Mage du Chaos – Stephen Aryan

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Survival horror

chaosmageMage du Chaos est le troisième et dernier livre de la trilogie « L’Âge des ténèbres », après Mage de Guerre et Mage de sang. Si vous avez apprécié le cycle et l’auteur, réjouissez-vous, car Stephen Aryan a signé pour une seconde trilogie (Age of Dread), se déroulant dans le même monde et se passant quelques années après. Le premier tome paraîtra (en VO) en Octobre.

Sur son blog, l’auteur explique qu’il ne veut pas écrire deux fois la même chose. De fait, le tome 2 du cycle était très différent du premier en terme d’ambiance, tout en conservant certains des personnages de ce dernier livre et en se déroulant dans le même monde et dans la continuité des événements précédents. Pour ce tome 3, Stephen Aryan voulait proposer encore autre chose, et rendre hommage à ces maîtres du thriller et de l’horreur qui l’ont influencé, Dean Koontz et Stephen King. Si l’aspect horreur est bien présent, et effectivement dans la lignée de ce dernier auteur, en fait le roman navigue entre le thriller (mais mou), cette nouvelle Fantasy post-apocalyptique émergente, le Survival Horror (sous-genre des… jeux vidéo) et même quelque chose lourdement inspiré par… de la SF ! 

Petite précision : si les tomes 1 et 2 pouvaient se lire de façon indépendante, cela me paraît relativement difficile (bien que pas impossible) pour ce tome 3, qui fait intervenir à la fois des personnages et des éléments d’intrigue de ses prédécesseurs.

Bases de l’intrigue

L’action se passe deux ans après les événements du tome précédent (et quatre après ceux du tome 1). Si vous avez lu Mage de Guerre, vous vous souvenez peut-être du Shael, ce pays martyr mentionné à plusieurs reprises. Lors de la guerre contre le Roi Fou, il a été envahi (il a refusé de rejoindre l’Alliance mise en place par Taïkon) et mis en coupe réglée par les Vorgas et les Morriniens, avec camps d’extermination, expériences médicales et tout le cortège d’horreurs associé à une allégorie de la Shoah. Mage du Chaos nous conduit pour la première fois dans cette nation, essentiellement dans la ville de Voechenka (avec un tout petit détour par la capitale -et par Perizzi au début-). Après l’évacuation du pays par ses envahisseurs suite à la défaite du Nécromancien, le Shael peine à se relever, malgré l’aide apportée par Talandra. Des zones entières du pays sont abandonnées, livrées aux bandits ou à l’anarchie. Seules les agglomérations situées le long des routes commerciales (nécessaires à la reconstruction du pays) bénéficient pour l’instant d’une réelle attention.

Voechenka est une cité très éloignée de la capitale et isolée (elle est entourée par l’eau ou les montagnes, et seule une route permet d’y entrer ou d’en sortir). Elle est, depuis la fin de la guerre, le théâtre de singuliers événements. Tout a commencé par la disparition de personnes. Avec la famine consécutive à la guerre, les bandes de Morriniens renégats qui ont décidé de rester malgré les ordres d’évacuation (et les troubles dans leur propre pays) et l’hiver, ces disparitions n’ont initialement inquiété personne. Jusqu’à ce qu’on retrouve les cadavres mutilés, porteurs de marques de crocs inconnues. Jusqu’à ce que certains morts reviennent à la vie. Jusqu’à ce que certaines personnes en apparence normales se mettent à se comporter d’une fort étrange façon (un côté « ils sont parmi nous » trop peu exploité à mon goût, d’ailleurs). Jusqu’à ce que des lumières étranges, puis un énorme monstre (ou plusieurs plus petits ? Ce n’est -initialement- pas clair), apparaissent dans le lac proche de la ville. Jusqu’à ce qu’une étrange atmosphère s’abatte sur la ville, exacerbant les sentiments extrêmes et mauvais (colère, jalousie, violence, désir sexuel impérieux), semblant capter l’énergie même de la terre et faire mourir les plantes et les animaux. Jusqu’à ce qu’une créature assez puissante pour abattre des immeubles sans même sembler s’en apercevoir se mette à hanter les rues.

Alors que les morts-vivants (nommés Réprouvés) et les personnes au comportement changé (Transformés) se multipliaient, la capitale envoya un bataillon de soldats pour résoudre le problème, tandis que Perizzi envoyait Fray (personnage de Mage de sang) qui, grâce à son talent magique inné et son entraînement d’enquêteur, était le mieux à même d’identifier la source et la nature des troubles. Les troupes se firent en grande partie massacrer ou subvertir, les survivants établissant un poste de contrôle sur la seule route permettant de sortir de la ville. Fray revint, traumatisé, au bord de la folie. Alors que la Tour Rouge se relevait, sous la supervision d’une nouvelle génération de Mages, elle décida de chercher quelqu’un de suffisamment puissant, sur le plan magique, pour combattre le mal qui s’était approprié Voechenka. Un mal que la Tour soupçonne fort d’être en fait celui qui a formé puis lâché sur le monde à la fois le Nécromancien (tome 1)… et les trois Mages de Chair (tome 2), ces derniers ayant tous vécu à Voechenka et le premier étant également passé par la ville. Ce reflet obscur de la Tour Rouge est, pour elle, inacceptable. J’ai trouvé ce changement de paradigme assez intéressant : finalement, le Nécromancien n’était pas la vraie menace, juste un sous-fifre, un pantin (ce n’est pas un spoiler, c’est révélé au début du livre). Un peu comme si un twist dans votre cycle préféré vous expliquait que finalement, non, Sauron (Tolkien) ou le Dominateur (Cook) n’étaient pas les boss mais juste des grouillots du vrai bad guy. Un maître qui modifie l’esprit de ses disciples pour en extirper empathie et compassion.

La  cité est méconnaissable : jadis renommée pour être le foyer d’artistes et d’artisans de tout poil, ce n’est plus qu’un quasi-champ de ruines, vidé ou presque de sa population (du moins de ses habitants… vivants et humains), à l’atmosphère sinistre et lugubre, hanté par les Réprouvés et les Transformés (plus les deux monstres mentionnés plus haut). Les rares survivants sont coincés dans Voechenka, car les soldats abattent à vue toute personne qui tente d’en sortir. Ils se sont d’abord regroupés dans un seul abri, avant que des dissensions ne les poussent à s’éparpiller dans plusieurs d’entre eux. De nombreux mercenaires, attirés par la situation avant le bouclage de la cité (et un autre facteur que nous découvrirons dans le roman), font notamment mauvais ménage avec les civils. Sans compter Fenne, un ex-soldat Morrinien qui fait figure de seigneur de la guerre (ou du crime) local.

Bref (et je vais y revenir plus en détail), Voechenka, c’est le lieu isolé et clos dans lequel les protagonistes vont se retrouver coincés, subissant l’assaut de vagues de morts-vivants et des dissensions internes. Du classique, quoi. Sauf que…

Personnages

L’auteur fait un lien assez habile avec ses deux premiers livres dans ce tome 3, et en profite pour réutiliser des personnages déjà connus, tout en en introduisant de nouveaux. Comme dans les autres tomes, chaque chapitre est vu selon le point de vue de l’un d’entre eux.

  • Comme je l’ai précisé, Fray est mentionné, mais on ne le voit pas en action.
  • Vargus refait quelques apparitions (marquantes).
  • Un chapitre du début est vu selon le point de vue de Talandra. Qui est enceinte de son deuxième enfant.
  • Vous l’attendiez, et c’est le grand retour de Balfruss ! C’est lui qui va être choisi par la Tour Rouge pour aller enquêter à Voechenka.
  • Perizzi lui adjoint Tammy, ex-gladiatrice et gros bras pour les Familles de la ville devenue, en guise de rédemption (un thème récurrent pour nombre de personnages du récit), une Protectrice (cf Tome 2) de la ville. Balfruss lui confie Maléfique, une épée exceptionnelle jadis forgée par Finn (cf tome 1).
  • Le roi Bowyn, l’époux de Talandra, emmène des renforts militaires à la capitale du Shael, pour accélérer la restauration du pays et le protéger d’une nouvelle invasion éventuelle. Son identité réelle sera une surprise pour le lecteur du cycle (je comprends mieux pourquoi l’auteur a maintenu un black-out sur lui dans le tome 2), et sera l’occasion de retrouver plusieurs personnages du tome 1.
  • L’expédition menée par Balfruss et Tammy vers la cité maudite embarquera dans son sillage un certain Kaï, « prêtre » de la peste, que les lecteurs du tome 1 ne connaissent que trop bien…
  • Sur place, parmi les survivants, ils feront la connaissance de Zannah, une Morrinienne « repentie », et de son amie Alyssa, une Shaelienne aux origines mystérieuses, qui s’impose comme un leader pour le groupe de survivants installé dans une vinerie de la ville.
  • Dans un chapitre, l’action est vue par les yeux de Fenne, qui règne en despote sur un des autres abris. Il sert aussi d’antagoniste de nature non-magique dans le roman.
  • Le mystérieux mage ayant servi de professeur aux antagonistes des tomes précédents se nomme Kaine.

Certains de ces personnages ont deux points communs : une volonté de rédemption (Tammy et surtout Zannah), et surtout le fait qu’un nombre effrayant d’entre eux ait des pouvoirs avérés (Fray, Balfruss, Kaine) ou cachés (Kaï, Zannah, Alyssa). Même que des fois, j’ai eu l’impression vague mais irritante (dans un cadre fantasy) d’avoir affaire aux X-Men… (disons que Zannah aurait pu naître dans les Highlands, hein).

Tammy et Zannah ont une certaine ambiguïté, qui place le curseur assez du côté de la Dark Fantasy : ni blancs, ni noirs, mais un peu des deux (il y a une grande violence chez ces jeunes femmes, notamment), ces deux protagonistes sont d’anciens personnages peu recommandables (j’ai déjà évoqué le cas de Tammy, ajoutons que Zannah faisait partie des troupes d’occupation pendant la guerre et obéissait sans discuter à tous les ordres, y compris celui d’exécuter les prisonniers, jusqu’au jour où le massacre de trop l’a conduit à trahir son peuple, puis, une fois le Shael évacué par la majorité de ses compatriotes, à traquer et tuer les déserteurs ayant choisi de continuer à mettre le pays en coupe réglée) qui ont décidé de changer de vie. Si Tammy est respectée et admirée à Perizzi (le fait que ses supérieurs aient décidé d’enterrer son passé aide beaucoup…), en revanche, malgré les exploits accomplis tous les jours pour défendre l’abri et les Shaeliens qui y vivent, Zannah est toujours méprisée et haïe par ces derniers (elle représentera toujours à leurs yeux une des deux races qui leur ont infligé tant de souffrances). Par rapport aux personnages très manichéens (à l’exception de Talandra) du tome 1, nous voyons donc que l’évolution vers des protagonistes plus nuancés et plus complexes sur le plan psychologique, entamée dans le tome 2, se poursuit dans cet ultime tome de la trilogie. La relation de Tammy avec sa sœur jumelle et son enfant est d’ailleurs également intéressante.

Balfruss a changé, également : il a beaucoup voyagé, s’est apparemment marié, en a vu des vertes et des pas mûres, a énormément augmenté ses connaissances, passant de mage de guerre (ou « arme vivante », utilisant de façon basique le Pouvoir) à Sorcier, un praticien bien plus subtil des arts occultes. Depuis la guerre et ce qu’il a vu dans les jungles de l’autre côté de la Mer Morte, il est beaucoup moins convivial, plus taciturne. L’auteur joue d’ailleurs sur le contraste entre un Balfruss au sommet de son pouvoir arcane et le fait que quelque chose dans la ville ou son opposant, Kaine, neutralise une grande partie de cette énorme puissance.

Ambiance, thématiques, genres

Une fois dans la ville, on tombe sur un grand classique… du thriller et de la SF. Pensez à tous les livres ou films où les protagonistes sont coincés dans un lieu isolé et dont ils ne peuvent partir, et où aucune aide ne peut leur parvenir (ou du moins pas avant un certain temps, pour ne pas dire un temps certain). Bref, la sempiternelle base arctique ou antarctique, coupée du monde par une tempête de neige, et dans laquelle les braves scientifiques vont être opposés à une bestiole venue d’ailleurs. Vous pouvez aussi penser à Assaut de John Carpenter (ou à son remake, Assaut sur le central 13), dans lequel un commissariat est assiégé par des criminels. Remplacez voyous par morts-vivants / possédés, et vous aurez le cadre de ce roman : les abris sont attaqués, toutes les nuits, par les Réprouvés / Transformés (ces derniers se planquent dès que le jour point, pour une raison qui n’est d’ailleurs jamais clairement expliquée). Enfin, ajoutez une grosse pincée d’aspect survivalisme, les habitants des abris devant se débrouiller pour trouver nourriture, vêtements chauds (parce qu’en plus, c’est l’hiver…) et autres armes ou munitions (flèches). Et enfin, un petit aspect Alerte, avec le cordon sanitaire militaire qui empêche toute sortie de la cité.

Je ne vais pas spoiler l’explication derrière les monstres, sorciers et morts-vivants qui assaillent la ville, évidemment, juste vous dire qu’elle est en fait plus proche de grands romans et films de SF que de la Fantasy habituelle. Les passerelles entre les deux grands genres de la SFFF sont connues, la Fantasy tapant parfois dans les bonnes idées de la SF (cf Dave Duncan, ici ou ), mais, même sans parler de Science-Fantasy, la SF n’a pas non plus forcément été avare de recyclage de thèmes typiques de la Fantasy (cf la pléthore de films / livres de zombis ou encore L’Aube de la Nuit de Peter Hamilton). Pour tout dire, cependant, j’ai eu le sentiment que cette astuce était utilisée avec moins de brio que chez Dave Duncan, dont je parlais plus haut, et la fin m’a même parue stéréotypée et vaguement ennuyeuse, voire… ridicule est un mot bien trop fort, m’enfin vous voyez l’idée, quoi.

Le point que je veux souligner est qu’il s’agit d’un roman qui relève d’une tendance émergente, à savoir la Fantasy post-apocalyptique. Eh voui, ce dernier n’est pas réservé à la SF ! Certains livres récents relèvent de ce nouveau sous-genre, dont le primé (prix Morningstar) The Vagrant dont je vous reparlerai en mars. Aux codes classiques du « comment survivre après la catastrophe », ils ajoutent ceux typiques de la Fantasy pour proposer un mélange assez inédit. Mon souci est, une fois encore, que c’est fait de façon assez terne et stéréotypée dans Mage du Chaos : si j’apprécie le fait de proposer quelque chose de neuf (et, c’est à souligner, de différent à la fois du tome et du tome 2 !) dans un genre très balisé (la Fantasy), en revanche je dois dire qu’en tant que lecteur (et téléspectateur, joueur) saturé de post-apo, thriller et de survival horror, je me suis vaguement ennuyé.

Parlons-en, d’ailleurs, du Survival Horror : ce sous-genre vidéoludique place le personnage / joueur dans une situation stressante, pleine de coins sombres d’où peuvent débouler mutants et autres horreurs, avec en tout et pour tout trois balles de pistolet et un canif rouillé. Très habilement, Stephen Aryan a placé Balfruss dans une situation similaire : alors qu’il a dépassé, entre le tome 1 et celui-ci, le statut de Mage de Guerre pour devenir Sorcier (il lui est d’ailleurs visiblement arrivé tout un tas de choses, ça sent le spin-off à plein nez), l’équivalent d’un archimage dans d’autres univers, quelque chose dans la ville le prive d’une partie de ses pouvoirs. D’où le fait que, comme tout le monde, il doit aller à la filoche avec de l’acier à la main. Heureusement, le bougre est franchement habile avec la hache de son papounet.

La fin nous donne à la fois une explication sur le nom de la trilogie (L’Âge des ténèbres), sur les événements des tomes 1 et 2, et des perspectives sur la seconde trilogie à venir (où je pense que nous reverrons deux des personnages). L’intrigue du livre établit aussi des relations parfois inattendues entre certains personnages (Vargus et le roi Bowyn).

En conclusion

Ce tome 3 ne restera pas forcément mon préféré (je trouve qu’il met encore plus de temps à décoller que ses prédécesseurs), mais il donne une conclusion très satisfaisante à la trilogie en liant de façon assez remarquable les trois romans entre eux (même si un point de la fin m’a paru un poil ridicule, et en tout cas stéréotypé). Il propose aussi une troisième ambiance très différente en trois livres : après la fantasy militaire et les combats magiques épiques de Mage de guerre, après celle de gendarmes et de voleurs de Mage de sang, voici maintenant la Fantasy post-apocalyptique (en un sens) de Mage du Chaos, sous-genre émergent et très à la mode en ce moment. D’ailleurs, un des deux points clés de l’intrigue est lourdement inspiré d’un thème classique de la SF (livres, films, séries), que je vais taire pour ne pas spoiler, et le livre exploite fortement certains codes du post-apo, du thriller type Assaut / Assaut sur le central 13, de la Survival Horror ou de l’Horreur tout court (type The Thing ou film de zombies). Et c’est là qu’est à la fois l’intérêt et le problème du livre : ce recyclage de codes étrangers à la Fantasy dans cette dernière est une bonne idée, mais c’est fait de façon un peu trop terne, stéréotypée ou molle pour réellement créer chez moi l’enthousiasme généré par les deux tomes précédents.

Malgré tout, même si elle est très inspirée par d’autres auteurs (au premier rang desquels on peut citer Gemmell, bien entendu, mais aussi Erikson, Cook et Scott Lynch), cette trilogie de Fantasy reste un cycle très recommandable, surtout compte tenu de l’inexpérience de l’auteur. Nul doute que la seconde trilogie annoncée, se passant dans le même monde et quelques années après, saura gommer ces trop présents hommages pour proposer quelque chose de plus personnel. On saluera cependant particulièrement le fait que chaque tome soit placé sous le signe d’une ambiance extrêmement différente, tout en réutilisant certains personnages et en proposant une continuité de l’intrigue principale. Un tour de force pas donné à tout le monde !

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez avoir un deuxième avis sur ce livre, je vous conseille la lecture des critiques suivantes : celle de l’Ours inculte, celle de Xapur,

Ce roman est le dernier d’une trilogie : retrouvez sur Le Culte d’Apophis les critiques du tome 1 et du tome 2.

Envie de découvrir plus de Fantasy post-apocalyptique ? Je vous conseille de lire la critique de l’Ours inculte consacrée à The Vagrant ou la mienne.

15 réflexions sur “Mage du Chaos – Stephen Aryan

  1. Bah!Bah!Bah! Do post-ap, des monstres des zombies dans le la fantasy… Disons que je n’y vois pas d’inconvénient majeur surtout dans la veine de la dark fantasy. En revanche, cette exploitation va trop dans l’effet de mode actuel. Comme tu le soulignes beaucoup de livres, de jeux et de séries tournent autour de ces mêmes thématiques, trop.
    Attention, je n’y suis pas pour autant opposé, si cela est bien fait et les monstres dans la fantasy c’est assez logique, mais il faut que ce soit bien fait. Or, je n’ai pas l’impression que ce soit vraiment le cas dans ce tome.
    Et puis, l’horreur et moi…

    J’attendais donc ton avis sur ce 3° tome pour me décider à continuer la série. Surtout que 2 personnages sont plutôt attachants : Valgur et Balfruss.
    Verdict : je ne continue pas et reste sur le tome 1.
    Merci de ton avis et de cette superbe critique – mais, c’est une habitude!

    Xhouette : Roger a gagné son match en 5 sets!!!

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    • Attention, c’est plus subtil que du zombie bateau, mais je ne peux pas en parler sans spoiler. Je te conseille, de plus, de lire le tome 2, même si tu n’achèves pas la trilogie en lisant ce tome 3 : Mage de sang est intéressant dans le genre « Fantasy de crapules ».

      Oui, sacrée journée, j’ai tout vu ou presque : Murray éliminé (tant mieux), le Maître qualifié, Kerber dehors (et ça, c’est dommage, parce que 1/ je ne peux pas blairer Coco et parce que 2/ ça nous prive d’un Kerber – Muguruza en quarts : il se trouve justement que le plus beau match de tennis féminin que j’ai vu ces dernières années était cette même affiche, à Wimbledon en 2015). Beau programme aussi demain, avec un Pliskova – Gavrilova (sachant que la tchèque est prenable sur ce tournoi, cf son match précédent) et un La Monf’ vs le Greffé, un match qui, on l’espère, tiendra toutes ses promesses. Dommage aussi que le Thiem vs Flipper le Goffin soit si tard dans la nuit / tôt le matin.

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      • Oui, j’ai vu le match de Kerber, et je ne suis guère surprise.
        Je mets une piécette sur Gavrilova dans ce match, teigneuse la petite!
        Chez les hommes, Thiem & Flipper j’aurais bien aimé le voir, mais trop tard. Je crains que La Monf’ contre la crevette à l’ail fasse un gros flop comme presque à chaque fois…

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        • Il n’est pas passé si loin en finale de Monte Carlo l’année dernière.

          +1 pour Gavrilova, 15 cm de moins (minimum) que les géantes à la Pliskova / Sharapova / Muguruza, mais de l’énergie et de la combativité à revendre. Et tout ça en restant toujours positive (pas comme Coco, quoi). J’adore cette joueuse, elle me rappelle Cibulkova mais en plus intense dans la façon dont elle vit ses matchs. Et ces deux là, avec une Radwanska, sont la preuve qu’une joueuse n’a pas besoin de servir comme un mec ou de faire leur taille pour briller sur le circuit.

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  2. C’est ma prochaine lecture, je suis impatient de commencer !

    L’évolution vers ce « post-apo » parait dans la continuité logique des deux précédents, j’aime beaucoup le fait qu’il change d’ambiance à chaque roman. J’espère juste que j’accrocherai aux personnages, peut-être le point le plus important pour moi dans cette série. J’avais mis un moment à rentrer dans le second, alors que le premier c’était quasi-immédiat.

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    • Pour moi ça a été un peu le contraire : je suis entré tout de suite dans le 2, quasiment tout de suite dans le 1, et j’ai mis beaucoup plus de temps dans ce n°3.

      Oui, j’aime aussi beaucoup ces changements d’ambiance, c’est un des gros points forts du cycle, je trouve.

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  4. Je viens de le finir et il est tout à fait satisfaisant, comme toi je regrette un peu la fin qui n’est pas si géniale et qui tarde un peu à venir. Mais au final, c’est une cycle de page-turners qui se renouvelle d’un tome à l’autre et s’avère efficace et distrayant.

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    • Personnellement, je re-signe sans souci pour la seconde trilogie 😉 J’ai hâte de voir quel nouveau sous-genre il va adopter après la fantasy militaire, de gendarmes et de voleurs et post-apocalyptique / horrifique.

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