Panthéon Apophien – épisode 1

cropped-apophis-ra_symbolCes derniers mois, j’ai reçu, essentiellement par mail, un nombre conséquent de questions ressemblant à « Vous parlez souvent du fait que tel ou tel roman ne mérite pas tout à fait le statut de (roman)Culte d’Apophis ou que tel autre le mérite amplement : proposez-vous une liste de ces romans ? », ce à quoi je réponds qu’il suffit de consulter le tag suivant (le nombre de gens qui ne consultent jamais le menu latéral -et tout spécialement le nuage de tags- ou d’en-tête du blog me sidère toujours autant, au passage, alors que je me suis donné du mal pour que chacun puisse retrouver ce qui l’intéresse le plus facilement possible). Jusqu’au jour où on a fini par me poser la question fatidique : « Ok, d’accord, merci, mais il ne couvre que la période allant de 2016 à aujourd’hui ; vous dites souvent que vous lisez les littératures de l’imaginaire depuis que vous êtes enfant, où sont listés les autres (romans)Culte d’Apophis, dans ce cas ? ». La réponse est : un peu partout, en fait, dans tous les articles et critiques du blog, où je mentionne que le cycle machin ou le roman bidule est une tuerie à lire absolument. Mais évidemment, il fallait quelque chose de plus synthétique… ou pas.

Eh ben oui, lister trente ans (1985-2015) de lectures « cultes » alors que potentiellement, ça n’intéresse peut-être qu’une poignée de personnes, aurait représenté un gros boulot pour contenter un nombre restreint de gens. Je me suis donc, via un sondage Twitter auquel un nombre conséquent d’entre vous a eu la gentillesse de répondre, tout d’abord assuré que ça intéresserait du monde. Ayant eu 95% de réponses positives sur plus de cent votes, je pense qu’on peut dire que oui, ça intéresse, et donc que oui, ça vaut le coup de s’atteler à ce travail.

J’étais parti sur l’idée d’un article unique, mais en commençant à lister les bouquins ou cycles concernés, je me suis vite aperçu qu’il serait trop gros et indigeste. Le but est de mettre en avant des romans qui, pour moi, sont les meilleures lectures possibles en SFFF, pas de noyer le lecteur potentiel sous un tourbillon de dizaines de références d’un coup. J’ai donc opté pour une mise en ligne par « épisodes », similaire à ce que je fais déjà pour L’anthologie Apophienne ou encore L’œil d’Apophis. Le but est que chaque roman ou cycle « culte » bénéficie d’une présentation relativement détaillée et surtout ne soit pas noyé dans la masse. Enfin, dans cette nouvelle série d’articles, appelée Panthéon Apophien (1985-2015), il y aura aussi une dimension plus personnelle, un peu comme dans les articles où je vous dévoile les coulisses du blog, puisque je vais essayer de replacer ces lectures dans mon parcours de lecteur. Je vais d’ailleurs tenter (et je dis bien tenter) de retracer ledit parcours de façon chronologique.

Dernière précision, histoire de ne pas vous submerger sous quatorze séries d’articles différentes chaque mois, les épisodes du Panthéon Apophien auront une périodicité irrégulière. Ne vous attendez donc pas forcément à en voir un chaque mois. Je suis plutôt parti, à vrai dire, pour proposer une alternance entre cette série et l’Anthologie Apophienne, donc environ six numéros par an de chaque.

Un peu d’Histoire *

* L’aventurier, Indochine, 1982 (aaah les batteries électroniques hexagonales…).

Mon premier contact avec la SFFF a lieu lorsque mes parents me ramènent de la Foire de Marseille un livre qui s’appelle Images de la Science-Fiction, qui, comme son nom ne l’indique pas forcément, mêle un texte retraçant l’histoire et les grandes thématiques du genre avec des illustrations (dont un nombre conséquent émane de Chris Foss) tirées de Pulps et de couvertures de romans américains. Une particularité très sympathique est qu’un petit texte, long d’un paragraphe, accompagne chaque image, et en propose une vision romancée s’inscrivant dans un univers futuriste commun spécialement imaginé pour cet ouvrage. Au moment où on me l’offre, je suis plus frappé par les illustrations que par la partie histoire du genre (en même temps, ça date de 80-82, de mémoire, j’ai donc sept ans au grand maximum), mais cette dernière forme toujours, même une quarantaine d’années plus tard, un guide de mon exploration de la SFFF.

Le second contact, que je peux cette fois dater avec précision, a lieu en janvier 1983. Je viens d’avoir huit ans. Mon meilleur ami de l’époque va s’acheter, avec son argent de poche, son Strange du mois. Je découvre, émerveillé, l’univers des Comics Marvel, avec notamment un épisode d‘Iron Man où Tony Stark est en bien mauvaise posture, aux mains du Laser Vivant et des allemands de l’Est (on est en 83, je le rappelle). Pendant une dizaine d’années, je lis et collectionne tout ce que mes maigres moyens me permettent d’acquérir, et en garde un intérêt éternel pour le genre super-héroïque.

Le troisième et avant-dernier contact fondateur a lieu au printemps 1985, quand ma maîtresse de CM2 nous fait découvrir les Livres dont vous êtes le héros. Je précise d’ailleurs que ma scolarité a été jalonnée à la fois de passionnés de SFFF / de gens à l’esprit ouvert parmi mes profs, mais aussi d’une prof de français de collège qui vouait à tout ce qui n’était pas de la littérature blanche un souverain mépris. Quand Gilles Dumay m’a demandé de rédiger les remerciements de mon Guide des genres et sous-genres de l’imaginaire, j’ai bien failli mettre : « Pour Maïté C-C, tu vois, si la Fantasy est assez bonne pour une maison comme Albin Michel, elle devrait être assez bonne pour toi ! ». Et puis bon, pour une fois, j’ai préféré me conduire en adulte. Oui, ça m’arrive. Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à nos Livres dont vous êtes le héros. Essentiellement orientés Fantasy, ils me permettent de découvrir cet autre genre. Là aussi, leurs visuels de grande qualité (couvertures couleur et illustrations intérieures nombreuses en noir et blanc) sont pour beaucoup dans le fait d’enflammer mon imagination. La SFFF a toujours, et ce dès cette époque, été avant tout un moyen d’évasion pour moi, et le visuel tout comme la puissance évocatrice de la plume sont des éléments cardinaux dans cette perspective.

Les gens de ma génération ont deviné la quatrième et dernière étape de ma route vers la lecture de romans SFFF, vu qu’ils ont probablement eu un parcours similaire, sinon identique : il était naturel, à cette époque (1985), de passer des Livres dont vous êtes le héros aux jeux de rôle, et vu que nombre des plus connus étaient, en ce temps là, une adaptation de célèbres univers littéraires (émanant de Lovecraft, Moorcock, Tolkien, etc), on en venait naturellement à lire les romans associés. C’est L’appel de Cthulhu (le jeu) qui m’a conduit vers Lovecraft, Stormbringer vers le cycle d’Elric et Hawkmoon vers les aventures du personnage du même nom. Et pourtant, chronologiquement parlant, les trois premiers bouquins de SFFF lus l’ont été pour d’autres raisons !

Le seigneur des anneaux – J.R.R. Tolkien *

* Danger on the track, Europe, 1986.

sda_1_1986Eh oui, le premier roman de SFFF que je lis est le SdA. J’entre au collège en septembre 1985. Un de mes camarades de classe emprunte, au CDI, le premier tome d’une trilogie à la couverture rappelant le drapeau olympique, un bouquin appelé La communauté de l’anneau. Il faut se rendre compte que pour un gamin de dix – onze ans en 85, ce nom ne signifie rien, en tout cas certainement pas ce qu’il peut signifier aujourd’hui, près de vingt ans après la sortie des films de Peter Jackson qui ont amorcé, avec Harry Potter, l’engouement actuel pour la Fantasy. Tout ça pour dire que je n’en avais jamais entendu parler. Il me vante les mérites du livre, et dès qu’il le rend au CDI, je l’emprunte à mon tour. Inutile de vous expliquer ce que je ressent à la lecture, vous l’avez tous vécu vous aussi. Quoi qu’on puisse reprocher à Tolkien ou à son ouvrage, ce dernier reste une lecture incontournable en matière de Fantasy… ne serait-ce que pour se rendre compte à quel point le genre a évolué (surtout depuis une quinzaine d’années), à quel point l’héritage Tolkienien l’a verrouillé pendant des décennies dans un paradigme médiéval à base de nains, d’orcs, d’elfes et de méchant seigneur ténébreux, sans parler d’un manichéisme dont il faudra attendre Glen Cook et quelques autres pour qu’il se fasse exploser la tronche (au passage, oui, je travaille toujours sur le guide de lecture de la Dark Fantasy que je devais mettre en ligne sur ce blog en… avril. Mais bon, vu le contexte anxiogène actuel, pour tout dire j’ai du mal à avancer). Et surtout pour se rendre compte à quel point ses épigones n’ont pas saisi l’élément le plus intéressant chez Tolkien, à savoir son introduction de la poudre à canon et d’une industrie / mécanisation naissante. La fantasy post-médiévale qui émerge en force depuis quelques temps aurait, logiquement, dû apparaître 40 ou 50 ans plus tôt, si certains s’étaient un minimum raclés la soupière et avaient vu la forêt et pas l’arbre qui la cachait dans le SdA. Bref…

Quoi qu’il en soit, même trente-cinq ans plus tard, même avec le recul, des centaines de lectures en Fantasy et ma détestation profonde de la High Fantasy, je le dis haut et fort : Le seigneur des anneaux est le premier (roman) Culte d’Apophis de l’Histoire ! Je ne vais pas vous faire l’article de ce chef-d’oeuvre, vous savez tous que le worldbuilding est presque indépassable et que les personnages sont inoubliables, donc si vous ne l’avez pas encore lu, faites-le !

Cycle de Fondation – Isaac Asimov

fondation_asimovÀ la même époque, mes parents sont abonnés chez France Loisirs et doivent donc effectuer des achats réguliers (mais vu qu’ils sont tous deux gros lecteurs -mais pas de SFFF-, ce n’est guère un problème). Bien que je n’aie pas besoin d’encouragements pour lire, au contraire de nombreux enfants, même à mon époque, chaque fois qu’ils s’achètent un bouquin, il y en a aussi un pour moi. Je consacre la moitié de ces achats à des livres d’astronomie, et l’autre à des romans de SF, dont les jaquettes me rappelant mon livre comprenant des illustrations de Chris Foss attirent évidemment mon œil (d’Apophis). Le premier de ces achats est l’excellent Fondation d’Isaac Asimov qui, même trois décennies et demi plus tard, reste un livre pour lequel j’ai un amour profond et que je conseille avec toujours autant d’enthousiasme. Dans la foulée, je lirai les trois autres tomes déjà parus puis les trois (dont deux préludes) qui sont publiés pour la première fois en cette fin d’années 80.

Ce qui m’a toujours frappé dans ce cycle est son ambition et sa singularité. Modelé sur la chute de l’empire romain, particulièrement sur l’analyse qu’en a donné Edward Gibbon, il place l’action au sein d’une galaxie entièrement dominée par l’humain, qui en peuple 25 millions de planètes. Vingt-deux mille ans dans notre futur, un savant, Hari Seldon, invente une nouvelle science, la Psychohistoire, qui permet à la fois de prédire l’Histoire future en se basant sur la psychologie, les phénomènes sociaux et l’analyse statistique, mais aussi et surtout de manipuler la population à son insu afin d’orienter ladite Histoire. Seldon prédit que l’Empire va s’effondrer, et que ce n’est qu’au bout de trente mille ans de barbarie qu’un successeur émergera. Il se propose, en établissant deux Fondations aux, hum, extrémités opposées de la Voie Lactée, de réduire la durée de cet interrègne à un seul petit millénaire au lieu de trente. La Première Fondation, destinée à assurer la préservation du savoir technologique de l’Empire, est établie sur la planète Terminus ; la Seconde Fondation, en revanche, reste longtemps mystérieuse dans le cycle, ce qui fait que je vais soigneusement éviter de vous en parler. Le récit suit les personnages les plus marquants de la Première sur des siècles, alors qu’ils affrontent différentes « Crises Seldon », un hologramme du vieux sage leur apparaissant à intervalles réguliers pour leur fournir des indications sur la crise suivante. Jusqu’au jour où la situation décrite dans l’enregistrement ne correspond plus à la situation actuelle !

On le voit donc, rien que par l’ampleur spatiale et temporelle hors-norme de son cadre, ainsi que par le but des protagonistes (sauver la race humaine de vingt-neuf mille ans de barbarie), ce cycle est clairement un des plus ambitieux de la SF. L’écriture a relativement bien supporté le passage des décennies (les nouvelles qui seront réunies pour former certains des romans ont été initialement publiées dans les années… quarante), le style est sans fioritures et fort efficace, et l’intrigue, tout comme la très crédible pseudo-science fictive de la Psychohistoire, s’avère passionnante, notamment dans la façon dont l’auteur fait employer à la Fondation tous les moyens (religieux, économiques, scientifiques, etc) SAUF la violence pour atteindre ses objectifs. Et lorsque Asimov commence à dévoiler l’envers du décor (à savoir que même les manipulateurs sont manipulés), puis, à la fin du cinquième tome, à remettre en question d’une façon absolument bluffante les plus gros fondamentaux de son univers, on ne frôle plus le génie, mais on l’atteint sans conteste.

Outre l’ambition et la qualité, donc, ce qui frappe également est l’absolue singularité de ce cycle : elles sont peu nombreuses les œuvres aussi majeures, les Space Opera où l’Humanité a colonisé toute la Voie Lactée, mais où notre espèce est la seule qui existe. Nul bestiaire à la Star Wars ou Star Trek ici ! De plus, on ne le réalise pas forcément ou pas immédiatement, mais Fondation est quelque part un des romans post-apocalyptiques ultimes : en effet, l’auteur ne se contente pas de décrire la chute de la simple civilisation terrestre, mais celle d’une culture s’étendant sur vingt-cinq millions de mondes et comptant un nombre incalculable d’être humains. Bien que ce thème ait été exploité par d’autres (Poul Anderson, par exemple), il ne l’a jamais été sur une telle échelle spatiale, tout comme d’autres romans mettant en scène un grand plan / complot séculaire (Dune, Honor Harrington, etc) ne jouent en général pas avec des durées de trente millénaires !

Bref, tout ça pour dire que bien plus encore qu’un « simple » (roman) culte d’Apophis, le cycle de Fondation est un incontournable absolu pour qui veut découvrir la SF !

2001 – 2010 – Arthur C. Clarke

2001Toujours dans mes achats France Loisirs se trouvait 2001 d’Arthur C. Clarke, qui reste un de mes livres de SF préférés, dont je re-parcours régulièrement des passages. Ce roman prouve que la Hard SF reste accessible, quand elle est forgée par un maître, à un enfant de dix-douze ans, même si mon guide de lecture de ce sous-genre vous démontrera que c’est loin d’être le cas pour tous les bouquins classés dedans !

Alors je ne vais pas me lancer dans de longues explications sur l’intérêt considérable de ce roman et de sa suite immédiate, vu qu’il se trouve que je leur ai consacré des critiques complètes sur ce blog il y a quelques années (c’est un des très rares cas où j’ai fourni une chronique détaillée d’un livre lu pré-blog) : 2001 et 2010. J’insiste par contre sur le fait que vous pouvez vous dispenser de lire 2061 et 3001, le premier étant plus que passable (et en tout cas indigne de ses deux prédécesseurs) et le second partant d’un postulat de départ absolument grotesque et étant ennuyeux au possible.

Si vous suivez ce blog, vous savez que pour moi comme pour beaucoup d’autres, Clarke est un auteur incontournable en SF, que ce soit dans la forme longue ou dans la courte, et ce diptyque est un de ses, sinon son plus grand chef d’oeuvre, méritant amplement sa place parmi les premiers « cultes d’Apophis » !

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Comme pour toute nouvelle série d’articles, et particulièrement le premier numéro, forcément expérimental, les retours constructifs sont les bienvenus en commentaires. Je suis notamment curieux de savoir si vous avez apprécié le fait que je mêle le récit de mon très personnel parcours de lecteur à la présentation de ces livres, ou si cela vous a paru inutile ou malvenu et si vous souhaitez quelque chose de plus formel. N’hésitez pas à vous exprimer !

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59 réflexions sur “Panthéon Apophien – épisode 1

  1. Bravo pour cet article !
    Très intéressant de connaitre l’entrée de chacun dans cet univers et quels sont les livres marquants de l’époque. Je suis venu très tard à la SFFF ( à 37 ans, il y a 3 ans) je ne savais pas ces genres aussi passionnants . C’est fondation qui m’a profondément marqué : il m’a halluciné par son propos , son intelligence. J’ai tout de suite eu envie « d’en avoir plus » , c’est là que j’ai découvert ton blog ! Depuis, j’essaie de rattraper mon retard dans ma culture SFFF en alternant entre anciens et nouveaux livres. Je ne lis plus que ça , je suis devenu accro.
    J’ai hâte d’avoir la suite !

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    • Merci ! J’ai eu la chance de débuter la SFFF par d’excellents cycles et romans, et de ne pas me dégoûter d’emblée avec des livres creux ou médiocres. Il faut dire (et j’en reparlerai dans d’autres épisodes) que j’ai été bien conseillé par des gens qui étaient plus avancés que moi dans leur découverte des littératures de genre. C’est cette culture du parrainage, en quelque sorte, que j’ai essayé de recréer à grande échelle via le Culte d’Apophis : le fait de guider des gens moins avancés que moi vers le meilleur et seulement le meilleur, tout en respectant des sensibilités de lecteur qui pouvaient être différentes des miennes.

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  2. Génial ! Ma critique ne sera que peu constructive car elle ne se résume finalement qu’à un « merci ». Je ne suis pas sur twitter et n’ai donc pas participé à ce sondage, mais je me suis souvent demandé quels pouvait être ton avis sur certains de ces romans (même si finalement beaucoup de réponses se trouvent en filigrane dans tes articles). Cette démarche personnelle est intéressante, elle permet de se rendre compte de l’impact phénoménal de certaines personnes sur nos lectures. Il faudrait d’ailleurs que je remercie un jour ma tante qui ne se rend certainement pas compte de cet impact qu’elle a eu sur ma vie en m’offrant des Roald Dahl lorsque je commençais à lire, et surtout Bilbo le hobbit en 1987. Ton anecdote sur France Loisirs me rappelle leurs catalogues que je feuilletais avec entrain à la maison. Je me demande quand même comment ils arrivent encore à lutter aujourd’hui… Si je n’aide pas beaucoup en ne proposant aucune amélioration, c’est que, pour ma part, j’y trouve parfaitement mon compte. Encore merci.
    Dark Fantasy ? Mince je croyais que le prochain était sur le NSO… Je ne suis plus à la page!

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    • En fait, la Dark Fantasy était prévue en avril et le NSO en août. Le seul problème est que vu le contexte actuel, j’ai beaucoup de mal à travailler sur un sujet aussi noir que ce sous-genre de la Fantasy. Le guide est à moitié écrit, donc je vais essayer de le terminer pour septembre au plus tard. Le guide sur le NSO sera publié en novembre ou décembre, et celui sur la Fantasy exotique en janvier, à priori.

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  3. Je crois qu’un des meilleurs jours de ma vie a été celui de mes treize ans ou j’ai pu avoir ma carte de bibliothèque. Tous les Fleuve Noir « anticipation », tous les « Présence du futur », et bien d’autres enfin accessibles. L’un des premiers livre que j’ai acheté était « Le monde des non-A » de Alfred Elton Van Vogt. Quelques décennies plus tard, j’ai des murs entiers de ma maison occupés par des livres de S.F (uniquement ceux que je relis régulièrement), et un disque dur de 120 Go d’ebook (R.I.P Team Alexandriz).
    Mes auteurs préférés: Asimov (ah, la revue OMNI !), Van Vogt (Slans !), Alfred Bester (inégal, mais tellement brillant), Heinlein (un militariste transgressif, une rareté !) , A.C Clark, Fritz Leiber, Poul Anderson (je relis ‘Opération Chaos’ très régulièrement) , et tellement d’autres…

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    • Oui, c’est le truc marrant avec Heinlein : capable d’écrire à la fois Starship troopers et En terre étrangère, tout simplement un des livres de chevet de… la contre-culture de l’époque !

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  4. Bonjour Apophis, je m’abstiens d’ordinaire de faire des commentaires sur ton blog (tu dis tout et tu le dis bien), mais la lecture de ce Panthéon m’a donné envie de répondre à ta question concernant tes doutes sur le récit de ton parcours personnel.
    Et, très subjectivement, je dois avouer qu’au vu de mon âge (semblable au tien je pense), un petit frisson de jubilation nostalgique m’a immédiatement envahi… « Loup Solitaire » chez Folio Junior, France-Loisirs (de « Conan le Barbare » à « Terre, champ de bataille »), les « Strange », bref, une vraie madeleine de Proust que ce premier article (pour moi en tout cas), que j’ai beaucoup apprécié, et dont j’attends la suite avec un intérêt sincère.
    Cordialement.

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    • Bonjour François et merci ! En effet, nous semblons avoir le même âge (je fêterai mes 46 ans en décembre, pour ma part) ou en tout cas le même parcours. Vu qu’il y a énormément de publications prévues sur le blog en août, le prochain épisode sera publié en septembre. J’y parlerai de mes lectures Lovecraftiennes, ainsi que des cycles d’Elric et de Hawkmoon.

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  5. J’ai trouvé intéressant de connaître le contexte de découverte d’une œuvre. C’est un article sur ton panthéon, je ne trouve pas cela malvenu bien au contraire.
    J’ai lu Fondation, mais je ne partage pas ton avis. Je pense que je l’ai découvert trop tard. Pour la culture générale, je trouve la lecture intéressante. C’était précurseur et ambitieux. Ce qui me dérange dans son œuvre, c’est que sa science est très linéaire (je pouvais prévoir les étapes de développement) et les sociétés sont presque interchangeables. Quand on va d’une planète à l’autre, il y a très peu de différence (sauf Trantor). Actuellement, on sait que l’évolution des sociétés n’est pas aussi simpliste (nomade puis sédentaire etc). Pour moi c’est une saga qui a mal vieilli. Par contre, je suis un fan des Robots, je trouve qu’il était plus inventif durant cette saga (sauf le dernier livre). Je conseille plutôt cette saga d’Isaac Asimov et Fondation si on veut connaître l’histoire de la SFF.

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    • Là où ça devient magistral, je trouve, c’est dans la façon dont l’auteur a réussi à réunir des cycles conçus, pour certains, comme indépendants, faisant de Fondation – des Robots – du cycle de L’Empire une grande fresque de l’Histoire du futur.

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  6. Très intéressant, c’est un travail de titan que tu entreprends. Je me suis toujours demander qu’est ce qui amenait chacun dans ce genre si décrié , qualifié de littérature de gare quand j’étais ado. J’ai quelques années d’avances compte-tenu de mon âge et pour moi c’est la BD qui m’a amené à la SF, en particulier « Luc orient » de Greg et Paape dans les années 60 puis il y a eu « 1984 » et le film « 2001 ». Ensuite, un copain m’a prêté un FN anticipation, « l’étrange planète orga » de Bruss et ce fut un déclic. Je me suis mis à lire tout ce qui trainait chez le libraire du coin j’étais serveur dans un bar en Bretagne et je pouvais lire un bouquin par jour entre deux clients. Les classiques « chroniques martiennes », « fondation », « un bonheur insoutenable » était disponible en format poche et depuis cela continu. Enfin il eu deux gros chocs, » Dune » d’abord puis « le seigneur des anneaux. » . En résumé, je suis tombé des petits Mickey à la littérature de gare !

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    • C’est marrant, mais à part pour les comics comme Strange, j’ai eu un parcours inverse, vu que ce serait plutôt la SFFF qui m’a conduit à la BD (Aquablue, Les chroniques de la Lune noire, etc) que l’inverse.

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  7. Billet effectivement très intéressant. J’aime beaucoup cette idée de mêler parcours personnel/parcours de lecteur, ça me semble en effet intrasequèment lié d’abord personnellement, mais aussi vis-à-vis du cheminement qui t’a mis sur les chemins du blogging.

    Sinon, ton article m’a rappelé avec nostalgie une prof de français que j’ai eu en 6ème et 3ème, qui nous avait notamment initié à Marion Zimmer-Bradley : un tournant décisif dans ma vie de lectrice ! Le SdA reste évidemment une claque monumentale, tout comme Fondation. En revanche, je ne me suis jamais plongée dans l’oeuvre d’Arthur C. Clarke.

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    • Au lycée, j’avais un prof de français absolument génial, qui nous faisait regarder des extraits de films de SFFF (et en commenter le symbolisme) comme Highlander ou Alien, nous donnait des sujets de dissertation en rapport avec le domaine, etc. Un véritable contrepoint à ma prof de collège.

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  8. J’aime beaucoup cette future nouvelle série d’articles.
    C’est sympathique et éclairant que tu mêles épisodes de ta vie perso et titres devenus cultes pour toi. Ça amène un vrai plus avec cette contextualisation. Et par exemple, à titre personnel, ça m’a amusée de voir que nos expériences de ressemblaient dans les situations, les titres lus, alors que 10 ans nous séparent.
    Bref je ne peux qu’appuyer les titres que tu nous présentes. Et j’ai d’ailleurs prévu quelques relectures de mes titres cultes dans les mois/années à venir, avec Fondation en tête bien sûr !

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    • Merci ! J’avais l’habitude de relire mes cycles et romans cultes tous les dix ans, mais ça, c’était avant le blog. Mais je pense que je vais faire comme toi à partir de 2021, réserver quelques espaces pour mes relectures cultes. J’avais envisagé de le faire dès 2020 (j’en avais touché un mot dans le bilan 2019) mais là, avec les reports de sorties dus au coronavirus, ça ne va pas être possible cette année.

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  9. Je n’ai pas participé au vote faute d’être sur Twitter, mais je confirme que c’est une initiative très intéressante ! Au gré de tes différents articles, on pouvait rassembler les pièces du puzzle de ton parcours de lecteur, mais c’est bien d’avoir un récapitulatif complet… qui permet de se rendre compte que le dieu Apophis est un homme comme un autre, ce parcours étant assez classique : on sera nombreux à plus ou moins s’y reconnaître. Ah, les Livres dont vous êtes le héros… 1991 pour ma part, ce qui me donne l’âge de dix ans : ça colle avec ton expérience perso !

    L’anecdote de « Maïté C-C » m’a fait sourire, on doit tous avoir ce genre de petite rancœur… D’Ailleurs je dois être moins adulte que toi, car dans la postface d’un de mes recueils de nouvelles je ne me suis pas privé de souhaiter que ce livre tombe entre les mains de « madame B, prof de français en seconde, qui me voyait comme un crétin incapable de la moindre sensibilité littéraire, ou monsieur M, prof d’histoire-géo en terminale, qui me prenait pour un guignol hermétique à l’histoire… »

    Ton point de vue sur le SdA est intéressant, et éclaire une réflexion que je me faisais récemment : on sait que la fantasy a été, comme tu le dis si bien, longtemps « verrouillée » par l’héritage de Tolkien, et sans avoir le quart de ta capacité d’analyse sur le genre et son histoire, je me disais qu’elle s’en était affranchi il y a une dizaine / quinzaine d’années seulement… Dans les années 90 ou au tout début de ce siècle, il aurait sans doute été plus difficile de convaincre des lecteurs réfractaires que la fantasy pouvait être autre chose que des histoires d’elfes, de nains, de dragons et d’élus de la Prophétie.

    Ah, et pour conclure ce pavé : j’ignorais ton affection pour le genre super-héroïque ! Tu continues de lire des comics sans en écrire de critiques, ou bien tu n’en lis plus du tout ?

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    • Ah, excellente l’anecdote sur la postface ! Je me sens moins seul, mais du coup j’ai des regrets de ne pas l’avoir fait, finalement 😀

      Non, ça fait longtemps que j’ai arrêté, même si quand j’en lis, c’est toujours le même bonheur. J’en achète un par an, en général un truc synthétique sur un arc ou un dessinateur qui me plaît. Les deux derniers étaient un récapitulatif de la carrière de John Byrne avec un épisode de chacune des ses séries Marvel phares, et l’autre un truc DC où la JLA était confrontée au Crime Syndicate of America, sa contrepartie maléfique dans un monde parallèle. Il faut dire que j’ai 1/ un gros manque de place (et que je n’aime pas lire de BD sous forme électronique) et 2/ d’autres passions extrêmement coûteuses (la coutellerie).

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  10. Sympa comme article, avec le contexte de l’époque ! Apophis a donc été humain avant son ascension divine ?!?
    Moi, ce furent les livres sur la mythologie au CDI du collège, les Strange aussi bien sûr, et la liste des inspirations de Gygax dans le DMG d’AD&D qui me lancèrent dans ce type de lectures, comme beaucoup d’autres.
    Une génération perdue, quoi 😉

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  11. Je suis nettement plus âgée que vous (modèle 62) et, ce n’est pas une blague, prof de français. J’ai l’expérience inverse de beaucoup : c’est une lycéenne qui m’a lancée dans l’aventure SFFF il y a pas mal d’années. Elle trouvait mes préjugés nuls, elle m’a prêté des livres, Dune et L’enfant tombé des étoiles, et c’était parti… ça doit représenter la moitié de ce que je lis, et c’est un précieux point de contact avec certain.es de mes élèves qui maintenant ont l’âge d’être mes petits-enfants. Illes voient qu’on peut adorer les classiques, la « grande  » littérature et aussi la SFFF. Et merci pour les conseils, quand on y va au hasard, on tombe quand même sur beaucoup de niaiseries…

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  12. Fondation est très cher à mon cœur, car quand j’étais petite je n’aimais pas lire « les livres » (les romans, car en réalité je dévorais les BD).
    Mon père, grand fan de SF, m’a mis Fondation dans les mains quand j’avais 10-11 ans. Ce fut une révélation, et j’ai lu tous les romans d’Asimov de sa bibliothèque d’une traite !

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    • C’est aussi ce qui est extraordinaire avec Fondation : c’est très profond, thématiquement parlant, mais en même temps, ça reste lisible par des enfants d’une dizaine d’années comme nous l’étions quand nous l’avons lu pour la première fois. Je trouve personnellement que c’est un tour de force dont bien peu d’autrices ou d’auteurs sont capables aujourd’hui : allier grande profondeur et totale accessibilité. J’ai souvent l’impression que c’est soit l’un, soit l’autre, mais rarement les deux à la fois, de nos jours.

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  13. Coucou, merci pour cet article fort intéressant 🙂
    Et ne te mets pas non plus trop la pression, ce n’est pas comme si tu n’avais pas déjà un agenda de folie prévu pour ce blog !
    « oui, je travaille toujours sur le guide de lecture de la Dark Fantasy que je devais mettre en ligne sur ce blog en… avril. Mais bon, vu le contexte anxiogène actuel, pour tout dire j’ai du mal à avancer »
    ->Idem, on attendra le temps qu’il faudra 🙂

    « Et surtout pour se rendre compte à quel point ses épigones n’ont pas saisi l’élément le plus intéressant chez Tolkien, à savoir son introduction de la poudre à canon et d’une industrie / mécanisation naissante. »
    ->Mais oui ! Totalement ! Quand on sait en plus que l’oeuvre fait en partie référence aux guerres du XXè et à l’expérience qu’en a l’auteur. Et tout le côté « la fin d’un monde et de l’Angleterre des campagnes », notamment en Comté dans la toute dernière partie, la plus triste et la plus marquante peut-être… Le Seigneur des Anneaux n’est pas forcément une lecture facile, et on ne va pas commencer à parler des personnages féminins, hum hum, mais c’est tellement intéressant sous de nombreux aspects !

    Sinon, entièrement d’accord également pour Fondation. J’ai lu le cycle il y a quelques années, et l’ampleur, l’ambition de cette oeuvre m’a sidérée. Avec les fameuses « crises Seldon », la façon dont les sociétés se réinventent quand elles arrivent à un moment névralgique de leur histoire, etc.

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    • J’ai vraiment été sidéré de voir que même dans la version longue du Retour du roi, Peter Jackson n’avait pas introduit le passage sur la libération de la Comté, parce que pour moi, avec le passage sur Tom Bombadil (lui aussi zappé…), il représente un des moments les plus fascinants du SdA.

      Sinon, je ne sais pas si tu as lu Existence de David Brin, mais il montre aussi les crises qu’une espèce intelligente doit surmonter pour se pérenniser et se répandre au-delà de son système d’origine. C’est également très intéressant.

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      • Oui, c’est vraiment dommage que les films (que j’adore par ailleurs) n’aient pas inclus cette dimension, qui renforce le côté « fin d’une ère ». En plus de montrer les effets secondaires de toute cette quête, et le fait que les « grands méchants » ne sont pas toujours ceux qui font le plus de dégâts.

        Pas lu Existence de David Brin ! Arrête de me donner envie de lire des livres, pfff, c’est quoi ces blogueurs qui nous forcent à rajouter des choses en wishlist 😀

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  14. Super article. Je suis presque surpris de découvrir que tu n’es pas né de la cuisse d’Osiris dans un temps avant le temps 🙂
    J’ai eu plus de chance que toi à l’école. Mes profs de français de collège et lycée m’ont fait lire Chroniques Martiennes et La Nuit des Temps à côté du Grand Meaulnes. Mais ce n’est pas d’eux qu’est venu le déclic, mais d’un copain qui m’a filé de belles éditions du Seigneur des Anneaux que je lisais dès que j’avais un instant de libre. Cette habitude de lire tout le temps m’a valu plein de remarques du genre « tu ne peux pas faire autre chose ? »
    Même passion que toi pour Strange & Co, mais aussi les petits formats noir et blanc genre Eclipso. On y trouvait des Marvel qui n’étaient pas chez Lug (Thor, Hulk…). J’achetais tout tellement tout était lié. Jusqu’au jour où ils ont fait revivre Jean Grey, réduisant la tragédie de sa mort à une farce. Je m’y suis quand même remis gentiment depuis une dizaine d’années

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      • Tout à fait d’accord avec vous deux ! Vous ne pouvez imaginer à quel point je suis heureux de constater que je ne suis pas le seul à m’être profondément senti trahi par cet épisode, qui m’a trèèèès longtemps coupé de monde des Comics. J’y suis revenu par la force des choses (je bosse au rayon BD d’une Fnac depuis 10 ans), mais la blessure et la méfiance sont encore là…

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        • D’après ce que j’en sais, le sentiment de trahison à propos de cette affaire a été extrêmement répandu, pour ne pas dire général. L’épisode de la mort de Jean était si parfait et son retour si vide de sens que le contraste a été énorme.

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  15. Apophis serait-il marseillais ? (comme moi).
    J’ai eu le même parcours, mais 15 ans plus tôt…
    Quant aux Livres DVE Le Héros, j’en faisais acheter au CDI au début des années 80; ils se volaient bcp, ce qui est tjrs un bon indicateur, et la mère-docu était large d’esprit, donc elle les rachetait…
    Bravo pour ce Panthéon, une excellente idée…
    Un bel été

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  16. Bonjour Apophis, c’est mon premier commentaire. je suis une lectrice assidue de ton blog, il m’arrive même de passer des jours en lecture non stop de tes anciens articles, il faut dire qu’ils sont très instructifs ( je ne te remercierai jamais assez de m’avoir fait découvrir des pépites comme « Avaleur de mondes » qui m’a coupé le souffle !) bref, je voulais réagir à cette nouvelle série et oui c’est une excellente idée et j’aime beaucoup le mélange récit personnel et présentation des livres, c’est passionnant !… j’ai moi-même commencé à lire la SF après avoir découvert avec stupeur et émerveillement la Fondation d’Asimov, j’étais alors au lycée et ce fut comme si on m’ouvrait une porte sur un monde parallèle. c’est dire!
    un GRAND MERCI à toi et bonne journée!

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    • Bonjour et merci pour ta fidélité ! Je suis aussi heureux de voir des lectrices et lecteurs du Culte de longue date prendre la plume pour la première fois en commentaire de cet article ! Bonne journée à toi aussi !

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  17. Bonjour Apophis,
    J’ai en général peu l’envie de communiquer sur les réseaux sociaux pour un tas de raisons qui ne relèvent pas de ce blog; j’ai quand même un compte Twitter qui me permet de suivre tes tweets, et ceux de quelques autres.
    Cela faisait un moment que je me disais que je devais quand même sortir de ce mutisme pour te remercier de ce magnifique blog.
    Ce billet un peu différent des autres m’en donne l’occasion.
    J’ai une dizaine d’années de plus que toi, j’ai découvert la SF comme beaucoup à l’adolescence, j’ai eu l’occasion de commencer par ces 3 univers absolument immenses que tu nous proposes aujourd’hui dans ton panthéon. Ce billet a réveillé en moi ces premiers instants d’émerveillement qui me saisissent encore à chaque lecture d’un de ces livres qui nous font vivre de l’intérieur ce fameux « sens of wonder ».
    A part Tolkien, qui reste pour moi indépassable, je reste peu perméable à la fantasy. Mon truc, c’est vraiment la SF, et un peu plus la « hard SF ».
    Mais voilà, la vie est dure pour le coureur solitaire. Mes amis, famille, ne lisent pas de SF, mais pas du tout, ou alors ont lu Asimov. Point. La découverte de nouveaux univers n’était pas gagnée.
    J’en profite donc remercier tout d’abord l’équipe de Bifrost qui m’a permis, et me permet toujours, de suivre l’actualité pendant de nombreuses années, sans rester cantonné aux lectures des années 70.
    Mais il me manquait quelque chose. Ton blog.
    A la fois par sa fréquence de parution, par le fait que je me sens concerné par beaucoup des livres chroniqués, par cette façon de rentrer dans le détail, par ce suivi de l’actualité littéraire, et aussi par ces renvois sur les autres sites de SF que j’ai découverts à l’occasion, j’ai pu me replonger avec passion dans cette littérature de l’imaginaire.
    J’apprécie beaucoup les liens que tu fais souvent entre auteurs, ou les liens dans l’œuvre d’un auteur, qui permettent de resituer le livre dans un contexte plus large.
    Par exemple, le guide de lecture récent du cycle de la culture m’a poussé à attaquer la relecture de ce cycle que j’adore, mais que j »avais lu de façon décousue. Sans parler de la découverte de Neal Asher, de Neal Stephenson, de Ada Palmer et de tant d’autres dont beaucoup ne sont encore que dans ma PAL (j’ai appris des mots 😉 sur les blogs (!)
    Voila. Merci encore, merci vraiment, et longue vie. Ton travail me semble colossal. J’espère que tu auras encore longtemps l’envie de nous faire partager toutes tes lectures,.

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    • Merci beaucoup, à la fois pour tes encouragements et ton témoignage. Comme je le disais à un autre aponaute qui prenait lui aussi la parole pour la première fois, je suis vraiment content de voir que cet article a poussé certains d’entre vous à s’exprimer, parce que même si certaines fois, je me comporte comme un ours mal léché, les échanges avec ma communauté sont très importants pour moi. Quand l’envie d’arrêter le blog me prend (et oui, ça m’arrive), je me souviens de ce genre de témoignage, et j’y puise de la (re)motivation. Un grand merci, donc.

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  18. J’aime beaucoup cette approche. L’aspect personnel apporte toujours un plus, à mon sens. Ah, les Livres dont vous êtes le héros, ça parle à pas mal de monde (mais je ne suis jamais passé au jeu de rôle par la suite, pour ma part, j’ai laissé ça à mon frère un peu plus jeune…. qui est toujours dedans bien des années plus tard).
    Je crois que ton idée invite en effet à l’échange (la preuve : tous ces témoignages ! ). Et ça, c’est quand même très motivant.
    — Allez, je suis tombée dans la SFFF avec la BD et Yoko Tsuno. Puis des auteurs qui étaient publiés en Bibliothèque verte (Philippe Ebly, etc…). Jusqu’à ce qu’une prof nous fasse lire les Chroniques Martiennes (un extrait en anglais) et là, j’ai embrayé : Jack Vance et les autres, au collège. Au lycée, Le Seigneur des Anneaux, Lovecraft, … Bref, c’était parti (et un jour, je suis devenue libraire ^^).

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    • J’adore Yoko Tsuno, car entre le dessin d’une extrême méticulosité et les scénarios très élaborés, on est, à mon sens, sur un des sommets de la BD. Il faudra d’ailleurs que je complète ma collection un jour (toujours ce damné problème d’espace de stockage !).

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  19. Très agréable à lire, notamment – justement – grâce aux passages plus personnels. Merci ! Tolkien marque aussi mon éveil à cette littérature, mon père me racontait (de tête) le Hobbit quand j’étais encore tout petit, lors des longs trajets dans la voiture… Souvenirs, souvenirs !

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  20. Enfin !!!
    Enfin cet article sur l’entrée dans la SF, sur le parcours du lecteur d’hier qui nous en dit plus sur le critique d’aujourd’hui 🙂
    Un vrai plaisir de lire cet article, tant sur le fond parce qu’il est particulièrement juste, comme d’habitude, mais aussi sur le brin de nostalgie qu’il apporte.
    On s’y revoit, 20 ans en arrière, à dévorer le cycle de Fondation emprunté à la bibliothèque municipale en se disant à chaque page que c’est génial la SF !
    Bref, à tout point de vue, merci c’est top cet article !!!

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  21. Super article. J’ai aussi commencé par Tolkien qui reste indépassable, à mes yeux, par son côté épique et tragique – surtout les contes du Silmarillion récemment re-travaillés. Asimov aussi est un monstre sacré même si j’ai commencé par « Les Dieux eux-mêmes » que j’ai trouvé extrêmement bien pensé. Et en effet Asimov c’est le style efficace, avec de l’action et du rebondissement. Et comment ne pas se souvenir des Livres dont vous êtes le héros, je pense souvent à me relancer là-dedans.

    Après ça a été surtout de la Fantasy pour moi avec un départ aux sources (Dunsany, Moorcock et Lieber), suivi de nombreux cycles classiques alors qu’aujourd’hui je suis plutôt tourné vers la Hard Science (cycle des Xeelees, cycle des Inhibiteurs, et Isolation sont au sommet). Reynolds de manière générale est excellent sauf sa dernière trilogie (Poseidon) qui ne m’a pas beaucoup emballé.

    Merci pour cet article et pour ce blog en général, il est de loin ce qui se fait de meilleur sur la toile dans le genre (avant j’étais sur PocheSF mais le site est éteint depuis des années et sans ce blog je ne savais plus où regarder pour des avis sur des livres) et j’attends la parution de chaque nouvel article avec impatience !

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  22. Difficile tâche que de recenser tes lectures marquantes ! Il doit y en avoir tellement ! Mais ça a un côté nostalgique, et retrouver les oeuvres qui ont marqué, voire qui ont contribué à être ce que nous sommes, c’est un sentiment particulier, nostalgique, profond aussi. On se retrouve toujours dans nos lectures, anciennes ou nouvelles. Je suis contente de lire ce premier article et de voir par quoi tu as commencé pour être le passionné de SFFF d’aujourd’hui ! Et avoir le contexte, c’est émouvant… les premières rencontres avec des genres de prédilection nous hantent toujours un peu, c’est les premières fois, les souvenirs.

    Je me souviens aussi des Livres dont vous êtes le héros : j’en faisais gamine, mais sans trop me rendre compte de tout cet historique de la fantasy derrière, c’était le côté ludique qui me plaisait avant tout. Tolkien, impossible de ne pas penser à lui ! Même si la fantasy a mis du temps à se renouveler après le Seigneur des Anneaux, c’est une oeuvre tellement marquante et riche, et avec des personnages vraiment magistraux. Je les sais mythiques, mais je n’ai pas lu Fondation (effrayant par son statut d’oeuvre culte aussi ambitieuse, en fait), et 2001 (le film m’a sidérée, mais aussi mise très mal à l’aise, quoique je sais que les livres sont très différents et plus abordables). Tu me donnes néanmoins envie de les lire et de dépasser les idées que je m’en suis faites !

    Je profite de ce début de Panthéon Apophien pour donc te dire que je trouve cette nouvelle rubrique très sympathique et instructive : au-delà des « chroniques » en général, ce qui compte aussi souvent en lecture, c’est le contexte, les ressentis à ce moment précis, et la façon dont ils nous construisent à un moment de notre vie. Un Panthéon Apophien paraît donc hyper bienvenu, et je le lirai avec plaisir ! Et j’en profite pour te dire encore merci pour ton blog génial, qui m’aura fait faire de belles découvertes pertinentes et approfondies (certes, avec un rythme de lecture irrégulier de mon côté), et qui m’a fait découvrir des tas de nuances de littératures de l’imaginaire dont j’ignorais l’existence ! Merci ! 🙂

    Je suis incapable de donner pour ma part une « vraie » porte d’entrée vers la fantasy/SF (génération début années 90, donc je ne vais pas nier, ma porte majeure c’était Harry Potter, le Seigneur des Anneaux et A la croisée des mondes). Mais je garde des souvenirs, avant ces trilogies, d’autres romans qui m’ont sans douté donné envie de découvrir ces genres. C’était les collections jeunesse Autres mondes (qui faisait débat vers la fin, à parler de sujets polémiques, je crois), et 1000 soleils (il me semble que c’était surtout de la SF), ou la Machine à explorer le temps aussi. Et puis Les livres dont vous êtes le héros ! Je dois aussi sans doute quelque reconnaissance à Marion Zimmer Bradley avec les Dames d’Avalon, et Philip K. Dick (Ubik, la Trilogie Divine), et Bram Stocker.

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    • Merci infiniment, j’aime beaucoup ton blog également, trouvant tes articles très fouillés et pertinents. Je constate aussi que la réception de la dose de côté personnel injectée dans l’article a été unanimement bonne, ce qui fait que je vais continuer sur cette ligne éditoriale là pour le prochain article de cette série (à paraître en septembre, et qui parlera de Lovecraft, de Terremer et du cycle d’Elric).

      Philip K. Dick, j’en ai lu des quantités massives vers 1994, de mémoire. Marion Zimmer Bradley, j’accroche moyen, je trouve que le traitement des hommes est un peu trop caricatural dans certains ouvrages (La trahison des dieux, par exemple).

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      • Merci pour ces compliments, ça me touche beaucoup ! Oui, je pense que le côté nostalgie/contexte personnel touche beaucoup, ça nous renvoie à nos souvenirs de lecteur…et à toi aussi ça doit te rappeler d’agréables moments ! Vivement le prochain article alors 🙂

        Pour Zimmer Bradley, je n’ai pas relu autre chose que le Cycle d’Avalon (j’étais ado), mais j’aurais du mal à retenter de la lire maintenant, ce n’est pas son univers qui m’attire le plus. Et puis, avec tous les faits sordides attachés à sa personne (pédophilie sur ses propres enfants), ça me fait reculer.

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