Dans la boucle temporelle – itération 3 : mars 2016

Lorsqu’un blog dépasse un certain nombre d’années d’existence et / ou d’articles, et à la condition que de nouveaux abonnés rejoignent sans cesse les rangs de sa communauté, il devient de moins en moins probable que les critiques et articles les plus anciens soient lus. Tout le monde n’a malheureusement pas le temps, ou l’envie, de se replonger dans les archives, sans compter qu’il peut être décourageant de débarquer sur un site qui compte des centaines de posts et de ne pas savoir par quelle voie attaquer cette montagne. Dans la boucle temporelle est une série d’articles conçue pour guider les nouveaux venus dans la masse de chroniques et autres articles de fond du blog, leur indiquant ce qu’ils devraient lire en priorité, remettant en lumière des posts oubliés mais potentiellement intéressants. Charge aux aponautes, ensuite, d’explorer les différents menus du blog pour lire le reste. Mais pour faire court, c’est bel et bien d’une sorte de résumé, en forme de best of, de ce qui s’est déroulé de plus marquant dans les précédentes « saisons » (comme on dirait si le blog était une série télévisée) de l’histoire du Culte.

Le concept étant lancé dans le sillage du quatrième anniversaire du blog, en janvier 2020, chacun des « épisodes », appelés itérations, de cette série d’articles remonte de quatre ans en arrière, mettant en lumière en moyenne trois articles du mois concerné (si un mois a été exceptionnellement prolifique et qu’un autre n’est pas spécialement riche en chroniques à remettre absolument en avant, la règle « 4 ans en arrière, mois à mois » peut éventuellement être outrepassée). Ainsi, en ce mois de mars 2020, nous allons nous re-pencher sur ceux de mars 2016. La présentation des articles s’accompagnera aussi d’un petit commentaire replaçant, parfois, ces posts dans le cadre plus général de l’histoire du blog.

Vous pouvez retrouver toutes les itérations sur cette page ou via ce tag.

Mars 2016, troisième mois d’existence du blog, marque la première proposition de SP, et est surtout dominé par des chroniques de romans de Glen Cook, un très connu et l’autre beaucoup moins. C’est aussi ce mois là que j’ai commencé un cycle que je trouve injustement méconnu et que je tente de remettre en avant aussi souvent que je le peux, La dague et la fortune.

black_company_1Nous aurons l’occasion d’en reparler lorsque je publierai le guide de lecture de la Dark Fantasy sur ce blog le mois prochain, mais dans ce sous-genre, le cycle de La compagnie noire est sans doute le plus incontournable de tous. J’ai commencé à le chroniquer en mars 2016, donc, et je vous ai (jusqu’ici) proposé des critiques de tous les tomes parus en français sauf le dernier (c’est prévu, ainsi que le matériel inédit récemment paru en anglais, vu que j’en ai assez d’attendre une VF qui semble devoir se faire désirer pour une sombre histoire de droits perdus, d’après le peu que j’en sais). Si vous ne connaissez pas ce roman au fond et à la forme très particuliers, avec ses personnages hauts en couleur et qui bossent pour les « méchants » (si tant est que ce qualificatif puisse s’appliquer à un univers où les nuances de gris sont la règle, où personne n’est totalement bon ou mauvais), je vous conseille vraiment d’aller lire ma critique complète, puis le bouquin dans la foulée (sachant qu’il existe des intégrales à prix fort sympathique des différents sous-cycles mettant en scène cette unité mercenaire), vous ne le regretterez pas  😉

dragon_cookRestons sur le même auteur, mais changeons complètement d’univers, et parlons du bien plus méconnu Le dragon ne dort jamais, cette fois un livre de science-fiction (si, si, Glen Cook en écrit aussi !) et un stand-alone. Certes, il ne s’agit ni du meilleur livre de l’auteur américain, ni d’un chef-d’oeuvre de la SF, et ça reste un roman touffu, qui va se mériter. Mais c’est aussi une SF militaire par un des maîtres de la Fantasy martiale, du Romain Lucazeau avant l’heure (mêlant Space Opera et influences romaines), également inspiré par Iain M. Banks et Frank Herbert, avec un univers dominé par des Vaisseaux (avec un grand « V ») géants et tout-puissants, et s’inscrivant dans la démarche de Cook de revisiter, à l’époque de sa rédaction, les grands empires antiques (démarche poursuivie l’année d’après par la publication de l’excellent -et également très nettement moins connu que La compagnie noireQushmarrah, dont nous reparlerons en juin). Si vous souhaitez en savoir plus sur ce livre, je vous invite à lire ma critique complète.

dragon_way_1Terminons ce retour en arrière dans l’histoire du Culte d’Apophis en parlant de La voie du dragon, premier tome du cycle La dague et la fortune. Le fait que cette pentalogie n’ait pas été traduite en entier (seuls les trois premiers romans l’ont été) explique peut-être le fait qu’elle soit aussi injustement (à mon sens) méconnue, à moins que, comme cela arrive parfois, elle n’ait tout simplement pas, pour reprendre l’expression consacrée, « rencontré son public », et ce malgré le fait qu’elle est signée Daniel Hanover, qui est en réalité Daniel Abraham, donc un des deux auteurs qui se cachent sous le pseudonyme commun « James S.A. Corey », le papa de The Expanse, dont la déclinaison en série a connu le triomphe critique que l’on sait. Mais (et n’importe quel directeur de collection vous le dira) le « ruissellement » des ventes massives d’une oeuvre donnée d’un auteur vers le reste de sa bibliographie n’arrive en fait que rarement. Et c’est d’autant plus dommage que cette Hard Fantasy s’éloigne des poncifs du genre, notamment via son exploitation très poussée de l’aspect économique et financier de son univers ou une inspiration qui tire plus vers l’Ancien Régime que vers la période médiévale. Pour en savoir plus, ma critique complète est lisible sur cette page.

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9 réflexions sur “Dans la boucle temporelle – itération 3 : mars 2016

  1. Aaah que c’est pas gentil de me rappeler une de mes grandes frustrations avec cette traduction interrompue de La Dague et la Fortune. Comme toi j’ai bien aimé et pour les mêmes raisons. Mais je me suis arrêté au T1 quand j’ai su que la traduction ne serait pas complète.
    Honte à moi: jamais lu Glen Cook

    Aimé par 1 personne

    • Eh bien nous avons tous un ou plusieurs « classiques  » de la SFFF que nous n’avons jamais lu, donc loin de moi l’idée de te jeter la pierre, mais je te conseille vraiment de lire au moins le tome 1 de La compagnie noire, tant il a été un élément fondateur de la Dark Fantasy / du Grimdark moderne.

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  2. Infiniement merci pour la qualité de tes productions !
    Depuis la découverte de ton blog en 2018, tes conseils de passionnés guident mes lectures !
    Vu la quantité de livres sur cette terre, j’utilise principalement le tag (Roman) Culte Apophis …
    Je pars des critiques les plus anciennes aux plus récentes pour découvrir le meilleur sélectionné par ton regard critique.
    Cette rubrique tombe donc à point nommée !
    La qualité des critiques est géniale, aussi bien sur le fond que sur la forme. On ressent et ta passion pour la lecture. Ta connaissance approfondie des sujets abordés, via les références aux autres oeuvres/auteurs est une valeur ajoutée géniale à tes critiques…
    Les analyses riches que tu portes sur les oeuvres comportent clairement des nuances qui ne sont pas à ma portée.
    C’est pour cette qualité qui fait que tu es mon guide de lecture privilégié = si c’est une (Roman) Culte Apophis alors il faut l’avoir lu !
    Encore une fois merci, et chapeau pour tout cela!

    Aimé par 1 personne

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