Le Trône de Fer rencontre Steven Erikson, Iron Man, Lovecraft et Matrix
J’ai reçu ce livre dans le cadre de l’opération Masse Critique organisée par Babelio. Je remercie les responsables du site, ainsi que les éditions Nestiveqnen.
Sébastien Thréhout est un auteur niçois passionné de Jeu de rôle (d’ailleurs, avant de publier des romans, la maison d’édition Nestiveqnen a fait ses premières armes dans ce domaine), ayant un style qui le rapproche de la Dark Fantasy tout en explorant des thématiques qui relèvent plus de la Fantasy épique. C’est aussi quelqu’un doté d’un solide sens de l’humour, comme on peut s’en apercevoir en lisant son interview sur le site de l’éditeur (un aspect qui, d’ailleurs, ne transparaît que très peu dans son livre).
Ce roman est le premier d’une trilogie, La Table des immortels. J’avoue avoir été très intrigué à son sujet lorsque j’ai lu une critique le présentant comme une oeuvre inspirée par Zelazny, avec une influence Tolkienienne et une touche de G.R.R. Martin. Pour un premier roman, voilà qui se révèle être une synthèse plus qu’ambitieuse… mais est-elle réussie ? La réponse est oui, mais en fait la question n’est pas tout à fait la bonne : il s’agit en réalité d’une synthèse entre le Trône de Fer, le Livre Malazéen des Glorieux Défunts de Steven Erikson, les récits oniriques de Lovecraft, Iron Man et Matrix ! Continuer à lire « La reine de la folie – Sébastien Thréhout »
En France, l’écrasante majorité de la SFFF que nous lisons provient de deux sources : l’édition en langue anglaise (américaine ou britannique pour l’essentiel), et la production francophone (Française, mais aussi belge, etc). Pourtant, certains éditeurs tentent de sortir des sentiers battus en nous proposant des auteurs venus d’autres horizons : on pense par exemple à Bragelonne (qui publie de la Fantasy allemande) ou à Fleuve Noir (avec Perry Rhodan), mais le champion toutes catégories de la publication d’auteurs ni-anglo-, ni franco-phones reste l’Atalante : d’auteurs allemands (comme Andreas Eschbach) à l’auteur espagnol (Javier Negrete) qui va nous occuper aujourd’hui, l’éditeur Nantais s’est fait une spécialité de dénicher des auteurs intéressants quel que soit le pays d’où ils puissent provenir (notez que cette tendance s’amplifie, tous éditeurs confondus, français ou autres, depuis quelques années, avec l’émergence d’auteurs indiens ou chinois, par exemple).
Mike McQuay était un auteur américain de SF, décédé en 1995 d’un infarctus, à l’âge de 45 ans. Il a écrit plusieurs dizaines de romans, dont la novélisation de New York 1997 de John Carpenter, un des deux textes du volume 2 de La Cité des Robots d’Isaac Asimov, ainsi que 10 sur l’échelle de Richter, en collaboration avec Arthur C. Clarke.
Victor Milan est un auteur américain très prolifique et adepte, comme son ami Daniel Hanover, de l’utilisation de pseudonymes. Il a rédigé plus de 100 romans, dont certains situés dans des univers partagés célèbres, comme ceux de Star Trek, des Royaumes Oubliés, Wild Cards (série de livres popularisée par G.R. R. Martin) ou Battletech. Il écrit aussi bien de la science-fiction (orientée cyberpunk) que de la Fantasy. Le roman qui nous occupe aujourd’hui fait partie de ce dernier genre (du moins au premier abord : les choses sont en fait plus complexes) : c’est le premier d’une trilogie qui, à terme, pourrait être étendue à un second cycle de 3 romans, plus des textes courts. La sortie du second tome est prévue (en anglais) en juillet.
Django Wexler est un chercheur en intelligence artificielle qui travaille pour Microsoft à Seattle. C’est aussi, et surtout, un des auteurs phares d’un sous-genre en plein boom dans l’édition anglo-saxonne, la Flintlock Fantasy. J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer ce terme dans la
Troisième et dernier volume de l’intégrale des aventures de Kane ! Il comprend neuf nouvelles (plus une première version de Lynortis, qui se trouvait dans le
Ce roman, titulaire du prix Locus, est la suite de
Le Fimbulwinter, dans la mythologie nordique, est le terrible hiver qui précède le Ragnarök, la fin du monde. Il dure trois ans, sans que la chaleur d’un été ne vienne réchauffer l’humanité. Durant cette funeste période, la guerre sera également omniprésente, et, selon l’expression consacrée, le frère y tuera le frère.
Ce roman est le premier de la duologie de l’Apocalypse, et le neuvième livre de SF de l’auteur. Cet écossais est membre du Cercle d’écrivains de SF de Glasgow, qui existe depuis pratiquement trente ans et dont un autre membre éminent est Hal Duncan.