L’espace d’un an – Becky Chambers

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Le petit vaisseau dans la prairie galaxie

Je remercie Monsieur Le Bars, des éditions l’Atalante, de m’avoir donné la possibilité de lire ce livre

petit_vaisseau_prairieBecky Chambers est une autrice californienne issue d’une famille « fortement impliquée dans les sciences spatiales », mais qui a un background personnel qui relève de plusieurs domaines artistiques (dont l’écriture, de romans, donc, mais aussi d’essais et de nouvelles). L’espace d’un an est le premier volume d’une série appelée Voyageurs. Le tome 2 sort en français le 22 juin 2017, sous le curieux titre Libration (en VO, c’est A closed and common orbit). C’est un stand-alone, qui reprend deux personnages du tome 1 mais ne nécessite pas que ce dernier ait été lu auparavant pour être compréhensible (même si c’est évidemment un gros plus).

Malgré des notes assez impressionnantes sur Goodreads (respectivement 4.18 et 4.41 pour les tomes 1 et 2), et des retours globalement positifs de la critique française, je n’avais pas l’intention de lire ce roman, qui, à mon avis, ne me correspondait pas. Mais il se trouve que l’Atalante a eu la bonté de m’en fournir un exemplaire, et que je suis en plein dans mon challenge annuel sortir de ma zone de confort. Bon, je ne vais pas vous mentir, si j’ai trouvé ça sympathique (et quelque part rafraîchissant), ce n’est pas vraiment un livre pour les lecteurs dans mon genre, mais par contre la plupart d’entre vous risquent de l’adorer. Je vais donc essayer de vous expliquer ce qui pourra poser problème à certains et en charmer d’autres (et inversement). 

Genre, influences 

Euh… SF ? Non, parce qu’en fait, ça ne rentre pratiquement dans aucun sous-genre, à part à la rigueur la soft-SF (même si je trouve que ça manque de profondeur pour être placé dans le même sac que Dune, par exemple). Et en tout cas, vous pouvez être certain de deux choses : ce n’est ni de la SF militaire, ni de la Hard-SF (voir plus loin). Mais honnêtement, je trouve que les oripeaux SF sont plus un prétexte pour parler de thèmes de société actuels qu’autre chose, à un très haut degré. Tellement haut qu’on frôle le syndrome Vandana Singh, par moments.

D’autre part, ce livre fait preuve d’un optimisme parfois à la limite du béat (et d’autres fois est bien conscient de la realpolitik) à un point tel que, conjugué à ses personnages très cools, j’ai envie de lui forger une nouvelle étiquette : la Hippie-SF.

Les influences principales sont David Brin, Star Trek, Dune (uniquement pour les paires sianates, qui rappellent dans leur fonction les Navigateurs de la Guilde) et surtout Vernor Vinge, sur deux points : le fait que des extraterrestres d’apparence assez loufoque (en tout cas hors des canons du reste de la SF) soient des membres à part entière de la société galactique, et très compétents dans certaines spécialités, et surtout le format des messages tirés du Réseau, qui est un hommage complètement évident à Un feu sur l’abîme, jusqu’aux termes employés (chemin traduction, encryptage, etc). Enfin, l’ansible (dispositif de communication interstellaire instantanée) utilisé ramène à celui inventé par Ursula Le Guin.

Univers

Si vous êtes amateur de Hard-SF, vous risquez d’avoir du mal avec l’univers du roman. Parce que pour quelqu’un issu d’une famille très « impliquée dans les sciences spatiales », et « dont l’espace est un des sujets de prédilection » (dixit le site de Ms Chambers et le rabat de la seconde de couv’ de l’Atalante), c’est vraiment très, très léger sur le plan de la « quincaillerie SF ». On nous mélange dans la même phrase cordes et particules (sous-entendu ponctuelles, ce qui est une hérésie vu que l’objectif de la théorie des cordes est justement de remplacer les particules de dimension 0 par des cordes unidimensionnelles), on nous explique qu’aucune espèce ne peut fabriquer d’IA plus intelligente qu’elle (la Singularité, connaît pas, ce qui est d’autant plus bizarre quand certains points sont un hommage évident à Vinge), les vaisseaux marchent avec un carburant à base… d’algues, on nous parle d’un super-carburant (enfin, je suppose que c’en est un) appelé ambi qui a l’air d’être au carrefour de la matière noire et de l’antimatière (au passage, il va falloir m’expliquer pourquoi, si on dispose d’algues capables d’alimenter en énergie une machine « forant » l’espace-temps, on a besoin d’un autre type de carburant, vu que, quelle que soit sa nature, il sera toujours plus onéreux à extraire, raffiner ou transporter que des algues, m’enfin bon…) mais sans que ce soit clairement expliqué, on nous dit que l’évolution est impossible à simuler (contrairement à messieurs Egan, Simmons ou McDonald, que j’ai nettement plus tendance à croire sur ce coup là), et j’en passe.

De toute façon, à part quelques vagues précisions sur la structure de l’espace (les personnages sont dans un vaisseau « tunnelier » qui fore des trous de ver), visiblement, l’aspect « science » dans science-fiction n’a pas vraiment de place dans ce livre (et nous verrons que c’est en un sens également le cas pour l’aspect « fiction »). Bref, si vous vous attendez à lire du Egan, ou même quelque chose de plus « léger » tout en restant Hard-SF (Watts, Baxter, etc), vous n’êtes certainement pas à la bonne adresse. Je ne dis pas que c’est un mauvais point, juste que c’est un point à prendre en compte, et que, amateur de Hard-SF ou pas, il faut bien être conscient que l’aspect scientifique est extrêmement léger dans L’espace d’un an. Ce qui ne dérangera probablement pas la majorité des lecteurs, d’ailleurs.

Le reste de l’univers est au carrefour de celui de David Brin dans le cycle élévation et de la Fédération de Star Trek, mais en (un peu) moins utopiste (visiblement, il reste des politiciens prêts à faire des compromis avec des espèces agressives pour accéder à des ressources rares). Comme chez Brin, les humains sont des membres sans importance de l’Union Galactique, issus d’une planète qui a subi une effondrement écologique à cause de la surpopulation, lançant les riches sur Mars et les pauvres dans une caravane de vaisseaux spatiaux à générations secourue in extremis par une sonde alien (d’où leur entrée dans la communauté stellaire des nations). Ils sont méprisés (comme chez… oui, c’est ça) parce que ces parvenus ne sont pas passés par les mêmes étapes que les autres, à savoir parvenir à la stabilité interne (plus de guerres, de racisme intra-espèce, etc) avant de se lancer dans la conquête de l’espaaaace.

Il y a de très nombreuses espèces aliens, certaines sympas, d’autres moins. Mais je vais en reparler.

Personnages *

Magic carpet ride, Steppenwolf, 1968 (<–, non, il n’y a pas que Born to be wild qui soit valable dans leur discographie !)

Nous suivons donc l’équipage du vaisseau Voyageur, comprenant cinq humains, trois extraterrestres et une IA. Je suis très partagé à propos de ces personnages : le très bon point est qu’ils sont à la fois très vivants et très sympathiques, tandis que le mauvais est qu’ils sont pour la plupart extrêmement stéréotypés : Corbin le gars pas sympa qui va se retrouver dans le pétrin et que le reste de l’équipage, qui ne peut pas le blairer, va pourtant aider sans la moindre hésitation, Kizzy la tech très cool, un peu fofolle et qui fume de la Space Ganja (ça ne s’appelle pas comme ça dans le livre, bien entendu, mais l’idée est là), Rosemary, la petite nouvelle qui cache un lourd secret, Ohan, le Navigateur de la Guilde Spatiale… euh, pardon, la paire sianate dont l’expertise est indispensable pour naviguer dans l’hyperespace (pardon, l’infrastrate), Ashby, le capitaine qui essaye de faire la police entre des caractères parfois très antagonistes (des expansifs aux introvertis, des scrupuleux aux bordéliques, et ainsi de suite), etc.

Deux d’entre eux sortent du lot : Jenks, le technicien amoureux… de l’IA du bord, Lovelace (non, pas en référence à Linda, bande de petits pervers, mais bien entendu à Ada), et surtout le Docteur Miam, qui, comme son nom l’indique, est à la fois le médecin et le cuistot du bord (une sorte de croisement improbable mais très réussi entre Phlox et Neelix dans les séries Star Trek). Quoi qu’il en soit, chacun a sa propre histoire, qui nous est racontée, souvent avec pas mal de détails, au cours du roman. La plupart sont des marginaux sur un plan ou un autre, dans le sens qu’ils ne se conforment pas aux règles de leur propre société ou celles de leurs partenaires (Ashby et sa relation avec Pei, Jenks et toute l’histoire du kit avec Lovey, la nature de Corbin, etc).

A vrai dire, aux deux exceptions signalées plus haut, j’ai trouvé que la dynamique des relations entre les personnages était bien plus intéressante que ces derniers.

Je suis également très partagé à propos des races extraterrestres : d’un côté, j’apprécie qu’on évite les variantes du plan de base humanoïde à la Star Trek, ou les animaux en peluche à la Star Wars, et j’ai beaucoup aimé que Ms Chambers (qui a d’ailleurs l’air absolument charmante d’après sa photo, et que j’adorerais rencontrer un jour, du moins si mes apparitions en salons n’avaient pas la même probabilité que celles de la Vierge) essaye de nous donner une vue sur ce que pourrait être une société et une psychologie différente. J’ai aussi beaucoup apprécié le côté « les humains vus par les aliens », c’est très bien fait (rien que le fait que les terriens vus comme des « conquérants » soit une idée risible aux yeux du reste de l’UG est très rafraîchissant, déjà). Mais d’un autre côté… on est terriblement loin des vrais cadors des cultures, psychologies, des morphologies ou physiologies aliens autres, des Watts, des Chiang ou des Stephen Baxter, pour citer quelques exemples.

Thématiques *

Listen to the flower people, Spinal Tap.

Les thématiques sont caractéristiques (souvent jusqu’à la caricature dans ce roman) de la SF dite « intelligente » : la guerre c’est pas bien, les armes c’est mal (je rappelle 1/ qu’une arme est un objet, et que c’est la personne qui la manie qui tue et 2/ qu’une arme à feu peut servir à autre chose qu’à tuer, par exemple à se dépasser ou se détendre via le tir sportif), il ne faut pas faire de mal à la planète, c’est caca, enfin bon, vous voyez le genre.

Les thématiques sont donc écologistes, pacifistes, il y a des allégories (trois…) des relations inter-ethniques (ici, inter-raciales, au sens de race extraterrestre ou artificielle comme une IA), une lutte pour la reconnaissance des IA comme des personnes à part entière (allégorie de la reconnaissance des droits de la femme / la personne de couleur / l’esclave / etc), une métaphore des questions de genre (via le Docteur Miam), une réflexion sur les différences culturelles et le moyen de les dépasser, une allégorie de l’homosexualité via la relation Sissix / Rosemary, du racisme (avec « spéciste » qui remplace « raciste »), des luttes de classe (avec les riches sur Mars et les pauvres, les Exodiens, dans une caravane de vaisseaux parcourant la galaxie, tels des gitans ou des hippies de l’espaaaaace), etc.

Personnellement, je n’ai pas été ennuyé par les thèmes, mais par la manière de les traiter : d’une part, avec la subtilité d’un bulldozer, d’autre part en phagocytant tout le reste à part la caractérisation des personnages. Mais bon, tout est affaire d’appréciation personnelle, ça passera sans doute mieux chez la plupart d’entre vous que chez moi.

Structure, intrigue

Pour faire simple : il n’y en a pratiquement pas. En gros, ce qui tient lieu d’intrigue est que le Voyageur (je pense qu’il y a avait de meilleures traductions à faire de Wayfarer, qui renvoyaient moins à Star Trek, déjà….) doit forer un Trou de ver vers le centre galactique (où personne ne va jamais) parce que l’UG va y signer l’acte d’adhésion d’un des clans fortement antagonistes d’une espèce très belliqueuse au seul motif que ces gens là contrôlent l’équivalent SF de champs pétrolifères (comme quoi, quand l’autrice le veut, elle sait se faire un peu moins naïve…). Point. Et autant dire que cet objectif n’est finalement qu’une note en bas de page, tant on s’intéresse plus à tout autre chose qu’à lui. Il n’y a qu’à voir la disparité énorme entre les scènes de « la vie de tous les jours » et les « petites histoires » des membres de l’équipage et ce qui concerne l’intrigue principale, à laquelle on s’intéresse vaguement, en passant, quand on y pense.

En réalité, ce roman ressemble plus à un fix-up de nouvelles partageant un fil rouge et des personnages communs qu’à autre chose : j’ai plus eu l’impression de voir une succession de petites histoires (entre la scénette et la saynète, vu le côté comique, voire loufoque, des personnages) que quelque chose qui avait une vraie cohérence d’ensemble. Là encore, certains s’en foutront, mais bon, pour moi, c’est beaucoup trop décousu pour remporter mon adhésion sur ce plan.

Narration, ton

Il y a un point qui va être encore bien plus polarisant que les autres : le ton. C’est ultra-optimiste (sans totalement occulter la realpolitik et le fait que shit happens, m8), parfois dégoulinant de guimauve (voire de naïveté pure et simple) à un niveau qui fera sans aucun doute fuir certains d’entre vous. C’est simple, on peut résumer ça en une analogie (qui revient d’ailleurs de façon récurrente dans les critiques anglo-saxonnes ou françaises sur le net, preuve que ce n’est pas qu’une impression qui m’est personnelle) : ce livre, c’est « La petite maison dans la prairie » dans l’espace.

Est-ce un mal ? Pour certains lecteurs, incontestablement. D’un autre côté, c’est rafraîchissant de voir une SF (à nouveau) optimiste, ayant foi en l’être humain.

La façon de faire découvrir au lecteur des infos sur l’univers est également très paradoxale : d’un côté, c’est fait avec habileté, via le personnage de Rosemary, qui ne connaît pas grand-chose à l’espace et aux vaisseaux, sans parler des aliens. Mais d’un autre côté, l’autrice fait parfois de l’info-dump éhonté, beaucoup plus maladroit. On sent que cet aspect du roman ne l’intéresse pas des masses, donc elle s’en débarrasse de la façon la plus rapide possible. Bref, c’est assez déconcertant, à bien y réfléchir.

Mais même sans parler du ton général, il y a certaines techniques narratives (heureusement occasionnelles) qui peuvent également poser problème à ceux qui craignent par dessus tout le syndrome dit Marcel-Leckie : d’abord, l’utilisation du pluriel pour Ohan (pour résumer, son cerveau a été recâblé par un virus, ce qui lui permet de naviguer dans l’infrastrate mais fait qu’on parle de lui au pluriel, comme une paire symbiotique), ce qui donne lieu à des phrases bizarres, puis l’emploi également occasionnel du pronom iel, qui désigne un / une extraterrestre dont on ne connaît pas encore le sexe biologique (histoire d’éviter les impairs), et qui, là encore, donne lieu à des tournures peu propices à la fluidité ou au confort de lecture.

En conclusion

Cette SF a l’avantage de proposer un ton résolument optimiste et chaleureux, des thématiques humanistes et « progressistes », des personnages au background et aux interactions intéressantes, et… c’est tout. C’est très léger niveau univers, le ton est si guimauve qu’il va en faire fuir certains, ça manque de liant (ça ressemble plus à un fix-up de nouvelles qu’à un vrai roman), l’intrigue principale est quasi-inexistante, et enfin les thématiques, si elles sont intéressantes, sont assénées avec un manque flagrant de subtilité et surtout prennent la place de presque tout le reste.

Bref, tout dépend de ce que vous allez chercher dans ce roman : il devrait clairement plaire à ceux qui cherchent une SF optimiste, pacifiste, écologiste, humaniste, non dénuée d’humour (sans aller jusqu’au loufoque -bien que parfois, ce soit un peu limite-), ainsi que des personnages attachants et fantasques formant une véritable famille soudée. Si vous ne cherchez rien de tout ça, ou que vous êtes ennuyés par l’absence de solidité d’autres points qui vous tiennent plus à cœur, je ne pense en revanche pas que ce livre soit fait pour vous. Je ne dis certainement pas qu’il est mauvais (dans son genre très particulier, il est même plutôt bon), mais en tout cas ce n’est personnellement guère ma came, et il n’est clairement pas taillé pour plaire à tout le monde, même si beaucoup d’entre vous vont l’adorer et que ce n’est pas la pire des portes d’entrée pour découvrir une SF « légère », dans tous les sens du terme.

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez avoir un deuxième avis sur ce roman, je vous conseille la lecture des critiques suivantes : celle de Samuel Ziterman sur Lecture 42, celle de Lianne sur De livres en livres, de Blackwolf sur Blog-o-livre, de Lorhkan

21 réflexions sur “L’espace d’un an – Becky Chambers

  1. Pingback: L'espace d'un an de Becky Chambers, un Space opéra rafraîchissant. - Lecture 42

  2. Je pense faire partie davantage de la catégorie pour qui la »solidité d’autres points qui vous tiennent plus à cœur » malgré le fait d’avoir été biberonnée à Star Trek. Et ce n’est pas forcément l’optimisme qui me dérange (au contraire), c’est tout le reste le fix-up de nouvelles, les thématiques bulldozer,…

    Ce n’est pas la première critique que je lis dans le même sens que toi, et je ne suis pas du tout tenter. Je passe!….

    Aimé par 1 personne

  3. Excellent commentaire, avec une analyse très fine et très complète. Je fais partie des lecteurs qui ont beaucoup aimé de roman et qui ont pu passer au dessus des faiblesses (notons que certaines me passaient de toute façon par dessus la tête ^-^). C’est bien connu quand on est séduit par un livre le sens critique se met en veille, alors que dans le cas contraire il se réveille, tous les sens aux aguets ! Je suis tout à fait d’accord sur la dynamique des personnages, supérieure à ceux-ci pris séparément (sauf pour le technicien et le cuistot – médecin que j’ai beaucoup appréciés).
    J’ai adoré le tome suivant (tire de la vf o.O) : une excellente histoire et une très belle étude des notions d’individualité et d’identité.
    Bravo pour ta lecture « hors zone de confort » ! 🙂

    Aimé par 1 personne

  4. Du coup, je reste indécis sur ce roman. Toutes les critiques lues posent des points qui sont positifs comme négatifs pour moi. Devant tant d’hésitation, je devrais peut-être m’abstenir, il y a beaucoup d’autres romans qui me conviendront mieux.
    Ceci dit, pour une lecture estivale au soleil dans un transat, pourquoi pas… 😉

    Aimé par 2 people

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