Pas besoin de champ magnétique pour croire en Watts, dieu de la Hard SF
Au-delà du gouffre est un recueil de 16 nouvelles, écrites entre 1990 et 2014 par Peter Watts. Onze d’entre elles sont totalement inédites en français, tandis qu’une autre (Nimbus) est proposée dans une nouvelle traduction. L’auteur canadien, biologiste de formation, spécialiste des fonds marins et de leur faune, est un des écrivains de (Hard) SF les plus éblouissants apparus ces trois dernières décennies. J’ai personnellement un énorme respect pour sa démarche, qui consiste à ne jamais sous-estimer, et encore moins insulter, l’intelligence de son lecteur en lui offrant du pré-mâché. Son oeuvre est riche, complexe, mais si vous faites l’effort de tenter d’y entrer, vous serez récompensé par des textes d’une rare inventivité, basés sur les théories les plus pointues de notre bien réelle science du XXIe siècle (à la Greg Egan, mais en -un peu- plus accessible au commun des mortels). Inutile, donc, de dire à quel point j’attendais la sortie de ce livre avec impatience, en immense fan de Hard-SF que je suis.
Ajoutons que la co-édition concoctée par le Belial’ et Quarante-deux (qui signe la préface, qui comprend une allusion à Orson Scott Card et à la polémique qui l’entoure que j’ai beaucoup appréciée) est superbe, avec sa couverture à rabats signée Manchu. Continuer à lire « Au-delà du gouffre – Peter Watts »
Une affaire de famille est un roman de Charles Stross, sorti en France en 2006. C’est le premier volume d’un cycle qui en compte actuellement six, bientôt sept, et à terme (janvier 2019, en VO), neuf (divisés en trois sous-trilogies). Seuls les quatre premiers ont été traduits. Il s’agit d’une histoire qui met en scène des gens qui ont le pouvoir de passer de leur monde (parallèle), qui est resté bloqué au stade du début de la Renaissance, au nôtre, ce qui leur permet de faire de… hum… l’import / export transdimensionnel.
Graham Masterton est un auteur écossais de Fantastique et surtout d’Horreur, genre dont il est considéré comme un des plus grands maîtres, à l’égal d’un Stephen King ou d’un Dean Koontz (il écrit aussi des romans historiques, policiers et des thrillers). Il a comme particularité de souvent introduire une généreuse dose de sexe dans ses livres. Sans doute le fait qu’il ait été, dans sa jeunesse (il a, au moment où je rédige ces lignes, 70 ans), rédacteur en chef de magazines érotiques (dont la version anglaise du légendaire Penthouse), et qu’il ait rédigé une trentaine de manuels d’instruction sexuelle (vendus à… trois millions d’exemplaires !) n’est-il pas étranger à cette habitude.
Ce roman est donc la suite et la fin de
Theodore Sturgeon (1918-1985) est un écrivain de SF, de Fantastique et d’Horreur caractérisé par ses thèmes humanistes, un univers avec une atmosphère très personnelle (à tel point que, s’il a influencé d’autres auteurs éminents, comme Ray Bradbury, Harlan Ellison ou Samuel Delany, on ne peut pas parler d’écrivains « faisant du Sturgeon »), souvent poétique, et la façon très cathartique dont il a utilisé des événements survenus dans sa vie au sein de ses textes, imbriquant la première dans les seconds. Il a également officié sur quelques épisodes de Star Trek, et est l’inventeur du célèbre Pon Farr, du salut vulcain, de la phrase « longue vie et prospérité », ainsi que (selon certaines sources)… de la Directive Première ! Malgré une grande reconnaissance de ses qualités d’écrivain par la critique, malgré sa productivité (200 textes, surtout des nouvelles, mais aussi des romans marquants, comme Les plus qu’humains et Cristal qui songe), malgré le fait qu’il ait été, dans les années 50, l’auteur le plus représenté dans les anthologies, il a peu été récompensé par des prix littéraires et demeure beaucoup moins connu du grand public, en 2016, que certains de ses contemporains.
(depuis la parution de cette critique, ce livre a été traduit sous le nom de La bibliothèque de Mount Char).
On ne présente plus David Brin, surtout pas sur ce blog où il a déjà fait l’objet de trois critiques différentes. Existence, publié en VO en 2012, signe son retour à l’écriture de romans après une pause… de dix ans. Sachant que Brin est capable du meilleur (
H. Paul Honsinger est un écrivain américain natif de Louisiane et vivant désormais en Arizona. Cœurs d’acier est le premier roman d’une trilogie de SF militaire (De haut bord), présentée par l’Atalante comme étant dans la lignée des cycles d’Honor Harrington ou de la Flotte perdue. Une seconde trilogie est d’ores et déjà en chantier, et d’autres romans sont prévus dans un futur indéterminé.
Guy Gavriel Kay est au centre d’un véritable mystère : auteur de fantasy reconnu (traduit en 25 langues, ayant vendu plus de deux millions d’exemplaires de ses romans), ayant participé à la mise en forme du Silmarillion avec Christopher Tolkien, écrivain au talent tout simplement immense (lisez ma
Bonjour, c’est pour un sondage… Si certains d’entre vous ont quelques minutes à me consacrer, je vous demande d’avoir la gentillesse de répondre aux questions qui suivent. Merci d’avance.