Un second tome mené tambour battant
Le couteau aveuglant est le second volet du cycle Le porteur de lumière, après Le prisme noir. C’est le plus petit des trois tomes parus jusqu’ici (cette saga avait été conçue à l’origine comme une trilogie, mais va en réalité bientôt s’enrichir d’un quatrième volume), enfin si on peut qualifier de « petit » un livre de près de 700 pages.
L’intrigue débute quelques jours à peine après l’évacuation de Garriston, et met en jeu les mêmes personnages que dans le livre précédent. Si, si, y compris l’insupportable Kip. Qui, croyez-le ou pas, va devenir intéressant. Étonnant, non ? Vous retrouverez dans ce tome 2 tout ce qui vous a séduit dans son prédécesseur, sans la plupart des défauts de ce dernier (notamment son début diesel ou le personnage de Kip qui n’était absolument pas au niveau des autres).
Ce tome 4 du cycle de Téméraire est la suite directe du précédent (= il n’y a pas de temps mort du genre « après quelques semaines de repos, Téméraire et Laurence… »). Nous sommes immédiatement projetés dans l’action, alors que Téméraire, surchargé de soldats Prussiens, tente de rejoindre la côte écossaise, harcelé par des dragons français. Une fois parvenu à bon port, Laurence découvre pourquoi les Aerial Corps n’ont pas envoyé les dragons promis aux Prussiens : une maladie fait des ravages parmi ces derniers (ce n’est pas un spoiler, c’est expliqué sur la quatrième de couverture et très tôt dans le roman). Et devinez qui va être envoyé en Afrique pour trouver un remède ?
Dave Duncan est un auteur que j’ai découvert (et grandement apprécié) en lisant l’intégrale de
David Drake (né en 1945) est un ancien avocat également diplômé en histoire. Sans doute marqué par ses deux années de service au Vietnam (et au Cambodge) durant la guerre du même nom, il est devenu un auteur de premier plan en matière de SF militaire, avec sa série Hammer’s Slammers ou un cycle plus récent, Republic of Cinnabar Navy, inspiré par les romans consacrés à Jack Aubrey (donc par le même genre de contexte Napoléonien, anglais et naval qui a donné naissance à Honor Harrington -qui est, elle, inspirée par Horatio Hornblower-). En plus de son propre travail, il lui est également souvent arrivé de fournir à d’autres auteurs la trame générale de leur histoire, ces derniers se chargeant de « combler les blancs ». Le moins que l’on puisse dire est que ces collaborations impliquent des noms connus des aficionados de SFFF, comme Karl Edward Wagner, S.M. Stirling ou Eric Flint.
K.J Parker, l’auteure anglaise de ce roman, mentionnée sur la quatrième de couverture… n’existe pas. Il s’agit en fait du pseudonyme (féminin) de l’écrivain (masculin) Tom Holt, sous lequel il a publié quinze livres, une vingtaine de novellas / nouvelles / essais et reçu deux World Fantasy Award (le prix le plus prestigieux en matière de Fantasy, l’équivalent du Hugo en SF). Tom Holt a adopté cette « identité secrète » (qui a tout de même tenu 17 ans) pour déconnecter son propre travail, orienté Fantasy humoristique / parodique (à la Terry Pratchett ou Piers Anthony) de publications au ton nettement plus sérieux ou noir.
Mage de sang est le deuxième livre de la trilogie « L’Âge des ténèbres », après
* (allusion au film Ocean’s eleven). Les mensonges de Locke Lamora est le premier livre d’un cycle, Les salauds gentilshommes, qui, à terme, doit en compter sept (un second cycle, lui aussi de 7 romans, se passant 20 ans plus tard, et suivant de nouveaux personnages, est prévu ensuite -l’auteur est relativement jeune, il a « seulement » 38 ans-). Trois tomes sont déjà parus (et traduits), le quatrième étant attendu (en anglais) fin septembre (il sera suivi de textes courts devant combler certains blancs dans l’intrigue des tomes déjà parus ou remonter à la source de certaines péripéties qui y sont racontées). Ils racontent une vingtaine d’années de la vie de Locke Lamora, voleur et surtout escroc.
Voici donc le volume 2 de l’intégrale du Cycle des épées de Fritz Leiber, après
Qushmarrah fait partie des livres de Fantasy écrits par Glen Cook qui ne se rattachent pas au meta-cycle de la Compagnie Noire (et il y en a beaucoup plus qu’on ne le pense en général). Il s’agit de Fantasy historique à la Guy Gavriel Kay (mais en plus noir et avec plus de magie que dans certains des romans de cet auteur), c’est-à-dire qui se passe dans un monde imaginaire mais qui est tellement inspiré par une période / zone géographique appartenant à notre monde réel qu’il en constitue une allégorie. Seuls les noms changent (plus, évidemment, la présence d’éléments surnaturels), mais derrière les « pseudonymes », on reconnaît parfaitement les véritables acteurs du jeu. Et dans le cas de ce roman, ce sont Rome (ici Hérod) et Carthage (ici Qushmarrah). C’est donc à une transposition Fantasy des guerres puniques que nous avons affaire. Je n’arrive d’ailleurs pas très bien à comprendre pourquoi la quatrième de couverture semble prétendre le contraire, c’est limpide à la lecture du roman (regardez p 220 ou le second épilogue…).
Le sang du roi est le deuxième tome du cycle La dague et la fortune, après