Lankhmar – Intégrale 2 – Fritz Leiber

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Fafhrd, le Souricier Gris, les Skavens, Odin et Loki

lankhmar_2Voici donc le volume 2 de l’intégrale du Cycle des épées de Fritz Leiber, après Lankhmar – Intégrale 1. Il comprend les volumes 4 (Épées et sorciers), 5 (qui, après avoir été appelé Le royaume de Lankhmar pendant des décennies, retrouve avec les deux éditions Bragelonne dont il a bénéficié un titre français plus conforme à l’original : Épées de Lankhmar) et 6 (La magie des glaces).

Contrairement aux apparences, six des sept romans qui font partie du cycle n’en sont… justement pas ! Ce sont en réalité des fix-ups de nouvelles ou novellas (romans courts) parues entre 1939 et… 1988 (seul le cinquième tome est un vrai roman, la forme étendue d’une nouvelle pré-existante). Donc, il est normal que ça semble « décousu » : on ne peut pas demander à un fix-up mélangeant des textes parus sur un intervalle d’un demi-siècle d’avoir la même cohérence qu’un cycle classique de romans « normaux » parus sur quelques années. Rappelons aussi l’importance indéniable du cycle dans la Fantasy d’après-guerre : le cycle des épées, c’est l’utilisation de l’antihéros (et du duo de protagonistes) en Fantasy bien avant l’heure, c’est une des sagas essentielles et fondatrices de la Sword & Sorcery, et c’est une référence absolue pour tout ce qui concerne les voleurs des mondes médiévaux / antiques-fantastiques. Enfin, vu son ancienneté et le nombre de gens qui ont été inspirés par ce cycle (en matière de Jeu de rôle notamment -Warhammer, Donjons & Dragons-, mais pas seulement : même Terry Pratchett en personne l’a été, de son propre aveu), il est normal que certains trouvent ça « banal », « déjà-vu » ou « classique », précisément parce que ça a été copié des millions de fois depuis. 

Quelques précisions préliminaires

Etant donné que ce recueil ne comprend « que » 13 textes au lieu des 19 du premier volume de l’intégrale paru l’année dernière, je ne vais pas, cette fois, me contenter d’un résumé global, mais je vais vous en donner un aperçu nouvelle (ou novella) par nouvelle, dans la droite ligne de ce que je vous ai proposé pour les trois volumes de l’intégrale de Kane (pour rester dans la Sword & Sorcery).

Quelques précisions : il n’y a pas de table des matières (voir plus loin), toujours pas de carte du monde (lorsqu’un livre se passe dans un monde imaginaire, la carte de ce dernier me paraît indispensable pour suivre correctement l’histoire : si celle de Nehwon vous intéresse, vous en trouverez une version ici), et le volume 6 n’est inédit que chez Bragelonne (il a déjà été publié en français chez Temps Futur et Pocket, respectivement en 1983 et 1987).

En bonus, voici la table des matières manquante :

  • Sous la tente de la sorcière : p 9.
  • L’embarcadère des étoiles : p 15
  • Les deux plus grands voleurs de Lankhmar : p 75.
  • Les seigneurs de Quarmall : p 90.
  • Épées de Lankhmar : p 173.
  • La tristesse du bourreau : p 375.
  • La belle et les bêtes : p 384.
  • Coincés dans le pays des ombres : p 386.
  • L’appât : p 393.
  • Sous la férule des dieux : p 396.
  • Piégés sur la mer des étoiles : p 411.
  • Le Monstrème de glace : p 425.
  • L’île de givre : p 455.

Épées et sorciers

Ce premier volume fait 164 pages. C’est un fix-up composé de quatre nouvelles, publiées en VO entre 1964 et 1968 (l’une d’elles étant inédite à la parution du recueil).

Sous la tente de la sorcière

Alors qu’il s’apprêtent à partir à l’aventure (pour changer), Fafhrd et le Souricier Gris font halte dans la plus petite des Huit Cités afin de consulter une sorcière. On ne commence pas une aventure sans un oracle… Le « nabot gris », comme l’appelle affectueusement son compagnon barbare, est sceptique sur les capacités de la sorcière en question, mais Fafhrd est intraitable. Sur ces entrefaites, leurs ennemis les attaquent, ce qui va donner lieu à une utilisation très… créative (et très cape et épée) de la tente de la devineresse.

Ce texte de 6 pages n’a pas grande importance ou intérêt, mais comme toujours avec notre duo préféré, il est agréable à lire.

L’embarcadère des étoiles

lankhmar_antiheroes_2Dédiée à « deux authentiques alpinistes, Poul Anderson et Paul Turner » , cette nouvelle est marquée du sceau de… l’alpinisme (étonnant, non ?). L’embarcadère des étoiles qui lui donne son nom est en réalité une haute montagne, au sommet de laquelle les dieux auraient, d’après certaines légendes, jadis installé leur forge, et qui abriterait toujours d’immenses richesses, sous forme de pierres précieuses. Fafhrd, montagnard aguerri ayant passé son enfance dans ces contrées, et fils d’un alpiniste de légende, pousse donc son ami le Souricier à tenter l’ascension, que nul n’a jamais menée à bien, de ce pic mythique.

Ce texte a un parfum Lovecraftien au début (et vaguement à la fin), rappelant l’ascension du Ngranek ou de l’Hatheg-Kla, et une atmosphère évoquant la Fantasy de Poul Anderson dans ses 15 dernières pages.

Tout ce qui concerne l’alpinisme, l’ascension, est intéressant, le fin mot de l’histoire un poil moins. Mais dans l’ensemble, c’est un bon texte (de 60 pages tout de même).

Les deux plus grands voleurs de Lankhmar

Notre duo est de retour dans la cité de Lankhmar (et mine de rien, le livre est commencé depuis 75 pages, et c’est la première fois que le lecteur y met les pieds). Cette nouvelle fait le lien entre celle qui la précède et celle qui la suit (comme quoi, il y a bel et bien une cohérence, n’en déplaise à certains critiques du tome 1 de l’intégrale).

Fafhrd et le Souricier cherchent à fourguer les gemmes très particulières acquises à la fin de l’aventure précédente. Mais comme très souvent avec eux, après être revenus de leur dernière expédition riches comme Crésus, ils vont rapidement se retrouver pauvres comme Job.

C’est un excellent texte, sur le monde des voleurs de Lankhmar (une tautologie…) d’abord, avec de savoureux dialogues et une belle leçon d’humilité pour les deux plus grands voleurs de Lankhmar, qui se font avoir comme des bleus dès qu’un jupon et un décolletté entrent dans la danse.

Les seigneurs de Quarmall

Cette nouvelle de 80 pages est une extension d’un texte d’Harry Otto Fischer, qui est ici repris en intégralité. Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais cet écrivain de fantasy est en fait le co-créateur du monde de Nehwon. De plus, il a servi de modèle au personnage du Souricier Gris (tout comme celui de Fafhrd est vaguement basé sur Fritz Leiber en personne).

Quarmall est un étrange royaume souterrain, divisé en niveaux Inférieurs et Supérieurs, qui se situe sous les fondations d’une antique forteresse, où vit son seigneur. Chacun de ses deux fils dirige un des niveaux situés en-dessous : rivaux pour la succession, ils se vouent une haine farouche. A leur insu, Fafhrd et le Souricier Gris ont chacun été engagés comme garde du corps par un des princes, mais aucun des deux n’a conscience du fait qu’ils sont à quelques centaines de mètres l’un de l’autre : chacun croit son compagnon d’aventures à une moitié du monde de là…

C’est un très bon texte de Sword & Sorcery, avec un net parfum Lovecraftien (les seigneurs de Quarmall sont des descendants de Profonds). La situation singulière de Fafhrd et du Souricier donne lieu à des situations amusantes, l’origine de ce royaume est très intéressante, tout comme l’est la rivalité entre les deux princes. La fin est très réussie, bien qu’à-demi prévisible.

Épées de Lankhmar

Ce roman court de 200 pages, publié en 1968, est en réalité une version étendue de la nouvelle « La fille de Scylla », parue en 1961. C’est le seul texte de ce volume 2 de l’Intégrale qui n’est pas un fix-up mais un vrai roman.

lankhmar_antiheroes_1De retour à Lankhmar après une de leurs innombrables aventures (ce qui donne lieu à de savoureux dialogues lorsqu’ils s’aperçoivent qu’une délégation « musclée » de leurs tout aussi inombrables créanciers les attend à la porte de la ville), nos deux héros sont engagés par le seigneur de la ville (dont on découvrira par la suite les penchants sadiques très affirmés) pour assurer la sécurité d’une cargaison de blé destinée au souverain d’un royaume voisin, dont la bonne volonté est indispensable pour assurer la sécurité de la Cité. Sur un des bateaux qui convoient la cargaison, Fafhrd et le Souricier sont accompagnés par la fille du plus grand négociant de blé de Lankhmar, une très jeune femme qui possède une compagnie de rats blancs apprivoisés aux étonnantes capacités. Mais ni les animaux, ni leur maîtresse, ni la situation ne sont ce qu’ils semblent être de prime abord… La partie maritime du roman montre un aspect science-fantasy pas vraiment habituel chez Leiber (mais bien plus présent chez un autre maître de la Sword & Sorcery, Karl Edward Wagner), et met en jeu un personnage germanique quasiment Moorcockien.

Les rats sont au centre du récit : après avoir causé bien des ennuis à la flotte Lankhmarienne, c’est à la cité elle-même qu’ils vont s’attaquer. Et jamais le Souricier, qui se retrouve, isolé de Fafhrd, en première ligne, n’aura alors aussi bien porté son nom… On peut faire de vagues parallèles entre cette histoire et la légende du joueur de flûte de Hamelin : d’ailleurs, les comparaisons avec certains contes ne s’arrêtent pas là, puisque la hutte de Sheelba, par exemple, présente de suspectes ressemblances avec celle de la Baba Yaga des mythes slaves. Enfin, on peut remarquer que c’est le deuxième texte du cycle, après Les serres de la Nuit (qui se trouve dans le volume 1 de l’Intégrale), qui place les habitants de Lankhmar sous la menace d’animaux. On retrouve d’ailleurs en partie l’atmosphère de ce dernier texte.

gods_in_lankhmarCe que je retiens personnellement, c’est que c’est probablement la première fois que nos deux compères glissent si nettement de l’antihéros vers le héros tout court. Et surtout, comme le souligne très justement cet article Wikipédia (en anglais), il paraît quasiment évident que ce roman est la source d’inspiration des fameux Skavens du monde de Warhammer (des créatures qui ont tellement marqué les esprits qu’on les retrouve jusque dans l’univers de… Kaamelott -d’ailleurs très inspiré par celui du Jeu de rôle en général-). Mais il ne faudrait néanmoins pas oublier le rôle de premier plan joué par les redoutables Dieux de Lankhmar dans l’histoire… (à ne pas confondre avec les Dieux adorés à Lankhmar).

Au final, on se retrouve avec un excellent texte de Fantasy (généraliste plus que réellement Sword & Sorcery), avec un petit aspect Science-Fantasy. Si vous aimez les Skavens, cette lecture sera un incontournable pour vous.

La magie des glaces

Publié aux USA en 1977 et pour la première fois en France en 1983, ce recueil comprend sept nouvelles et une novella. Conçu comme un fix-up, il place néanmoins en troisième position la nouvelle Coincés dans le pays des ombres, qui est une suite directe à Épées de Lankhmar et qui aurait donc logiquement du être placée en premier.

La tristesse du bourreau

La Grande Faucheuse de Nehwon n’a plus que quelques battements de coeur pour atteindre le quota de morts que son supérieur a fixé… et dans le lot, elle choisit Fafhrd et le Souricier Gris. Mais ces derniers vont déjouer son plan…

Un texte de 8 pages sympathique, avec pas mal d’humour (surtout à la fin).

La belle et les bêtes

Fafhrd et Le Souricier rencontrent une étrange femme bicolore, d’une prodigieuse beauté, au détour d’une rue de Lankhmar.

Un texte minuscule (deux pages), d’un intérêt limité mais avec une fin réussie (et encore une fois marquée du sceau de l’humour). 

Coincés dans le pays des ombres

En plus d’être une suite directe du cinquième roman du cycle (comme je l’expliquais plus haut), cette nouvelle est aussi dans la continuité de La tristesse du bourreau. Une fois de plus, la Mort cherche à attirer nos deux compères dans son royaume, et elle va être bien près de réussir cette fois. Sauf que les deux mentors de nos héros vont s’en mêler, et que ces derniers vont, d’une certaine façon, tomber de Charybde en Scylla…

Ce petit texte (6 pages) a le double mérite de nous montrer le sort de certains personnages du roman précédent et d’éclairer d’un jour nouveau les relations entre nos deux héros et les sorciers qui leur servent de mentors.

L’appât

Ce texte de trois pages ressemble à une fusion entre La tristesse du Bourreau et La belle et les bêtes. Il est sympathique mais d’un intérêt limité.

Sous la férule des dieux

Parce qu’ils se vantent de leurs succès amoureux (et parce qu’ils n’ont pas eu la décence d’invoquer leur nom, même -et surtout- en vain depuis des lustres), Fafhrd et le Souricier attirent le courroux  de trois des dieux de Nehwon : Issek (celui de l’hilarante nouvelle Des temps difficiles à Lankhmar -volume 1 de l’Intégrale-), Kos et Mog. Ils décident de leur donner une bonne leçon, en détournant d’eux toutes leurs anciennes conquêtes (toutes celles qui apparaissent dans les deux volumes de l’Intégrale, plus quelques autres encore spécialement créées pour l’occasion).

C’est une nouvelle très amusante, notamment grâce à sa fin très réussie. C’est aussi une nouvelle occasion (finalement assez rares dans ce cycle) d’en apprendre plus sur les divinités de Nehwon.

Piégés sur la Mer des étoiles

Nos deux intrépides aventuriers, une fois de plus poussés par leur soif d’or et de jolies femmes, se retrouvent entraînés loin sur l’océan équatorial de Nehwon (également appelé Mer des étoiles), un endroit où personne n’est jamais allé, peuplé de créatures mystérieuses et siège de phénomènes naturels terrifiants.

Dans cette nouvelle assez étrange, nos deux héros soutiennent des théories tirées par les cheveux sur les phénomènes dont ils sont témoins (et victimes). Personnellement, j’ai assez peu accroché, ce qui, sur l’ensemble des deux tomes de l’Intégrale parus jusqu’ici, aura été plutôt rare.

Le monstrème de glace

ice_islandNos deux héros sont à leur QG de Lankhmar (qui est, ce qui n’étonnera personne, une taverne…), lorsque deux aventurières d’une grande beauté déboulent dans la salle. Elles ont juste le temps de donner une bourse à chacun des deux, les chargeant de recruter un groupe de 12 mercenaires pour sauver l’équivalent d’Eldorado ou d’Atlantis d’une invasion de Mingols ayant troqué leurs chevaux pour des bateaux (comme quoi, G.R.R. Martin n’a pas tout inventé…) avant que le Sorcier de glace qui a incité les dits Mingols à lancer leur invasion maritime de Nehwon ne les capture à l’aide d’un sortilège. Contre toute attente, nos deux compères ne vont pas dépenser l’argent en catins et en vin, mais faire exactement ce pour quoi ils ont été engagés.

Le « monstrème » qui donne son titre à la nouvelle est un néologisme plutôt bien trouvé, qui sera expliqué dans le texte. Cette aventure maritime, plutôt intéressante, n’a pas une fin qui règle toutes les questions qu’elle pose, mais c’est en fait normal, car l’intrigue se poursuit dans le texte suivant.

L’île de givre

Cette nouvelle est la suite directe de la précédente (et fait également fortement référence à L’embarcadère des étoiles). Arrivés sur l’île de Givre, les deux aventuriers s’aperçoivent que la situation est légèrement différente de celle qui leur a été décrite, et que l’endroit possède de singulières propriétés : en fait, il semble être à la croisée de plusieurs mondes ou univers… De plus, les habitants, sans dieux depuis des lustres, ont trouvé deux divinités bien mal en point, venues d’un univers différent, appelées… Odin et Loki. Ils les soignent, en quelque sorte, recréant un embryon de culte. Fritz Leiber adopte en effet la théorie, qui sera reprise par d’autres écrivains, selon laquelle la puissance d’un dieu (voire sa simple existence) est directement proportionnelle au nombre de ses adorateurs, et que si ce dernier devient trop faible, la divinité prend une consistance ectoplasmique et voyage entre les mondes pour en trouver de nouveaux.

Ce texte marque une évolution fondamentale des deux personnages : de loups solitaires, ne tolérant que leur compagnie mutuelle, Fafhrd et le Souricier se muent en capitaines, meneurs d’hommes et individus responsables, et d’antihéros, ils se transforment en héros populaires (tendance qui était déjà visible dans le tome 5 du cycle et qui tranchait radicalement avec les tomes précédents). A la fin du texte, ils adoptent même un quasi-mode de vie sédentaire, après leur vie d’aventures, avec de nouvelles compagnes, et délaissent le vol pour un honnête commerce. Fafhrd subit aussi une évolution après avoir reçu une grave blessure dont je vous laisse découvrir la nature à la lecture du livre.

Pour autant, j’ai trouvé ce texte assez moyen. Par contre, sa fin donne une furieuse envie de lire le tome 7 du cycle pour voir l’évolution des deux personnages. 

En conclusion

Globalement, j’ai trouvé ce volume 2 de l’Intégrale moins fondamental pour l’amateur de Fantasy et moins intéressant que le premier. Si les textes longs sont tous plus ou moins intéressants (mention spéciale à Épées de Lankhmar et à Les seigneurs de Quarmall, ainsi qu’à L’île de Givre -plus pour l’évolution des personnages que pour l’intrigue-), il n’en est pas de même pour les textes courts, dont l’intérêt est le plus souvent nettement plus limité. De ce point de vue là, le volume 1 était, de mon point de vue, plus « équilibré ». Malgré tout, pour l’amateur de Fantasy / jeu de rôle (ou de Skavens) qui cherche à remonter aux sources du genre, c’est l’ensemble du cycle des épées (donc des volumes de l’Intégrale Bragelonne) qui reste une lecture incontournable. C’est donc, tout compte fait, un achat tout à fait recommandable (surtout pour dix euros).

On espère tout de même que l’éditeur aura l’obligeance de se fendre d’une table des matières pour le troisième et dernier volume de cette intégrale, car mine de rien, lorsqu’il y a autant de textes différents dans un recueil donné, c’est fort utile.

Pour aller plus loin

Ce livre fait partie d’une Intégrale, dont il constitue le second volume : vous pouvez retrouver sur Le Culte d’Apophis la critique du volume 1

Le cycle auquel ce livre appartient est un des monuments du sous-genre de la Fantasy appelé Sword & Sorcery : si vous voulez vivre d’autres temps de grande aventure, jetez un coup d’œil à cette page, qui vous propose d’autres critiques de romans dans le même style.

6 réflexions sur “Lankhmar – Intégrale 2 – Fritz Leiber

  1. J’avais pris le volume 1 l’année dernière (bien qu’ayant pas mal de livres de poche chez Pocket) et je vais bien sûr continuer avec celui-ci dès que je le trouverai 🙂

    J'aime

    • C’est clair qu’il ne faut pas traîner avec les opérations « 10 ans, 10 romans, 10 euros » de Bragelonne, les bouquins concernés ont tendance à très vite disparaître de la circulation, et surtout ils ne sont jamais réédités, à ma connaissance (dans cette édition grand format / prix réduit).

      Aimé par 1 personne

  2. J’avoue que je ne sais pas si je dois me laisser tenter. D’un côté il y a des textes qui paraissent intéressants et un cycle « incontournable », de l’autre, je n’ai pas lu le premier tome et tu évoques l’aspect décousu de cette intégrale. Est-ce dans la même veine que Kane ?

    Si c’est le cas, j’ai ce dernier au programme, ensuite je verrai à moins que tu penses qu’il mérite indiscutablement le détour.

    J'aime

    • Alors c’est dans la même veine que Kane dans le sens où 1/ les deux sont de la Sword & Sorcery, où 2/ les deux cycles sont des piliers de ce type de Fantasy et où 3/ les deux mettent en scène des antihéros au début du cycle

      MAIS

      ce n’est PAS dans la même veine que Kane dans le sens où 1/ ce dernier reste un antihéros tout le long de son cycle, alors que Fafhrd et le Souricier évoluent de plus en plus vers Robin des Bois au fur et à mesure que ça avance; où 2/ Le style littéraire est complètement différent (les deux sont riches, mais celui de KE Wagner l’est nettement plus que celui de Leiber); où 3/ Il y a un aspect Science-Fantasy beaucoup plus présent dans Kane (mais l’aspect Lovecraftien est très présent dans les deux univers), où 4/ les textes courts sont quasiment tous intéressants chez Kane, ce qui n’est pas forcément le cas pour Lankhmar et où 5/ L’humour est (très) présent chez Leiber alors qu’il l’est beaucoup moins chez Wagner, le papa de Kane.

      Si je devais en conseiller un seul, je choisirais Kane, tout en sachant que Lankhmar sera plus fédérateur, car moins noir. Mais d’un autre côté, Lankhmar est vraiment un cycle incontournable de la Fantasy de l’Age d’Or. Donc au pire, essaye de te procurer Lankhmar-1, plus intéressant globalement que le -2, sur lequel tu peux à la rigueur faire l’impasse (ce que ne pourra pas faire quelqu’un qui a grandi avec Warhammer et les Skavens, comme moi par exemple).

      Par contre, j’évoque l’aspect décousu surtout pour dénoncer des critiques du tome 1 qui l’exagéraient de façon éhontée (probablement des gens qui ne savent pas qu’ils ont affaire à des fix-ups). Ce que je dis par contre, c’est que les textes de Lankhmar-2 sont de qualité inégale.

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  3. Pingback: L’île des morts – Intégrale – Roger Zelazny | Le culte d'Apophis

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