The A(pophis)-Files – épisode 1 : Plus rapide que la lumière (ou pas)

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afiles_3Avec ce premier épisode, nous inaugurons la série des A-Files, des articles de fond consacrés aux grandes thématiques et aux objets ou créatures emblématiques de la Fantasy et de la Science-Fiction. Et quoi de plus représentatif de cette dernière (à l’exception de certains de ses sous-genres ou courants, mais nous y reviendrons) que le voyage dans l’espace ? Il était donc logique que ce thème fasse l’objet du premier article. Sauf que… il y a tellement de choses à dire que j’ai décidé de scinder cette thématique en plusieurs épisodes : celui d’aujourd’hui sera consacré au déplacement spatial (à la base supraluminique, avec un mot sur l’infraluminique), et un prochain article (pas forcément le suivant, histoire d’alterner un peu avec autre chose) sera consacré aux vaisseaux eux-mêmes (sans compter un article spécial sur les « arches » stellaires).

La thématique de l’exploration spatiale est très profondément ancrée dans la science-fiction, surtout celle des origines. Elle est indissociable du Space Opera de l’âge d’or, et n’entame un recul (net mais temporaire) qu’avec l’arrivée de la Nouvelle Vague de la SF dans les années 60. Pourtant, dès les années 80, les contextes multi-planétaires redeviennent habituels, avec l’émergence du Nouveau Space Opera.

Aujourd’hui, si les modes de déplacement supraluminiques (plus rapides que la lumière) sont la norme en SF, il reste quelques irréductibles, en Hard-SF ou en SF d’Anticipation, qui tentent de décrire des astronefs respectant les limitations édictées par Einstein et les lois physiques telles qu’elles sont actuellement comprises. Ce sont ces différents modes que nous allons aujourd’hui décrire, sans nous attacher aux vaisseaux eux-mêmes (ce qui sera fait ultérieurement).  Lire la suite