Le cycle des Magnifiques – une série de novellas Apophiennes !

Il y a environ quinze jours, j’ai vu que Prime Video proposait un essai gratuit d’un mois de la chaîne MGM, et vu que le catalogue comprenait un certain nombre de westerns que je voulais voir ou revoir depuis très longtemps, j’ai validé le truc et me suis lancé, tous les soirs, dans le (re-)visionnage de l’un d’entre eux. C’est à ce moment là que m’est venue l’idée que mélanger des éléments d’intrigue ou des personnages de plusieurs d’entre eux et de revoir tout ça selon un prisme Fantasy pourrait être intéressant. Je me suis donc lancé, à titre d’essai, dans la rédaction d’un court chapitre introductif, histoire de voir ce que je pouvais faire avec mes idées. Et là, je suis entré dans ce que je pourrais parfaitement qualifier de transe. Tout le reste a coulé si naturellement de source, est sorti si aisément de mon clavier qu’à peine dix jours plus tard, j’ai achevé une novella (un roman court) de 196 000 signes (espaces comprises), ou, dans le jargon de l’édition, de 196 Ksec. Pour vous donner un point de comparaison, celles de la désormais fameuse collection Une heure-lumière du Bélial’ tournent, en moyenne, plutôt autour de 160 Ksec. À vrai dire, à 196, je suis juste en-dessous de la limite entre une « simple » novella et un « vrai » roman (vraiment court, pour le coup).

Cela fait environ trois ans que je m’amuse à écrire des amorces de textes. Enfin je veux dire autre chose que les critiques ou articles du blog, ou la V2 du Guide des genres. On parle bien ici de fiction. Il y a cet embryon de roman (sans doute court) de Science-Fantasy que j’ai déjà vaguement évoqué dans les commentaires d’un article ici même, ou cette nouvelle de SF de cinq pages que j’ai fait lire à un acteur éminent de la blogosphère et du monde de l’édition pour avoir son avis dessus. Dans les deux cas, je n’arrivais pas soit à avancer, soit à être satisfait du résultat. J’en ai au moins déduit que le format très court, nouvelle, voire novelette, n’avait vraiment pas ma préférence. Pas assez de place pour développer comme je l’entendais un univers, une intrigue ou des personnages. Certains y arrivent fort bien, et je suis tout à fait d’accord pour dire que c’est la forme ultime d’expression de la SF (voire de la SFFF). Sauf que je ne vais pas me forcer à faire quelque chose avec lequel je ne suis pas à l’aise. C’est alors que j’ai compris qu’il y avait peut-être un autre angle d’approche, en plus de celui de la longueur du texte, à essayer : le point de focalisation. Parce que c’est celui qui m’intéresse le plus en tant que lecteur, l’écrivain en construction que je suis s’est concentré sur l’univers, sur le worldbuilding. Vu que ça ne fonctionnait pas des masses (non pas que je sois incapable d’en créer un d’intéressant, voire d’original, mais pour le moment, les mécanismes ne tournent certainement pas de façon aussi fluide que je le voudrais), que je n’étais pas du tout à l’aise avec ma production littéraire, j’ai décidé de changer complètement d’approche, et de me concentrer sur les personnages.

Revenons à la genèse de cette novella de 196 K. Je revois Les sept mercenaires, que je n’avais pas vu depuis mon enfance (et, honte à moi, je crois n’avoir jamais visionné l’original japonais…). Je repense à The maleficent seven, lu l’année dernière, et au plaisir que j’ai eu à lire cette adaptation Fantasy de ce classique (même si j’avais ragé parce que ça faisait des années que l’idée me trottait dans la tête de raconter l’histoire de sept méchants -pas antihéros, hein, méchants– défendant un village). Pale Rider étant un de mes Clint Eastwood préférés (pour sa possible interprétation surnaturelle, mais pas que), je me dis qu’il y aurait quelque chose à faire en mélangeant les deux films et en transposant ça dans un monde secondaire de Fantasy (notez que ça marche aussi bien avec L’homme des hautes plaines qu’avec Pale Rider). Appréciant le concept des Mystères de l’Ouest, je me dis que tant qu’à faire, autant ajouter quelques touches Steampunk à l’affaire, surtout pour pouvoir faire plus ou moins librement du rétrofuturisme en matière d’armes à feu. Finalement, j’ai carrément introduit quelques éléments qui tiraient plus vers le Cyber– que vers le Steam-punk, mais vous verrez ça si vous lisez ce roman un jour. Ce qui m’a d’ailleurs conduit à introduire des références plus ou moins cryptiques à des univers de science-fiction, ciné ou littéraires, fort connus. Oui, il y a un bout de Predator là-dedans !

Le scénario est relativement simple à résumer : une horde de bandits menée par une centauresse (une femelle centaure), Calavera, rançonne chaque année le village de Lago (un nom qui est un hommage à L’homme des hautes plaines), à l’extrême-sud du continent de la Lune (<— hommage à Emmanuel Chastellière). Ses éclaireurs préviennent : dans un mois, ils reviendront en force, et gare aux paysans s’ils ne peuvent fournir la quantité demandée de ces cigares qui ont fait la renommée du bourg (pour l’anecdote, c’est sur ce point que je me suis aperçu qu’il y avait quelque chose de sérieusement bancal dans le scénario des Sept mercenaires). Parce que le petit chien de la jeune Lani (<– hommage à Pale Rider), quinze ans, aboie contre les vauriens, l’un d’eux le tue en ricanant d’un coup de revolver. Lorsqu’elle l’enterre, l’adolescente en pleurs prie Hesselene, la déesse de la mort, d’envoyer un protecteur pour sauver son village. À cet instant précis, une grande elfe taciturne, montée sur un cheval pâle, se présente à l’entrée de Lago. Elle se fait appeler la Prédicatrice, et dit avoir été envoyée pour remplacer le Pasteur de la communauté, récemment mort de vieillesse. Apprenant la situation du patelin, et le fait que cette fois, les quantités de cigares demandées vont saigner à blanc son économie et provoquer misère et famine, la prêtresse demande aux gueux pourquoi ils ne se défendent pas. Quand ils lui répondent qu’ils n’ont ni armes, ni notions sur la façon de s’en servir efficacement, elle promet de recruter une équipe de mercenaires, et de la ramener à temps pour tenir tête aux pillards de Calavera.

Cette équipe, c’est celle d’Ellie Vanclif (<– hommage à Lee Van Cleef, évidemment), surnommée Ellie-une-main, parce qu’elle est, hum, manchote (les amateurs de western ont déjà le sourire aux lèvres). Chef des Sept (<– référence à The Boys), une fameuse bande de mercenaires et de hors-la-loi désormais dispersée, elle va, une fois recrutée par la Prédicatrice, qui sait la haine qu’elle voue à Calavera (vous comprendrez pourquoi en lisant le bouquin), reformer son ancienne bande. Et retrouver, voire sauver du pétrin Blondinette, tireur d’élite demi-elfe, Crasseuse, génie naine de la mécanique et hors-la-loi la plus sale du Sud (ce dont elle s’enorgueillit), Surineuse, l’orque initiée du prestigieux Huitième Cercle du Credo d’Hephares (<– Mandalorien + arts martiaux japonais), Sentence, l’elfe noire psychopathe cachant un lourd passé et maniant Ruine, l’épée-démon polymorphe, Mamie, qui dissimule sous l’apparence inoffensive d’une vieille femme un maître assassin, et enfin Mademoiselle, qui, au contraire, se sert de sa beauté spectaculaire pour perpétrer ses meurtres.

Arrivé à ce stade, j’avais décidé de ne pas me limiter à sept mercenaires, pour ne pas trop singer le film. Vu que les personnages sont, à la base, archétypaux (mais on verra que j’ai bien retravaillé certains d’entre eux), j’avais décidé d’en ajouter un neuvième (sept membres de l’équipe d’Ellie plus la Prédicatrice font huit) parce que dans mon worldbuilding, les races du Vieux Monde (<– clin d’œil à Warhammer) vénèrent un panthéon de Neuf divinités (<– hommage à l’Ennéade égyptienne), et que donc, dans mon esprit, il fallait neuf défenseurs à Lago. J’étais parti sur une jeune gnome qui rejoindrait le groupe alors qu’il était en route vers Lago, modelée sur le personnage de Chico dans Les sept mercenaires, c’est-à-dire le chiot fou et inexpérimenté qui va tout de même prouver sa valeur, et avait décidé de la nommer Morveuse, pour faire écho à Crasseuse la naine. Et puis finalement, je suis parti sur tout autre chose, un mélange d’Honor Harrington et d’un personnage emblématique du Cyberpunk (si, si) que j’ai nommé Katherine « Kit » Westwood (<– Clint Eastwood, quoi  😀 ), avec un petit bout du Mortimer de Et pour quelques dollars de plus dedans. Tout comme « Blondinette » et « Crasseuse » (qui se prénomme en réalité Tuko) proviennent en partie du Bon, la Brute et le Truand, ainsi que le surnom de « Sentence » (Sentenza). Mais pas que (Blondinette est aussi en partie inspirée par un personnage d’un film de guerre se déroulant pendant la Seconde Guerre mondiale). Pour l’anecdote, j’ai recyclé mon concept de « Morveuse » à la toute fin de la novella, mais sous une tout autre forme. Avec un bout de Wismerhill dedans. Oui, oui. Dès lors, j’aurais pu appeler mon roman Les neuf mercenaires, mais vu que le titre original du long-métrage est The magnificent seven, j’ai plutôt opté pour Les neuf Magnifiques.

À la base, j’ai surtout utilisé les noms de guerre ou surnoms parce que le problème avec les westerns est que certains personnages (notamment ceux joués par Clint Eastwood) ne sont jamais nommés, ou seulement par des qualificatifs comme le Pasteur. Finalement, j’y ai vu l’opportunité de donner un parfum de Compagnie noire à l’ensemble, et en ai été très satisfait. C’est en avançant dans l’écriture que j’ai réalisé quelque chose, ou fait émerger une nouvelle propriété : tout comme La ligue des gentlemen extraordinaires est une version « Steampunk » des Avengers, je me suis rendu compte qu’avoir donné à mes personnages des capacités, armes ou pouvoirs très particuliers ET leur avoir donné un nom de code, en quelque sorte, avait fait glisser mon roman des sept mercenaires à une équipe de super-… j’allais dire héros, mais antihéros serait probablement plus juste, opérant dans l’équivalent de l’Ouest sauvage (sauf qu’il est au sud, mouahaha).

Ce qui ouvre d’ailleurs de nouvelles possibilités : on le sait assez peu, parce que les films suivants n’ont ni le casting, ni la renommée du premier, mais Les sept mercenaires a trois suites. Avec de nouveaux personnages remplaçant ceux qui ont été tués dans le ou les films précédents. De même, de nouveaux membres rejoignent constamment la Compagnie Noire, ou les Vengeurs. Ce qui voulait dire que le concept était déclinable dans une série de novellas, chacune réutilisant certains des personnages de la précédente et introduisant de nouveaux archétypes (venant d’achever la première, j’ai déjà mis au point la liste des nouveaux Neuf Magnifiques -dont six inédits- pour la seconde. Car non, je ne compte absolument pas m’arrêter là). De même, les leçons tirées du MCU ou du DCU peuvent être transposées en littérature SFFF : même les personnages morts peuvent faire l’objet d’origin stories, et certains personnages vivants mais ne participant pas, pour une raison ou une autre, à une aventure peuvent faire l’objet d’un spin-off.

Je conçois ce cycle de novellas comme des éléments semi-indépendants, lisibles sans forcément avoir lu les autres, mais liés non seulement par un univers et des personnages communs, mais aussi par des fils rouges au niveau de l’intrigue. Dans Les neuf Magnifiques, j’ai créé ou dévoilé deux antagonistes potentiels pour les tomes suivants, dont un qui va sans doute être au centre de la deuxième novella, nommée (oui, j’ai honte 😀 ) Le retour des neuf Magnifiques.

Soyons clairs, rien là-dedans n’est original, ni la plupart des personnages, ni le scénario de ce premier court roman, ni vraiment l’univers ou le mélange de genres / sous-genres. Le mélange western et Fantasy ne l’est pas (voyez les romans d’Emmanuel Chastellière ou de Clément Bouhélier, par exemple), pas plus que Steampunk et Western (Les mystères de l’Ouest), et ainsi de suite. Pris individuellement, tout (ou presque) est un emprunt ou un hommage. Sauf que copier une ou deux personnes, c’est du plagiat, tandis qu’en copier vingt, c’est de la recherche (^^). Sauf que si certains de ces mélanges ont été faits, mélanger TOUS les constituants, ça, par contre, ça doit être soit inédit, soit fort rare (à ma connaissance). Sauf qu’on se retrouve avec une pseudo-Stormbringer côtoyant un Terminator Steampunk (si, si !), que j’ai mélangé Incas, Mayas et Aztèques en un tout super-badass, et que vu que c’est moi qui l’ait écrit, ça balance de la punchline par paquets de douze et c’est « un peu » épique aussi  😀

Ce bouquin, ce cycle, ce concept, c’est ma manière à moi de revenir à la SFFF de mon adolescence, de lui rendre hommage, de faire une Fantasy (+ western + steampunk + super-héros) orientée vers l’aventure, le divertissement, l’épique, plutôt que vers la transmission d’un message politique ou idéologique, le fait de faire la leçon, ou d’avoir l’ambition de proposer un truc d’une profondeur philosophique vertigineuse. Et d’ailleurs, puisque j’en parle, le style a été précisément calibré pour être fluide et évocateur avant tout, pas pour impressionner machin ou truc, prompt à déplorer la pauvreté de celui de ses détracteurs, ou à louer ce qui n’est au final que la mise à la queue-leu-leu d’heures de recherche dans un dico de synonymes et un concours pour dire en huit phrases, toutes plus ampoulées les unes que les autres, ce qu’un Gemmell ou un Moorcock dirait en trois. Tout ça pour dire que mon ambition ou mon intention n’est pas de révolutionner le genre ni de faire un « grand » roman / cycle qui restera dans les annales, mais plutôt, pour conduire à la SFFF des gens qui n’en lisent pas, de leur proposer une prose accessible, agréable et reprenant des schémas (western, super-héros) qu’ils maîtrisent déjà en ajoutant par petites touches d’autres qu’ils connaissent moins ou pas du tout (Fantasy, Steampunk).

Reste une dernière question : que vais-je faire de cette novella ? Je pourrais la proposer à Gilles Dumay (qui a récemment déclaré suivre ses auteurs, tant que ça se vendait : vu que je suis un auteur AMI depuis 2018 avec le Guide des genres…) ou Olivier Girard (même à 196K, ça reste dans un format compatible avec UHL), même si je doute fortement qu’un des deux soit intéressé. Après tout, mon projet ne cadre pas vraiment avec l’ambition littéraire de leurs collections. Donc, à vrai dire, je joue avec l’idée de vous proposer gratuitement cette novella à raison d’un ou deux chapitres par mois publiés ici, sur le Culte, et on verra bien ce qui se passera ensuite. Nous connaissons tous des auto-édités qui ont fini publiés par le circuit traditionnel, et la mise en ligne sur le blog m’éviterait un processus de création de livre électronique dans lequel je n’ai PAS DU TOUT envie de me lancer. On verra, j’y réfléchis encore. Il est possible de combiner les deux approches, en vous offrant gratuitement certains chapitres, pour vous donner une idée du truc, tout en attendant de voir si un éditeur se manifeste (par contre, que certains professionnels ne m’en veuillent pas, mais je ne confierai pas le manuscrit sur demande, seulement aux éditeurs que je connais personnellement, les Dumay, Girard ou quelques autres).

J’espère que ce projet vous enthousiasmera autant qu’il l’a fait pour moi. Je vis une période extrêmement compliquée et difficile depuis début 2022, avec notamment d’énormes problèmes financiers qui, pour être honnête, mettent en péril l’avenir même de ce blog (et vu que je ne peux pas vraiment compter sur des SP…). Les dix jours de « transe » créatrice que je viens de vivre m’ont remis d’aplomb psychologiquement, apporté la preuve que je pouvais écrire de la fiction, et si rien d’autre ne devait sortir de ce projet, j’estime personnellement que ce serait déjà beaucoup.

57 réflexions sur “Le cycle des Magnifiques – une série de novellas Apophiennes !

  1. Puis-je te conseiller aussi la lecture de roman western (Elmore Leonard, William Burnett…) pour densifier ton projet mais déplacer du western à la fantasy, ça existe déjà : ainsi Logan (le film) est une autre version (réussie) d’un western avec John Wayne (Les Cowboys)

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    • Oui, oui, je sais que ce genre de transposition ou de mélange existe déjà, je ne prétends pas donner dans une totale originalité, juste proposer ma déclinaison de la chose. Et je note précieusement tes conseils de lectures western, genre littéraire que je connais bien peu. Merci !

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  2. Quelle bonne nouvelle! Je serai très heureux de te lire, que ce soit par des chapitres offerts ici et là sur ton blog, ou via l’achat d’un livre, papier ou numérique. Je participerai également à tout financement participatif que tu lancerais, que ce soit pour financer un livre, ou pour aider à maintenir ce blog. Longue vie au Culte et je te souhaite de rencontrer la réussite avec tes œuvres.

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  3. Je suis sincèrement emballé par ton idée de novella et le mélange proposé ! Hâte d’en lire davantage, que ce soit gratuit ou/et payant je veux bien me lancer dedans ! Et de savoir que tes écrits sont également des outils à ton propre bien-être me sensibilise : ce ne peut que être agréable à lire. J’en suis !^^

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  4. Question : pourquoi pas un casting principal mixte plutôt qu’intégralement féminin ? C’est purement subjectif hein, mais je trouve que ça permet de mieux faire ressortir des personnages féminins forts que le remake « girl power » intégral à la Ghostbusters, Ocean’s 8… Après je suis peut-être influencé négativement par les œuvres susnommées qui, pour être gentil, peinent à soutenir la comparaison avec les films originaux.

    PS: pour le format livre électronique, si ce qui te bloque est l’aspect technique je peux sans problème filer un coup de main pour convertir tes textes en EPUB nickel 🙂

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    • Le casting exclusivement féminin était conçu en miroir des sept mercenaires, où il était uniquement masculin. Cela permettait aussi de se démarquer de the maleficent seven que je citais dans l’article, où il est mixte. D’ailleurs, dans la deuxième novella que j’envisage, il est mixte, avec quelques éléments masculins (au moins un de façon certaine, et je me tâte encore sur le genre et le pouvoir spécial d’un des six Magnifiques inédits).

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  5. Excellente idée, et thématique fort sympathique. Je me réjouis a l’idée de le lire sur le site si vous allez vers ça.
    J’imagine que la question vous a déjà été posée pour tout ce que vous écrivez, mais pourquoi ne pas financer la publication de ce roman sur le site via Substack, Patreon ou Ko-fi : près le premier, gratuit pour poster les lecteurs, les chapitres ne seraient accessibles qu’aux seuls souscripteurs ? Je suis prêt à y mettre quelques euros par mois (je le ferais sans hésiter pour tout le site, à vrai dire, AMHA il faut rémunérer les créateurs de contenu). Ça pourrait même être une forme de test de ce modèle de financement par les fans. Just my two cents.

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    • C’est gentil, mais comme vous le savez sans doute, je répugne profondément à faire payer les lecteurs qui me font l’honneur de me suivre pour ma prose. D’où le fait que la V1 du Guide des genres soit gratuite, par exemple (la V2 ne l’étant, hélas, plus, même si ce n’est absolument pas de mon fait). Si je mets en ligne sur ce blog au moins certains chapitres de cette novella (et je suis clairement très tenté de le faire), voire sa totalité si aucun éditeur ne se révèle intéressé (ou que les propositions qui me sont faites ne me conviennent pas), ce sera à titre gracieux.

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      • Je me permets de m’immiscer dans cette conversation. Je comprends pourquoi tu ne souhaites pas demander de financement pour le Culte, fidèle à ton idée de partage de connaissances. J’ai (comme je suppose beaucoup de monde aujourd’hui) des abonnements mensuels : Netflix et Amazon prime pour le divertissement par exemple. Ces deux supports ne m’apporteront jamais tout ce que ce blog m’a apporté, que ce soit par la lecture de tes articles, mais surtout par ces innombrables heures de lecture intense de romans SFF achetés suite à tes conseils. Je dirais presque que ma vie a changé depuis que je suis tombe sur le Culte : j’ai lu mes meilleurs livres ces dernières années et j’ai découvert des genres insoupçonnés. A tel point que je ne m’éclate plus à regarder des films ou des séries car je préfère replonger dans mes bouquins. Les 10 euros mensuels que je verse à Netflix ou Amazon seraient bien mieux investis si je les verse ici.

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        • C’est très gentil. Honnêtement, le fait de demander un soutien aux adeptes de l’Apophisme est quelque chose que je ne ferai que si la situation devient désespérée. Je n’en suis pas encore à ce point, heureusement. Simplement, je vais devoir abandonner certains projets (les critiques de BD, notamment) et plus me concentrer sur le fait de vider ma PAL ou de lire mes rares SP que de critiquer des nouveautés. En attendant des jours meilleurs.

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    • Merci ! Eh bien écoute, pour tout te dire, certains éléments sont inspirés par son univers ou lui rendent hommage. Pour ce qui est d’en lire des extraits, il est absolument sûr que je mettrai certains chapitres (au minimum) en ligne sur le Culte. La question que je suis en train de me poser, c’est lesquels, tous / seulement une partie, et dans quel ordre. Celui où le lecteur fait connaissance avec Mamie et Mademoiselle, ou le suivant, celui avec Surineuse et Sentence, ayant ma préférence (de toute façon, je ne peux pas balancer le dernier directement, il dévoile tous les twists de l’intrigue 😀 ).

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  6. Il y a un truc qui m’ennuie c’est que tout le monde utilise nains, elfes, orcs alors que des races intelligentes issues des légendes et des mythes il y en a des tas. Entre les créatures du petit peuple (lutins,farfadets, leprechauns….) mais également celles qui viennent des bestiaires antiques et médiévaux ( cynocéphales, blemmyes, panotis, arimaspes…) ou encore de la mythologie greco-latines (tu as déjà une centaure, mais satyres, faunes, minotaures, harpies, lamies sont aussi intéressants) sans parler de créatures plus exotiques.
    C’est pas contre toi mais il y a des moments où ça m’énerve que tout le monde utilise les mêmes créatures alors qu’il y a un catalogue tellement vaste.

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    • Je suis d’accord avec toi, et d’ailleurs j’ai fait un article sur le sujet, dans le temps. Si ça peut te rassurer, il y a un farfadet parmi les méchants, et les centaures sont les équivalents des indiens d’Amérique dans cet univers (donc ils ont un rôle majeur).Et l’introduction de bien d’autres races est prévue dans les futurs textes. Mais pour la novella introductive, je tenais à rester sur quelque chose de relativement classique, parce que c’est avant tout dirigé vers les néophytes, comme je l’explique dans cette présentation.

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  7. Ca me rappelle Le fils des etoiles de John Morressy. Un obscur roman SF tire de la bibliotheque de mon pere et qui est aussi base sur les 7 mercenaires.
    J’avais utilise ce livre en classe de 5eme pour un travail de fiche de lecture. A la fin de mon expose oral, a ma grande surprise, la prof de francais m’avait passe un sacre savon. Je ne lui avais pas fait valider le livre avant de faire mon travail… 😀

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    • Oui, ça fait partie de ces classiques du cinéma qui sont souvent recyclés ailleurs (notamment en littérature). D’ailleurs, plusieurs Westerns majeurs sont eux-mêmes des remakes de films japonais (à commencer par les Sept mercenaires).

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  8. Depuis le temps que je me demandais si tu finirais par te lancer, me voilà satisfait et surpris.
    Je t’aurais imaginé te lancer dans de la SF, qui comme en témoigne mon blog est de loin l’un de mes genres préférés.
    « Même si c’est de la fantasy », je suis pressé de te lire. Je connais ta propension à poser des punchline, mais je suis vraiment curieux de voir comment tu manies les mots dans les cadres d’une fiction. Je dois avouer que ta présentation me fait vraiment envie.
    Concernant l’autoédition, « toi-même tu sais » que je sais l’énergie que ça demande. Donc je comprends la réticence ou flemme de se lancer. C’est chronophage et parfois épuisant, j’en ai déjà témoigné un peu sur mon blog. En tout cas, si à un moment tu décides de te lancer et que tu as besoin d’un coup de main, n’hésite pas à me faire signe.
    Quant au coup de la « transe créative », c’est un truc assez particulier à décrire, mais en effet ça fait généralement un bien fou sur le plan moral/psychologique.
    J’ai vraiment hâte de lire « Le cycle des Magnifiques ».

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    • Merci ! Comme tu le sais, je dois faire face à d’invalidants problèmes de santé, aussi, outre une question d’envie, c’est également une question d’énergie. Et puis pour être parfaitement honnête, si je mets en ligne un ou deux des quatorze chapitres du roman par mois, ça fait entre six mois et un an de contenu susceptible d’attirer du monde sur le blog. Ce qui fait que j’ai moins intérêt à le proposer, même gratuitement, en une fois, qu’à le tronçonner. Il sera toujours temps, une fois que le « roman-feuilleton » aura été intégralement publié sur le Culte, d’en proposer une version complète téléchargeable d’un coup. On verra.

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  9. Sinon tu peux confier ton projet aux Saisons de l’étrange.
    C’est une maison d’édition satellite des Moutons, Moltinus qui fait ça. Ça colle assez à ce qu’ils cherchent.

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  10. Ah ah ! Stylé ! Effectivement ça n’a rien d’original, mais c’est le genre de truc marrant qu’on lit pour le fun et le divertissement, ce qui est parfois tout ce qu’on demande. Pour une fois j’ai pigé absolument toutes les références de l’article, comme quoi ma culture cinématographique est meilleure que ma littérature SFFF.
    Il manque aussi « Il était une fois dans l’ouest » et « Rio Bravo » pour tes références. Le meilleur de tous les westerns et le meilleur des John Wayne ! Comment ne pas l’inclure là dedans ? C’est bien les westerns spaghettis, mais John Wayne est l’acteur incontournable du genre !
    J’ai moi aussi envie de mélanger ces influences plus « modernes » pour les adapter à un univers SFFF, j’avais pensé à une espèce de « 24 heures chronos » avec terroristes, complots politiques, débat sur l’utilité et la moralité de la torture avec un suspense haletant dans un cadre de fantasy par exemple. Enfin, je laisse l’idée murir on verra si ça m’emballe toujours un peu plus tard. ^^
    Aucun problème pour le mode de diffusion de la novella tant que tu ne nous laisses pas en rade 2 semaines comme ça. XD

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    • Elle est vachement bien ton idée de 24 heures chrono SFFF !
      J’ai gardé pas mal d’idées en réserve pour d’autres novellas, dont, effectivement, les John Wayne, que j’aime autant, pour ma part, que les westerns spaghetti. Sans compter que je vais faire voyager mes Magnifiques : un truc dans l’équivalent de l’Afrique inspiré par La Momie / Le retour de la Momie, un dans la jungle en mode Predator, un dans le Vieux Monde à la Ligue des Gentlemen extraordinaires, les idées ne me manquent pas. Pas plus que les idées de personnages, d’ailleurs.

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  11. Alors déjà, loin de moi l’envie de parler au nom d’autres éditeurs mais tu ne perds rien à essayer de leur soumettre ton écrit, ne fut-ce que pour obtenir un retour de professionnels qui soit aussi extérieur au tien sur le texte en question et qui pourrait te permettre de l’améliorer. Vu les relations que vous entretenez, je pense qu’ils prendront au moins ce temps-là pour toi et ce sera de toute manière positif puisque tu vas en retirer quelque chose de concret pour avancer.

    Certes ce que tu en dis ici ne semble pas rentrer dans leur ligne éditoriale mais sait-on jamais ? D’autant que AMI a commencé avec une série de fantasy qui se voulait grand public si j’ai bonne mémoire et que l’objectif d’accrocher un nouveau lectorat est tout à fait noble en plus d’être important. Vu ce que tu dis, tu offrirais d’une part une porte d’entrée et d’autre part un roman que des gens disposant d’une certaine culture littéraire de l’imaginaire pourraient s’amuser à lire et à décrypter pour ses nombreuses références. Moi ça me parait riche même si l’intention première de l’intrigue est le divertissement -tout à fait noble et fondamentale si tu veux mon avis.

    Enfin voilà, ça vaut ce que ça vaut mais sache que tu as mon soutien dans cette aventure, quelle que soit la forme que celle-ci prendra. Et si ça peut attendre l’été (le rush de fin d’année scolaire au boulot est assez lourd…) et que tu cherches un/e bêta lecteur/ice je serais ravie de te rendre ce service même si je n’ai pas la prétention d’avoir un œil digne de Gilles Dumay ou d’Olivier Girard.

    Je suis en tout cas ravie pour toi que tu aies vécu ta première transe créatrice et que tu sois content du résultat. C’est précieux ! Je souhaite une longue vie au Cycle des Magnifiques !

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  12. Bravo pour cette réalisation déjà !
    On sent dans ton post toute ta joie d’avoir réussi à écrire cette novella et la passion que tu y a mis en te faisant plaisir avec les gimmick que t’aimes.
    Peu importe le médium que tu choisiras pour sa publication, je suis forcément curieuse d’en voir le résultat ^^

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  13. Je trouve bonne l’idée de publier chapitre par chapitre en ligne. Andy Weir a débuté ainsi, et on sait le succès que ça lui a valu. Cela te permettra d’avoir des retours critiques et éventuellement de faire évoluer ton texte, tout comme Andy Weir a fait évoluer The Martian avant de le voir publié par une ME.

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    • C’est vrai, et en plus, il est relativement courant, dans l’édition anglo-saxonne et dans le cas de certains longs cycles, notamment en SF militaire, que le tome inaugural soit librement disponible, ce qui permet aux gens de voir s’ils accrochent à l’univers et aux personnages avant de se lancer dans une vaste saga. C’est un peu l’idée, là aussi.

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  14. Félicitations pour l’aboutissement de ce projet qui est alléchant. Je serai ravie de lire cette novella.
    Vous pourriez peut être mettre en place un moyen de vous glisser un petit don ? Une rémunération que le lecteur vous donne en choisissant lui-même le montant ?

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    • Merci ! C’est techniquement faisable, mais c’est une option à laquelle je n’aurais recours qu’en dernière extrémité, tant ma volonté est grande de continuer à proposer un maximum de contenu gratuit aux aponautes.

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    • Merci ! Un ou deux chapitres seront dévoilés sur le Culte au mois de Mai. Il est fort possible qu’il s’agisse du chapitre 4 ou 5 pour commencer (ils donneront aux aponautes une meilleure vision du roman que le 1, et ils ne dévoilent aucun point critique), avant, si les gens accrochent, de repartir à partir du premier. J’hésite encore, on verra bien par quoi on débute.

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  15. Ça c’est une bonne nouvelle ! Comme tous les Apophites j’ai hâte de découvrir ça !
    Comme tu l’as dit à de nombreuses reprises, tu ne souhaites pas faire payer les fans du culte mais comme on peut le lire, il y aurait probablement pas mal de gens qui suivrait, mais je ne remets pas les couverts sur ce sujet 😉
    Le culte c’est quelque chose quand même, les découvertes sont tellement nombreuses et enthousiasmante que c’est toujours inspirant.
    Prend soin de toi

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  16. Cela fait longtemps que je lis ce blog, pour autant, c’est mon premier message. Blog qui m’a beaucoup apporté dans mes lectures.
    J’ai également hâte de lire cette novela, surtout sous cette forme feuilletonnante, qui va créer un rendez-vous, avec les héros. En tout cas, un grand bravo pour être arrivé au bout de ce projet.
    Pour la rémunération, je fais partie de ceux qui seraient contents de contribuer, pour que ce contenu continue de vivre et d’être gratuit.
    Et comme l’a dit une personne plus, prends soin de toi !

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  17. En tous cas, ton enthousiasme est communicatif et ça donne envie de lire le début de ce cycle !
    Ce mélange spécifique des genres n’est pas sans rappeler le comics Seven to Eternity, du duo Remender/Opena.
    Pourquoi ne pas le mettre en « pay what you want » ? Comme ça, tu ne forces personne à débourser de l’argent, et ceux qui ont envie d’aider financièrement peuvent aussi le faire.
    Vivement q’uon puisse lire les 2 chapitres !

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    • J’ai commencé à écrire le tome 2 (qui pourra se lire de façon indépendante ou à la suite du 1) cet après-midi. Et j’ai déjà des idées pour… sept (oui, oui !) autres novellas dans le même univers, plus d’autres sur des novelettes ou des romans courts revenant sur l’histoire de certains des personnages du tome 1, qui n’est parfois que suggérée (pour être précis, celle de Mamie ou de la Prédicatrice).

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  18. Si tu es ok pour rentrer par la « petite » porte, il y a un AT chez Livr’S en ce moment qui me parait coller un peu à ton projet : Nouvelles de l’Ouest. https://onedrive.live.com/?authkey=%21AGtOJpl6Ut2AtPA&cid=01DE8288AFFD7D68&id=1DE8288AFFD7D68%2188214&parId=1DE8288AFFD7D68%21875&o=OneUp
    C’est de l’horreur x western (un peu à la Priest ou à la Tour Sombre, probablement) mais à mon avis, un univers SF un peu dark y entrerait parfaitement… c’est peut-être une alternative à AB Imaginaire, qui, effectivement, recherche des choses très littéraires ? Je ne pense pas qu’ils soient très branchés science-fantasy (je leur ai déjà soumis un projet de space-opéra un peu pulp avec des créatures fantastiques et ils l’ont refusé). Sinon, si tu recherches des avis et des bêta-lecteurs, il y a les plateformes d’écriture (qui, c’est vrai, te donneront sans doute moins de visibilité que ton blog). Bonne chance en tout cas !

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    • Merci ! Mon univers ne me semble guère cadrer avec le projet de Livr’S (il y a des éléments horrifiques, mais aussi beaucoup d’humour), et pour ce qui est des plateformes d’écriture, effectivement, je pense ne pas avoir moins de lecteurs en mettant en ligne (au moins certains chapitres de) la novella directement sur le blog (il y a tout de même eu 90 000 – 100 000 visiteurs uniques par an sur le Culte en 2019, 2020 et 2021). En tout cas, merci beaucoup pour tes précieux conseils !

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  19. Ping : Les neuf Magnifiques – Chapitres 1-4 | Le culte d'Apophis

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