Dans la boucle temporelle – itération 7 : juillet 2016

Lorsqu’un blog dépasse un certain nombre d’années d’existence et / ou d’articles, et à la condition que de nouveaux abonnés rejoignent sans cesse les rangs de sa communauté, il devient de moins en moins probable que les critiques et articles les plus anciens soient lus. Tout le monde n’a malheureusement pas le temps, ou l’envie, de se replonger dans les archives, sans compter qu’il peut être décourageant de débarquer sur un site qui compte des centaines de posts et de ne pas savoir par quelle voie attaquer cette montagne. Dans la boucle temporelle est une série d’articles conçue pour guider les nouveaux venus dans la masse de chroniques et autres articles de fond du blog, leur indiquant ce qu’ils devraient lire en priorité, remettant en lumière des posts oubliés mais potentiellement intéressants. Charge aux aponautes, ensuite, d’explorer les différents menus du blog pour lire le reste. Mais pour faire court, c’est bel et bien d’une sorte de résumé, en forme de best of, de ce qui s’est déroulé de plus marquant dans les précédentes « saisons » (comme on dirait si le blog était une série télévisée) de l’histoire du Culte.

Le concept étant lancé dans le sillage du quatrième anniversaire du blog, en janvier 2020, chacun des « épisodes », appelés itérations, de cette série d’articles remonte de quatre ans en arrière, mettant en lumière en moyenne trois articles du mois concerné (si un mois a été exceptionnellement prolifique et qu’un autre n’est pas spécialement riche en chroniques à remettre absolument en avant, la règle « 4 ans en arrière, mois à mois » peut éventuellement être outrepassée). Ainsi, en ce mois de juillet 2020, nous allons nous re-pencher sur ceux de juillet 2016. La présentation des articles s’accompagnera aussi d’un petit commentaire replaçant, parfois, ces posts dans le cadre plus général de l’histoire du blog.

Vous pouvez retrouver toutes les itérations sur cette page ou via ce tag.

Parmi mes lectures de juillet 2016, j’aurais pu revenir sur pas mal de choses, notamment la Hard Fantasy de K.J. Parker ou le Onzième numéro du magazine Angle Mort, dans lequel je découvre la prose d’Adam-Troy Castro, dont un ouvrage mêlant un roman et quatre nouvelles fera l’objet d’une enthousiasmante (et massive) publication d’AMI début 2021 (mais bon, vous me connaissez, toujours aux avant-postes, donc vous ne serez pas étonné de savoir que la critique de la VO est déjà disponible depuis des mois sur ce blog, en deux parties : clic et clic), mais j’ai plutôt choisi de remettre en avant les romans suivants, pour des raisons différentes (vous allez comprendre  😀 ) :

Saison de gloire – David Brin

saison_de_gloireSaison de gloire est une réédition du roman La jeune fille et les clones de David Brin, qui, s’il n’est pas le livre le plus connu de son auteur (il est largement éclipsé par le Cycle de l’élévation), est en revanche un des plus réussis. Son aspect féministe d’une grande justesse (qui évite clichés et caricatures), ses interrogations sur les relations entre hommes et femmes (et la place des uns et des autres dans la société), sur les sociétés matriarcales et patriarcales, font de ce roman très profond un must-read de la SF « intelligente » (même si je n’aime pas cet adjectif, que je trouve péjoratif). Son aspect Planet Opera, son utilisation de la génétique, la grande qualité de son aspect initiatique achèvent d’en faire une oeuvre hautement recommandable, surtout pour celui ou celle qui recherche un roman qui concilie fond et rythme trépidant d’une aventure laissant une large place à l’émerveillement.

Je le place très haut dans mon panthéon personnel de la SF orientée biologie (par opposition aux sciences physiques), du Planet Opera, et de la SF féministe (même si, ici, écrite par un homme) ayant une forte atmosphère d’Ursula Le Guin mâtinée d’Isaac Asimov. Et surtout, je m’étonne que sa (re)sortie il y a quatre ans soit passée en grande partie inaperçue, si j’en juge par le faible nombre de critiques écrites depuis. S’il y a bien un roman à remettre en avant via Dans la boucle temporelle, c’est celui-ci : voilà donc une des gemmes cachées dans les archives du Culte, que je vous invite à découvrir ou redécouvrir dans ma critique complète.

L’insigne du chancelier – Dave Duncan

insigne_chancelier_duncanDave Duncan, récemment (octobre 2018) décédé, était un écrivain très atypique, ayant débuté sa carrière très tardivement (à 53 ans !) mais ayant ensuite fait preuve d’une extraordinaire productivité. Il avait aussi l’habitude de reprendre des tropes / inspirations typiques de la SF pour les transposer dans une pure Fantasy (par opposition à des genres hybrides comme la Science Fantasy ou le Weird). Ce genre d’échange entre les genres de la SFFF a toujours existé, mais il a pris beaucoup d’ampleur ces dernières années, notamment (mais pas seulement, loin de là) avec de nombreuses œuvres de Fantasy post-apocalyptique ou avec la Cyberpunk Fantasy de Robert Jackson Bennett.

Dans L’insigne du chancelier, premier tome d’un cycle, il mélange à une forme novatrice de Fantasy (pour l’époque : ce livre a été publié en VO en 1998), inspirée par Les trois mousquetaires, un élément qui vient d’un des plus célèbres univers de SF, celui du Cycle des robots d’Isaac Asimov. Il applique ainsi à des humains affectés par un rituel magique les fameuses Lois de la robotique. Et c’est loin d’être la seule qualité de ce bouquin, comme vous le prouvera aisément ma critique complète !

Le seigneur des Isles – David Drake

seigneur_islesLe dernier mais non des moindres (enfin, au moins dans une perspective bien précise), parlons maintenant du Seigneur des Isles de David Drake, par ailleurs connu pour être un excellent auteur de SF militaire. Le problème étant qu’il a voulu s’aventurer dans la Fantasy, et… qu’il n’aurait pas dû. Les adeptes les plus anciens (et les plus fidèles…) du Culte se souviennent peut-être de la critique de ce livre, datant des premiers temps héroïques de l’Apophisme, qui avait occasionné quelques bonnes crises de rire à celles et ceux qui étaient là à l’époque, mais qui a hélas sombré dans les obscures archives du blog. Loin de moi la volonté de me moquer de l’auteur (dont j’ai d’ailleurs souligné l’apport à la SF martiale dans le guide de lecture que j’ai consacré à ce sous-genre) ou de son éditeur français (largement mis à l’honneur dans le reste du présent article), mais vous avouerez qu’un tel bijou d’humour énervé ne POUVAIT PAS rester ignoré des légions d’adeptes qui ont aujourd’hui rejoint le Culte, n’est-ce pas ?  😉

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4 réflexions sur “Dans la boucle temporelle – itération 7 : juillet 2016

    • C’est une superbe description d’une société bâtie sur des bases complètement différentes. Le roman n’est pas dépourvu de défauts, comme je l’explique dans la critique complète, mais ses qualités l’emportent laaaaaargement sur ces petits points de crispation.

      Aimé par 1 personne

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