A tes risques et périls, ce livre tu achèteras, mais si ce pas là tu franchis, point tu ne le regretteras !
Sénéchal est le premier roman de Grégory Da Rosa, jeune auteur Montpelliérain de 27 ans. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que Mnemos est à fond derrière lui : « découverte Fantasy de l’année », « un premier roman qui s’est imposé comme une évidence », « nous avons été happé par la virtuosité et l’intelligence de son scénario, par son univers à la fois très réaliste et d’une rare originalité, par un style volontairement médiévalisant mais parfaitement lisible ». Ils se sont même fendus d’une sorte… de bande-annonce ! Et je ne parle pas du flot de services de presse qui a inondé internet : alors que le roman sort en théorie le 2 février, on compte déjà à cette date… neuf critiques sur Amazon (pour ceux qui se poseraient la question, j’ai juste reçu ma précommande plus tôt que prévu, il ne s’agit pas d’un SP -ceux-ci sont signalés en toute transparence sur ce blog-).
J’ai bien peur d’être plus critique, mitigé ou nuancé que les avis en question, cependant : oui, c’est un bon roman, c’est incontestable, mais non, ce n’est pas original, ni sur le fond, ni sur la forme, et, de plus, je ne suis pas (systématiquement) d’accord avec la « parfaite lisibilité » du style médiévalisant, qui se révèle plus lourd et contre-productif qu’autre chose la plupart du temps. Toutefois, je vous conseille vraiment de lire cette recension de bout en bout : si certains passages pourront vous paraître extrêmement critiques (mais rédigés, je le précise, dans un esprit qui se veut constructif), ils ne doivent pas cacher le fait que dans l’ensemble (si vous êtes capable de dépasser le style d’écriture assez particulier), nous avons ici affaire à un très bon premier roman, parfaitement recommandable. C’est juste qu’il ne sera clairement pas fait pour tous les types de lecteurs. Continuer à lire « Sénéchal – Grégory Da Rosa »
La loi du tyran est le troisième tome du cycle La dague et la fortune, après
Charlotte Bousquet est philosophe de formation, mais son activité principale est liée aux littératures de l’imaginaire : romans, nouvelles, dossiers thématiques pour des revues, directrice de collection, elle sait tout faire, et exerce aussi bien dans le registre de la jeunesse que dans celui destiné aux adultes, et tout autant en Fantastique qu’en Fantasy ou encore en Dystopie.
Le fleuve céleste est la « suite » des
Guy Gavriel Kay est au centre d’un véritable mystère : auteur de fantasy reconnu (traduit en 25 langues, ayant vendu plus de deux millions d’exemplaires de ses romans), ayant participé à la mise en forme du Silmarillion avec Christopher Tolkien, écrivain au talent tout simplement immense (lisez ma
Bradley P. Beaulieu est un auteur américain de Fantasy (y compris Young Adult) qui décide de se consacrer à l’écriture au début des années 2000. Il est guidé sur cette voie par des écrivains prestigieux comme Joe Haldeman, Tim Powers, Nancy Kress et Kij Johnson. Sa Fantasy est inspirée de cultures terrestres, comme celle de l’Arabie pour le livre dont je vais vous parler aujourd’hui, la culture nordique pour son cycle Tales of the Bryndlholt, ou encore celle des peuples slaves pour la série Lays of Anuskaya. Outre Les douze rois de Sharakhaï, le cycle (qui s’appelle en anglais The song of the shattered sands et en français simplement Sharakhaï) comprend une préquelle, tandis que deux autres tomes sont prévus.
Le couteau aveuglant est le second volet du cycle Le porteur de lumière, après
Mage de sang est le deuxième livre de la trilogie « L’Âge des ténèbres », après
Qushmarrah fait partie des livres de Fantasy écrits par Glen Cook qui ne se rattachent pas au meta-cycle de la Compagnie Noire (et il y en a beaucoup plus qu’on ne le pense en général). Il s’agit de Fantasy historique à la Guy Gavriel Kay (mais en plus noir et avec plus de magie que dans certains des romans de cet auteur), c’est-à-dire qui se passe dans un monde imaginaire mais qui est tellement inspiré par une période / zone géographique appartenant à notre monde réel qu’il en constitue une allégorie. Seuls les noms changent (plus, évidemment, la présence d’éléments surnaturels), mais derrière les « pseudonymes », on reconnaît parfaitement les véritables acteurs du jeu. Et dans le cas de ce roman, ce sont Rome (ici Hérod) et Carthage (ici Qushmarrah). C’est donc à une transposition Fantasy des guerres puniques que nous avons affaire. Je n’arrive d’ailleurs pas très bien à comprendre pourquoi la quatrième de couverture semble prétendre le contraire, c’est limpide à la lecture du roman (regardez p 220 ou le second épilogue…).
Le sang du roi est le deuxième tome du cycle La dague et la fortune, après