Le chef-d’oeuvre méconnu de la science-fantasy française

Flash-back. Seconde moitié des années 90 (me souviens plus de la date exacte). A la fin d’un TP de chimie quelconque (on doit en étudier cinq types différents dans ma fac), deux de mes camarades de promo (un couple) viennent me voir, très excités, avec un ENORME livre à la main. Ils tiennent ab-so-lu-ment à me le prêter, parce que « c’est encore mieux que le Seigneur des anneaux ! ». Je suis sceptique, je sais très bien qu’ils manquent de références, n’ayant lu QUE le SdA en fantasy justement, et qu’elle a tendance à s’enthousiasmer très facilement. La couverture très roman sentimental, la quatrième, l’éditeur de l’édition en question (Editions du Rocher, pas un spécialiste reconnu de Fantasy, donc), bref rien ne m’inspire particulièrement confiance non plus. Je crains fort de tomber sur une fantasy de bas étage et devoir me taper les plus de 800 pages pour rien ou pas grand-chose. Mais bon, parce que le geste est amical, je le prends.
Vous savez quoi ? Ils avaient raison. Enfin presque. On ne va quand-même pas dire que c’est « mieux que le Seigneur des Anneaux », mais c’est à lire. Vraiment. Pour moi, ça fait partie de ces livres méconnus, voire quasiment inconnus, qui n’auront jamais l’aura du Trône de Fer ou d’Hyperion, mais qui, pourtant, n’ont pas à rougir face à eux en termes de qualité. On peut aussi citer Replay de Ken Grimwood, Mémoire de Mike McQuay ou l’incroyable Inexistence de David Zindell, un des livres de SF les plus visionnaires, riches et hard-SF qu’il m’ait été donné de lire.
Voilà pourquoi c’est intéressant : Continuer à lire « Phenix – Bernard Simonay » →