclair de génie, French a introduit tout un tas de twists dans un contexte riche en races fantastiques, dont des Hobbits vraiment, mais alors vraiment pas comme les autres.

Si la première partie de l’intrigue est très fidèle à SoA, la seconde s’en démarque un peu pour proposer quelque chose de très solide et d’assez profond, en tout cas plus qu’on aurait pu le croire de prime abord. Les pièces du puzzle de l’intrigue sont dispersées habilement d’une façon faussement chaotique dans tout le roman, et ne font sens que dans son dernier quart, en gros. Et autant dire que ça tient bien la route.

Bref, si vous aimez SoA (ou les Bikers, les demi-orcs, les contextes un peu « rock’n’roll »), jetez vous sur ce roman, qui, s’il n’est peut-être pas forcément digne d’un World Fantasy Award (il y a quelques maladresses en terme de style ou sur quelques scènes), propose en tout cas un monde combinant des éléments par ailleurs connus en un tout qui, lui, est complètement original, et qui va vous faire passer un sacré bon moment de lecture via ses personnages sacrément badass, y compris une « bikeuse » demi-orc !

Niveau d’anglais : plutôt facile (lire le glossaire des termes spécifiques à l’univers situé à la fin avant de commencer le roman, ça aide).

Probabilité de traduction : très faible.

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez avoir un deuxième avis sur ce roman, je vous conseille la lecture des critiques suivantes : celle de l’ours inculte,

Envie de soutenir le blog ? 

Ce livre vous intéresse, vous êtes client d’Amazon et souhaitez soutenir le blog ? Passez par un des liens suivants pour votre achat, cela ne vous coûte strictement rien de plus mais permet d’aider à financer l’infrastructure du blog (nom de domaine, thèmes payants et fonctionnalités, espace de stockage, etc) !

Acheter en version papier

Acheter en version Kindle

11 réflexions sur “The grey bastards – Jonathan French

  1. OK, vendu, c’est pour moi !
    Au début de ta chronique j’avais peur que ce soit vraiment un décalque de SoA (que j’adore quand même) mais la suite me rassure, ça a l’air de trouver sa propre richesse. Donc banco, merci pour la découverte.

    Aimé par 2 personnes

  2. Tu m’avais déjà accrochée avec l’Esparagne de Kay et l’Al-andus de Cerutti. Il était inutile d’embrayer avec SoA et motorhead!!! Bref, je pense qu’il est vraiment taillé pour me plaire.
    J’en conclue que tu n’as aucun regret concernant cet auto-publié qui est en voie de ne plus l’être. Petite question annexe, cela influe-t-il sur ta vision de ce petit monde ?

    J'aime

    • Clairement pas, non. J’ai déjà assez de mal avec les auteurs qui bénéficient de l’aide de correcteurs pro et d’un vrai travail éditorial, alors des gens qui n’ont rien de tout ça… Je me doute qu’il y a des perles dans le lot (la preuve), mais combien, une pour mille ? (Olivier Girard parlait d’une poignée pour 700 manuscrits concernant le Belial’). Bref, je n’ai pas très envie de me farcir 999 très mauvais textes dans l’espoir de tomber sur un très bon, surtout lorsqu’il reste tant de textes pro de très bonne qualité que je n’ai pas eu le temps de lire. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai mis un avertissement en tête de critique, j’ai beau écrire noir sur blanc (dans la page de présentation du blog) que je ne lis qu’un auto-édité par an (1 en 2016, 1 en 2017, 1 prévu en 2018), je continue à recevoir des propositions sans arrêt.

      Aimé par 1 personne

      • J’ai dévoré ta chronique et je me permets de répondre sur ce commentaire très intéressant. Je suis auto-édité aussi et je me rends compte du vide sidéral qui existe entre les productions mainstream, que je consomme avec excès, et la jungle des auto-éditions. Le rendu est différent, les thèmes sont parfois farfelus, les univers, la cosmogonie, sont, la plupart du temps, déroutants quand ils ne sont pas éculés. Pourtant, à titre personnel, ce sont des auto-édités qui m’ont donné l’envie d’écrire, mais pas par leurs livres, juste grâce à leur passion à transmettre ce qu’ils avaient accompli. Je crains que la démarche commerciale et publicitaire ne soit trop difficile pour la plupart d’entre nous, il faut se l’avouer, alors que ce qui nous anime, au départ, c’est l’envie de partager, il n’y a que cela qui doit primer.
        Je te lis depuis un petit moment déjà et je n’aurais donc qu’une seule chose à te dire, c’est de continuer à nous abreuver de lectures dantesques comme tu le fais et de garder ton rythme et ton instinct.

        J'aime

  3. Ping : Quatre cavaliers pour conclure Octobre 2017 – Albédo

  4. Ping : The grey bastards, Sons of anorchy - L'ours inculte

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s