Apophis Box – décembre 2020

apophis_box_1Si vous suivez ce blog depuis un moment, vous savez qu’on y respecte quelques traditions, comme celle d’offrir aux aponautes un cadeau le jour de mon anniversaire, c’est-à-dire aujourd’hui. L’année dernière à la même époque, quand j’ai mis au point le concept de « Dans la boucle temporelle« , j’ai eu une autre idée, mais je n’étais pas certain de la façon dont elle serait reçue, et j’ai donc décidé de la mettre de côté. En ayant reparlé, un peu par hasard, récemment, j’ai décidé de tout de même faire un article test et d’aviser ensuite. Cet article test, le voici. Alors vous allez me dire « Ah, c’est ça le cadeau ? ». Eh bien oui. Parce que cette nouvelle série potentielle d’articles reprend le concept des « box » cadeau, dont vous savez qu’elles contiennent quelque chose qui vous intéresse ou vous procure du plaisir, mais dont vous ne connaissez pas la nature à l’avance, à part une thématique générale (livres, produits de beauté, friandises, etc). Une « Apophis Box » est donc un article dont vous savez qu’il paraîtra à date fixe (disons le 15 du mois, sauf empêchement), mais dont vous ne connaîtrez pas le contenu exact à l’avance. Comme d’autres séries d’articles sur le Culte, il contiendra trois sujets, disons, mais il ne s’agira pas forcément des mêmes d’un mois à l’autre. Vous en découvrirez trois dans cette Box-test, mais j’ai des tas d’autres idées. Certains sujets pourront revenir deux mois de suite, certains autres pourront même être présents à plusieurs exemplaires dans la même Box, je ne m’interdis rien.

Le but de ce nouveau concept est de m’offrir de la souplesse : en effet, toutes les autres séries d’articles du Culte sans exception sont basées sur un cahier des charges plus ou moins rigide (parler de romans oubliés ou négligés, faire une anthologie virtuelle de nouvelles, retracer mon parcours de lecteur sur la période 1985-2015, etc). Il me manquait un concept plus souple, qui me permettrait de parler de tout ce qui serait utile ou pertinent, sans restrictions, et d’insérer des sujets qui n’offraient pas assez de volume pour un article aux standards habituels du Culte. Voire de réagir à une polémique agitant notre petit microcosme littéraire et bloguesque. Ce que je vais d’ailleurs faire un peu plus loin. Et il se trouve que l’Apophis Box permet de réaliser cela sous une forme ludique, propre, je l’espère, à créer chaque fois une certaine curiosité à l’idée de découvrir le contenu de la box du mois.

Vos commentaires (même négatifs, à condition qu’ils soient respectueux et constructifs) sur le concept sont plus que bienvenus. Je précise aussi que si une autre blogueuse ou un autre blogueur était charmé par cette idée, il ou elle peut tout à fait le reprendre à son compte.

Une blogueuse : Ombre Bones

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Le sujet « Une blogueuse / un blogueur » vous présentera un(e) de mes collègues de la blogosphère dont j’estime que, par rapport à la qualité de son travail, sa singularité ou tout autre facteur, il ou elle n’est pas assez connu(e) ou reconnu(e). Nous ouvrons donc le bal avec Ombre Bones, qui, en plus de son activité de blogueuse, est aussi autrice (mais elle sépare strictement les deux activités, ne faisant jamais de pub pour ses propres ouvrages sur le site dédié à ses critiques et articles, ce que je trouve hautement honorable, même si pour ma part, je me fais sans complexe une auto-pub totalement éhontée). Outre le sérieux de ses critiques, le fait qu’elle ne cherche pas à brosser machine ou machin dans le sens du poil sans être pour autant inutilement agressive, outre sa gentillesse et son intelligence, il y a quelque chose qui m’a profondément séduit chez elle : son ouverture. Depuis quelques années, j’observe attentivement ce qui se déroule à la fois dans la blogo et surtout sur Booktube. Il est facile de constater qu’il existe deux mondes quasiment séparés dans le fandom de l’imaginaire actuel, un orienté Young Adult et s’exprimant plutôt sur Instagram et youtube (même si les blogs classiques ne sont pas rares non plus), et un autre orienté blogs purs et durs et SFFF adulte. Et il est rare que ces deux mondes se mélangent (le PLIB en est une éclatante démonstration), et plus encore qu’un membre d’un des deux s’intéresse à l’autre, à condition bien sûr qu’il réalise son existence. Oui, il y a des gens pour qui Une heure-lumière, AMI, Lunes d’encre ou Ailleurs & Demain ne signifient strictement rien. Mais inversement, seriez-vous capables de citer leurs autrices / auteurs phares, leurs maisons d’édition de prédilection ? Pas forcément.

Pourtant, certain(e)s se tiennent à la frontière des deux mondes, ont assez d’ouverture d’esprit pour essayer d’élargir leurs horizons littéraires, dans un sens ou dans l’autre. Ombre Bones est de ceux-là, et on peut la saluer pour cela. Elle fait aussi partie de ceux qui sont au cœur du sacerdoce du Culte : jouer ce rôle de passeur que d’autres, à une époque, ont abandonné. J’échange avec elle ou d’autres (Méli et Mélo, par exemple), et j’apprends autant de choses que je peux leur en conseiller. Si vous ne connaissez pas le blog d’Ombre Bones, qui mériterait vraiment d’être plus suivi et reconnu, je vous invite donc à vous y rendre !

Un micro-guide de lecture : Fantasy égyptienne !

Lorsqu’on adopte un pseudonyme de divinité égyptienne, on s’intéresse forcément à la Fantasy inspirée par cette civilisation. J’ai donc sélectionné pour vous trois titres (plus ou moins) intéressants, dont deux ne sont malheureusement disponibles qu’en anglais au moment où je rédige ces lignes, si vous aussi vous souhaitez en lire. Je vous proposerai dans d’éventuels futurs numéros de l’Apophis Box (si vous validez le concept) d’autres micro-guides de lecture dans ce genre, trop modestes pour faire l’objet d’un article traditionnel sur le Culte.

chasing_gravesParlons tout d’abord du meilleur (et de loin) de ces trois livres, Chasing Graves de Ben Galley, tome inaugural d’une trilogie que je continuerai à explorer en 2021/2022. C’est, des trois, celui dont l’inspiration égyptienne est la plus « assumée » (pyramides géantes, etc), l’univers le plus original et finalement le meilleur sur un plan romanesque. L’auteur part en effet du principe qu’une version semi-solide des âmes des morts peut être ramenée dans le monde matériel et attachée, tel un esclave, à votre service, ce qui mène à tout un tas de conséquences sociales et économiques très bien explorées. Si on ajoute à ce monde passionnant d’autres compartiments de l’écriture (style, ton, personnages, intrigue, etc) tout aussi maîtrisés, on obtient un bouquin plus que recommandable, même s’il lui manque un je-ne-sais-quoi pour en faire un vrai blockbuster. Si vous maîtrisez la lecture en anglais, toutefois, je vous le conseille vivement, vous ne perdrez pas votre temps ! Pour en savoir plus, ma critique complète est à votre disposition  😉

soleri_T1Parlons ensuite de L’empire des Soleri de Michael Johnston, le seul des trois romans de ce micro-guide à avoir été traduit en français. Je l’ai, pour ma part, lu en VO, et voilà quelle était la conclusion de ma critique : dans un univers inspiré autant par l’Égypte antique que par Le roi Lear de Shakespeare, un monde en désintégration où famille et ennemi ne font qu’un, des intrigues politiques et de cour à multiples niveaux (des plans à l’intérieur des plans, comme dirait Mr Herbert) impliquant les Hark-Wadi et les Soleri feraient passer les Borgia et les Lannister pour une bande de petits bricoleurs du dimanche en matière de manigances et de vilenies. Ce cycle, caractérisé par ses révélations et ses retournements de situation chocs, sera peut-être une nouvelle référence de la Fantasy politique, à la condition impérative que le tome suivant (Silence of the Soleri, qui sortira le 16 février 2021) gomme les maladresses présentes dans ce premier roman : densité et nombre de points de vue trop élevés, personnages parfois un peu bancals, lourdeurs dans l’écriture contrastant avec des passages éblouissants, dans une balade en montagnes russes sur le plan de l’intérêt (et des ambiances très différentes, du désert à la forêt et des égyptiens aux celtes) qui ennuie parfois, fascine à d’autres moments. Mais clairement, le potentiel est là.

killing_moonParlons enfin de The killing moon de N.K. Jemisin, qui est très loin du niveau extraordinaire que l’autrice a atteint sur sa trilogie (au triple prix Hugo !) Les livres de la Terre fracturée, mais présente tout de même un intérêt sur quelques plans. Ma critique (à lire sur cette page) mitigée de la VO (ce livre n’a pas été traduit) se terminait d’ailleurs de la façon suivante : cette fantasy d’inspiration égyptienne propose un univers fade (mais original par rapport à celle européenne / médiévale-fantastique, du moins à l’époque où elle est parue -2012-), une écriture assez froide, ainsi que des personnages et un scénario particulièrement stéréotypés. Seul le protagoniste principal et son combat contre le côté obscur de la magie (magie d’ailleurs très réussie, le vrai point fort du roman) donnent à The Killing Moon un certain intérêt, qui ne prend cependant véritablement son essor que dans les dix derniers % du livre. Il est peu probable que je lise la seconde partie du diptyque, The shadowed sun, du moins dans un avenir prévisible (bien qu’elle bénéficie d’une note largement supérieure à celle de ce tome 1 sur Goodreads).

Un débat : Faut-il lire les classiques de la SFFF ? 

Si vous suivez, même de loin, le Twitter littéraire, vous savez qu’il est constamment agité par des débats et, le plus souvent, des polémiques (il faut dire qu’un certain groupe d’autrices et d’auteurs semble être physiquement malade ou en état de manque s’il n’en lance ou attise pas une au minimum tous les trois jours). Il y a quelques semaines, l’une d’entre elles concernait la lecture des classiques de la SFFF…. ou pas. Alors mon intention n’est pas de polémiquer, chacun a le droit d’avoir son opinion sur le sujet (même si certains arguments m’ont, très sincèrement, consterné). Je vais plutôt vous donner mon avis personnel. Ma première impulsion serait de vous dire que vous lisez ce que vous voulez, et que ce n’est pas parce que 95% du fandom mondial considère que tel bouquin est un classique que vous devez vous forcer à le lire, et encore moins à l’aimer. Moi-même, j’ai énormément de mal avec certains de ces fameux classiques.

Mais… c’est une position valable pour un « simple » lecteur, pas forcément pour quelqu’un qui serait auteur, blogueur, ou pire, critique (et pour ma part, je coche les trois cases à la fois, la première via mon Guide taxonomique, la seconde via le Culte, la troisième du fait de ma participation à la rédaction de Bifrost). Dans le cas d’un blogueur, ou pire, d’un critique, la lecture d’au moins une partie des classiques me paraît être un passage obligé, ne serait-ce que pour enrichir les recensions et établir une meilleure échelle entre ce qui est original / de qualité… et ce qui ne l’est pas. De mon point de vue, il y a eu, à un moment, un vrai décrochage dans la transmission d’un certain savoir entre amateurs éclairés et débutants, ce qui permet aujourd’hui à certains éditeurs de vous vendre, en vous les présentant comme des génies de la SFFF, de nouveaux auteurs qui pondent en fait des copies serviles de classiques, qui plus est écrites sans le moindre petit truc en plus qui pourrait transcender ce statut d’épigone sans imagination. Sans compter que si un écrivain fait un clin d’œil, même énorme (de son point de vue), à un classique mais que vous ne l’avez pas lu, vous risquez de passer complètement à côté de la dimension intertextuelle dans votre critique.

Si vous êtes autrice ou auteur, pour moi la question ne se pose même plus : vous DEVEZ impérativement lire les classiques du ou des sous-genres de la SFFF dans lesquels vous opérez, faute de quoi vous allez tenter de réinventer l’eau chaude et vous planter misérablement. Il y a quelques années, FeydRautha et moi sommes tombés, sur Amazon, sur un auteur de Hard SF qui n’avait jamais lu AUCUN des maîtres, et qui donnait même l’impression de ne jamais en avoir entendu parler. Lire les bouquins fondamentaux de votre secteur de la SFFF permet de voir ce qui a été fait ou pas, s’il y a encore quelque chose qui n’a pas été traité de façon satisfaisante ou pas, de jauger le niveau de qualité de votre prose par rapport aux écrivains leaders, de trouver votre propre voie sans sonner comme un suiveur, même sans vous en rendre compte, de créer votre propre déclinaison d’un genre ou sous-genre, et ainsi de suite. De plus, si la plupart de ces livres sont des classiques, c’est qu’ils ont un ou plusieurs trucs (un côté précurseur, la quintessence de leur genre / sous-genre, un style hors-norme, etc) qui ne peuvent que vous enrichir en tant qu’autrice ou auteur ; Dan Simmons en personne dit par exemple : « Un écrivain doit connaître ce qui se fait de mieux dans chaque genre, les meilleurs auteurs, les meilleurs styles, que ce soit les classiques ou les titres peu connus, avant qu’il ou elle ne s’aventure dans ce domaine. Et même alors, cette personne devrait s’y lancer avec humilité. »

N’hésitez pas à donner votre avis sur le sujet en commentaires, dans le respect mutuel de celui des autres, bien entendu.

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79 réflexions sur “Apophis Box – décembre 2020

  1. Déjà, bon anniversaire 🙂 !
    Et ensuite, c’est un super concept d’article je trouve, merci beaucoup.
    Pour la question des classiques, j’imagine que si coche les cases blogueur, aspirant chercheur, et auteur la question se pose pas non plus ? 😀 Plus sérieusement, je vais tacher de rattraper mon retard sur certains classiques, parce qu’effectivement c’est fondamental je trouve. Mes lectures récentes de Dr Adder et de Schismatrice ont été hyper éclairantes, par exemple. Mais je t’avoue que je vais surtout piocher dans les classiques qui m’intéressent le plus pour ce type de lectures, ou ceux qui se rapprochent des auteurs actuels qui m’intéressent particulièrement, donc Vance, M. John Harrison, Le Guin, Zelazny, le Cyberpunk, Moorcock, Dick et beaucoup d’autres !
    Encore une fois merci beaucoup, ce concept est super !

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  2. Tu as raison de parler de deux mondes. Je me suis intéressé au booktube pour ma maison d’édition et je n’ai vu que très peu de booktubeurs qui m’intéressaient. Et je viens de découvrir le booktube anglophone et là c’est plus beaucoup moins marqué comme différence avec les blogs. Des booktubeurs et booktubeuses avec beaucoup d’ouverture. En France c’est très young adult et new adult.
    Le problème c’est qu’il y a des des éditeurs qui ne sont ni dans un monde ni dans l’autre. Et je connais bien le problème pour être l’un d’entre eux. Nous sommes trop populaires pour certains blogueurs et trop adulte pour les booktubeurs. Je fais totalement partie de ce que j’appelle le fandom bis sur lequel les apôtres de la bienpensance tirent à boulet rouge. Et que pas mal de gens ignore par manque de relais. Je ne demande pas mieux que de travailler avec des blogeurs d’ailleurs. Je n’en veux à personne. Mais c’est comme ça. On est obligé de s’adapter.
    (le pire c’est que j’ai des titres qui devraient te plaire en plus).

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    • De mon côté, c’est une question d’état de santé (surtout) et de temps disponible. Toi ou d’autres me proposez des SP que je suis obligé de refuser non pas parce que je n’ai pas envie de les lire, mais parce qu’actuellement (et pendant la plus grosse partie de 2021, au minimum), je suis au maximum de ce que je suis physiquement capable de faire dans une journée de 24 heures.

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    • Je suis d’accord sur le fait que les booktubeurs français de SFFF sont très orientés young adultes. Mais n’est-ce pas une manifestation de la puissance des éditeurs qui produisent ce type de livres ? En effet l’écrasante majorité de ces booktubeurs reçoivent ces livres en service presse…

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      • Oui, il y a de ça. D’après ce que j’ai pu constater, il y a aussi une appréhension à aller vers de la Fantasy et surtout de la SF adultes, perçues comme très difficiles à lire. En gros, un bouquin de SF banal, sans difficulté particulière, est imaginé comme nous nous percevons un Greg Egan hardcore, un Anatèm ou un Trop semblable à l’éclair. Alors que la SF adulte n’est pas monolithique mais formée de tout un continuum de degrés de difficulté de lecture ou d’exigence.

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            • Pas forcément si clair que ça à mon sens : essayer de lire Greg Egan sans aucune culture scientifique (même sans parler d’être « doué » en sciences …), du David Weber sans aucune culture historique ou du K Dick sans aucune culture psychiatrique,
              et vous risquez de passer à côté de pas mal de portes et donc de ne pas trouver votre chemin et de vous égarer.

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              • Essayer de lire du Egan (la partie la plus typique de son œuvre, du moins, c’est à dire à peu près tout sauf Cérès & Vesta, Zendegi et la plupart de ses productions récentes) quand on vient de la Sf Young Adult serait hautement contre-productif, pour ne pas dire complètement idiot. Pour ce qui est de Weber, pas besoin d’avoir lu John Keegan pour vite comprendre que Manticore est une allégorie de l’Angleterre et Havre de la France de l’époque de la Révolution / Napoléonienne. Et pour ce qui est de Dick, même si j’en ai lu beaucoup, ce n’est clairement pas ce que je recommanderais à un débutant venu de la SF YA (surtout quand on voit l’énorme différence entre ses romans et les films ou séries qui en ont été tirés : cela ne peut être que générateur de déception).

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                • Donc nous sommes d’accord sur le fond.
                  Le problème est que (non point ici, je vous rassure), dans beaucoup de sites SF on dit « il faut avoir lu … » sans tenir compte de l’expérience du lecteur (sans parler de niveau ce qui serait péjoratif).
                  Il y aussi des questions de goûts: je lis (un peu … beaucoup .. passionnément … à la folie) de la SF parmi d’autres genres.
                  J’aime bien lire Asimov et Perry Rhodan (mais ne le dites pas à ma mère, elle me prend pour un intellectuel), et d’autres plus denses mais parfois je coince. Par exemple : Dan Simmons et Hyperion, je suis totalement hermétique, considéré comme un classique mais je n’ai pas pu personnellement y trouver d’ intérêt.

                  Je profite pour remercier Apophis à qui je dois une « reconnaissance éternelle » pour avoir mis le grappin sur Correia et surtout sur Bacigalupi : ma découverte de la décennie.

                  Merci pour ce blog sympathique et intéressant.

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  3. Salut,

    Tout d’abord, bon anniversaire.
    Ensuite, chouette idée d’article.
    Je me suis abonné au blog d’Ombre Bones « à cause » de toi 😉
    La souplesse qu’offre ce genre d’article est pas mal. Il n’est pas rare de lire ou regarder un truc de pas avoir assez de choses à en dire pour faire une chronique complète. De mon côté j’ai créé les « Constellations Express » qui sont à mi-chemin entre ta « box » et ton « œil ».
    Pour ce qui est de l’auto promo, je pense que tant que c’est fait de manière honnête ça ne gêne personne. Comme toi, il m’arrive de parler de mes projets sur mon blog. Ce qui serait mal honnête c’est d’en faire une chronique dithyrambique sans préciser qu’on est l’auteur derrière le bouquin, mais ce n’est que mon humble avis.
    Enfin concernant les classiques, je suis plutôt d’accord avec toi notamment sur la question des auteurs. J’ai pas mal de classique de la SF à rattraper (j’en ai découvert grâce à toi), mais j’écris plutôt de l’uchronie et du coup même si je n’ai pas lu out les grands classiques du genre, je sais de quoi il parle et fait en sorte d’éviter les redites.
    Dernier point, je veux bien profiter de ton expertise dans le domaine des genres et de la taxonomie. Dans quelle(s) case(s) rangerais-tu un livre qui raconte son histoire à travers des extraits de livres, articles, interviews fictifs ? Je ne suis pas foutu de trouver dans une catégorie adéquate.

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  4. Tu parles du côté froid chez Jemisin. C’est ce qui m’a gêné dans la trilogie de la Terre Fracturée. J’ai trouvé le récit presque clinique à des moments.

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  5. Chère Divinité de l’imaginaire, une question transversale à votre vaste connaissance, savez-vous si une traduction de « Children of ruin » du grand Adrian Tchaikovsky est à l’ordre du jour chez un éditeur de vos amis ? Car n’ayant pas vos facilités de lecture en Anglais, je brûle d’impatience de lire la suite des araignées savantes … Merci d’avance, amicalement vôtre.
    Votre fidèle adèpte.
    Jean-Michel

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    • Bonjour Jean-Michel, je n’ai pas d’info précise, mais vu le succès de Dans la toile du temps, la traduction de Children of ruin chez Denoël / Lunes d’encre est une certitude. Ce qui est beaucoup moins certain est, en revanche, la date de sortie, en raison de la crise sanitaire actuelle. Mais les éditeurs ayant l’habitude de dévoiler leurs programmes chez les sites ou blogueurs de leurs amis (Elbakin, Just a word, etc), nous devrions en savoir plus dans les 3-4 semaines qui viennent.

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  6. Joyeux anniversaire ! (le mien est dans 2 jours)
    Excellent concept d’article.
    Je suis arrivée assez tard à la fantasy et du coup il y a énormément de classiques qu’il me reste à découvrir. To blog et ton guide sont toujours des références pour s’y retrouver.

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  7. bonjour bon anniversaire je reviens sur le propos des mondes YA et SF qui s’ignorent, ayant organisé mes lectures de blogs sur un agrégateur (feedly) il est vrai que je découvre ce monde l’YA qui ne connait pas ou prou la sf et son histoire et ne nous parle que de dystopies ou mondes magiques. Alors je découvre des éditeurs qui ne sont pas AMI l’atalante ,les moutons électriques,Mnémos et Le Bélial(hummm). A ma question faut-il connaître, redécouvrir les classiques ouiiiiiiiii meme si beaucoup que j’ai placé au Panthéon ont perdu de leur aura (je suis de 1954) de Fiction,Galaxies,Présence du Futur, J’ai Lu,Ldp de Klein, la fabuleuse Ailleurs e t Demain, Dimmensions SF Calmann-Levy …..ont bercé ma découverte de ce monde.
    Et en plus je lis autant le monde du polar et ses blogs (plus de 150 agrégés)
    Bref Apo continue fort comme cela même si je dois m’accrocher pour tes critiques parfois trop fortes mais quel bonheur restropectivement… même pour les vo que jene liaris jamais.
    jean pierre FREY

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  8. Re-bon anniversaire, ça te fait combien, 5 mille et quelques années ?
    Plus sérieusement, c’est sympa cette box surprise, c’est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber 😉
    En ce qui concerne les « classiques », la plupart datent des années 50 à 70 et à la lecture, ou relecture, d’un public « moderne », ont parfois du mal à convaincre. Que ce soit sur les thématiques, souvent dépassées, ou sur le style. L’initiative récente de Vert et de nombreux blogueurs pour mettre en avant des titres plus récents et d’ailleurs à souligner.
    Mais c’est vrai que pour sa culture personnelle, et a fortiori quand on veut être expert dans le domaine, on se doit d’en avoir lu la plupart.
    Et bravo pour la mise en avant du blog d’Ombre Bones, très recommandable.

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    • Merci ! Oui, certains classiques ont mal vieilli, en effet (je pense aux van Vogt, par exemple), tandis que d’autres ont très bien résisté à l’épreuve du temps. Après, des bons et des mauvais livres, il y en a toujours eu et il y en aura toujours. Je ne pense pas qu’il faille ne se focaliser que sur les livres d’une époque donnée, mais faire ce que nous faisons déjà, pour la plupart, dans la blogo, à savoir lire des romans anciens comme d’autres qui viennent juste de sortir. L’erreur pour moi est de balayer tous les vieux bouquins sous prétexte qu’ils ne seraient pas adaptés à un public moderne, ou au contraire de balayer les dernières sorties en disant « tout ça ne vaut pas les livres de la grande époque ».

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  9. Naniv !
    Moi je verrai bien une « outbox » où on parle brièvement de livres d’autres genres littéraires mais qui font parfois un lien plus ou moins lointains avec des oeuvres SF.
    Par exemple, je lis actuellement les Aventures de Gilles Belmonte de Fabien Clauw, roman d’aventures de la marine à voile Française de la fin du XIXeme ; très passionnant et on peut facilement faire le pont avec la saga d’Honnor H de David Weber, tant sur le point de vue des valeures que de l’intensité des combats.
    J’ai d’ailleurs pris contact avec le graphiste qui a conçu les couvertures de ces deux premiers tomes sortis en poche tellement j ai été subjugué par la force et la finesse de ces peintures marines.. en effet on trouve très peu de peintures de l’ancienne marine à voile chez les artistes contemporains.
    Voilà.
    Bonnes fêtes.
    Superjakman.

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    • Merci ! Figure-toi que j’ai envisagé la chose, et qu’il est possible qu’un des trois sujets d’une des prochaines Apophis Box parle d’un roman qui a un minuscule aspect SFFF mais qui, à la base, relève d’un tout autre genre. Mais oui, parler de littérature d’aventures navales, française ou anglo-saxonne, est une bonne idée aussi (ne serait-ce que pour que les gens comprennent de quoi je parle quand je mentionne Aubrey, Hornblower, etc).

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  10. Je ne sais même pas par où commencer… Peut-être en m’exclamant : Nom d’une pyramide ?! 😀
    Déjà, je suis très contente de voir ce concept de box éclore même s’il arrive quelques jours avant le 25. Je te pardonne, je trouve la date du jour très appropriée finalement. J’en profite pour te souhaiter à nouveau un bon anniversaire. On ne le dit jamais assez de toute façon 😀 Je soupçonne d’ailleurs que l’âge affiché sur facebook soit un faux, à moins que tu ne sois en réalité une baby divinité… Le débat reste ouvert.
    Ensuite, et bien… Je suis émue, vraiment. Quelle surprise d’être ainsi mise en avant sur un blog comme le tien ! Les bras m’en tombent. Heureusement que j’étais assise à mon ordi et pas en train de lire debout avec mon téléphone via l’appli, comme ça m’arrive souvent. Tu sais que je suis une lectrice fidèle et je suis toujours très impressionnée par la qualité de tes articles, la profondeur de tes analyses et l’intelligence, la culture, qu’on ressent à travers les liens que tu tisses entre les différents éléments d’un texte. Même si je ne lis pas en anglais, même si certains titres ne sont pas adaptés à mes goûts (ou mon niveau en SF ->), je prends toujours beaucoup de plaisir à renforcer ma culture générale des genres SFFF en te lisant. Apprendre que je contribue à te faire découvrir une autre facette du monde littéraire m’emplit de fierté et gonfle dangereusement mon petit ego d’adepte du culte. Très honnêtement, je ne savais pas que tu lisais mes articles ou en tout cas, pas régulièrement. J’ai toujours un peu de mal à me projeter dans mes stats, à savoir qui lit ou non, hormis pour celles et ceux qui laissent des commentaires. Et je ne suis pas du genre à chercher à le savoir, chacun est encore libre de faire comme iel veut. Je sais que la pratique du « like » un article sans le lire est répandue mais finalement, quand je l’écris, je me rends compte que je suis un peu bête parce que ça ne te ressemble pas le moins du monde. Bref, tout ça pour dire que mon petit cœur déborde de joie. Merci, vraiment. Merci.
    Pour en revenir à un sujet plus terre à terre : cette frontière dont tu parles, je la ressens moi-même et je suis toujours un peu surprise de ne pas croiser davantage de blogueurs « frontières » qui, comme moi, sortent de leur zone de confort pour découvrir de nouvelles choses. Je mets certes parfois un peu de temps à le faire mais j’adore toujours ces expériences. D’ailleurs j’ai écrit un article pour le 24 à ce sujet, c’est drôle. Enfin, pas ce sujet précisément mais l’évolution de mon rapport à un genre particulier, qui a vu le jour justement grâce à la blogo et à des personnes comme toi, comme le Bélial aussi. J’insiste sur le « davantage » car je ne suis pas seule quand même, comme tu le soulignes. Je ne sais pas à quoi cela tient exactement ni comment on pourrait gommer ces différences pour se concentrer, finalement, sur ce qui importe vraiment : le contenu du livre, indépendamment des questions de public cible. C’est une vaste question, qui sait si on y trouvera un jour une réponse ? Je trouve toujours ça un peu triste pour ma part et je me dis qu’un début de changement pourrait s’opérer dans le monde scolaire. Mais ça sous-entend un grand chambardement… Pas demain la veille, je le crains, hélas.
    Je vais continuer en évoquant les classiques. Je suis moi-même une grande adepte des classiques mais de littérature… classique justement. De par mes études, mon dada, c’est l’histoire littéraire française et je suis incollable là-dessus, je connais mes bases, je suis passionnée par le théâtre, les romantiques, par les réalistes, les gothiques, bon plus généralement par le 19e. C’est l’université qui a vraiment ouvert ces portes ainsi qu’un professeur de français en dernière année qui a vu mon intérêt, notamment pour le théâtre, et a tout fait pour l’entretenir en me donnant un cours à côté du cours, un peu et en me prêtant des ouvrages. J’ai eu beaucoup de chance de le connaître parce qu’il a pris sa retraite quand j’ai terminé, j’ai donc compté parmi ses derniers étudiants. Je me demande si je serais la même personne sans lui aujourd’hui… Bref, je digresse, pardon.
    Ce n’est qu’aujourd’hui que je me rends compte à quel point il existe des lacunes sur l’aspect classique de la SFFF, lacunes que je commence à peine à combler en lisant des blogs comme le tien ou celui d’Orion (oui promis en 2021 je lis Dune !) C’est aussi pour cela que j’aime énormément la série d’article que tu consacres à ton parcours de lecteur car en plus de l’aspect personnel, ça permet de voir par où tu passes, quel chemin tu as pris, pour devenir cette référence que tu es (pour moi mais d’autres sont d’accord j’en suis sûre) aujourd’hui. Je l’aime, même si j’en ressors chaque fois avec un sentiment de vide, de creux, quand je me rends compte de l’ampleur de mes lacunes. Mais ça me motive à les combler !
    Et donc je vais conclure sur ce format que je trouve vraiment enthousiasmant et qui déborde de promesses. J’ai toujours adoré les box surprises, je sens que je suis déjà accro à celle-ci. Merci d’écrire et de partager comme tu le fais, merci pour toute cette culture que tu (m’)apportes, longue vie Grand Serpent !

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    • Merci ! Oui, l’âge affiché sur Facebook est faux, j’ai « juste » 46 ans aujourd’hui (oui, je suis vieux). Il faut savoir que je lis beaucoup mais commente peu, donc il ne faut pas s’inquiéter si je clique sur « j’aime » sans laisser un mot, c’est « normal » et ça ne signifie pas pour autant que je n’ai pas lu l’article. C’est juste que même dans la vie, j’ai plus tendance à écouter attentivement et à méditer sur ce que j’ai entendu qu’à m’exprimer, sauf quand j’ai quelque chose de pertinent à dire.
      J’ai hâte de lire l’article du 24, alors ! (oui, j’ai un peu avancé la date de publication de l’Apophis Box, parce que je n’étais pas persuadé que le 25, cet article aurait l’attention nécessaire pour me servir à décider si j’allais faire une Apo Box 2+ ou pas).
      Avec ce que tu m’expliques à propos de ta culture classique et de ton intérêt pour le théâtre, je comprends mieux pourquoi tu as autant accroché à Ada Palmer, maintenant !
      Si ça peut te rassurer, même après trente-cinq ans de lectures SFFF, moi aussi j’estime avoir des lacunes, que je tente de combler. Le domaine est si vaste que nul ne peut prétendre avoir lu ne serait-ce que les classiques et romans majeurs de TOUS les genres et sous-genres de l’imaginaire, surtout si on ajoute à ce qui a été traduit ou écrit en français tout ce qui est publié en VO. Mais je dirais qu’être conscient du fait qu’on ne sait pas tout, l’accepter et travailler à s’améliorer est, pour moi, la bonne attitude.
      Merci à toi aussi pour ton travail, et au plaisir de te lire à nouveau, ici ou ailleurs !

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      • Mon attrait pour Ada Palmer est finalement un excellent exemple pour illustrer le propos de ta réflexion ! Si je n’avais pas possédé cette culture des classiques, je serais passée à côté de beaucoup de références dans le texte (et je suis sure d’en avoir manqué) comme ça a été le cas pour les lecteurs qui ont justement eu du mal à accrocher, je pense. Ses emprunts manifestes au théâtre ont fait battre mon petit cœur mais je sais que ça a dérangé certain/e parce que justement, ça semblait sortir de nulle part. Mais moi, j’adore justement ce type d’emphase, ce type d’échange. Bref je digresse encore…
        J’en profite pour rajouter un petit commentaire auquel je pense après coup concernant les auteurices et la lecture des classiques ou en tout cas, des bases du genre… Je suis à 100% d’accord avec toi là-dessus. Pour moi, on ne peut pas écrire de manière intéressante dans un genre littéraire si on n’en a pas lu préalablement pour justement cerner les codes et savoir comment jouer avec. Je connais une personne dont je vais taire le nom qui se qualifie comme auteur/ice et présente son roman comme étant original, une révolution dans le genre. Sauf que quand tu le lis, c’est bourré de clichés, de lieux communs, ça n’a rien de renversant. Et malheureusement ils / elles sont beaucoup dans ce cas là, ce que je trouve très triste, d’autant plus au sein d’un marché du livre déjà saturé. Personnellement, en tant qu’autrice, je ne me vois pas écrire un roman sans avoir la culture suffisante derrière. C’est bien pour ça que je m’ouvre de plus en plus à la SF, d’ailleurs, car j’ai envie de me lancer dans ce genre mais je sais qu’actuellement, je n’ai pas les bases nécessaires pour. Alors je lis, je me cultive, j’apprends, et des personnes comme toi m’aident beaucoup sans même le savoir. Voilà, il fallait que je le rajoute avant d’oublier 😛

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  11. Comment souhaiter à un dieu par essence éternel, en plus c’est lui qui nous fait des cadeaux à travers ses chroniques! Je te souhaite un bon anniversaire. Après une longue période de lecture minimale due au travail, ce sont tes chroniques (et celle de Feydrautha) qui m’ont redonné le goût de découvrir les auteurs actuels dont plusieurs seront obligatoirement des classiques. Je suis particulièrement d’accord avec toi en ce qui concerne la lecture des classiques. J’ai lu des romans assez tardivement dans ma longue vie. Je ne trouvais rien d’intéressant dans ce qu’on me proposait (ou m’imposait), intéressé seulement par les sciences et les mathématiques. Pourtant, une prof de français, qui m’avait déclaré inapte aux études abstraites, m’a donné le goût de la lecture. Sous son ordre, j’ai commencé à lire Balzac et là ce fut un déclic. Je me suis mis à lire toutes sortes de choses. Un jour, quelqu’un m’a donné 1984 ; pour moi qui n’avais jamais accroché à Jule Vernes, ce fut un véritable déclencheur pour la littérature de l’imaginaire. Quelques années plus tard, j’ai découvert par hasard à la librairie à côté du café ou je travaillais, au fin fond de la Bretagne, un rayon plein de SF en format poche. Comme j’avais du temps entre deux clients, je me suis mis à lire. Un grand nombre de FN-anticipation assez mauvais, mais aussi la défunte collection Présence du futur et quelques livres de poche. Les « classiques » y foisonnaient, Bradbury en particulier. Devenu libraire spécialisé SF-BD, j’ai dû alors étendre mes lectures aux classiques du genre et lire presque tout ce qui sortait chez Laffont, Calman-Lévy, Opta, Denoel… Les libraires, voilà d’autres personnes qui devraient connaître leurs classiques au minimum dans le genre où ils sont spécialisés et se contraindre à lire même les auteurs qu’ils n’aiment pas ! Mes classiques ne sont peut-être pas les tiens ou ceux de n’importe quel autre lecteur, mais il y a forcément des recoupements. Si j’avais le moindre talent, je créerais un blogue rien que pour pouvoir parler des classiques que sont pour moi H G Wells, Orwell, Brunner, Dick, Heinlein, Spinrad, Herbert entres autres pour les Anglo-saxons et quelques francophones moins prolifiques, mais dont quelques titres méritent d’être mentionnés (André Ruellan, Pierre Pelot, Stefan Wul, Jacques Spitz, Hugo Verlome, Élisabeth Vonarburg).

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  12. Joyeux anniversaire ! Super concept, j’aime beaucoup. Je te le piquerai peut-être si j’ai le temps.

    Effectivement j’apprécie aussi les blogueurs qui font des ponts entre les « sphères », Ombrebones est un bon exemple et j’essaye comme toi de regarder ce qui se passe ailleurs

    Pour ton dernier point, j’étais de l’avis « lisez ce que vous voulez, on s’en fout », mais l’argument que tu donnes pour les critiques pro est pertinent. Pour les blogueurs ça dépend de leur approche, c’est sur que des critiques détaillées et « érudites » comme les tiennes ou celles du chroniqueur nécessitent une culture solide. Mais si t’as un blog moins « analytique » et un peu plus détendu comme le mien, c’est moins indispensable tant qu’on ne prétend pas offrir de l’analyse hautement académique. Tout dépend de ton positionnement quoi…

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  13. A nouveau joyeux anniversaire 🙂
    J’aime beaucoup ce concept qui fait effectivement penser à une boite de chocolat comme dit Xapur. J’aime que les chocolats noirs même le plus noir possible (100% c’est bon) alors avec les chocolats je suis parfois déçue. Alors qu’avec toi non 😉

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    • Cela faisait longtemps que je cherchais un moyen de mettre en lumière d’autres blogueuses et blogueurs, et quand j’ai imaginé le concept de l’Apophis Box, c’est une des premières idées de contenu qui m’est venue à l’esprit.

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  14. Joyeux anniversaire à vous !
    Je fais parti de ceux qui lisent régulièrement vos articles sans jamais laisser de traces… Promis parmi mes résolutions pour la nouvelle année, je m’exprimerai d’avantage, car quand on apprécie quelque chose et que ce quelque chose est aussi talentueux, il faut le soutenir! Donc merci, cette box est une très bonne idée et propose de bons arguments pour nourrir la réflexion. La séparation que l’on trouve aujourd’hui entre YA et SFFF adulte vient aussi, je pense, d’un manque scolaire où on n’apprend pas aux élèves à être des lecteurs et à les former dans ce sens. Ils ingurgitent de gré ou de force des classiques, sans comprendre ce qu’est un classique. De là se développe une crainte ou un franc rejet face à ce terme de « classique », aussi utilisé à tort et à travers par les éditeurs. Le public a tendance alors à chercher des lectures qui répondent totalement à leurs attentes et ne prennent plus beaucoup de risques.
    Les passionnés ont clairement un rôle à jouer sur cette perception quelque soit leur niveau. Passant moi-même de libraire à futur prof de français, j’espère contribuer à apporter ma pierre à l’édifice.
    Merci pour votre travail, il est clairement d’une richesse et d’une utilité qu’on ne peut pas nier!

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  15. Et bien, nos dates d’anniversaire sont proches ! 😉 Un très joyeux anniversaire alors, et bravo pour cette bonne idée d’articles. J’apprécie énormément le blog d’Ombrebones aussi, c’est chouette de le voir mis en avant. Pour ce qui est de « L’empire des Soleri » je n’ai pas accroché, alors que le décor de l’Egypte ancienne me fascine d’ordinaire (il faut dire que c’était un partie le sujet de mon master ^^) mais j’attends quand même d’avoir ton avis sur la suite. Pour ce qui est des classiques je te rejoins, c’est important et je m’efforce de m’y mettre, même s’il m’en reste encore beaucoup trop à découvrir (notamment en SF ou je ne suis pas très à jour). Bref, je suis loin d’avoir ta culture en SFFF, laquelle me laisse admirative 🙂

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    • Merci beaucoup ! (et bon anniversaire par avance !). Je suis loin d’être la personne la plus pointue en matière de culture SFFF, celle de gens comme Alfaric sur Babelio, par exemple, m’épate 😉

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      • Alfaric ( ou Albéric selon le forum ou le site) est un bon copain. On se connaît évidemment pas IRL mais on a pas mal correspondu. Et on est assez proche dans notre vision de l’imaginaire et surtout dans la défense de son versant populaire.

        Après moi je suis tombé dans l’édition pour défendre la vision de ce que j’aimais. Et surtout des œuvres qui font des ponts entre les générations de lecteurs. Celle dont on a toujours besoin.

        Pour en revenir à Alfaric c’est quelqu’un qui a une solide culture en fantasy.

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  16. Joyeux anniversaire!
    Super concept, très original, et qui m’emballe particulièrement! C’est un moyen d’aborder plein de sujets et le côte surprise est excellent.
    Je ne connais que peu le blog d’OmbreBones, j’irai fouiner un peu. Je ne lis pas de YA (j’ai lu quelques livres jeunesse surprenants toutefois), mais je me rends compte que je n’y connais rien, donc peut être que je passe à côté de quelque chose. Remarque que je n’y connais pas grand chose non plus en SF moderne, mais doucement, gråce à ton blog par exemple je progresse.
    Concernant l’intérêt de lire les classiques en SFF, je dirais qu’à mon niveau de lecteur, le seul point important est de se faire plaisir. J’aurais naïvement tendance à penser qu’un auteur qui ne connait pas ses classiques pourrait proposer des oeuvres radicalement différentes, les classiques de SF étant d’ailleurs bien souvent issus de la même culture? Pour un blogueur ou un critique, effectivement, la réponse sera différente. J’apprécie beaucoup ta culture dans le domaine qui permet de replacer les textes dans un contexte bien plus large.
    J’ai commencé la SFF avec les Tolkiens et Asimov. Mais aujourd’hui je lis principalement des choses plus récentes, je trouve que certaines oeuvres sont un peu datées. Je suis toujours surpris de voir encore et toujours les mêmes livres conseillés aux débutants, alors que j’aurais tendance, notamment en SF, à conseiller des oeuvres plus récentes, quitte a revenir aux classiques plus tard. J’ai malheureusement eu ce discours sur une page facebook de SF et je me suis pris une petite soufflette dans les bronches… je précisais pourtant bien que c’était mon avis personnel, mais ca n’a pas bien plu. J’avoue avoir allumé la meche tout seul, lorsque j’ai dit que je me trouvais régulièrement decontenancé par les fins de romans de K Dick que je ne trouve pas assez abouties. Ca m’aura au moins appris que certaines choses ne se disent pas, même lorsqu’on parle de livres…! Ca m’a tellement secoué que je n’ai plus rien écrit sur ce groupe depuis. La liberté de ton et le ton péremptoire de beaucoup sur les réseaux sociaux sont dingues Ca peut me bouffer une journée, alors j’essaie de fuir les polémiques, quitte à ne pas donner mon avis, mais du coup il n’y a plus de débats…
    Désolé pour cette digression! Je soutiens donc très fortement ce nouveau type d’article, et te souhaite encore un bel anniversaire.

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    • Merci beaucoup ! Le souci est que si on n’a pas lu les classiques, on peut croire inventer l’eau chaude alors qu’on copie (inconsciemment) un motif (scénario, trope, sous-genre, etc) que les lecteurs, eux, ont lu des dizaines de fois, pour les plus expérimentés. A partir de là, à part des lecteurs débutants, on n’impressionnera pas grand-monde. Et l’habillage cosmétique n’est pas toujours une garantie de se démarquer : admettons que j’écrive une Fantasy inspirée de l’empire Songhaï, si derrière je ponds une histoire de prophétie, d’élu, d’objet maléfique à détruire, je ne suis pas certain que malgré l’exotisme du cadre, j’intéresse grand-monde. Pour être original, il faut connaître ce qui s’est fait, et pour cela, une seule solution : lire, principalement les classiques de la SF / Fantasy / uchronie, etc, selon le cas.

      Comme je le disais ailleurs dans ce fil, je me méfie des généralisations. Oui, certains classiques sont datés, mais certains romans récents ne cassent, d’un autre côté, pas trois pattes à un canard. Il y avait de bons et de mauvais romans avant, il y a de bons et de mauvais romans aujourd’hui. Après, chacun ses opinions, et s’en prendre plein la figure pour ses goûts en SFFF, ça me dépasse et ça m’énerve. Si le lectorat a été réduit comme une peau de chagrin et si les ventes se sont effondrées ces trois dernières décennies en SFFF (il y a trente ans, un bouquin passable / moyen se vendait à 15 000 exemplaires, aujourd’hui à 400-1000 ex.), c’est aussi parce qu’à un moment, une partie du fandom s’est vautrée dans une attitude élitiste qui a détourné une partie des lectrices et lecteurs potentiels du genre. C’est quelque chose que j’abhorre, et j’ai toujours voulu que le Culte soit un espace où les débutants ou celles et ceux qui voudraient sauter le pas et passer de la littérature blanche à la SFFF se sentent bienvenus, trouvent de l’aide, par exemple sous la forme de guides de lecture ou d’articles expliquant de quoi on parlait, surtout en matière de taxonomie.
      Et pour ce qui est du ton péremptoire… Franchement, la plupart des vrais experts en SFFF que je connais sont humbles et vont surtout te parler de ce qu’ils ne connaissent pas ou pas assez bien plutôt que de prendre les débutants de haut. Et juger les goûts des autres, franchement, c’est détestable comme attitude. Chacun a le droit de lire et d’apprécier ce qu’il ou elle veut, les bouquins en question peuvent ne pas me correspondre mais ce n’est pas pour autant que j’irai leur expliquer qu’ils se trompent. L’avis sur un livre, c’est subjectif, personne, mais alors absolument personne, ne détient la vérité universelle en ce domaine.

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      • Pour l’élitisme j’ai vu ça apparaître en temps réel sur SF Franco la liste de diffusion au début des années 2000 ( je ne sais si tu y étais à l’époque). Entre le désir de certains de légitimation et celui de d’autres de faire de la SF un combat politique on s’est vraiment perdu.
        Heureusement certains résistent. Quelques collègues éditeurs pour qui j’ai beaucoup d’estime et de respect et qui galèrent comme moi. Des fanéditeurs qui ont monté des webzines et qui à un moment ont fait le job en ce qui concerne la découverte des auteurs côté nouvelles. Des auteurs que je connais très bien (et que j’édite pour certains), qui rament à contre courant et qui sortent de super bouquins ( des gens qui dans le milieu anglo-saxon ne végéteraient pas dans la small press).
        C’est ce qui se passe sous la ligne flottaison qui est le plus intéressant en imaginaire en France. Des gens qui ne sont pas très connu smais qui font des textes remarquables. Des éditeurs passionnés…. Et il faut aller voir là aussi.

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      • Merci pour tes infos concernant le monde de l’édition SF que je ne connais absolument pas. Ca pourrait être un sujet sympa à développer à l’occasion d’ailleurs.
        Les commentaires un peu aggressifs sur le fil dont je parlais dans mon précédent message étaient le fait de personnes qui ont la fâcheuse habitude d’être un peu véhément sur les réseaux. Il y a ce côté aussi qui est délicat sur FB ou twitter. Je suis convaincu que nous aurions pu avoir une discussion bien plus intéressante si nous étions tous face à face. Et ce n’était pas le fait d’experts en SF, mais d’autres lecteurs dans un groupe qui compte des 10N de milliers de membres (US principalement).
        J’ai mieux compris en quoi les auteurs devaient aussi lire les classiques, et effectivement tu as raison.

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  17. Un concept d’article que je trouve très chouette pour ma part ! Ce sera super de découvrir cette Apophis Box (ce genre de cadeau le jour de son anniversaire, n’est-ce pas une tradition des Hobbits aussi ?) et ses différents contenus. Je serais ravie de découvrir d’autres blogs, micro-guide et thématiques de lecture, ou même les débats littéraires… j’ignorais l’existence de celui que tu cites, d’ailleurs ! Je suis loin de connaître les classiques SF et Fantasy (lié à une appréhension de ne pas savoir les apprécier), mais effectivement, c’est le travail et la passion de bloggeurs comme toi qui donnes le courage de s’y pencher. Ça me paraît indispensable, ne serait-ce que pour connaître le pourquoi des oeuvres cultes, et découvrir l’héritage qu’ils ont laissé, le côté intertextuel qu’ils permettent. S’ils résistent au temps, ce n’est pas pour rien.
    Par ailleurs, en lisant ce que tu dis sur la différence entre Booktube et les blogs, je me rends compte que c’est peut-être pourquoi je n’ai jamais trop accroché aux Booktubeurs (sans compter qu’il m’est plus facile de lire un article que de consacrer 5, 10, 15 minutes à une vidéo). J’ai beau lire du YA parfois, je peine à me retrouver dans les critiques presque uniquement orientées vers ce style. Et pourtant, j’ai souvent fait des lectures passionnantes dans ce genre que j’apprécie. Bref, je vais donc suivre le blog d’Ombres Bones avec plaisir !

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    • Merci ! Le problème de Booktube, à mon avis, c’est que vu qu’une minute de vidéo = 1 h de travail (en moyenne), un blogueur publiera plus et plus détaillé en travaillant moins. Comme j’aime à le dire, avec le temps pris par un booktubeur pour créer sa critique vidéo, le blogueur écrit la sienne, enchaîne avec un roman court et écrit donc une deuxième critique dans le même temps. Sans compter qu’il est bien plus simple de trouver ou retrouver une info sur le livre dans une critique écrite que filmée, même très bien indexée (ce que l’écrasante majorité ne sont pas).

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      • Oui, je ne pensais même pas à cela. Le montage, l’enregistrement, le temps d’écriture, demandent un temps fou qui est bien plus « rentable » en se « contentant » d’écrire sur un blog. Certes, l’image permet parfois de montrer d’autres choses, et d’être plus communicatif pour certains, mais c’est très chronophage, les vidéos. Ah, retrouver les infos facilement, ça parle à mon côté bibliothécaire ça… c’est beaucoup plus facile via des critiques écrites évidemment, et davantage sur les blogs que même sur les réseaux sociaux.

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      • La vidéo je me demande si ça ne fait pas plus vendre. Un de mes collègues éditeur m’a dit qu’au tout début l’émission Rêves et Cris de Nolife TV lui avait permis de décoller et depuis que l’émission n’est plus là il vend moins.

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  18. Mais un bon anniversaire!! (un peu en retard ;-))
    Et longue vie à ton nouveau cycle d’articles!

    Pour ce qui est de la « polémique », je crois que je te rejoins… de fait ce n’est pas obligatoire de lire les classiques, mais je trouve que quand on est fan d’un genre, bin c’est un plus d’en découvrir ses origines!
    Qui plus est, de fait, si c’est pour « bouffer » du copier/coller sans grande valeur ajoutée… autant le savoir.
    Bon maintenant, ce n’est pas toujours possible de tout lire, parfois ça tente moins, parfois ça sent un peu le vieillot… mais c’est quand même intéressant de savoir que ça existe! (Et là les anthologies ou autres dico, encyclo du genre… bin c’est un peu sympa pour d’informer).
    Pour ce qui est des auteurs en herbe… baah wais, c’est bien aussi de connaître un peu le marécage dans lequel on se lance 😉

    A bien vite!

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    • Merci ! Je confirme que certains classiques sentent le vieillot : ces derniers mois, je me suis tapé pour Bifrost des romans et cycles classiques d’auteurs de l’âge d’or (van Vogt, Blish, Clarke, etc), et franchement il y a plus de mauvais / a mal vieilli que de lisible et appréciable pour une lectrice ou un lecteur de 2020.

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    • Honnêtement, ça m’étonnerait. En ce moment, la majorité des éditeurs sont sur de la SFFF « ambitieuse / intelligente » à la Vorrh / Kra / Vita Nostra, donc il ne faut pas vraiment s’attendre à des masses de SFFF populaire. Sur les trois que je cite, deux sont en voie avancée d’être de bons gros plantages, donc peut-être que ça les incitera à considérer d’autres options.

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