Une délicate histoire d’amour à l’atmosphère poétique, mythique, folklorique, onirique et… Lovecraftienne !
Je vous en parlais récemment sur la page Facebook du blog, le Belial’ a décidé, en prélude à la parution de la novella Un pont sur la brume (dans sa récente collection « Une heure-lumière » dédiée au format court), de vous permettre de découvrir l’auteure (Kij = Katherine Irenae Johnson) en mettant gratuitement à votre disposition jusqu’à la fin du mois d’août 2016 la nouvelle Magie des renards sur son site. C’est de ce texte, lauréat du prix Théodore Sturgeon en 1994, dont je vais vous parler aujourd’hui. Signalons pour finir que si vous voulez poursuivre plus loin la découverte (gratuite) de cet écrivain, le Magazine Angle Mort a publié deux autres nouvelles, Mêlée dans le n°3 et Poneys dans le n°7.
Mais d’abord, deux mots sur Kij Johnson : avec trois romans et une cinquantaine de textes courts au compteur, il s’agit d’un auteur plutôt prolifique. La dame a également eu une florissante carrière en tant qu’éditrice dans des maisons prestigieuses, telles que Tor Books, TSR (la société responsable de la publication des premières éditions de D&D), Dark Horse Comics et même Microsoft. Chez TSR / Wizards of the Coast, elle a notamment été impliquée à haut niveau dans le jeu de cartes Magic et dans les lignes Greyhawk (le monde conçu par Gary Gygax himself) et Les Royaumes Oubliés (Forgotten Realms). Continuer à lire « Magie des renards – Kij Johnson »
Ce tome 4 du cycle de Téméraire est la suite directe du précédent (= il n’y a pas de temps mort du genre « après quelques semaines de repos, Téméraire et Laurence… »). Nous sommes immédiatement projetés dans l’action, alors que Téméraire, surchargé de soldats Prussiens, tente de rejoindre la côte écossaise, harcelé par des dragons français. Une fois parvenu à bon port, Laurence découvre pourquoi les Aerial Corps n’ont pas envoyé les dragons promis aux Prussiens : une maladie fait des ravages parmi ces derniers (ce n’est pas un spoiler, c’est expliqué sur la quatrième de couverture et très tôt dans le roman). Et devinez qui va être envoyé en Afrique pour trouver un remède ?
Dave Duncan est un auteur que j’ai découvert (et grandement apprécié) en lisant l’intégrale de
David Drake (né en 1945) est un ancien avocat également diplômé en histoire. Sans doute marqué par ses deux années de service au Vietnam (et au Cambodge) durant la guerre du même nom, il est devenu un auteur de premier plan en matière de SF militaire, avec sa série Hammer’s Slammers ou un cycle plus récent, Republic of Cinnabar Navy, inspiré par les romans consacrés à Jack Aubrey (donc par le même genre de contexte Napoléonien, anglais et naval qui a donné naissance à Honor Harrington -qui est, elle, inspirée par Horatio Hornblower-). En plus de son propre travail, il lui est également souvent arrivé de fournir à d’autres auteurs la trame générale de leur histoire, ces derniers se chargeant de « combler les blancs ». Le moins que l’on puisse dire est que ces collaborations impliquent des noms connus des aficionados de SFFF, comme Karl Edward Wagner, S.M. Stirling ou Eric Flint.
K.J Parker, l’auteure anglaise de ce roman, mentionnée sur la quatrième de couverture… n’existe pas. Il s’agit en fait du pseudonyme (féminin) de l’écrivain (masculin) Tom Holt, sous lequel il a publié quinze livres, une vingtaine de novellas / nouvelles / essais et reçu deux World Fantasy Award (le prix le plus prestigieux en matière de Fantasy, l’équivalent du Hugo en SF). Tom Holt a adopté cette « identité secrète » (qui a tout de même tenu 17 ans) pour déconnecter son propre travail, orienté Fantasy humoristique / parodique (à la Terry Pratchett ou Piers Anthony) de publications au ton nettement plus sérieux ou noir.
Saison de gloire est une réédition du roman La jeune fille et les clones de David Brin, dont le nouveau titre est beaucoup plus conforme à celui de la VO (Glory Season). Paru en 1993 (1997 pour la VF), ce livre, s’il n’est pas le plus connu de son auteur (il est largement éclipsé, en terme de notoriété, par le cycle de l’élévation), est en revanche un des plus réussis. Il parvient, en effet, à réaliser une alliance très rare : celle de l’aventure et du sense of wonder propre à la SF de divertissement avec la profondeur des thématiques et de leur exploitation propre à la SF (pour reprendre l’expression de Vandana Singh) « signifiante ». C’est aussi un planet opera, un roman initiatique et une histoire de Science-fiction à dominante biologique d’une très grande qualité (il fait d’ailleurs partie de mon « cycle » de lectures SF orientées biologie). Pourtant, il reste affligé de certains défauts, dont certains assez agaçants, qui font que personnellement, je ne le classifierais pas dans mes romans « cultes ». C’est « juste » un excellent roman, pas un chef-d’oeuvre.
Mage de sang est le deuxième livre de la trilogie « L’Âge des ténèbres », après
Angle Mort (sous-titré : Épreuves de réalité) est un magazine électronique, une « revue d’art et de littérature spécialisée dans la Science-Fiction » existant depuis 2010. Il propose des nouvelles, qu’elles soient traduites ou francophones, qui émanent aussi bien d’auteurs confirmés que de jeunes talents encore méconnus. Son modèle économique est original : chaque numéro du magazine propose quatre nouvelles, chacune étant accompagnée d’une interview de l’auteur (une initiative que je trouve très pertinente). Les nouvelles peuvent être lues gratuitement sur le
Club Uranium est le troisième tome de la Tétralogie des Origines, après
* (allusion au film Ocean’s eleven). Les mensonges de Locke Lamora est le premier livre d’un cycle, Les salauds gentilshommes, qui, à terme, doit en compter sept (un second cycle, lui aussi de 7 romans, se passant 20 ans plus tard, et suivant de nouveaux personnages, est prévu ensuite -l’auteur est relativement jeune, il a « seulement » 38 ans-). Trois tomes sont déjà parus (et traduits), le quatrième étant attendu (en anglais) fin septembre (il sera suivi de textes courts devant combler certains blancs dans l’intrigue des tomes déjà parus ou remonter à la source de certaines péripéties qui y sont racontées). Ils racontent une vingtaine d’années de la vie de Locke Lamora, voleur et surtout escroc.