Tag – Je suis un fanboy (2)

ApophisBon, j’ai été nominé par un facétieux Lutin, multi-récidiviste du tag en tout genre, et comme les questions me plaisent bien, j’ai décidé de répondre à l’invitation (et puis parce que je suis poli, tout çaaaaa). Comme d’habitude, il faut nominer des gens, mais je préfère laisser aux personnes intéressées le choix de s’auto-désigner toutes seules comme des grandes.

Mais assez de bavardages, place aux questions !

Si tu avais la possibilité de correspondre avec un personnage de roman, lequel choisirais-tu ? (ou un auteur)

Je choisirais sans hésitation un vaisseau de la Culture, l’univers créé par le regretté Iain M. Banks. Un auteur… pas vraiment (voir réponse suivante).

Tu peux inviter un auteur à l’apéro, de qui s’agit-il ?

J’ai presque envie de dire : personne. Je suis moins intéressé par l’artisan que par son oeuvre, personnellement, tout simplement parce que j’ai souvent constaté que les deux étaient largement déconnectés : des petits salopiauds nous ont fourni des chefs-d’oeuvre littéraires, alors qu’au contraire des gens très recommandables sont incapables parfois de pondre un bouquin qui tient la route. En conséquence, c’est d’abord le bouquin qui m’intéresse, le reste n’est qu’accessoire.

Malgré tout, il y a 2-3 questions qui me turlupinent à propos de quelques personnes. Je vais donner un exemple : Glen Cook. Ce type là est resté ouvrier à la chaîne jusqu’à la retraite, alors que pendant plusieurs décennies, je pense qu’il aurait pu vivre de sa plume étant donné la popularité de ses bouquins. Je voudrais bien savoir pourquoi il n’a pas saisi cette opportunité d’écrire à plein temps.

Si tu devais écrire une fanfiction (une histoire imaginée par un fan, tirée d’un livre déjà existant), de quelle œuvre serait-elle tirée ?

Ben déjà, les fanfics, c’est pas DU TOUT mon truc. Si je devais sauter le pas et écrire, ma première idée serait de créer mon propre univers, mais bon… Si j’étais obligé, ce serait une nouvelle dans l’univers de la Culture ou de la Compagnie noire.

Un de tes livres préféré va être adapté au cinéma (imaginons !), on te propose d’y jouer un rôle, quel personnage choisirais-tu d’interpréter ?

Un des Asservis dans l’adaptation de la Compagnie noire, Martin Silenus dans celle d’Hyperion, ou Cheradenine Zakalwe dans celle de L’usage des armes de Banks.

Un de tes livres préféré a été adapté au cinéma (réellement), néanmoins tu n’es pas d’accord avec le choix de l’acteur/actrice pour jouer un des personnages, de quel personnage s’agit-il et quel(le) acteur/actrice verrais-tu à la place ?

Je vais faire la même réponse que Lutin : l’acteur choisi pour jouer Holden dans The Expanse ne me convient pas. Pour le remplaçant, aucune idée, mais quelqu’un d’un peu plus buriné et qui a moins l’air d’un lapin pris dans le faisceau des phares d’une bagnole, déjà.

Une de tes séries préférées est terminée mais tu souhaiterais voir une suite publiée. De quelle série s’agit-il ? 

Le cycle de la Culture. Mais vu que l’auteur est mort… Donc je dirais un nouveau bouquin dans le monde d’Hyperion.

Voudrais-tu réécrire la fin d’un livre que tu as lu ? Si oui, de quel livre s’agit-il ?

La fin de Terre de David Brin, qui est d’une confondante stupidité. Brin est tellement, tellement meilleur que ça…

Constitue ta famille « livresque » idéale : père, mère, frère et soeur. Choisis bien !

Père – Kane du cycle du même nom, mère – la Dame de l’univers de la Compagnie noire, frère – Coltaine de La chaîne des chiens de Steven Erikson, soeur – Rachel d’Hyperion.

Pour quelle édition collector dépenserais-tu sans hésiter la moitié de ton salaire ?

Aucune en particulier. Par contre je serais prêt à donner du pognon pour que chaque livre SFFF publié en français un jour soit disponible en POD (impression à la demande) et / ou en version électronique. Ce serait pour moi une avancée décisive, vu à quel point on galère pour retrouver des exemplaires (même d’occasion) de certains bouquins.

 

 

 

L’eau dort – Glen Cook

Une pluie de révélations !

eau_dort_1L’eau dort est le neuvième et avant-dernier tome du cycle de la Compagnie Noire (il n’est estampillé tome 10-11 dans l’édition française qu’en raison de la coupure systématique en deux livres depuis le roman précédent). C’est aussi le troisième volume du sous-cycle des Livres de la Pierre scintillante. Comme à mon habitude, je vous en propose la critique complète en une seule fois.

Après l’incroyable retournement de situation de la fin du roman précédent, et le cliffhanger associé, il était évident que beaucoup de choses allaient changer dans celui-ci. Mais ce à quoi je ne m’attendais pas vraiment, en revanche, est l’avalanche de révélations, qui jettent du coup un tout nouvel éclairage sur les livres antérieurs. J’ai toujours loué le fait que chaque tome de la Compagnie Noire change quelque chose (le narrateur, le mode de narration, le lieu de l’action, la temporalité, etc) par rapport à son prédécesseur, mais celui-ci constitue probablement le changement le plus radical de tous, à la fois en terme de protagonistes et de transmission d’informations au lecteur : Cook était resté jusque là très opaque sur certains points, et dans L’eau dort, il change complètement sa manière de faire, noyant presque le lecteur sous des révélations qui, pour certaines, sont complètement inattendues.

Attention, par contre : arrivé au tome 9 d’un cycle, les spoilers sur les romans précédents sont plus ou moins inévitables, mais sur ce livre en particulier, il est quasiment impossible d’en faire une chronique sans vous spoiler horriblement ses prédécesseurs. Je vous garantis une absence de spoilers majeurs sur les événements propres à ce tome 9, pour le reste la lecture de cette critique est à vos risques et périls. Si vous ne voulez pas vous gâcher certaines surprises de taille si vous n’avez pas encore fini Elle est les ténèbres, je vous conseille de passer directement à la conclusion.  Continuer à lire « L’eau dort – Glen Cook »

L’espace d’un an – Becky Chambers

Le petit vaisseau dans la prairie galaxie

Je remercie Monsieur Le Bars, des éditions l’Atalante, de m’avoir donné la possibilité de lire ce livre

petit_vaisseau_prairieBecky Chambers est une autrice californienne issue d’une famille « fortement impliquée dans les sciences spatiales », mais qui a un background personnel qui relève de plusieurs domaines artistiques (dont l’écriture, de romans, donc, mais aussi d’essais et de nouvelles). L’espace d’un an est le premier volume d’une série appelée Voyageurs. Le tome 2 sort en français le 22 juin 2017, sous le curieux titre Libration (en VO, c’est A closed and common orbit). C’est un stand-alone, qui reprend deux personnages du tome 1 mais ne nécessite pas que ce dernier ait été lu auparavant pour être compréhensible (même si c’est évidemment un gros plus).

Malgré des notes assez impressionnantes sur Goodreads (respectivement 4.18 et 4.41 pour les tomes 1 et 2), et des retours globalement positifs de la critique française, je n’avais pas l’intention de lire ce roman, qui, à mon avis, ne me correspondait pas. Mais il se trouve que l’Atalante a eu la bonté de m’en fournir un exemplaire, et que je suis en plein dans mon challenge annuel sortir de ma zone de confort. Bon, je ne vais pas vous mentir, si j’ai trouvé ça sympathique (et quelque part rafraîchissant), ce n’est pas vraiment un livre pour les lecteurs dans mon genre, mais par contre la plupart d’entre vous risquent de l’adorer. Je vais donc essayer de vous expliquer ce qui pourra poser problème à certains et en charmer d’autres (et inversement).  Continuer à lire « L’espace d’un an – Becky Chambers »

Coûte que coûte – David Weber

L’échelle d’intensité des combats est désormais graduée jusqu’à 11

HH_11_1Coûte que coûte est le onzième (!) roman du cycle Honor Harrington. Il marque la fin d’une époque, celle des combats entre Havre et Manticore qui dure depuis l’incident du tome 1. Pour pouvoir le comprendre pleinement, il est vivement conseillé d’avoir lu (au moins partiellement) les deux séries dérivées du cycle principal, à savoir La couronne des esclaves et Saganami (notez que vous avez vraiment intérêt à ne lire le tome 2 de cette dernière série qu’après Coûte que coûte, faute de quoi vous allez vous auto-spoiler à propos d’un événement tragique). Comme pour tous les tomes postérieurs au 5, celui-ci est divisé en deux livres, pour un total de plus de 1100 pages.

Au passage, j’en profite pour signaler que dans la collection poche (« la petite dentelle ») que l’Atalante s’apprête à lancer, figurent les deux premiers tomes de la série (sympathiques mais pas les meilleurs -qui sont pour moi les 4, 5 et ce tome 11-), une bonne occasion de découvrir cette saga de référence en matière de SF militaire. Les quatre premiers romans étaient déjà parus en format poche (chez J’ai lu) il y a quelques années, mais là on peut espérer que c’est l’intégralité du cycle qui, à terme, sera disponible à ce prix.

Après des tomes 9 et 10 assez mous, trop longs, plus orientés intrigues politiques et moins riches en batailles spatiales d’envergure ou détaillées (ce qui n’est d’ailleurs pas forcément rédhibitoire, puisque les tomes 4 et 5 dont je parlais juste avant sont justement intéressants sur un plan autre que martial), c’est avec une certaine appréhension qu’on attaque ce nouveau livre : pourtant, force est de constater que sur tous les plans, ça repart très fort dès le début et que le charme opère comme avant. Car de nombreux paradigmes vont changer, aussi bien dans l’univers que pour l’héroïne, et car pour l’amateur de combats spatiaux, ce livre n’est qu’un long orgasme de plus de mille pages !   Continuer à lire « Coûte que coûte – David Weber »

The shadow of Elysium – Django Wexler

Instructif et émouvant

shadow_of-elysiumThe shadow of Elysium est considéré, sur Goodreads, comme le tome 2.5 du cycle The Shadow Campaigns. En réalité, la place de cette nouvelle dans cette saga est un peu plus compliquée que cela : elle se déroule à-peu-près à la même époque que The Shadow Throne, le tome 2, est en quelque sorte une « suite » de The penitent damned (pour le coup un vrai « tome 0.5 »), mais peut en même temps se comprendre et s’apprécier sans avoir jamais lu un seul texte, au format long ou court, du cycle.

Signalons également que contrairement au tome 0.5, celui-ci n’est pas gratuit, mais payant. Ce qui est particulièrement dommage car il contient une explication sur les démons qui me paraît assez capitale dans le Magicbuilding de cet univers. J’espère donc que la dite explication est reprise, sous une forme ou une autre, dans un des tomes suivants (le 3 et le 4 sont parus au moment où je rédige ces lignes, le 5 est attendu dans l’année).  Continuer à lire « The shadow of Elysium – Django Wexler »

Le culte d’Apophis / Les éditions l’Atalante : le concours !

ApophisIl y a tout un tas de raisons pour organiser un concours sur ce blog : fêter le centième abonné, le fait qu’au rythme actuel, ce blog aura eu autant de visiteurs et de vues (7439 visiteurs uniques / 27114 vues) en 4 mois que durant toute l’année 2016 (où les résultats étaient déjà plus qu’honorables pour un blog âgé d’un an), ou que, toujours si le rythme se maintient, nous atteindrons normalement les 100 000 vues courant décembre. Bref, remercier la communauté du Culte pour sa fidélité et son soutien.

Si ces raisons sont présentes, il y en a une autre que je veux mettre en avant, comme cela a été fait dès la fondation de ce blog : le soutien des littératures de genre populaires, et particulièrement de la SF militaire, sous-genre probablement le plus mal-aimé en France. En conséquence, en partenariat avec les éditions l’Atalante (que je remercie chaleureusement pour leur générosité), référence absolue en matière de SF militaire dans l’Hexagone, le Culte d’Apophis vous propose de gagner non pas un… mais trois lots. Et comme l’Atalante propose toutes les nuances de la SF et de la Fantasy, de la populaire à l' »intelligente », de l’humaniste à la guerrière, ces lots comprendront plusieurs types de romans, y compris pour celles et ceux qui n’apprécient pas le cadre martial ! Mais place aux détails  😉 Continuer à lire « Le culte d’Apophis / Les éditions l’Atalante : le concours ! »

Luna – Ian McDonald

Quelle claque ! 

luna_mcdonaldIan McDonald est un écrivain britannique (irlandais par sa mère) vivant à Belfast. Les conflits d’Irlande du Nord (et les facteurs qui les sous-tendent) ont d’ailleurs marqué son oeuvre, qui est également caractérisée par son fort aspect technologique et postcyberpunk, par une tendance aux contextes exotiques (inspirés par l’Inde, la Turquie, l’Afrique, l’Amérique du sud) et par des économies et des sociétés en plein développement ou changement de paradigme.

Luna est le premier tome d’une trilogie (une nouvelle, The fifth dragon, est également un prélude à ce cycle). Le roman parle des intrigues associées aux cinq familles qui contrôlent l’industrie d’une Lune colonisée, ce qui, pour reprendre les propres termes de l’auteur, donne un « Game of Domes » ou un « Dallas de l’espace ». Les nombreux fans de McDonald seront d’ailleurs ravis d’apprendre que la traduction du tome 2 (qui doit sortir en VO le 28 mars) est d’ores et déjà entamée. J’anticipe un peu, mais je peux vous dire que personnellement, je vais attendre cette suite avec une GRANDE impatience ! Continuer à lire « Luna – Ian McDonald »

L’empereur de l’espace – Edmond Hamilton

Capitaine Flam, finalement, tu es bien de notre galaxie, et pas du fond de la nuit ! 

empereur_espace_hamiltonEdmond Hamilton (1904-1977) était un auteur de science-fiction (mais aussi de Fantasy, d’horreur, de thrillers, de polars !) très prolifique, un des piliers, avec Lovecraft et Howard, du légendaire magazine « pulp » Weird Tales, ainsi que de nombreuses autres publications du même genre (dans certains cas, une demi-douzaine de ses histoires sont publiées le même mois, que ce soit sous son nom ou sous pseudonyme, parfois dans un seul magazine !). Créateur du Space Opera avec E.E « Doc » Smith, il a aussi reçu le premier prix de SF décerné par les lecteurs, un précurseur du Hugo.

Il est particulièrement connu pour le cycle Capitaine Futur (dont L’empereur de l’espace est le premier des 20 tomes, dont 19 écrits par Hamilton), beaucoup plus connu en France sous le nom de… Capitaine Flam ! Eh oui, l’anime de mon enfance était en fait issu d’une série de textes publiés dans des pulps (dont un magazine qui lui était dédié) entre 1940 et 1951, mais je ne l’ai appris que bien plus tard (alors qu’en préparant cette critique, je me suis aperçu que c’était écrit en gros dans le générique, honte extrême…). Contrairement à ce qu’on pense, le personnage n’a pas été créé par Hamilton mais par une légende des comics DC, Mort Weisinger (créateur -entre autres- d’Aquaman, de Green Arrow, et de certains ajouts fondamentaux dans l’univers de Superman).

Ce cycle est typique de la première phase de l’oeuvre d’Edmond Hamilton, celle marquée principalement par l’aventure, un aspect mélodramatique et chevaleresque, un côté extrême, « larger than life » comme disent les américains (des méchants très méchants, des enjeux énormes -le sort du monde / du système solaire / de la galaxie / de l’univers est en jeu, rien de moins-, on se balade dans les étoiles, les dimensions et le temps, etc) mais dénuée (selon ses détracteurs) de cette profondeur qui caractérise la SF dite « intelligente ». Cependant, au fil des années, et de l’évolution des goûts du public, ce style de SF d’aventure, taillé avant tout pour le divertissement, fut ringardisé, regardé de haut. Hamilton lui-même, après son mariage avec Leigh Brackett (en 1946), se mit à écrire des histoires plus « réalistes ». Pourtant, lorsqu’on gratte un peu la surface du cycle, on s’aperçoit que c’est bien moins basique que certains ont voulu le faire croire, notamment sur le plan de la description (pseudo-)scientifique très détaillée des machines présentes dans les romans (sur ce point, on pourrait d’ailleurs considérer qu’un David Weber, par exemple, est un héritier d’Hamilton) ou de la mise en avant de l’intelligence par opposition à la force brute.  Continuer à lire « L’empereur de l’espace – Edmond Hamilton »

Range of ghosts – Elizabeth Bear

Une Fantasy de la Route de la soie de grande qualité

range_of_ghostsElizabeth Bear (il s’agit d’un pseudonyme) est une romancière et nouvelliste (très prolifique) américaine multi-primée (Prix John Campbell 2005, deux Hugo pour des textes courts, prix Locus). Le gain de plusieurs Hugo après l’obtention du prix Campbell du meilleur nouvel écrivain est rarissime, puisque seuls quatre autres auteurs ont réalisé cette combinaison, et pas des moindres : Orson Scott Card, Ted Chiang, C.J Cherryh et le moins connu sous nos latitudes Spider Robinson. Elle a publié des textes relevant des trois grands genres des littératures de l’imaginaire : SF, Fantastique et Fantasy. Le roman dont je vais vous parler aujourd’hui, le premier tome d’une trilogie appelée Eternal Sky, appartient à cette dernière. Une seconde trilogie, The Lotus kingdoms, est en cours d’écriture : son premier tome, The stone in the skull, sort le 10 octobre 2017.

Range of ghosts (« La chaîne -de montagnes- des fantômes ») vous projette dans un monde fabuleux, inspiré par la Mongolie, la Chine, le Tibet / l’Inde et la Turquie / l’Iran / l’Arabie, avec beaucoup d’éléments fantastiques. J’avais entendu beaucoup de bien à propos de l’écriture d’Elizabeth Bear, et je dois dire que je n’ai pas été déçu : c’est une conteuse de grande qualité.  Continuer à lire « Range of ghosts – Elizabeth Bear »

The Vagrant – Peter Newman

Le trio le plus improbable de toute l’histoire de la Science-Fantasy : un muet, un bébé et une chèvre ! 

the_vagrantPeter Newman est un écrivain anglais dont le livre The Vagrant (« Le vagabond »), publié en 2015, a gagné le prix Morningstar (la version premier roman du prix David Gemmell) 2016. Il s’agit du tome 1 d’une trilogie, le troisième étant attendu le 20 avril. De plus, deux nouvelles, The hammer and the goat et The Vagrant and the city (qui se situe entre les livres 2 et 3) se déroulant dans le même univers sont également disponibles. En plus de l’écriture de romans, Peter Newman officie aussi (notamment) sur le MMORPG Albion Online. 

Si l’univers présenté n’est pas à proprement parler original, il est en revanche très inhabituel, mais bien moins que le trio de protagonistes, sans aucun doute un des plus, sinon LE plus improbable de toute l’histoire de la SFFF, puisqu’il est formé d’un muet, d’un bébé… et d’une chèvre !  (-scandaleusement- absente de la couverture, par ailleurs très réussie).  Continuer à lire « The Vagrant – Peter Newman »