Bon, j’ai été nominé par un facétieux Lutin, multi-récidiviste du tag en tout genre, et comme les questions me plaisent bien, j’ai décidé de répondre à l’invitation (et puis parce que je suis poli, tout çaaaaa). Comme d’habitude, il faut nominer des gens, mais je préfère laisser aux personnes intéressées le choix de s’auto-désigner toutes seules comme des grandes.
Mais assez de bavardages, place aux questions !
Si tu avais la possibilité de correspondre avec un personnage de roman, lequel choisirais-tu ? (ou un auteur)
Je choisirais sans hésitation un vaisseau de la Culture, l’univers créé par le regretté Iain M. Banks. Un auteur… pas vraiment (voir réponse suivante).
Tu peux inviter un auteur à l’apéro, de qui s’agit-il ?
J’ai presque envie de dire : personne. Je suis moins intéressé par l’artisan que par son oeuvre, personnellement, tout simplement parce que j’ai souvent constaté que les deux étaient largement déconnectés : des petits salopiauds nous ont fourni des chefs-d’oeuvre littéraires, alors qu’au contraire des gens très recommandables sont incapables parfois de pondre un bouquin qui tient la route. En conséquence, c’est d’abord le bouquin qui m’intéresse, le reste n’est qu’accessoire.
Malgré tout, il y a 2-3 questions qui me turlupinent à propos de quelques personnes. Je vais donner un exemple : Glen Cook. Ce type là est resté ouvrier à la chaîne jusqu’à la retraite, alors que pendant plusieurs décennies, je pense qu’il aurait pu vivre de sa plume étant donné la popularité de ses bouquins. Je voudrais bien savoir pourquoi il n’a pas saisi cette opportunité d’écrire à plein temps.
Si tu devais écrire une fanfiction (une histoire imaginée par un fan, tirée d’un livre déjà existant), de quelle œuvre serait-elle tirée ?
Ben déjà, les fanfics, c’est pas DU TOUT mon truc. Si je devais sauter le pas et écrire, ma première idée serait de créer mon propre univers, mais bon… Si j’étais obligé, ce serait une nouvelle dans l’univers de la Culture ou de la Compagnie noire.
Un de tes livres préféré va être adapté au cinéma (imaginons !), on te propose d’y jouer un rôle, quel personnage choisirais-tu d’interpréter ?
Un des Asservis dans l’adaptation de la Compagnie noire, Martin Silenus dans celle d’Hyperion, ou Cheradenine Zakalwe dans celle de L’usage des armes de Banks.
Un de tes livres préféré a été adapté au cinéma (réellement), néanmoins tu n’es pas d’accord avec le choix de l’acteur/actrice pour jouer un des personnages, de quel personnage s’agit-il et quel(le) acteur/actrice verrais-tu à la place ?
Je vais faire la même réponse que Lutin : l’acteur choisi pour jouer Holden dans The Expanse ne me convient pas. Pour le remplaçant, aucune idée, mais quelqu’un d’un peu plus buriné et qui a moins l’air d’un lapin pris dans le faisceau des phares d’une bagnole, déjà.
Une de tes séries préférées est terminée mais tu souhaiterais voir une suite publiée. De quelle série s’agit-il ?
Le cycle de la Culture. Mais vu que l’auteur est mort… Donc je dirais un nouveau bouquin dans le monde d’Hyperion.
Voudrais-tu réécrire la fin d’un livre que tu as lu ? Si oui, de quel livre s’agit-il ?
La fin de Terre de David Brin, qui est d’une confondante stupidité. Brin est tellement, tellement meilleur que ça…
Constitue ta famille « livresque » idéale : père, mère, frère et soeur. Choisis bien !
Père – Kane du cycle du même nom, mère – la Dame de l’univers de la Compagnie noire, frère – Coltaine de La chaîne des chiens de Steven Erikson, soeur – Rachel d’Hyperion.
Pour quelle édition collector dépenserais-tu sans hésiter la moitié de ton salaire ?
Aucune en particulier. Par contre je serais prêt à donner du pognon pour que chaque livre SFFF publié en français un jour soit disponible en POD (impression à la demande) et / ou en version électronique. Ce serait pour moi une avancée décisive, vu à quel point on galère pour retrouver des exemplaires (même d’occasion) de certains bouquins.
L’eau dort est le neuvième et avant-dernier tome du cycle de la Compagnie Noire (il n’est estampillé tome 10-11 dans l’édition française qu’en raison de la coupure systématique en deux livres depuis le roman précédent). C’est aussi le troisième volume du sous-cycle des Livres de la Pierre scintillante. Comme à mon habitude, je vous en propose la critique complète en une seule fois.
Becky Chambers est une autrice californienne issue d’une famille « fortement impliquée dans les sciences spatiales », mais qui a un background personnel qui relève de plusieurs domaines artistiques (dont l’écriture, de romans, donc, mais aussi d’essais et de nouvelles). L’espace d’un an est le premier volume d’une série appelée Voyageurs. Le tome 2 sort en français le 22 juin 2017, sous le curieux titre Libration (en VO, c’est A closed and common orbit). C’est un stand-alone, qui reprend deux personnages du tome 1 mais ne nécessite pas que ce dernier ait été lu auparavant pour être compréhensible (même si c’est évidemment un gros plus).
Coûte que coûte est le onzième (!) roman du cycle Honor Harrington. Il marque la fin d’une époque, celle des combats entre Havre et Manticore qui dure depuis l’incident du tome 1. Pour pouvoir le comprendre pleinement, il est vivement conseillé d’avoir lu (au moins partiellement) les deux séries dérivées du cycle principal, à savoir
The shadow of Elysium est considéré, sur Goodreads, comme le tome 2.5 du cycle The Shadow Campaigns. En réalité, la place de cette nouvelle dans cette saga est un peu plus compliquée que cela : elle se déroule à-peu-près à la même époque que
Ian McDonald est un écrivain britannique (irlandais par sa mère) vivant à Belfast. Les conflits d’Irlande du Nord (et les facteurs qui les sous-tendent) ont d’ailleurs marqué son oeuvre, qui est également caractérisée par son fort aspect technologique et postcyberpunk, par une tendance aux contextes exotiques (inspirés par l’Inde, la Turquie, l’Afrique, l’Amérique du sud) et par des économies et des sociétés en plein développement ou changement de paradigme.
Edmond Hamilton (1904-1977) était un auteur de science-fiction (mais aussi de Fantasy, d’horreur, de thrillers, de polars !) très prolifique, un des piliers, avec Lovecraft et Howard, du légendaire magazine « pulp » Weird Tales, ainsi que de nombreuses autres publications du même genre (dans certains cas, une demi-douzaine de ses histoires sont publiées le même mois, que ce soit sous son nom ou sous pseudonyme, parfois dans un seul magazine !). Créateur du Space Opera avec E.E « Doc » Smith, il a aussi reçu le premier prix de SF décerné par les lecteurs, un précurseur du Hugo.
Elizabeth Bear (il s’agit d’un pseudonyme) est une romancière et nouvelliste (très prolifique) américaine multi-primée (Prix John Campbell 2005, deux Hugo pour des textes courts, prix Locus). Le gain de plusieurs Hugo après l’obtention du prix Campbell du meilleur nouvel écrivain est rarissime, puisque seuls quatre autres auteurs ont réalisé cette combinaison, et pas des moindres : Orson Scott Card, Ted Chiang, C.J Cherryh et le moins connu sous nos latitudes Spider Robinson. Elle a publié des textes relevant des trois grands genres des littératures de l’imaginaire : SF, Fantastique et Fantasy. Le roman dont je vais vous parler aujourd’hui, le premier tome d’une trilogie appelée Eternal Sky, appartient à cette dernière. Une seconde trilogie, The Lotus kingdoms, est en cours d’écriture : son premier tome, The stone in the skull, sort le 10 octobre 2017.
Peter Newman est un écrivain anglais dont le livre The Vagrant (« Le vagabond »), publié en 2015, a gagné le prix Morningstar (la version premier roman du prix David Gemmell) 2016. Il s’agit du tome 1 d’une trilogie, le troisième étant attendu le 20 avril. De plus, deux nouvelles, The hammer and the goat et The Vagrant and the city (qui se situe entre les livres 2 et 3) se déroulant dans le même univers sont également disponibles. En plus de l’écriture de romans, Peter Newman officie aussi (notamment) sur le MMORPG Albion Online.