La grande route du Nord – tome 1 – Peter F. Hamilton

Hamilton ne se renouvelle pas

gnr_1

Ce roman plaira à quelqu’un qui n’a jamais (ou relativement peu) lu d’autres livres de Peter F. Hamilton. Pour quelqu’un comme moi, qui a part les Greg Mandel 2 et 3 a lu toute la production de cet auteur (et ça fait du volume), ce livre pose un problème conséquent de répétitivité et de renouvellement.

Je m’explique : ce qui est agréable chez Hamilton, c’est qu’il crée à chaque fois des univers très détaillés et très cohérents, et que ces univers sont très éloignés les uns des autres. L’univers de la Confédération est très éloigné de celui de Dragon Déchu, lui-même complètement différent de celui de Pandore / du Vide. Ce qui me pose problème dans La Grande Route du Nord, c’est qu’il s’agit à peu de choses près de l’univers de Pandore, sauf que… ce n’est pas lui. Même méthode de voyage interstellaire, même mainmise de Grandes Familles (une en particulier) sur l’économie, seule la technologie est plus proche de la notre (même si on retrouve des « cellules intelligentes », un « maillage corporel », l’équivalent d’une « ombre virtuelle » des romans précédents, etc). En plus, on retrouve les constantes de toute oeuvre d’Hamilton : Continuer à lire « La grande route du Nord – tome 1 – Peter F. Hamilton »

Zendegi -Greg Egan

Un Greg Egan très inhabituel mais de fait plus accessible que les autres

zendegi

Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, Greg Egan est un des auteurs les plus emblématiques de la branche dite « hard » de la SF, celle où l’aspect « science » est fortement marqué par rapport à l’aspect « fiction ». En clair, il s’agit d’une SF qui se veut un maximum cohérente / réaliste par rapport aux théories actuellement en vigueur. Personnellement, je mettrais même Egan carrément à part, dans une catégorie « hard-hard-SF », tant certaines fois on a l’impression que pour le lire ou apprécier ses histoires au maximum, il faut être titulaire d’au moins un doctorat et lire les dernières publications scientifiques en date.

En conséquence, Egan est souvent époustouflant car ses développements romanesques liés aux dernières théories sont systématiquement ambitieux et visionnaires, mais il est de fait souvent difficile à lire. Chez d’autres auteurs de hard SF, la théorie scientifique sert de germe à l’intrigue et s’efface en bonne partie devant la narration et les personnages. Chez Egan, c’est l’inverse : l’idée SF dérivée de la théorie scientifique de pointe choisie est le pivot du roman, et l’intrigue qui en est tirée ainsi que, très souvent, la caractérisation des personnages, les dialogues, etc, sont accessoires. C’est moins vrai dans ses nouvelles que dans ses romans, et les premières sont plus intéressantes, en moyenne, que les seconds. Continuer à lire « Zendegi -Greg Egan »

Accrétion – Stephen Baxter

Une histoire incroyablement ambitieuse, la Hard SF à son zenith

accretion

Précision préliminaire mais qui a son importance : il s’agit du tome 4 du cycle des Xeelees, mais il peut se lire de façon indépendante sans problème. La preuve, je n’ai lu aucun des trois tomes précédents, et j’ai pu suivre l’histoire sans souci. En effet, quand l’auteur fait référence à des événements ou des personnages des tomes précédents, il a l’intelligence de les expliquer en détails. A la rigueur, une lecture utile peut par contre être Exultant, du cycle connexe des « Enfants de la Destinée ». Dans cet autre roman, Stephen Baxter brosse en effet, en parallèle à l’histoire principale, une histoire de l’univers et surtout des Xeelees qui peut être un plus pour la lecture d’Accrétion.

Stephen Baxter est, on le sait, un des maîtres de la Hard SF. On a l’habitude, avec lui, des échelles temporelles vertigineuses, comme dans Les Vaisseaux du temps ou dans Evolution. Personne ne s’étonnera donc si l’histoire d’Accrétion s’étend sur… 5 millions d’années. En revanche, même chez Baxter, et en tout cas dans le reste de la SF, des personnages parcourant… 150 millions d’années-lumière restent peu courants, et des races manipulant des galaxies entières et la structure de l’espace-temps sur des échelles de milliards d’années et de centaines de millions d’années-lumière, ça reste franchement peu courant. Etant gros lecteur de SF depuis une trentaine d’années, je peux dire que je n’ai vu des histoires aussi ambitieuses qu’une poignée de fois, dont une bonne partie… chez Baxter lui-même. Continuer à lire « Accrétion – Stephen Baxter »

Accelerando – Charles Stross

Un roman de référence sur le thème de la transhumanité et des Singularités technologiques, mais qui ne plaira pas à tous

accelerando

Il s’agit clairement d’un roman de référence sur le thème de la Singularité technologique, c’est-à-dire le moment où la capacité de calcul informatique atteint un seuil tel que des intelligences post-humaines émergent et entraînent dans leur sillage des changements, technologiques ou autres, à une vitesse non plus linéaire mais exponentielle et qui surtout font du futur et du sort de l’humanité (ou plus généralement des intelligences précédentes) des territoires imprévisibles.

La description des étapes de la première Singularité, puis des suivantes, est minutieuse et détaillée. Car non, la Singularité n’est en aucun cas un processus unique, elle est multiple. Les intelligences (humaines ou autres) issues d’une Singularité donnée paraissent incroyablement évoluées, intelligentes et riches matériellement / technologiquement parlant aux intelligences ayant précédé cette Singularité, alors que pour les êtres issus de la Singularité postérieure, ceux issus de la première Singularité sont des arriérés à la limite de l’intelligence et vivant dans un bidonville. En clair, les Transhumains et les IA issues de la première Singularité, avec leur nanotechnologie, sont complètement dépassés sur tous les plans par les intelligences issues de la seconde Singularité, qui sont elles-mêmes rendues obsolètes par celles de la troisième Singularité, etc. Continuer à lire « Accelerando – Charles Stross »

The Expanse – tome 2 – La guerre de Caliban – James S.A. Corey

Un second tome dans la lignée du premier, au moins aussi haletant, avec des personnages plus subtils, mais plus prévisible

caliban

Ce second tome de la série « The Expanse » reste dans la droite lignée du premier, à la fois en terme de qualité, de style de narration (polyphonique, même si ici ce sont quatre voix et non plus deux qui alternent à chaque chapitre pour nous montrer l’histoire) et de structure. C’est peut-être là d’ailleurs qu’on peut émettre une certaine critique, car la structure de l’intrigue est calquée trait pour trait sur celle du premier tome : un événement mystérieux à lieu au début, on nous présente les protagonistes ensuite (sauf Holden, que nous connaissons déjà), ces personnages se retrouvent impliqués dans l’intrigue chacun de leur côté, ils finissent par se rejoindre (comme Miller et Holden dans le premier) pour rechercher la même fille qui a disparu (sauf qu’ici c’est une fillette et pas une femme adulte comme dans le premier tome), il y a des scènes d’horreur, une grande castagne avec les créatures de la protomolécule, et un épilogue. Bref, ce copier-coller pourra gêner certains, même si les qualités d’écriture du roman font passer bien des pilules. Continuer à lire « The Expanse – tome 2 – La guerre de Caliban – James S.A. Corey »

Excession – Iain M. Banks

Un des sommets du cycle de la Culture

excession

La critique qui suit est un extrait d’un article synthétique analysant l’intégralité du cycle de la Culture, que vous pouvez retrouver sur cette page.

Après cinq ans passés à écrire autre chose que des livres sur la Culture (le dernier, L’Essence de l’art, étant paru en VO en 1991), Iain M. Banks revient au cycle en 1996 (1998 en VF) avec Excession. Comme L’Usage des armes, c’est un jalon essentiel dans l’évolution de la saga, à la fois parce que l’humour y prend la place qui sera désormais la sienne jusqu’à la fin, et ensuite parce que l’auteur va commencer à élargir le worldbuilding, et amorcer une entreprise de relativisation de la puissance réelle de la Culture qui atteindra son apogée dans Trames. C’est aussi un tome où on va découvrir d’autres f(r)actions plus ou moins séparatistes du courant principal que la Faction Pacifiste évoquée dans Une Forme de guerre. Encore plus intéressant, il va cette fois donner le rôle de premier plan aux Mentaux (même si l’intrigue secondaire fait la part belle à un couple d’humains), et surtout combiner les deux approches d’analyse, de challenge, de confrontation de la Culture qui ont été les siennes jusque là : il va non seulement continuer à lui tendre un miroir via une faction belliciste des Mentaux de CS qui, comme Zakalwe, trouve que les scrupules moraux de la Culture sont un carcan les empêchant de faire ce qui doit être fait, mais, après les Idirans et l’empire Azadien, il va également la confronter à un troisième système antithétique, l’Affront. Qui est une des plus grandes réussites de Banks, qu’on mesure dans la simple mais complètement antithétique, elle aussi, combinaison de mots qui définit pourtant cette race / civilisation le mieux : « joyeusement agressive » ! Continuer à lire « Excession – Iain M. Banks »

Transition – Iain M. Banks

Un exigeant hybride Banksien

transition

Iain Banks, il faut le savoir, est un des rares écrivains de science-fiction à avoir réussi en parallèle (et par réussir, j’entends chiffres de vente et reconnaissance du grand public et de la critique) une carrière en littérature blanche ou dans d’autres genres que les littératures de l’imaginaire. Il signe d’ailleurs ses romans de SF avec un « M » entre son nom et son prénom, ce « m » correspondant à son deuxième prénom, Menzies. Transition étant signé Iain M Banks, et vu son thème (les univers parallèles), il devrait purement relever de la partie « littérature SF » de l’oeuvre de cet auteur. Pourtant (et c’est là où je veux en venir avec mon histoire d’hybride dans le titre de mon commentaire), son style et l’extrême disons dureté de ses personnages le rapprochent très nettement de l’oeuvre en littérature générale de Banks. Pour finir, sa construction mélangeant progression chronologique et anti-chronologique rappelle très fortement celle d’un des romans phares du cycle de la Culture (le joyau SF de Banks), l’Usage des Armes. Continuer à lire « Transition – Iain M. Banks »

La Sonate hydrogène – Iain M. Banks

Culture et transcendance

sonate_banks

La critique qui suit est un extrait d’un article synthétique analysant l’intégralité du cycle de la Culture, que vous pouvez retrouver sur cette page.

La Sonate hydrogène est le neuvième et ultime roman de la Culture, paru en VO en 2012 du vivant de l’auteur (très précisément le jour du vingt-cinquième anniversaire du cycle), et en VF en 2013, après la mort de Banks, ce qui donnait à l’époque à cette expérience de lecture une dimension particulière, étant entendu que cet univers ne survivrait pas à son créateur. L’écossais ayant été atteint par un cancer foudroyant, il est décédé avant d’avoir pu donner une suite à ce roman, alors qu’en interview, il avait déclaré avoir le scénario du prochain en tête. Le plus étrange étant que même si La Sonate hydrogène n’a pas été conçu comme l’ultime volet de la saga de la Culture, sa thématique (la Transcendance / Sublimation hors des contraintes physiques du Réel) et les circonstance de sa parution en font pourtant un étonnant auspice du sort du cycle et de son auteur.

Banks a déclaré, dans la même interview, avoir spécifiquement conçu La Sonate Hydrogène autour du concept de Sublimation, vu qu’il l’employait depuis le tout début de la saga mais ne l’avait jamais expliqué en détails (Les Enfers virtuels mentionnant par exemple juste que les Sublimés vivent dans des dimensions spatiales cachées / repliées, très difficiles à atteindre). Mais les simples lecteurs comme les journalistes lui ayant, au fil du temps, posé de nombreuses questions, demandé moult précisions, il a décidé de les leur donner. Et d’éclairer, de plus, une autre question sous-jacente, à savoir les origines de la Culture. Sans compter une dimension tragi-comique concernant les illusions dans lesquelles on peut vivre (rejoignant en cela quelque peu Excession), que ce soit à l’échelle d’un simple individu ou d’une civilisation interstellaire.

La Sonate hydrogène s’inscrit également dans un axe secondaire du cycle, qui démarre dès le premier roman et irrigue pratiquement chacun des suivants : le destin des civilisations (c’est un des parallèles que l’on peut faire entre Banks et Asimov, en plus du concept des « religions scientifiques ». La religion étant d’ailleurs un autre thème récurrent dans la saga). Une Forme de guerre montre, après tout, la mort de trois d’entre elles (les bâtisseurs du Complexe de Commandement, les Métamorphes et l’empire Idiran tel qu’il existait jusque là, ou du moins le trépas de sa raison d’être, de son moteur), une tendance qui se poursuivra dans L’Homme des jeux (la chute de l’empire Azadien), Excession (celle des Affronteurs) et Trames (la destruction du Voile et de ceux qui occupent ses créations, les Mondes-Gigognes), même si, dans ce dernier cas, et comme le disait Lovecraft, « N’est pas mort ce qui à jamais dort, et au long des ères, peut mourir même la mort ». L’écossais avait conçu les races Aînées et Sublimées comme, dans le premier cas, un moyen pour une civilisation d’entrer en sénescence et de se mettre en retrait sans pour autant disparaître, et dans le deuxième cas, de Transcender sa mortalité dans le Réel en vivant une vie parfaite et infinie dans le Sublime. Transcendance qui est d’ailleurs, parallèlement, une thématique d’autres romans, parfois en parallèle avec la mort des civilisations / de ce qu’elles étaient avant : l’Excession offre la promesse d’échapper à la mortalité cosmologique de l’univers en donnant carrément accès à une infinité d’autres cosmos, ailleurs dans le Multivers ; les Au-delà virtuels et leur rythme d’écoulement temporel réglable arrachent en partie une société des nécessités du Réel, tandis que la Sublimation l’en dispense totalement. La Sonate hydrogène a ceci d’habile que le roman montre à la fois la naissance d’une civilisation (la Culture) et la transcendance d’une autre (les Gziltes), ainsi que le fait que la place libérée par les seconds dans le Réel n’est pas perdue pour tout le monde, contribuant ainsi à l’incessant et immémorial cycle de « vie » des sociétés galactiques. Continuer à lire « La Sonate hydrogène – Iain M. Banks »

Une forme de guerre – Iain M. Banks

Un livre du cycle de la Culture contrasté

forme_guerre

La critique qui suit est un extrait d’un article synthétique analysant l’intégralité du cycle de la Culture, que vous pouvez retrouver sur cette page.

Premier sorti en VO mais troisième en VF (après L’Usage des armes et L’Homme des jeux), Une Forme de guerre décrit un événement marquant survenu au cours de la Guerre Idirane, à laquelle tous les autres romans (sauf Inversions) feront plus ou moins référence (particulièrement dans Le Sens du vent), ne serait-ce que comme repère temporel, histoire que le lecteur sache combien de temps après cette conflagration majeure l’action du livre qu’il lit se déroule (un demi-millénaire dans Excession, un et demi dans Les Enfers virtuels, etc.), ce qui permet souvent de situer ces différents ouvrages les uns par rapport aux autres dans l’histoire et l’évolution de la Culture. L’auteur décrit d’ailleurs le conflit de deux façons : dans la narration elle-même, et surtout dans le paratexte, qui en offre un résumé presque complet (causes, déroulement, pertes, conséquences, etc.). Du point de vue de l’importance de cette guerre à l’échelle du cycle entier, Une Forme de guerre est un roman qui aurait donc tout de la lecture indispensable.

Vous devez vous demander pourquoi la VF a choisi de le reléguer après deux autres romans pourtant sortis après lui dans l’édition anglo-saxonne ; la réponse est probablement de deux ordres différents : premièrement, c’est sans doute le moins bon des romans du cycle (la prose de Banks est d’une telle qualité et son imagination si extraordinaire qu’on pourra difficilement qualifier un des livres de la Culture de mauvais, toute subjectivité mise à part, du moins ; il n’en reste pas moins que relativement aux autres tomes de la Culture, celui-ci est nettement moins bon), car si le début, la dernière partie et les intermèdes (j’y reviendrai) appelés « Bilan » (suivi d’un chiffre) sont souvent très intéressants, le milieu (et on parle là de plusieurs centaines de pages) est poussif, pas toujours très intéressant, et, peut-être surtout, donne parfois plus le sentiment de lire un New Space Opera banal plutôt que celui qui fera, dans les autres « tomes », toute la singularité de Banks. Impression de classicisme, voire de déjà-vu, accentuée dans la dernière partie par une certaine ressemblance avec une œuvre antérieure (même si pas franchement connue). La deuxième raison qui fait de ce roman le moins bon du cycle de la Culture est le fait que, justement, l’action ne soit pas vue par les yeux de celle-ci (pas majoritairement, du moins), mais du point de vue de ses ennemis. Ce qui est d’autant plus paradoxal, quand on y réfléchit, que le point de vue de non-Culturiens, pan-humains ou autres, est récurrent dans le cycle, et surtout du fait que ce qui peut être perçu, sous un certain angle, comme une faiblesse, est aussi une des forces d’Une Forme de guerre : il y a une forme d’autoglorification / enjolivement (pour ne pas dire propagande…) dans la façon dont la Culture veut que le reste de la galaxie la perçoive, et Banks remet, en quelque sorte, les pendules à l’heure, en montrant un point de vue violemment contradictoire, un modèle de civilisation autre. Tout en mettant parfois carrément l’idéologie de la Culture devant ses paradoxes… pour ne pas dire ses mensonges. Tout ceci aurait été fort pertinent si, comme dans la VF, ce roman était paru après que la Culture ait été introduite au lecteur de façon plus didactique, plus naturelle, comme cela a été fait dans L’Homme des jeux, et qu’ensuite, Banks ait mis en place sa contradiction. Mais commencer par cette dernière, en revanche, n’était en fin de compte pas si pertinent que ça, ce qui tendrait fortement à donner raison à l’ordre de parution en VF. Continuer à lire « Une forme de guerre – Iain M. Banks »

L’homme des jeux – Iain M. Banks

Le plus accessible des livres les plus anciens sur la Culture

player_of_games

La critique qui suit est un extrait d’un article synthétique analysant l’intégralité du cycle de la Culture, que vous pouvez retrouver sur cette page.

Deuxième roman du cycle de la Culture publié en VO (en 1988) et deuxième paru en VF (en Août 1992), pour des raisons expliquées en introduction de la critique précédente, L’Homme des jeux marque deux différences saillantes avec son prédécesseur : tout d’abord, l’action est vue par les yeux d’un culturien et pas par ceux d’un mercenaire détracteur de la Culture et au service de ses ennemis, et ensuite, sur un plan littéraire, le livre est beaucoup plus homogène, d’un intérêt constant, cette fois, du début à la fin. Malgré tout, s’il s’agit d’un « tome » de la saga et d’un roman de SF franchement intéressant, on en est encore assez loin de ce que Banks proposera par la suite, tout spécialement dans L’Usage des armesExcession ou Trames. Il n’en reste pas moins qu’une description cette fois directe de la Culture (et pas « en creux » comme dans Une Forme de guerre) combinée à une qualité plus constante du début à la fin de l’ouvrage en font sans doute une meilleure porte d’entrée que ce dernier roman, validant donc vraisemblablement le choix fait pour la VF de publier les trois premiers bouquins dans le désordre. Continuer à lire « L’homme des jeux – Iain M. Banks »