Dans la spirale uchronique : Tyane, 272 ap. J.-C.

Dans la spirale uchronique est une série d’articles décrivant, comme son nom l’indique, un scénario dans lequel l’Histoire prend un cours différent de celui que nous avons connu. Chaque numéro, nommé d’après le lieu et la date de la divergence, commence par rappeler les événements qui se sont réellement déroulés, avant de proposer un ou plusieurs scénarios possibles expliquant la genèse de l’Uchronie, en tentant de rester un minimum réaliste (sachant que je ne suis pas Historien et que je ne passe pas des mois en recherches préparatoires non plus). Sont ensuite examinées les conséquences possibles à court, moyen, voire long terme, ainsi que l’impact de la divergence à divers niveaux (géopolitique, religieux, économique, militaire, etc.). Le but de la chose étant soit de vous faire réfléchir (voire rêver ou cauchemarder) sur les « routes non prises » (pour reprendre une expression fameuse dans le domaine de l’Uchronie), soit de vous fournir une amorce de contexte de Jeu de rôle ou de roman, si vous êtes auteur (merci de me citer dans les remerciements  😀 ). 

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Contexte Historique : le très chaotique troisième siècle

De 235 à 284, l’Empire Romain traverse une telle période de chaos qu’il est à deux doigts de s’effondrer. Des troubles intérieurs (notamment une instabilité politique qui fait qu’en à peine un demi-siècle, des dizaines d’empereurs, prétendants, usurpateurs et sécessionistes, essentiellement des généraux, revendiquent le pouvoir impérial suprême ou au minimum une autorité sur une partie de l’Empire) conjugués à la pression des barbares germaniques (Goths, Vandales, Alamans, etc.) au nord-est et à celle de l’Empire Sassanide (qui a succédé aux Parthes) dans l’Est oriental, mènent à une partition non pas négociée mais imposée. En 260, les provinces de Gaule et de Germanie font sécession quand le Légat appelé Postume proclame un Empire des Gaules / Gaulois, qui aura aussi un temps l’Hispanie et la (Grande-)Bretagne (sud et centre) dans son orbite, mais sans emprise ferme. Il est essentiellement créé pour mieux défendre le limes sur le Rhin (et le Danube).

En Orient, après avoir débarrassé l’Empereur Gallien de deux usurpateurs, Odénat, un noble de Palmyre, acquiert, de fait, le contrôle des provinces et légions romaines locales. Après son assassinat, le pouvoir revient en théorie à son fils, mais passe en réalité entre les mains de la fameuse reine Zénobie, qui utilise sa puissance militaire pour étendre son domaine dans les provinces de Syrie-Palestine et d’Égypte, formant un Empire de Palmyre / palmyrénien, et se proclamant même Augusta (Impératrice) en 271.

Les causes de ces sécessions ont été discutées par les Historiens, et ne font pas consensus : outre une soif de pouvoir personnelle, la volonté de lutter plus efficacement contre les invasions barbares sans gaspiller des forces dans des luttes de pouvoir intestines (ou même celle de lutter contre les invasions barbares tout court alors que l’autorité impériale ne le faisait pas / pas efficacement, même lors des périodes de relative stabilité, dans les provinces concernées), le nationalisme a été évoqué mais au moins pour l’empire des Gaules, l’hypothèse n’est plus prise au sérieux par les Historiens modernes comme Yann Le Bohec (les gallo-romains sécessionistes ont gardé un système entièrement et purement romain, et après la disparition de leur éphémère empire, ils se sont fondus à nouveau dans la structure romaine sans le moindre problème. L’ancien empereur gallo-romain Tetricus réintègre même le Sénat, et on lui aurait même confié, selon certains Historiens, d’importantes responsabilités… en Italie. C’est un des rares hommes d’État du IIIe siècle à ne pas mourir de façon violente).

Dans le cas de Palmyre, on pense qu’un facteur important a aussi été de nature économique, visant à préserver les intérêts commerciaux de la ville face à la fois à la rapacité externe des sassanides mais aussi face à la concurrence intra-impériale représentée par la Syrie et l’Égypte (d’où leur conquête). Par accord tacite et surtout parce que la pression barbare ne leur laissait guère d’autre choix, les trois empires se sont tolérés et l’empereur Gaulois n’a pas voulu / pu s’emparer de Rome. En fait, le paradoxe est qu’une fois l’unité impériale restaurée, la mise en place de la Tétrarchie en 285 vint en quelque sorte reconnaître que la partition de l’Empire avait permis de lutter plus efficacement contre les barbares.

L’existence de ces trois empires se réclamant « romains » est toutefois brève : en 270, devenu Empereur de Rome et ayant vaincu les Alamans qui menaçaient l’Italie, Aurélien tourne son attention vers Palmyre, envahissant l’Asie Mineure et mettant un terme au pouvoir de Zénobie. En 274, il gagne la bataille de Châlons, replaçant l’Empire des Gaules dans l’orbite italienne. L’unité impériale est restaurée.

Point de divergence : la prise de Tyane, 272 ap. J.-C.

Lors de sa reconquête de l’Asie Mineure, l’Empereur Aurélien détruit toutes les villes qui lui résistent. Arrivé devant Tyane (aujourd’hui en Turquie), la légende dit qu’il fait un rêve où un philosophe du premier siècle, natif de cette cité, Apollonios, le supplie de l’épargner, lui disant : « Aurélien, si tu désires gouverner abstiens-toi du sang des innocents ! Aurélien, si tu veux conquérir, sois miséricordieux ! ». Que l’anecdote soit réelle ou pas, le souverain décide effectivement d’éviter à la ville la destruction et le pillage. À la suite de cet acte de clémence, nombre d’autres villes capitulent sans livrer combat, rassurées sur le fait qu’Aurélien ne leur fera pas payer leur sécession.

Dans le scénario uchronique que je vous propose, Tyane, 272 ap. J.-C., Aurélien décide, tout au contraire, de faire de la ville un exemple, la livrant au pillage et à la mise en esclavage de ses habitants, puis incendiant la cité, décidé à en faire un symbole de ce qu’il en coûte de trahir Rome. Disant en substance, par cet acte, « Si je fais cela à une cité ayant abrité un sage pour lequel j’ai le plus grand respect, imaginez quel sera votre sort si vous bafouez mon autorité ! ». Cet acte a cependant l’effet inverse : les autres villes d’Asie Mineure lui opposent désormais une résistance acharnée (surtout compte tenu de moyens militaires modestes), harcelant ses éclaireurs, ses arrières et ses lignes de ravitaillement, l’obligeant à mener de longs sièges. Le corps expéditionnaire romain est donc plus faible lors des deux grandes batailles suivantes (Antioche et Émèse), qui se soldent certes toujours par des défaites de Zénobie, mais aussi plus de pertes pour l’Empire et une retraite en meilleur ordre pour les forces palmyréniennes. De plus, la destruction de Tyane et une résistance accrue d’Antioche font qu’Aurélien a moins de possibilités pour recruter des renforts (en tout cas fiables), tandis qu’au contraire, Zénobie et ses généraux ont plus de temps pour bloquer ou détruire les renforts romains en provenance de Mésopotamie, recruter de nouvelles troupes ou en recevoir de la part de leurs alliés (qui plus est davantage motivés que dans notre ligne temporelle pour en envoyer, vu que la situation de la reine est moins critique).

En traversant le désert qui mène à Palmyre, Aurélien est harcelé par des bédouins. Dans l’Histoire réelle, ils finissent par trahir Zénobie et approvisionnent les romains en vivres et en eau. Dans notre uchronie, l’Armée impériale est suffisamment affaiblie pour que les bédouins décident de continuer à être loyaux à Zénobie. La campagne en Asie mineure, plus longue et difficile que dans notre ligne temporelle, a aussi permis à l’Impératrice auto-proclamée de lever plus de troupes, en partie grâce aux gains tirés du commerce et du blé égyptien. Déjà que dans notre chronologie, au cours du siège de Palmyre, les romains se sont cassés les dents à plusieurs reprises sur les défenses de la cité, dans cette ligne temporelle uchronique, leur armée affaiblie, assoiffée et affamée est sévèrement battue, et Rome est forcée de reconnaître l’indépendance de l’Empire de Palmyre. Il s’agit d’un énorme désastre, au moins trois ou quatre fois plus grave que la légendaire bataille de Teutoburg, qui vit Publius Quinctilius Varus perdre trois Légions romaines, ce qui mena à la non moins fameuse lamentation d’Auguste, « Quinctili Vare, legiones redde ! », ou en français, « Quinctilius Varus, rends-moi mes légions ! ».

La conséquence logique est que du coup, les troupes nécessaires pour marcher sur l’Empire Gaulois ne sont plus disponibles (on ne peut prendre le risque d’exposer l’Italie à une invasion barbare), ce qui fait qu’un Aurélien tué ou vaincu n’est pas non plus en mesure de réintégrer l’Empire des Gaules dans le giron romain. Il y a donc désormais trois empires « romains », dont un seul « de Rome ».

Conséquences : trois empires « romains », mais pas d’Empire d’Orient

La conséquence la plus évidente est qu’il y a trois empires au lieu d’un seul, mais c’est presque l’arbre qui cache la forêt : vu qu’il n’y a plus assez de territoires pour cela, que la scission a de toute façon mené, de fait, à une lutte plus efficace contre les invasions, et que diviser l’autorité impériale encore plus serait un trop grand risque, la probabilité pour qu’il y ait une partition entre un Empire romain d’Occident et un d’Orient, comme dans l’Histoire réelle, devient très faible, pour ne pas dire nulle. Byzance n’est donc plus qu’une grande ville, même si, proche des territoires palmyréniens d’Asie Mineure, elle peut jouer un important rôle soit défensif, soit commercial, voire les deux à la fois. Une autre répercussion possible est que les tensions religieuses entre différents dogmes chrétiens pourraient être exacerbées, confinés à un seul empire au lieu de deux (ou aux nombreux royaumes germaniques ayant succédé à Rome dans notre propre chronologie), menant peut-être même à une guerre de religion / civile, pouvant suffisamment déstabiliser l’Empire pour qu’il devienne la proie de son voisin Gaulois, des Palmyréniens, des barbares germaniques, des peuples de la steppe, d’un empire étranger, voire de tout ça à la fois.

L’empire des Gaules tentera probablement rapidement d’affermir son autorité sur l’Hispanie et la Bretagne, achevant la conquête de sa partie nord, avant peut-être de s’embarquer pour l’Irlande. Une fois confronté aux Vikings, il pourrait avoir envie de leur rendre la politesse en saccageant, voire en envahissant, la scandinavie. Un autre axe évident d’expansion se trouve du côté du Rhin et du Danube : la meilleure façon de défendre le cœur de leur Empire est, pour les Empereurs « gaulois », de repousser toujours plus loin le limes, de pratiquer la « défense en avant » chère à Edward Luttwak (les menaces externes doivent être neutralisées bien avant qu’elles n’atteignent les frontières, les territoires barbares sont le théâtre d’opération), réalisant enfin ce que le désastre de Teutoburg n’a pas permis : briser les reins de l’indépendance germanique de l’autorité « romaine » (ici gallo-romaine, plutôt). Il se pourrait même qu’au lieu de détruire les Vikings, les « gaulois » soient tentés de s’allier avec eux, lançant une offensive terrestre sur les germains pendant que leurs alliés scandinaves débarquent dans leur dos, les forçant à se battre sur deux fronts, harcelant leurs arrières. Inutile de dire que la conquête et la latinisation précoce de l’espace germain aurait de gigantesques conséquences sur l’Histoire mondiale ! Il est aussi possible que l’Empire des Gaules tente, à un moment ou un autre, de s’emparer de sa contrepartie italienne, soit seul, soit, là aussi, par une attaque sur deux fronts en conjonction avec les Palmyréniens, cette fois, par exemple à la faveur d’une guerre civile, d’origine religieuse ou pas. Enfin, en contrôlant la péninsule ibérique, la France, la (Grande-)Bretagne et éventuellement l’Irlande, voire l’Islande et autres colonies Vikings, les « gaulois » seraient en position idéale pour découvrir et coloniser l’Amérique, s’étendant alors de cette dernière jusqu’à la Russie (probablement viking).

De son côté, l’Empire de Palmyre va vraisemblablement s’emparer de l’Afrique du Nord romaine depuis son bastion égyptien, renforçant son contrôle sur ce continent. Il est toutefois possible, vu l’importance économique des provinces africaines, que l’Italie ne se laisse pas faire et qu’une guerre féroce s’ensuive, mais limitée à ce théâtre d’opération, Palmyre ne tentant pas d’envahir la péninsule italienne et Rome ne tentant plus de s’emparer de Palmyre (dans le même ordre d’idée, il est possible qu’Italiens et Palmyréniens s’affrontent en Asie mineure pendant des lustres). Un empire des Gaules ayant affermi son emprise sur l’Hispanie pourrait être tenté de continuer à s’étendre en Afrique du Nord, affrontant soit les romains, soit Palmyre, selon quelle puissance contrôle la région à ce moment là. Mais l’inverse est également possible : Palmyre pourrait aussi tenter d’attaquer l’Espagne à partir de l’Afrique.

Une autre cible évidente d’expansion est l’Arménie : dans l’Histoire réelle, elle est passée de l’orbite sassanide à celle de Rome à cette époque, et il n’y a aucune raison de penser qu’il n’en serait pas de même pour Palmyre, cette fois. Dans les décennies suivantes, les perses, fragilisés par des invasions (des Huns, notamment) et des révoltes aux marches orientales de leur empire (chez les Kouchans), pourraient s’effondrer et être conquis par les palmyréniens. Qui seraient alors aux portes de l’Inde, et assis sur le monstrueux tas d’or d’un commerce avec cette dernière et la Chine. De conquêtes en explorations, Palmyre pourrait entrer en contact avec le Japon, voire découvrir l’Australie, une forme de compensation pour une probable domination gallo-romaine de l’Amérique du Nord. Il est aussi possible, voire probable, qu’elle s’étende en Arabie et vers le sud de l’Afrique, peut-être même, qui sait, jusqu’au Cap. Là aussi, un empire qui s’étendrait du détroit de Gibraltar à l’Inde, voire l’Australie, aurait une sacrée gueule, et serait en bonne position pour coloniser l’Amérique du sud, cette fois.

Après, cette dispersion et cette taille de territoire n’irait pas sans poser ses propres problèmes, aussi bien pour Palmyre que pour l’Empire des Gaules : la première pourrait avoir sa propre version des Diadoques, le second une partition entre partie européenne (ou euro-africaine) de l’Empire et son hypothétique partie américaine. La survie à long terme de l’empire de Rome est relativement improbable, enclavé qu’il est entre le marteau gallo-romain et l’enclume palmyrénienne, mais elle n’est pas non plus impossible, même s’il est plus réaliste de penser que ses marches soient conquises par ses deux rivaux, ou que ses autres provinces le soient par les barbares et / ou se balkanisent en une poussière de modestes royaumes successeurs, en guerre permanente entre eux, soutenus par un des deux empires « romains » restants, selon ses propres intérêts.

Arrivé à une ère de technologie militaire moderne, qu’il reste 2 ou 3 empires, une guerre mondiale paraît plus ou moins inévitable pour régler définitivement la question de la domination. Sans parler d’une guerre froide nucléaire, voire d’une guerre atomique tout court. On imagine aussi qu’avec près de 17 siècles de colonisation, de militarisme et d’impérialisme débridé, la conquête spatiale serait vigoureuse et agressive, pour le moins : une fois toutes les terres émergées découvertes et revendiquées, l’espace sera la seule frontière disponible. À moins que des aquapolis ne fleurissent sur ou sous les flots !

***

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15 réflexions sur “Dans la spirale uchronique : Tyane, 272 ap. J.-C.

  1. Je pense que la « Gaulle » et « Palmyre » en s’attendant autant, finiront par se scinder eux même en plusieurs « Empires ». Par contre, le monde resterait en grande partie non pas occidentalisé, mais romanisé.
    Quid des religions aussi ? Le monde serait essentiellement christianisé, mais on compterait plusieurs dogmes qui seraient parfois hostiles les uns envers les autres.
    Il y a aussi la question raciale. Ces Empires, intégreraient-ils les africains, japonais, aborigènes et autres ou en ferait-il des citoyens de seconde zone.
    En tout cas, le Japon, l’Australie et les Amériques connaitrait des histoires assez fascinantes.
    Sur l’Amérique romaine, j’avais chroniqué le comics « Rome West ». Plutôt sympathique.
    Si jamais tu as envie de présenté et étendre tes uchronies, je t’invite à me rejoindre sur le modeste « Forum des Uchronies Francophones ».

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    • Oui, c’est ce que je dis aussi dans l’avant-dernier paragraphe, la partition est non seulement possible, mais plus vraisemblablement hautement probable. Pour les différentes composantes du Christianisme, les guerres de religion me paraissent également très probables.

      Ce serait avec plaisir, mais j’ai un emploi du temps tellement surchargé qu’il est malheureusement inenvisageable pour le moment de m’impliquer activement dans un forum de plus (je suis déjà beaucoup moins actif sur Elbakin que je ne le souhaiterais, par exemple, donc en ajouter encore un à la liste…).

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    • Article très intéressant (comme d’habitude). Par contre je pense que les Sassanides se mêleront à la danse et tenteront sûrement de profiter de l’état de confusion et de déséquilibre provoqué par la scission de l’empire romain. Peut-être pas dans l’immédiat mais plutôt à partir de 309, date à partir de laquelle commence le (long) règne de Shapur II. Au niveau de la religion il est probable qu’un tel état de confusion renforce une vision pessimiste du monde et donc développement très importants du christianisme gnostique. Enfin Apolonios était réputé comme étant un grand magicien, la destruction de Tyane pourrait déclencher une malédiction séculaire… mais on rentre dans le domaine de l’uchronie de fantasy. En tout cas vive le culte d’Apophis!

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  2. Pour un prochain volet de cette série ce serait bien que tu proposes une uchronie technologique : une technologie qui n’a pas été utilisé dans notre monde qui serait utilisé dans le monde uchronique.

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  3. J’en demande peut être trop, mais ce serait bien de continuer l’histoire après le XXIè siècle. Elles ressembleraient à quoi selon toi, les guerres mondiales et la conquête spatiale dans cette réalité ? J’veux savoir la suite moi !

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    • Ah mais faire plus détaillé, ce n’est plus le même concept. Je vois ça en trois modes, personnellement : le format ultra-court, comme les graines d’Irréalité que je fais dans l’Apophis Box, en 2 paragraphes, en gros ; le moyen, qui correspond aux articles de la Spirale Uchronique comme celui-ci ; et enfin le format long / très détaillé, qui correspond à ce qu’on trouve dans GURPS Alternate Earths (ou à un roman uchronique), par exemple, où chaque uchronie est détaillée sur tous les plans sur des dizaines de pages (minimum), avec carte, chronologie détaillée, examen des particularités technologiques, de la société, etc. La Spirale n’a pas été conçue pour ce niveau de détails là. Vu que je veux des uchronies un minimum réalistes, ça demande déjà pas mal de recherches (sans, parfois, aboutir : je me suis cassé les dents sur une uchronie centrée sur la bataille d’Actium, par exemple), mais s’il faut tout détailler sur des siècles, ça va me demander plus de temps que je ne veux en investir (pour le moment). Je préfère proposer 3-4 scénarios moyennement détaillés plutôt qu’un seul ultra-détaillé.

      Ceci dit, je détaille un peu plus les aspects « guerre » et « spatial » dans l’uchronie d’octobre (qui est déjà écrite). Celle-là devrait plus te satisfaire, je pense.

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      • Ne te casse pas trop la tête, c’est déjà très bon ce que tu fais, je ne plains pas. ^^ Et puis pour ma part, j’attends plutôt le prochain guide SFFF. 😀
        J’ai une petite préférence pour la précédente, parce que le coup de la confédération et ses idéaux qui devient progressivement une puissance mondiale (qui atomise Paris !), c’était une sacré idée !

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